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Omnilogismes « Anatomie »

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La pomme d'Adam
Par louamel | Le 29/12/2009 à 00:00:00

Pomme d'Adam

Le terme de pomme d'Adam désigne la « proéminence du cartilage thyroïde du larynx sur la face antérieure du cou ».

Le nom proviendrait d'un épisode de la Genèse, quand Ève fait consommer à Adam le fruit interdit(1). Au sens figuré, le fruit lui reste alors en travers de la gorge (puisqu'il est la cause de sa déchéance et de son exil du jardin d'Éden), d'où le nom donné à ce cartilage qui ressemble à un morceau de pomme coincé.

La femme possède aussi ce cartilage, mais dissimulé dans une région graisseuse entre le menton et le cou.


  1. (1) On pense souvent qu'il s'agit d'une pomme, mais la Bible n'indique pourtant rien sur la nature du fruit. Selon les civilisations, le latin pomus (fruit) est traduit comme pomme, poire, figue ou grenade.
Le baculum, ou un os dans le pénis
Par Neamar | Le 06/12/2009 à 00:00:00

Question : qu'est-ce qui différencie l'homme des autres primates ? Épineuse question… dont l'une des réponses est d'ordre anatomique : l'homme est le seul primate à ne pas avoir d'os dans son pénis.

Présent chez la plupart des mammifères, le baculum est un os (petit ou grand : 4 mm chez le chat, 50 cm et plus chez le morse) présent pour aider à la copulation. Parfois appelé os pénien ou os de la verge, l'objet se présente sous la forme d'une épine élargie à la base et se terminant en fourche. Caché dans l'abdomen la plupart du temps, l'os est “injecté” dans l'organe reproductif dès que le besoin s'en fait ressentir ; très pratique pour assurer une érection rapide, nécessaire à la plupart des espèces dont la durée du coït se chiffre en secondes (chimpanzé : 6 secondes, lion : 30 secondes).

Mais alors, pourquoi l'homme est-il démuni de cet ingénieux système(2) ?
Certains évoquent l'idée évolutionnaire suivante : les femmes auraient été plus attirées par les hommes capables d'assurer une érection sans utiliser d'« aide », prouvant ainsi leur vitalité et l'absence de problèmes sanguins (diabète ou autres maladies affectant la pression sanguine).

Plus poétique et religieux, certains affirment que la côte prélevée par Dieu sur Adam (cf. la Genèse) serait en fait son os pénien, ce qui se justifie par la présence du même nombre de côtes chez l'homme et la femme et par la polysémie du terme hébreu « côte » que l'on peut traduire par un simple « colonne ».


  1. (2) Ce qui n'est pas plus mal : imaginez-vous entrant aux urgences pour une fracture de l'os pénien…
Survivre dans l'espace sans combinaison
Par Neamar | Le 23/11/2009 à 00:00:00

Même si cela peut paraître une question tordue, la NASA s'est penchée sur le problème dans les années 60 : qu'arriverait-il si suite à une avarie dans un vaisseau ou une fuite dans une combinaison, un astronaute se retrouvait directement exposé à l'immensité glaciale de l'univers ?

La réponse n'est pas aussi intuitive que le laissent penser les films : on peut survivre dans l'espace sans équipement… sous certaines restrictions, et uniquement pour moins de deux minutes. Petit manuel pour ceux qui voudraient tenter l'expérience.

Tout d'abord, pensez à vider vos poumons avant de vous lancer dans le vide intersidéral : en effet, la pression dans l'espace est presque nulle, et les 6 L d'air contenus dans vos poumons vont avoir tendance à se faire la malle. Si vous tentez de retenir votre respiration, vous finirez avec les poumons déchirés, souffrant d'aéro-embolisme (de l'air dans le sang) et vous mourrez dans d'atroces souffrances. Merci d'avoir joué avec nous, réessayez.
Deuxième condition sine qua non pour tenter l'expérience : sautez du côté ombragé de votre vaisseau. Si vous étiez exposé au Soleil, la température dépasserait les 120 ℃, vous recevriez en
quelques secondes une dose impressionnante d'UV, de rayons X et de flux de protons. Encore une fois, try again.

