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Omnilogismes « Faune »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

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Manchot ou pingouin ?
Par victor | Le 04/02/2010 à 00:00:00

Une grande question vous a sûrement déjà traversée l'esprit : quelle est la différence entre un manchot et un pingouin ?

Vous séchez ? Pourtant, il y en a au moins deux bien notables !

  • Pingouin

    Les pingouins vivent dans l'hémisphère nord et ils peuvent voler.
    Le mot pingouin date de la fin du XVIe siècle. Plusieurs hypothèses coexistent sur l'origine de ce mot :

    • Du latin pinguis qui signifie « gras » ;
    • du gallois pen gwyn signifiant « tête blanche » (1) ;
    • d'une altération de l'anglais pin-wing (littéralement « ailes-aiguilles ») en référence à ses ailes rudimentaires.
  • Manchots

    Les manchots, eux, vivent dans l'hémisphère sud et ils ne peuvent pas voler (mais leurs ''ailes'' leurs permettent de nager).
    L'étymologie est plus sûre : manchot vient du latin mancus, ce qui signifie « manquer ». C'est Buffon qui leur appliqua ce terme car leurs ailes ne leur permettent pas de voler.


  1. (1) Le Grand Pingouin a une petite tâche blanche au niveau des yeux.
Mais quelle mouche a piquée la drosophile ?
Par Domitille | Le 30/01/2010 à 00:00:00

Maintenant que vous avez fait la connaissance de la drosophile nous allons nous intéresser plus particulièrement aux mutations homéotiques. Celles-ci affectent les gènes homéotiques, souvent appelés gènes de structure car leur rôle consiste à placer les organes les uns par rapport aux autres.

  • « Allez mesdemoiselles approchez, n'ayez pas peur de montrer vos mutations ! »
    Observez attentivement cette drosophile :
    Drosophile Antennapedia

    Non vous ne rêvez pas, suite à une mutation nommée antennapedia, cette mouche se retrouve avec des pattes à la place des antennes. Non seulement c'est inesthétique mais c'est surtout complètement anti-pratique.

  • « Drosophile suivante, veuillez avancer s'il vous plaît. »
    Drosophile ayant deux thorax

    Comme vous pouvez le constater, cette drosophile possède deux thorax. Cette anomalie peut être le résultat de deux mutations différentes. Pour la première, nommée bithorax, la partie antérieure du balancier a été remplacée par des ailes. Pour la seconde (postbithorax) la partie postérieure du troisième segment thoracique a été remplacée par une partie postérieure de second segment thoracique et le balancier a une fois encore été remplacé par des ailes. Encore une fois, cette mutation est néfaste d'un point de vue comportemental puisque la drosophile ne possède plus de balancier, nécessaire pour maintenir son équilibre en vol.

Ces deux mutations homéotiques sont les plus connues chez la drosophile, mais il en existe d'autres.

Vous l'aurez compris, les drosophiles nous présentent toutes sortes de mutations pour le plus grand bonheur des généticiens, et les scientifiques n'ont pas finis de s'amuser à les étudier. La prochaine fois, avant d'en écraser quelques unes sous prétexte qu'elles s'approchent un peu trop près de vos fruits, souvenez-vous de leur contribution au progrès scientifique !

Drôles de bêtes !
Par Light | Le 28/01/2010 à 00:00:00

Quelle est la définition d'une espèce ?

Eh bien, deux individus appartenant à une même espèce peuvent se reproduire.
C'est juste ; mais cette définition est incomplète. En fait, la définition d'une espèce la plus couramment admise aujourd'hui est celle d'une population dont les individus peuvent se reproduire entre eux, et engendrer une descendance vivable et féconde.
Y a-t-il vraiment loin de l'un à l'autre, vous direz-vous ? Eh bien, force est de le reconnaître, car il existe une multitude de cas d'espèces pouvant se reproduire entre elles.

Le mulet (et sa femelle la mule), petit d'un âne et d'une jument, en est l'exemple le plus populaire. Plus grand qu'un âne, plus petit qu'un cheval mais robuste comme lui, il a longtemps servi comme animal de trait et de bat. Le bardot est quant à lui le marmot d'un cheval et d'une ânesse.

