Prochain omnilogisme : 15/03/2010 à 0:00

Omnilogismes « Botanique »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

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Au quotidien Jardinage
Les excentriques forestiers
Par Fatalis | Le 02/01/2010 à 00:00:00

En vous promenant en forêt, vous avez sans doute déjà remarqué un arbre présentant une particularité, une déformation… En voici quelques exemples :

  • L'avaleur de pancartes

    Ce premier cas a bien l'air d'être un arbre pancartophage, en train de bouloter tranquillement son repas… La réalité, comme on pourrait s'en douter, est toute autre. Cela commence avec un arbre tout simple, sur lequel une pancarte a été clouée. Seulement, avec le temps, les arbres ne font pas que grandir en hauteur, ils s'agrandissent aussi au niveau de l'épaisseur du tronc, et voilà que ladite pancarte l'en empêche ! Alors, puisqu'il ne peut pas l'enlever, la plante n'a plus qu'une solution : elle va passer par-dessus l'obstacle. À raison d'une petite ride de bois par année, l'arbre va alors recouvrir la plaque de son écorce, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un bourrelet. Mais avant cela, il nous est possible d'observer ces avaleurs de pancartes en pleine action ;

  • Le cannibale

    Ce deuxième spécimen, se disant que les pancartes n'apportaient pas grand-chose à son régime, préfère grignoter la branche de son voisin ! Son histoire est en fait assez semblable au cas précédent, en remplaçant l'écriteau par une branche, laquelle, au départ, devait frotter contre le tronc de notre cannibale. Alors, comme d'autres l'ont fait avec des pancartes, il va faire passer son écorce par-dessus, le faisant passer ainsi pour un dévoreur de branches ;

  • Le petit pont dans les branches

    Avec le temps, cette histoire peut former un troisième type de particularité, le « petit pont dans les branches ». Reprenons notre arbre cannibale : peu à peu, l'écorce finit par recouvrir entièrement la branche. Le bout de bois dépassant risque de ne plus être alimenté en sève, alors il meurt et tombe. Et voilà notre pont !

Auto-combustion de la paille
Par Tefandil | Le 28/07/2009 à 00:00:00

Vous êtes un agriculteur qui entrepose son foin dans sa grange, ou même un particulier qui stocke l'herbe de la tonte de son jardin afin d'en faire du compost. Vous ne vous en souciez pas plus que ça, sauf qu'un jour, un drame arrive !

L'incendie n'est pas l'œuvre de votre voisin malfaisant jaloux de votre réussite agricole, ou de votre jardin plus beau que le sien, ni d'une étincelle impromptue. La paille s'est bel et bien embrasée d'elle-même !

À qui la faute ? Puisqu'il faut toujours un coupable.
Aux bactéries !
En effet, ce sont les principaux acteurs de la décomposition des éléments organiques, et il suffit que la paille soit légèrement humide pour que les bactéries prolifèrent de façon exponentielle.

La décomposition à l'air libre ne pose aucun problème, mais au centre de votre botte de foin, cela se gâte : en raison de l'absence de dioxygène, la réaction de décomposition est largement exothermique(1) et produit du méthane et divers composés sulfurés, donc hautement inflammables.

La paille étant un bon isolateur thermique, le centre de la botte ou du ballot chauffe, chauffe…
À partir de 70°C, une brindille de paille peut s'enflammer, et les gaz de décomposition embrasent très rapidement tout le foin.

Comment éviter cela ? Il suffit d'aérer le foin afin que celui-ci soit refroidi et oxygéné par des courants d'air.

Ce phénomène apparaît aussi dans les champs, juste après la moisson, quand la paille est coupée et au sol car seul le grain a été ramassé. Lorsque l'incendie se déclare, le gaz de la décomposition des deux derniers jours, prisonnier sous la mince épaisseur de paille, s'enflamme. On voit ainsi des champs entiers s'enflammer en quelques minutes !

Les incendies de ce type ont des départs très vivaces, en raison des gaz qui brûlent, aussi lorsque vous observez un de ces départ de feu (comme pour tout les autres incendies, ceci dit, mais il faut courir encore plus vite pour ceux là), éloignez vous rapidement, sortez des champs, et appelez les pompiers.


  1. (1) La décomposition de la paille libère de la chaleur.
Le ver luisant
Par Domitille | Le 29/06/2009 à 00:00:00

Il est fréquent d'apercevoir, un doux soir d'été, un petit point lumineux signalant la présence d'un ver luisant (ou plutôt une comme nous le verrons plus bas). Mais d'où lui vient cette propriété hors du commun ?

