Prochain omnilogisme : 04/09/2010 à 0:00
Les vacances, la campagne… les vaches… les fils électriques, les décharges… aïe !
Pourquoi suis-je projeté en arrière quand je touche un fil électrique ? L'électricité n'exerce pas de force sur moi ! Alors d'où vient cette répulsion ?
Elle provient de nos muscles. Quand un fort courant électrique traverse notre corps, nos muscles se contractent violemment – et souvent bien plus violemment que nous pouvons le faire volontairement. En effet, ordinairement, notre corps limite le nombre de fibres musculaires qui se contractent simultanément. Une situation de stress peut accroître ce nombre, augmentant la puissance musculaire disponible ainsi que le risque de blessure.
Quand les muscles sont stimulés par un courant électrique, ces limites naturelles ne s'appliquent plus et les contractions peuvent devenir très violentes. Comme les décharges électriques parcourent généralement le cycle bras-abdomen-jambes de nombreux muscles se contractent simultanément. Les résultats sont imprévisibles, mais les muscles des jambes et du dos étant fort puissants la victime peut très bien traverser une pièce de façon totalement involontaire. Ajouté à la commotion de l'électrocution, cela donne l'impression de recevoir un choc violent plutôt que d'en être la source.
La distance à laquelle les gens se projettent ainsi est stupéfiante. Une femme, par exemple, touchée par un éclair dans un parking alors qu'elle était mouillée, s'est retrouvée douze mètres plus loin ! Dans son cas, d'autres phénomènes physiques ont pu intervenir, comme la formation – et l'explosion – de vapeur d'eau à l'endroit du foudroiement. La femme a survécu mais a gardé des brûlures et de graves séquelles nerveuses.
Outre les bleus et autres blessures causées par les chocs électriques, un des effets secondaires les plus communs est la crampe musculaire due à la contraction excessive, qui peut aussi endommager les articulations et les tissus musculaires : les physiothérapeutes et les ostéopathes demandent souvent à leurs patients s'ils ont subi une électrocution.
Le fait d'être projeté à travers une pièce peut vous sauver la vie, puisque cela coupe le contact électrique. Mais il arrive que lorsque la victime tient la source de courant, sa main et son bras se referment dessus en se contractant. Si rien ne vient l'aider, elle meurt de fibrillation cardiaque ou d'électrocution.
Qui a dit que seules les personnes âgées avaient les cheveux gris ? Moi en tout cas je n'en ai pas. Mais pourquoi d'ailleurs ?
Le gris – ou le blanc – est vraiment la « couleur » naturelle des cheveux. Les cellules pigmentaires fournissant de la mélanine et situées à la base de chaque follicule pileux, donnent leur couleur à nos cheveux lorsque nous sommes jeunes. Avec l'âge, la plupart de ces cellules meurent : les cheveux perdent alors leur couleur et deviennent gris, ou blanc.
Le processus de décoloration prend entre dix et vingt ans. La totalité des cheveux d'une personne (qui se comptent par centaines de milliers) ne deviennent pas gris en une seule nuit ! Curieusement, la production des cellules pigmentaires s'accélère souvent avec l'âge : les cheveux foncent avant que les pigments ne cessent de se renouveler.
Mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas parce que vous avez des cheveux blancs que vous êtes vieux. Les premiers cheveux blancs peuvent arriver dès la vingtaine : donc avoir des cheveux de cette couleur n'est pas synonyme d'un âge avancé !
Mozart, Frank Sinatra, Jimi Hendrix, Michael Jackson ou Joseph Staline partageaient tous ce don de l'oreille absolue.
Ils étaient en effet capables reconnaître exactement la hauteur d'une note quelconque au beau milieu d'un morceau. Ils pouvaient également chanter le morceau avec justesse, même plusieurs jours après l'avoir entendu. Et si, toujours plusieurs jours après, le même morceau était joué un demi-ton au-dessus, ils le remarqueraient. Mais contrairement aux autres êtres humains, ce morceau leur serait totalement différent du premier. Qu'est ce qui fait qu'une personne sur 10 000 ait ce “super pouvoir” d'accorder n'importe quel instrument rien qu'à l'oreille ?