Zorse

Ces joyeux animaux sont ce que l'on appelle des hybrides : le croisement d'espèces différentes. Même si les accouplements menant à la création d'un hybride sont souvent provoqués artificiellement (ce qui crée de nombreux débats ! ), ils peuvent aussi se produire dans la nature.
La possibilité de ces reproductions s'explique par le génome très similaire des espèces du père et de la mère, et par leur étroite parenté à l'échelle de l'évolution.
Les hybrides les plus répandus sont, outre le mulet et le bardot, le zorse ou zébrule (zèbre + cheval), le tigron (tigre + lion) et le chabin ou mouchèvre (bélier + chèvre)(2).
Mais il existe une multitude d'autres croisements inter-espèces, plus ou moins bizarroïdes :

  • le pizzly (ours brun + grizzly) ;
  • le léopon (léopard + lion) ;
  • le lounard (loup + renard) ;
  • le zopiok (zébu + yack) ;
  • le cochonglier (cochon + laie) ;
  • le cattalo (bison + vache) ;
  • le cama (lama + dromadaire) ;
  • et des centaines d'autres encore…

L'hybridation végétale est aussi tout à fait possible, et est fréquemment utilisée pour renforcer certaines espèces.

On l'aura vu, la barrière entre les espèces est difficile à définir… D'autant plus que les espèces hybrides ne sont pas toujours stériles, et peuvent même se reproduire avec des individus de leur espèce génitrice !
La génétique, un vrai casse-tête !


  1. (2) On saluera l'originalité des patronymes !
La drosophile ou sa majesté des mouches des scientifiques
Par Domitille | Le 25/01/2010 à 00:00:00

Drosophile normale

Vous les avez sans doute déjà aperçu, l'été, quand elles se font une joie de venir sur vos fruits ou dans vos confitures pour y pondre leurs œufs. Les drosophiles sont ces petites mouches de trois millimètres environ, appelées mouches à vinaigre, et dont on peine à se débarrasser.

Mais si elles sont une gêne pour la plupart des gens, pour les généticiens en revanche ce sont de véritables stars. En effet, comme elles sont faciles à élever et qu'elles se reproduisent assez rapidement, elles sont très utilisées pour la recherche génétique. Leur génome étant parfaitement connu, on peut par exemple s'en servir pour étudier le devenir d'un gène lors de croisements, etc.
Par ailleurs, toujours du fait de leur reproduction rapide, les chances d'observer des mutations sont beaucoup plus élevées. Eh oui, les mutations spontanées(3) ont beau être rares – du fait de leur caractère aléatoire – si on augmente le nombre d'individus et leur vitesse de reproduction, on a beaucoup plus de chance d'en observer.

Vous trouverez ci-dessus le parfait exemple d'une drosophile (normale). Observez-la bien pour pouvoir la comparer aux modèles présents dans le prochain omnilogisme.


  1. (3) C'est-à-dire les mutations non causées par une intervention extérieure. On ne parle par exemple pas de mutations spontanées si ces dernières résultent d'une exposition aux rayons X.
Un article à dévorer jusqu'au bout
Par Damien | Le 19/01/2010 à 00:00:00

Il est parfois des animaux qui ont été affublés au cours des siècles d'une vilaine réputation(4), alors même qu'il est maintenant établi qu'ils trouvent leur place dans la belle organisation de la nature.

Ainsi en est-il par exemple d'un célèbre oiseau. Des vautours, penses-tu tout bas, fidèle omnilogiste. Oui, certes. Mais il en existe plusieurs types, et il est ici question de voir à quel point les cousins se complètent bien pour éviter tout gâchis…

  • Vautour moine

    Le vautour noir, tout d'abord, aussi appelé vautour moine. Il est ainsi surnommé car sa tête présente une tonsure bien caractéristique. D'environ trois mètres d'envergure, il est l'un des plus grands rapaces d'Europe. Il se réjouit sur tout bon cadavre des parties dures : tendons, articulations, ligament, cuir, et autres cartilages ;

  • Vautour blanc

    Le père blanc ensuite, aussi appelé vautour blanc, ou percnoptère par les plus lettrés. D'une taille bien moindre (un gros poulet… ), il est doté en bout de bec d'un crochet tranchant. Il se doit d'attendre que ses cousins aient entamé la dépouille, puisqu'il n'est pas assez fort pour découper le cuir. Il se délecte alors des « bouts perdus » et autre morceaux qui s'éparpillent aux alentours du défunt alors que ses cousins le déchiquètent. Il ne se prive pas non plus de boulotter les yeux s'ils passent à portée de bec. Après le départ de ses congénères, qui pensent avoir tout mangé, il raclera avec délice le contour des os et les moindres aspérités pour ne rien gaspiller…