Si vous réussissez donc à dépasser l'instinct qui vous pousse à prendre votre respiration, tout va pour le mieux… pour les 15 secondes à venir. En effet, en l'absence de pression, la réaction à l'intérieur des poumons est inversée : l'oxygène quitte le sang pour rejoindre l'air résiduel des alvéoles pulmonaires. En 15 secondes, c'est l'hypoxie : privé d'oxygène, votre cerveau active le mode “hibernation” : et c'est parti pour faire de beaux rêves… mais ne vous inquiétez pas, tout n'est pas perdu.
Avant d'aller sucrer les fraises, vous aurez peut-être le temps de sentir l'eau de votre langue bouillir : la thermodynamique nous informe que si la pression diminue, la température d'ébullition fait de même. Le corps humain étant composé à 70 % d'eau, une évaporation massive vous transformera rapidement en cocotte-minute !

Heureusement, si vous êtes repêché dans les 90 secondes qui suivent votre départ (car forcément, avant de sauter, vous avez pensé à la méthode de retour, c'est évident non ? ), vous ne souffrirez d'aucun dégât permanent. Mieux, votre respiration reprendra toute seule ! Certes, vous aurez quelques problèmes d'audition (le tympan est extrêmement sensible à la pression), de digestion (l'estomac est un tissu mou) et de vision, mais en quelques heures (quelques jours pour la vision) tout sera redevenu normal et votre cerveau ne conservera pas trace de son hypoxie. Attention, ceci n'est pas une raison pour vouloir retenter l'expérience !

Si malheureusement vous n'avez pas été prévoyant, les choses sont moins roses et ont plutôt tendance à se teinter de rouge.
Quelques minutes après votre perte de conscience, c'est le décès qui survient. Au choix, vous pourrez donc quitter cette Terre par asphyxie, ébullisme (sublimation de l'eau) ou par hémorragie interne généralisée : choisissez vite mais choisissez bien.

J'en vois déjà au fond qui gesticulent en hurlant : effectivement, je n'ai pas pris en compte le froid de l'espace. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne change pas la donne !
Effectivement, puisque vous avez plongé du côté obscur, la température avoisine les -100 ℃ (-230 ℃ si vous êtes dans un lieu qui n'a jamais vu la lumière solaire, comme une caverne sur la Lune par exemple). Mais pas de panique ! En effet, le vide est un bon isolant (on fait des bouteilles de Thermos avec ! ) ; et il faudra plusieurs jours d'évacuation de chaleur par radiation avant de vous transformer en bloc de chair gelée. Le rhume ne fait donc pas partie des ennuis qui vous attendraient si un jour vous décidiez de vous « lancer »…

Recette d'humain
Par byakkou | Le 16/10/2009 à 00:00:00

Le corps humain est composé de :

  • 71 % d'eau ;
  • 18 % de carbone ;
  • 4 % d'azote ;
  • 2 % de phosphore ;
  • 2 % de calcium ;
  • 1 % de potassium ;
  • 0,5 % de sodium ;
  • 0,5 % de soufre ;
  • 0,4 % de chlore ;
  • une cuillère à soupe de magnésium, manganèse, zinc, silicium, brome, fluor, nickel, cuivre, iode ;
  • une pincée d'aluminium, cobalt, étain, titane, bore, plomb, vanadium et molybdène.

l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci : le corps humain parfait

Maintenant, si vous voulez jouer à Dieu, vous pouvez toujours aller acheter ces ingrédients dans le commerce (comme quoi c'est facile et pas si cher) et essayer d'assembler correctement une cathédrale chimique qui ressemblera peut-être à quelqu'un.

Sinon il y a toujours une manière simple pour créer la vie : former un couple(3). Ça marche mieux et on est moins embêté par l'opinion publique…


  1. (3) Ceci est dit sans vouloir vexer les célibataires endurcis.
Déterminisme sexuel de certains reptiles
Par Anthony | Le 15/10/2009 à 00:00:00

Bébé crocodile

Chez certains reptiles, tous ovipares, la détermination du sexe de l'individu n'est pas génotypique(4) mais dépend de la température d'incubation des œufs. Cette température, aussi appelée TSD, va influer durant les premières périodes du développement embryonnaire(5) sur la différenciation des gonades.

Graphiques représentant la variation de température corrélée à la détermination du sexe chez les reptiles
Graphiques représentant la variation de température corrélée à la détermination du sexe chez les reptiles

L'image ci-contre nous montre comment la variation de température est corrélée à la détermination du sexe chez ces ovipares. On remarque que sur ces schémas, il existe plusieurs plages de températures :

  • Des températures « masculinisantes » (notées TM) donnant 100 % de mâles ;
  • Des températures « féminisantes » (notées TF) donnant 100 % de femelles ;
  • des températures de transition (TRT) pour lesquelles on a dans certaines proportions des mâles, des femelles et quelques fois des intersexués.