C'est dans le limaçon, organe interne de l'audition, que se trouvent les cellules ciliées qui sont reliées à des fibres nerveuses du nerf auditif. Elles reconnaissent les vibrations et signalent la fréquence reconnue à l'hémisphère droit. L'hémisphère gauche, lui, s'occupe du langage, du nom des notes. L'oreille absolue serait donc un moyen de communication supplémentaire entre l'hémisphère droit (enregistrement d'une fréquence de 440 Hertz) et l'hémisphère gauche (correspondance avec la note La).
A priori, on ne sait pas si ce « don » est inné ou acquis. Il est parfois partagé entre les membres d'une famille, ce qui tendrait à montrer que ce paramètre est génétique. Cependant les aveugles, dont l'ouïe est beaucoup plus développée, semblent être plus souvent dotés de l'oreille absolue que les voyants. C'est aussi le cas des personnes qui ont été initiées à la musique avant l'âge de six ans (nettement moins en revanche après l'âge de dix ans). L'oreille absolue est également plus présente chez les Chinois dont le langage est plus axé sur la différenciation des tons.
Et si ce don est souvent présent chez les musiciens qui ont trouvé le moyen de l'exploiter, nombreux sont ceux qui ont l'oreille absolue et qui, s'ils ne s'essaient jamais à la musique, ne s'en rendront jamais compte.
Il est fréquent d'apercevoir, un doux soir d'été, un petit point lumineux signalant la présence d'un ver luisant (ou plutôt une comme nous le verrons plus bas). Mais d'où lui vient cette propriété hors du commun ?
Le ver luisant (Lampyris noctiluca) est un insecte coléoptère de la même famille que la coccinelle. Il mesure un ou deux centimètres et se nourrit – tenez-vous bien – d'escargots.
On peut remarquer qu'il existe chez cet insecte de très grandes différences entre le mâle et la femelle. En effet, si le mâle peut voler, la femelle, elle, est condamnée à rester au sol. Un problème se pose alors en période de reproduction : comment une femelle peut-elle signaler sa présence à un mâle qui survole les environs ?
C'est pour répondre à ce problème que les vers luisants ont développé la propriété dont ils tiennent leur nom. Les vers luisants produisent donc de la lumière froide (c'est à dire qui ne dégage pas – ou très peu – de chaleur) grâce à un phénomène appelé bioluminescence. Ceci est possible grâce à une réaction chimique complexe durant laquelle de l'énergie chimique est convertie en énergie lumineuse.
Remarquons que, pour les raisons que nous avons évoquées, la femelle est beaucoup plus lumineuse que les mâles et les larves.
Ainsi la luminosité des femelles vers luisants permet la reproduction et donc la survie de l'espèce ; mais l'on peut noter que dans certains lieux, la pollution lumineuse est à l'origine de la diminution de la population de ver luisant.

Durant l'Antiquité, on pensait que le bâillement consistait à évacuer la fièvre de l'organisme ou à injecter de l'oxygène dans notre cerveau. Bizarrement ce comportement très fréquent n'a fait l'objet d'études scientifiques qu'à partir des années 80.
Mais qu'est-ce que le bâillement ? Il s'agit d'une contraction du diaphragme, du muscle du visage, de la mâchoire et du cou. C'est un réflexe, un mouvement involontaire qui s'accompagne d'un bruit plus ou moins intense selon les personnes – l'intensité de ce bruit pouvant par contre être volontaire…
Le sommeil, la fatigue, l'ennui, la grossesse, un repas copieux ou encore le jeûne augmentent la fréquence des bâillements.
L'un des aspects les plus impressionnant du bâillement, et qui a été prouvé scientifiquement, est la contagion : ce n'est pas l'action en elle-même qui est contagieuse mais le simple fait d'y penser. La science n'a pas encore d'explication certaine sur la cause de la contagion, mais différentes hypothèses sont avancées : le bâillement pourrait être une forme d'interaction sociale, un moyen de synchroniser l'activité de plusieurs cerveaux(1).