  • Vautour fauve

    Puis le vautour fauve, aussi appelé griffon, qui est un polyvalent. De taille moyenne, c'est le charognard de référence, peut-être le plus connu, et aussi le plus présent. Il est suffisamment puissant pour taillader la peau, il mange tout ce qui lui passe sous le bec, mais ne sait pas racler correctement « le plat » ;

  • vautour barbu

    Vient enfin à l'issue du festin un dernier modèle, genre « gros porteur » lui aussi, comme son cousin vautour noir. Pas banal, il est porteur d'une superbe paire de moustaches, ce qui le fait se nommer officiellement « gypaète barbu ». C'est notamment lui qui a longtemps été accusé par l'imagerie populaire d'attaquer, voire de manger, les montagnards. Et pourtant, c'est un grand timide. Ainsi laisse-t-il le temps à ses congénères de se régaler, sans venir prendre part au festin. Et lorsque tout le monde est parti, il arrive alors sur la carcasse, le squelette devrait-on dire. Plus rien à manger ? Détrompez-vous… Celui-ci est friand de ce dont les autres ne veulent pas : les os, et les pattes. Et s'il n'a pas les crocs d'un canidé pour se délecter des os, il n'hésitera pas à prendre son envol avec les plus gros os, qu'il laisse tomber sur des rochers, jusqu'à les fracasser(5) pour pouvoir ensuite engloutir sa réserve de protéines.

Ainsi donc, ces quatre cousins réunis assurent une saine mission de salubrité écologique, en se partageant les cadavres de tous les animaux qu'ils trouvent dans la nature, du premier poil au dernier os. C'est sans doute grâce à eux qu'il n'est guère courant de trouver des cadavres d'animaux lors des promenades bucoliques ou randonnées montagnardes. Et qui plus est, quand bien même le cadavre est porteurs de gênes pathogènes ou tout autre virus, souvent à l'origine du décès d'ailleurs, pas de risque de contamination, grâce à eux. Et la digestion n'en n'est aucunement contrariée, l'estomac de ces oiseaux étant richement doté en acide très corrosif, qui vient à bout des microbes, gènes et virus, en même temps que des os.


  1. (4) Si mauvaise réputation qu'après moult massacres, il ne reste maintenant que quelques dizaines de couples en France des oiseaux dont il est ici question.
  2. (5) Les os, pas les rochers…
L'ornithorynque ou le puzzle de la nature
Par Domitille | Le 14/01/2010 à 00:00:00

« Mesdames et messieurs, approchez !
Nous avons aujourd'hui l'honneur de vous présenter une chimère bien réelle… approchez, approchez, contemplez l'étrange créature ! »
À ces mots, la foule s'était assemblée et sous les yeux ébahis, l'homme qui les avaient interpellés exhiba un curieux animal :

Un ornithorynque

Pour répondre aux multiples interrogations de l'auditoire (et des fidèles lecteurs d'omnilogie), présentons donc l'ornithorynque, puisque tel est son nom.

Cet animal de l'est de l'Australie fut découvert par les Européens à la fin du XVIIIe siècle.
Imaginez la réaction des scientifiques face au cadavre d'un tel animal ! Ils crurent d'abord à un canular, pensant qu'un taxidermiste avait créé de toutes pièces ce « monstre » – certains allant même jusqu'à chercher les points de couture !
Ne riez pas, ils avaient tout de même devant eux une créature digne des légendes, rivalisant avec toutes les créatures mythologiques : couverte de poils, avec un bec de canard, une queue de castor, des pattes palmées munies de griffes…

Mais l'ornithorynque est une créature bien réelle et à chaque fois qu l'on en sait un peu plus sur lui, il n'en devient que plus étrange. C'est un peu comme si quelqu'un avait réuni des caractères de différentes espèces en un seul et même animal : certains disent même qu'il est la preuve de l'humour de Dieu !

L'ornithorynque mesure entre trente et quarante centimètres et peut vivre une quinzaine d'années, atteignant sa maturité sexuelle à deux ans.
Il se nourrit de larves d'insectes aquatiques ou de petits invertébrés et passe donc une bonne partie de son temps dans l'eau à la recherche de nourriture. Nageant les yeux et les oreilles fermés, il repère ses proies en détectant le champ électrique émis par les contractions musculaires de ses victimes. Excellent nageur, il vit cependant sur la terre ferme, dans un terrier qu'il creuse à l'aide de ses griffes.