Alors le réchauffement climatique, oui ! mais un monde gouverné par des femelles…


  1. (4) CSD ou CSD désignent tous deux la détermination du sexe due à l'expression de gènes des chromosomes sexuels
  2. (5) La période thermosensible représente chez ces animaux 18 % à 30 % de la durée du développement embryonnaire
La douleur des sportifs
Par Tanguy | Le 11/10/2009 à 00:00:00

Pourquoi attrape-t-on un point de côté lors d'un effort ?
Votre professeur de sport vous l'a peut être expliqué, mais en fait même les médecins n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur le sujet.
Voici les deux hypothèses les plus plausibles pour expliquer cette douleur :

  1. Première hypothèse : une mauvaise oxygénation du diaphragme(6).
    Lors d'un effort le rythme de la respiration s'accélère et le diaphragme qui se contracte souvent a besoin de plus d'oxygène. Mais si vous avez mangé juste avant l'effort physique le sang qui transporte l'oxygène ira en priorité vers l'estomac, la rate ou le foie ; engendrant la douleur.

    De plus la rate et le foie sont tellement gorgés de sang qu'ils grossissent et gênent les mouvement du diaphragme : la localisation de la douleur serait alors au point de rencontre entre ces organes.
    Mieux vaut donc ne pas faire de sport intensif après avoir mangé si cette thèse s'avère vraie !

  2. Seconde hypothèse : l'inflammation du péritoine(7).
    Péritoine et diaphragme sont reliés au système nerveux par le même nerf. À force de friction lors de l'effort, le péritoine s'irriterait, envoyant alors des signaux d'alertes au cerveau par le nerf – le cerveau comprenant à tort que le problème vient du diaphragme.

Dans tous les cas, sachez que le meilleur moyen de stopper un point de côté est de s'arrêter et de respirer lentement et profondément.


  1. (6) Le muscle responsable de la respiration situé dans le haut du ventre en dessous des poumons.
  2. (7) Membrane qui tapisse l'abdomen.
Le crucifiement
Par Neamar | Le 07/09/2009 à 00:00:00

La crucifixion du Christ

Nous allons aujourd'hui relever un petit détail d'un supplice fort peu recommandable : le crucifiement(8).

La quasi-totalité des images nous montrent un Christ en croix, les clous plantés bien « proprement » au milieu de la paume – un imaginaire directement issu du Moyen Âge.

Pourtant, les condamnés n'étaient pas attachés ainsi à la croix : en effet, l'angle que fait le bras avec la croix force chaque clou à supporter non pas une moitié de masse humaine, mais une masse humaine complète. Et la chair tendre des paumes ne suffit pas à maintenir une telle masse : elle se déchire jusqu'à la commissure. Le condamné tombe alors, ce qui n'est pas forcément l'effet recherché !

L'espace de Destot

Alors, faut-il jeter toutes ces images ? Non : en fait, il suffit de décaler très légèrement le clou pour le planter dans l'espace de Destot (en bleu sur l'image). Cette zone, entourée d'os, peut supporter plusieurs masses humaines comme le prouvent certaines expériences macabres, et un bourreau expérimenté peut la localiser en quelques secondes.

Ultime raffinement : comme le montre l'image, le clou provoque une lésion du nerf médian (en jaune). Conséquence : le pouce se ramène automatiquement vers la paume(9). Malheureusement, la partie sensitive du nerf reste active : le supplicié ressentait donc une douleur fulgurante névralgique dans la main, le poignet et l'avant-bras. Pour avoir une idée, c'est la même douleur que la roulette du dentiste sur la pulpe dentaire – sans anesthésie, bien sûr.
La découverte d'un squelette de crucifié du Ie siècle vient confirmer cette théorie, apportant si besoin était la preuve que dans l'art de faire du mal à son prochain, l'homme n'a besoin de leçons de personne.


  1. (8) Le terme crucifixion étant réservé pour le supplice de Jésus de Nazareth, nous utiliserons donc le terme moins connu de crucifiement désignant le châtiment en général, tel qu'il fut infligé aux révoltés de Spartacus ou aux Chrétiens sous Néron.
  2. (9) Un argument utilisé pour justifier le fait que le Saint Suaire a bien contenu un crucifié, puisque seuls quatre doigts sont imprimés, le pouce étant replié ; détail inconnu des artistes du Moyen Âge.
Halte aux pellicules
Par Tanguy | Le 18/07/2009 à 00:00:00

Avec le nouveau Head & Kopf, finies les pellicules. Avec sa formule 3 en 1 Head & Kopf ne fait pas que détruire les pellicules, il empêche leur réapparition…

Vous avez forcément déjà vu (ou entendu) une de ces publicités.
Mais pourquoi vantent-il leur formule « 3 en 1 » ? Et comment fonctionne un shampoing antipelliculaire ?