Ce bâillement communicatif pourrait aussi être considéré comme un moyen de communication.
Ce qui est donc sûr, c'est que le bâillement stimule nos neurones quand on ressent une émotion quelconque, quand on voit autrui l'éprouver ou même quand on lit un texte sur le sujet(2).
Il est donc prouvé qu' « un bon bâilleur en fait bâiller au moins sept » !
Certaines maladies contagieuses nécessitent une mise en quarantaine pour éviter l'épidémie. Petit historique de ce terme :
L'origine de la quarantaine remonte au XIVe.
À cette époque, la peste se propage en Europe et fait des millions de morts. Les populations et les médecins ne savent pas comment réagir face à ce mal extrêmement contagieux que l'on ne peut guérir. Les habitants des villes en découvrent les terribles effets : une fièvre intense, d'épouvantables douleurs dans tout le corps, des vomissements, de gros boutons et pour finir une mort certaine puisque qu'il n'existe pas de remède.
Pour empêcher la propagation, on marque d'une croix les maisons des pestiférés, afin que personne n'y entre, et on enterre les victimes dans des fosses communes.
Cependant rien ne semble arrêter cette maladie, qui revient tous les dix ans, souvent dans les ports.
C'est en 1377 que la république de Raguse(3) impose, par une loi, un isolement de quarante jours aux navires qui viennent des villes pestiférées. La mesure est cruelle – on laisse mourir les malades dans les bateaux – mais elle se révèle efficace.
Ainsi cette loi est généralisée à tous les ports d'Europe, au fil du XVe siècle.
Cette technique est réutilisée à grande échelle en 1720, lorsque le « Fléau de Dieu »(4) s'abat sur le sud de la France : les autorités sont contraintes de mettre plusieurs provinces en quarantaine. Des murs, doublés de fossés profonds, sont édifiés sur 100 km de long et sont gardés par 30 000 hommes en armes. Quiconque ose franchir cette barrière est abattu.
Avec cette mesure, la peste est stoppée net.
Aujourd'hui, la quarantaine a gardé son sens, mais ce dernier a été généralisé. On parle aujourd'hui de la quarantaine d'une base militaire (personne ne rentre ni ne sort) ; cependant la quarantaine médicale reste exceptionnelle et se doit d'être justifiée.
Maintenant, quand vous entendrez le mot « quarantaine » vous penserez à toutes ces personnes isolées du reste du monde et qui ne peuvent voir leurs parents ni leur famille au nom du principe de précaution…

Quand lama pas content, lui toujours faire comme ça
Le crachat du lama, mythe ou réalité ?
Si le lama se met à cracher c'est seulement pour se défendre. C'est en effet sa seule défense contre d'éventuels prédateurs ou agaceurs. Selon son agacement, le lama crache différemment : si vous l'énervez seulement “un petit peu”, vous risquez de recevoir une brume de salive que le lama vous enverra avec sa langue. Si en revanche vous osez le mettre vraiment en colère, vous aurez la joie d'obtenir un jus verdâtre composé de salive, de liquide gastrique et de boulettes d'aliments prédigérés. Ce liquide est particulièrement nauséabond et fait de belles taches sur les vêtements. Avis aux amateurs…
Mais au fait à quelle famille d'animaux le lama appartient-il ?
Le lama – ou devrait-on plutôt dire lama blanc – est un camélidé domestique d'Amérique du sud. Il a trois cousins qui font partie de la branche sud-américaine des camélidés : l'alpaga, le guanaco et la vigogne. D'une manière générale pour désigner ces quatre cousins on utilise à tort le terme « lama ».
Le vrai lama est un animal qui rumine – mais il n'est pas classé dans la famille des ruminants. C'est un mammifère dont la période de gestation est de 349 jours : le lama a ainsi un petit tous les ans.
Il mesure en moyenne un mètre quatre-vingt dix et pèse cent quinze kilogrammes. Sur des voyages d'une journée il peut transporter des charges allant jusqu'à quatre-vingt dix kilogrammes, mais sur des voyages plus longs il ne pourra transporter qu'une soixantaine de kilogrammes.