Un ornithorynque

L'une des choses les plus étranges chez cet animal est sans doute son mode de reproduction. La femelle pond des œufs qui se développent pendant 28 jours dans l'utérus maternel, avant d'être couvés pendant 10 jours « normalement », c'est-à-dire à l'extérieur. À la naissance, les petits sont aveugles et dépourvus de poils.
Tout comme les mammifères, leur mère va alors les allaiter… à l'aide de glandes mammaires sous-cutanées ! La femelle émet son lait à travers les pores de sa peau et ses petits n'ont plus qu'à lécher les poils de leur mère où se sont amassées les gouttelettes de lait.

Aujourd'hui encore l'ornithorynque reste mystérieux car difficile à élever en captivité.

Frère des ours ou comment se sortir d'une mauvaise rencontre
Par Lagile | Le 13/12/2009 à 00:00:00

Le suspens est insoutenable depuis que vous savez différencier l'ours noir du grizzli, n'est-ce pas ? Vous espérez connaître la recette miracle pour échapper à une confrontation avec l'animal ? La suite est pour vous.

Que peut-on faire face à un plantigrade ? Déjà, pas de mouvement brusque, cela fait peur et ne risque pas vraiment de calmer le “gentil nounours” qui est en face de vous. Vous pouvez tenter de lui parler, mais là, pas la peine de monter dans les aigus, sauf si votre but est de l'agacer. Si vous utilisez une voix neutre et calme, c'est gagné : il comprendra que vous n'êtes pas un ennemi. Autre solution : faire le mort. Oui, parfaitement, vous vous couchez par terre en position fœtale, les mains sur la nuque histoire d'éviter un coup de griffe s'il tente de vous retourner(6), et le sac qui reste sur le dos par la même raison. Là, il ne vous reste plus qu'à attendre patiemment que « l'intrus » s'en aille, ce qui ne manquera pas d'arriver, vu qu'un humain « mort » est assez peu intéressant pour lui. En effet, et c'est plutôt rassurant, l'ours ne mange pas nos congénères ! Bien sûr n'oubliez pas de respirer, ça serait bête de mourir asphyxié alors que vous venez de lui échapper.

Dans tous les cas, pour éviter de mauvaises rencontres, le premier conseil est de ne pas laisser traîner la nourriture : ours et grizzlys sont assez sensibles aux odeurs dégagées. Par la même occasion, ne faites pas la vaisselle trop près du campement, sinon, vous risquez de voir débarquer ces fameux voisins !
On évite également d'aller voir l'ourson qui paraît seul en se rappelant de Winnie l'Ourson, dans la réalité, Maman Ourse risque de vous taper, et, autant vous le dire, vu la taille des griffes, ça doit faire mal(7). Dernier conseil de bon sens, pensez à faire un minimum de bruit quand vous vous promenez, cela évite de tomber nez à nez avec un plantigrade qui pensera que vous voulez l'attaquer !

Enfin, le meilleur moyen d'éviter ce genre de rencontres reste quand même de partir dans un lieu où il n'y a ni ours noir, ni grizzli…
L'agent 212 Tome 15, « L'appeau de l'Ours »


  1. (6) Mieux vaut une main blessée qu'une nuque, avec la colonne vertébrale à proximité.
  2. (7) Je vous laisse le soin d'expérimenter seul les dégâts.
Le baculum, ou un os dans le pénis
Par Neamar | Le 06/12/2009 à 00:00:00

Question : qu'est-ce qui différencie l'homme des autres primates ? Épineuse question… dont l'une des réponses est d'ordre anatomique : l'homme est le seul primate à ne pas avoir d'os dans son pénis.

Présent chez la plupart des mammifères, le baculum est un os (petit ou grand : 4 mm chez le chat, 50 cm et plus chez le morse) présent pour aider à la copulation. Parfois appelé os pénien ou os de la verge, l'objet se présente sous la forme d'une épine élargie à la base et se terminant en fourche. Caché dans l'abdomen la plupart du temps, l'os est “injecté” dans l'organe reproductif dès que le besoin s'en fait ressentir ; très pratique pour assurer une érection rapide, nécessaire à la plupart des espèces dont la durée du coït se chiffre en secondes (chimpanzé : 6 secondes, lion : 30 secondes).