Le ver luisant (Lampyris noctiluca) est un insecte coléoptère de la même famille que la coccinelle. Il mesure un ou deux centimètres et se nourrit – tenez-vous bien – d'escargots.
On peut remarquer qu'il existe chez cet insecte de très grandes différences entre le mâle et la femelle. En effet, si le mâle peut voler, la femelle, elle, est condamnée à rester au sol. Un problème se pose alors en période de reproduction : comment une femelle peut-elle signaler sa présence à un mâle qui survole les environs ?

C'est pour répondre à ce problème que les vers luisants ont développé la propriété dont ils tiennent leur nom. Les vers luisants produisent donc de la lumière froide (c'est à dire qui ne dégage pas – ou très peu – de chaleur) grâce à un phénomène appelé bioluminescence. Ceci est possible grâce à une réaction chimique complexe durant laquelle de l'énergie chimique est convertie en énergie lumineuse.
Remarquons que, pour les raisons que nous avons évoquées, la femelle est beaucoup plus lumineuse que les mâles et les larves.

Ainsi la luminosité des femelles vers luisants permet la reproduction et donc la survie de l'espèce ; mais l'on peut noter que dans certains lieux, la pollution lumineuse est à l'origine de la diminution de la population de ver luisant.

Le jardin de curé
Par Damien | Le 01/06/2009 à 00:00:00

Voici le retour des beaux jours, et avec eux le plaisir de la flânerie dans son jardin. Mais ces jardins sont si variés… quoi de commun entre les parcs du château de Versailles et un modeste jardin de curé ? Mais au fait, qu'est-ce donc qu'un « jardin de curé » ?
S'il ne nécessite pas une grande surface, se devant même plutôt d'être modeste et simple, il doit néanmoins répondre à un certain nombre de critères, d'ailleurs bien logiques…

Comme tout jardin, il se doit d'avoir à la base quelques fruits et légumes pour subvenir aux besoins alimentaires de la saison. Mais au-delà de ces nourritures terrestres, il convient aussi d'y trouver d'autres éléments.

Il y faut ainsi des fleurs pour embellir l'église à faible coût, dont impérativement des pieds de buis pour les Rameaux, une vigne pour le vin de messe – le cep étant par ailleurs un symbole fort qui revient très régulièrement dans le nouveau testament ; notamment dans St Jean – et des plantes médicinales, pour soigner les pauvres de la communauté.

Tout cela sans oublier un coin d'eau, symbole lui aussi tant présent dans la religion chrétienne, et qui permet plus prosaïquement aux oiseaux de se désaltérer…

Au final, le jardin de curé doit donc être composé des 7 éléments suivants :

  1. Des légumes et des fruits ;
  2. Des fleurs ;
  3. Des plantes officinales ;
  4. De la vigne, pour du vin de messe (dans la serre) ;
  5. De l'eau ;
  6. Du buis ;
  7. Une statue de la Sainte Vierge.

La tradition ne s'y est pas trompée, tant de plantes faisant d'ailleurs référence à ces notions : herbe de la Saint Jean, poires bon chrétien, fleurs de la Passion, …

En ce lundi de Pentecôte, pourquoi ne pas embellir votre jardin pour le faire ressembler à celui de monsieur le curé ?

Amen.

La photosynthèse
Par Ma~ | Le 01/05/2009 à 00:00:00

Les végétaux, comme tous les êtres vivants, respirent en permanence, à la lumière et à l'obscurité : ils absorbent du dioxygène et rejettent du dioxyde de carbone.
Pour les plantes chlorophylliennes, pendant le jour, cette transformation est masquée par une autre, indispensable à la vie : la photosyntèse.

La chlorophylle, qui colore les feuilles en vert, capte l'énergie de la lumière du soleil afin que la réaction entre le dioxyde de carbone atmosphérique et l'eau puisée dans le sol par les racines se réalise :

nCO_2(g) + nH_20(l) \longrightarrow C_nH_{2n}O_n(s) + nO_2(g)

Du dioxygène est rejeté par la plante et des glucides CnH2nOn sont formés. Ces glucides entrent dans la composition de la matière vivante des plantes et contribuent à leur développement.

La photosynthèse est donc un des processus les plus importants de la vie, ce qui peut nous amener à réfléchir sur les déforestations massives qui sont effectuées dans certaines régions de notre planète…

Pour sauver un arbre, mangez un castor !

Le cycle du pavot
Par Neamar | Le 24/04/2009 à 00:00:00

Le pavot est une petite graine, souvent utilisée dans certaines pâtisseries et pains spéciaux. Les pétales de pavot, pris en infusion, ont un effet sédatif.