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Alpaga |
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Guanaco |
Si vous vous êtes déjà fait lécher par un chat, vous avez dû constater que sa langue n'est pas du tout la même que la nôtre, elle est extrêmement râpeuse.
En fait, la langue du chat possède de petites excroissances très dures sur quasiment toute sa surface. Ces excroissances ont plusieurs fonctions :
Mais alors où se trouvent ses papilles gustatives ? me direz-vous. Rassurez-vous le chat en a bien, mais celles-ci sont surtout situées à l'arrière de la langue, et sont très importantes dans l'équilibre alimentaire du chat(6).
Fait amusant, la chèvre possède également une langue râpeuse.
Au Moyen Âge, il existait même un type de torture qui consistait à placer du miel sur les pieds des malheureux condamnés. De la sorte, la chèvre léchait le miel et finissait par en arriver à la peau de la plante des pieds qu'elle arrachait. Et voilà pour ceux qui pensaient que ce supplice consistait en de quelconques chatouilles…

La capacité qu'ont les chats de retomber sur leurs pattes a pendant de nombreuses années été source de questionnements.
Lorsque Isaac Newton a posé ses lois physiques sur les mouvements, il a montré que la quantité totale de “rotation” d'un corps ne pouvait pas changer. Donc, si un corps dans le vide tourne, c'est soit qu'il tournait avant de tomber, soit qu'on lui a apporté une rotation lors de sa chute.
Les chats n'ont donc pas l'air d'être bien au courant des lois de la physique, car que dès qu'ils sont lâchés de plus d'1m50(7) (et de moins de quelques mètres(8)), ils trouvent le moyen de « créer » une rotation et de se remettre à l'endroit.
Ce n'est qu'en 1894 que les scientifiques ont été capables d'expliquer ce phénomène, en prenant une vingtaine de photos successives pendant le mouvement du chat.
Dans un premier temps, le chat tourne l'avant de son corps dans un sens, et l'arrière dans l'autre, si bien que la « quantité totale de rotation » reste inchangée. Dans un second temps, il contracte ses pattes arrières, puis les détend. Ainsi, la rotation des pattes est délivrée au reste du corps, qui se remet à l'endroit. Car si les lois de Newton s'appliquent aux solides indéformables, le chat, lui, est élastique. C'est donc la flexibilité de son corps qui lui a permis pendant toutes ces années de berner toutes les autorités scientifiques.
Voici le retour des beaux jours, et avec eux le plaisir de la flânerie dans son jardin. Mais ces jardins sont si variés… quoi de commun entre les parcs du château de Versailles et un modeste jardin de curé ? Mais au fait, qu'est-ce donc qu'un « jardin de curé » ?
S'il ne nécessite pas une grande surface, se devant même plutôt d'être modeste et simple, il doit néanmoins répondre à un certain nombre de critères, d'ailleurs bien logiques…
Comme tout jardin, il se doit d'avoir à la base quelques fruits et légumes pour subvenir aux besoins alimentaires de la saison. Mais au-delà de ces nourritures terrestres, il convient aussi d'y trouver d'autres éléments.
Il y faut ainsi des fleurs pour embellir l'église à faible coût, dont impérativement des pieds de buis pour les Rameaux, une vigne pour le vin de messe – le cep étant par ailleurs un symbole fort qui revient très régulièrement dans le nouveau testament ; notamment dans St Jean – et des plantes médicinales, pour soigner les pauvres de la communauté.
Tout cela sans oublier un coin d'eau, symbole lui aussi tant présent dans la religion chrétienne, et qui permet plus prosaïquement aux oiseaux de se désaltérer…
Au final, le jardin de curé doit donc être composé des 7 éléments suivants :
La tradition ne s'y est pas trompée, tant de plantes faisant d'ailleurs référence à ces notions : herbe de la Saint Jean, poires bon chrétien, fleurs de la Passion, …
En ce lundi de Pentecôte, pourquoi ne pas embellir votre jardin pour le faire ressembler à celui de monsieur le curé ?
Amen.