Les pellicules sont dues à un surplus de bactéries pityrosporum ovale qui vivent normalement sur la peau. Ce surplus cause des irritations locales qui se traduisent par une prolifération des cellules (keratinocytes) qui constituent la couche externe de la peau. Elles forment des écailles connues sous le nom de « pellicules ».

Les shampoings antipelliculaires ont trois modes d'action :

  • Des produits à base de goudrons – antikérostatiques – inhibent la division des keratinocytes ;
  • des détergents – keratolytiques – limitent l'accumulation des pellicules ;
  • des antifongiques, ou des produits comme le sulfure de sélénium, s'opposent à la multiplication des bactéries.

D'où le 3 en 1 : trois actions dans le même produit.

Projection électrique
Par Tanguy | Le 10/07/2009 à 00:00:00

Les vacances, la campagne… les vaches… les fils électriques, les décharges… aïe !
Pourquoi suis-je projeté en arrière quand je touche un fil électrique ? L'électricité n'exerce pas de force sur moi ! Alors d'où vient cette répulsion ?

Elle provient de nos muscles. Quand un fort courant électrique traverse notre corps, nos muscles se contractent violemment – et souvent bien plus violemment que nous pouvons le faire volontairement. En effet, ordinairement, notre corps limite le nombre de fibres musculaires qui se contractent simultanément. Une situation de stress peut accroître ce nombre, augmentant la puissance musculaire disponible ainsi que le risque de blessure.

Quand les muscles sont stimulés par un courant électrique, ces limites naturelles ne s'appliquent plus et les contractions peuvent devenir très violentes. Comme les décharges électriques parcourent généralement le cycle bras-abdomen-jambes de nombreux muscles se contractent simultanément. Les résultats sont imprévisibles, mais les muscles des jambes et du dos étant fort puissants la victime peut très bien traverser une pièce de façon totalement involontaire. Ajouté à la commotion de l'électrocution, cela donne l'impression de recevoir un choc violent plutôt que d'en être la source.

La distance à laquelle les gens se projettent ainsi est stupéfiante. Une femme, par exemple, touchée par un éclair dans un parking alors qu'elle était mouillée, s'est retrouvée douze mètres plus loin ! Dans son cas, d'autres phénomènes physiques ont pu intervenir, comme la formation – et l'explosion – de vapeur d'eau à l'endroit du foudroiement. La femme a survécu mais a gardé des brûlures et de graves séquelles nerveuses.

Outre les bleus et autres blessures causées par les chocs électriques, un des effets secondaires les plus communs est la crampe musculaire due à la contraction excessive, qui peut aussi endommager les articulations et les tissus musculaires : les physiothérapeutes et les ostéopathes demandent souvent à leurs patients s'ils ont subi une électrocution.

Le fait d'être projeté à travers une pièce peut vous sauver la vie, puisque cela coupe le contact électrique. Mais il arrive que lorsque la victime tient la source de courant, sa main et son bras se referment dessus en se contractant. Si rien ne vient l'aider, elle meurt de fibrillation cardiaque ou d'électrocution.

Gris naturel
Par Tanguy | Le 05/07/2009 à 00:00:00

Qui a dit que seules les personnes âgées avaient les cheveux gris ? Moi en tout cas je n'en ai pas. Mais pourquoi d'ailleurs ?

Le gris – ou le blanc – est vraiment la « couleur » naturelle des cheveux. Les cellules pigmentaires fournissant de la mélanine et situées à la base de chaque follicule pileux, donnent leur couleur à nos cheveux lorsque nous sommes jeunes. Avec l'âge, la plupart de ces cellules meurent : les cheveux perdent alors leur couleur et deviennent gris, ou blanc.

Le processus de décoloration prend entre dix et vingt ans. La totalité des cheveux d'une personne (qui se comptent par centaines de milliers) ne deviennent pas gris en une seule nuit ! Curieusement, la production des cellules pigmentaires s'accélère souvent avec l'âge : les cheveux foncent avant que les pigments ne cessent de se renouveler.

Mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas parce que vous avez des cheveux blancs que vous êtes vieux. Les premiers cheveux blancs peuvent arriver dès la vingtaine : donc avoir des cheveux de cette couleur n'est pas synonyme d'un âge avancé !

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