La famille du pavot est vaste, et dans nos contrées on rencontrera entres autres le coquelicot, l'œillette…

Hors de nos frontières, en Asie de l'ouest, on trouve le pavot somnifère, bien plus intéressant que nos vulgaires pavots : jugez-en par vous-même.

La graine du pavot somnifère, récoltée juste avant sa maturité, peut être transformée en opium(2), du grec opion qui signifie « jus de pavot ».

L'opium, sous forme de poudre sèche, est lui même composé d'une trentaine d'alcaloïdes(3), dont 10 % de morphine ! Morphine que l'on peut récupérer par une simple cristallisation de l'opium avec de la soude.
C'est pour la morphine que le pavot somnifère (aussi appelé pavot à opium) est cultivé, officiellement tout du moins : la morphine restant encore aujourd'hui le meilleur analgésique(4) connu.

L'histoire ne s'arrête pas là ! La cristallisation de la morphine avec de l'anhydre acétique donne le chlorhydrate de diacétyl-morphine, plus connu sous le nom… d'héroïne ! Découverte par un chimiste allemand, l'héroïne s'avère trois fois plus puissante que la morphine, et extrêmement efficace contre la toux (d'où son nom, heroisch, qui veut dire « très efficace »). Malheureusement, elle est encore plus addictive que la morphine et l'opium : c'est la drogue responsable de la majorité des décès par overdose.

De nos jours, l'héroïne n'est plus utilisée à caractère médical, et la totalité de la production est illégale.
La lutte contre cette drogue s'avère difficile, car sa synthétisation à base de morphine se fait à l'aide de produits « courants » : chaux, chlorure d'ammonium (que l'on trouve dans les engrais), acide chlorhydrique…
Enfin, la vente de morphine est extrêmement intéressante pour le dealer : 10 kg d'opium donnent 1 kg de morphine, qui fournit 850 gr d'héroïne.
La dose moyenne quotidienne d'un héroïnomane est de 0,085 g d'héroïne pure, mêlée à 0,5 g de lactose et de bicarbonate, et coute environ 100€ : autrement dit, les 10 kg d'opium rapportent un million d'euros au vendeur… un marché très lucratif, puisque les 10 kg d'opium d'origine ne coûtent que 1000€ (pour ceux du fond qui n'auraient pas suivi, cela représente un bénéfice de 100 000% !

Largo Winch tome 8 : l'heure du tigre


  1. (2) L'opium est une des drogues les plus anciennes, consommable de toutes les façons : fumé, mangé, injecté. Il a une action sédative.
  2. (3) Les alcaloïdes sont des molécules pouvant avoir un effet pharmacologique.
  3. (4) Un analgésique est un médicament ayant pour but d'éliminer la douleur, contrairement aux antalgiques qui ne cherchent qu'à la réduire.
Piercing dans les jardins
Par Damien | Le 29/03/2009 à 00:00:00

Inoffensif à souhait, on le trouve dans nos jardins au fil des jours… le forficule, plus connu sous son nom de « perce oreille », a la bonne idée de dévorer goulûment les pucerons.
Mesurant de un à deux centimètres, on le voit pointant fièrement sa pince au bout de son abdomen, vêtu de sa tenue noire-marron.

Outre les nuisibles, il se délecte de végétaux en voie de décomposition. Mais comme toute chose, point trop n'en faut : il pourrait alors avoir tendance à s'attaquer à des fruits sains. Dans ce cas, pas de massacre ! il convient juste de les déplacer vers des branches envahies de pucerons.

Le perce-oreille est un insecte lucifuge (il fuit la lumière). Le jour il se cache dans les crevasses du sol, sous les écorces ou sous tout ce qu'il trouve ; la nuit, il s'active pour partir à la recherche de son repas.

Il se reproduit au début de l'automne dans un terrier creusé par la femelle. Elle s'occupe activement de ses œufs jusqu'à l'éclosion en les léchant sans répit pour les protéger de l'humidité ambiante. Lorsque les larves éclosent, la femelle continue de prendre soin de ses petits jusqu'à la dernière des 4 mues des larves.

Pendant l'hiver, la plupart des mâles meurent alors que les femelles survivent.

Au fait, pourquoi le forficule est-il surnommé « perce oreille » ? Il serait ainsi nommé car on le trouve souvent au cœur des fruits à noyaux très mûrs. Sachant que les quartiers d'abricot et de pêche sont appelés des « oreilles » ou des « oreillons », le nom de perce-oreilles serait resté.