Mais alors, pourquoi l'homme est-il démuni de cet ingénieux système(8) ?
Certains évoquent l'idée évolutionnaire suivante : les femmes auraient été plus attirées par les hommes capables d'assurer une érection sans utiliser d'« aide », prouvant ainsi leur vitalité et l'absence de problèmes sanguins (diabète ou autres maladies affectant la pression sanguine).

Plus poétique et religieux, certains affirment que la côte prélevée par Dieu sur Adam (cf. la Genèse) serait en fait son os pénien, ce qui se justifie par la présence du même nombre de côtes chez l'homme et la femme et par la polysémie du terme hébreu « côte » que l'on peut traduire par un simple « colonne ».


  1. (8) Ce qui n'est pas plus mal : imaginez-vous entrant aux urgences pour une fracture de l'os pénien…
Ours et grizzli ou le jeu des sept familles
Par Lagile | Le 05/12/2009 à 00:00:00

Les balades en forêt, le camping sauvage, les voisins agréables… Mais soudain, un voisin un peu trop grand, un peu trop lourd, et surtout assez poilu, vous rend visite. Mais que faut-il faire devant ce que l'on nomme communément un ours ? L'inviter calmement à partager votre repas ? Prendre la fuite ou que sais-je encore ?
Déjà, si vous vous baladez au Canada, il faut savoir à qui vous avez affaire. En effet, on trouve là-bas des ours noirs et des grizzlis.
Je vous entends déjà me dire « Mais… C'est grand, griffu, poilu et dangereux, pourquoi aurait-on besoin de savoir les différencier  ‽  » Je vais donc tenter de répondre à cette question.

  • Ours noir
    L'ours noir est plutôt petit – ce qui est assez étrange à dire d'un ursidé, on est d'accord – et assez trapu : un petit mètre vingt au garrot, environ cent-cinquante centimètres de long pour un poids de 70 kg chez ces dames et d'environ 100 kg pour ces messieurs. Si vous en croisez un, un conseil : rien ne sert de courir(9), il atteint une vitesse de pointe de 55 km/h(10). Et grimper aux arbres n'est pas plus efficace… En effet, ce cher animal escalade facilement les troncs grâce à ses griffes, courtes et incurvées, et des muscles qui feraient pâlir les athlètes les plus entraînés !

  • Grizzli
    Le grizzli est un poil plus impressionnant que son cousin : entre 150 et 250 cm de longueur, un poids qui varie de 180 à 700 kg ( ! ) chez le mâle et de 90 à pratiquement 300 kg chez la femelle. L'envie d'aller les câliner est déjà moins tentante, n'est-ce pas ? Et généralement, il ne cherche pas à comprendre pourquoi vous êtes là : si vous pouvez représenter une menace pour ses enfants ou que vous êtes un obstacle entre lui et sa nourriture, ce n'est pas bon pour vous ! Si vous avez un arbre à proximité, vous pouvez tenter d'y grimper cette fois, à condition d'aller vite et haut, parce que tout de même, sur ses pattes arrières il peut atteindre 2,5 m (et quand il tend ses pattes avant, je ne vous en parle même pas) : bref, vous avez intérêt à avoir conservé vos souvenirs de la corde lisse !

Mais alors, que faire ? À suivre…


  1. (9) Il faut partir à point !
  2. (10) Actuellement, l'homme le plus rapide ne fait « que » du 37,5 km/h sur 100 m !
Le piranha, un mangeur d'hommes bien sympathique
Par Lagile | Le 03/11/2009 à 00:00:00

Qui n'a jamais regardé les Dents de la Mer dans sa jeunesse, craignant de se faire attaquer dès qu'il mettrait le pied dans l'eau ? Oui, bien sûr, vous pourriez me dire que c'était un requin et non un piranha, et que forcément, mon article est caduc… Mais regardez maintenant cette jolie transition : on « sait » que les requins mangent les humains, tout comme les piranhas(11) !

Dommage, hélas ! Ce n'est qu'une légende urbaine…
Les piranhas ne mangent que d'autres poissons, principalement pendant la saison humide, où la nourriture se trouve en abondance. D'accord, pendant la saison sèche, c'est moins facile : en effet, les petits poissons se cachent et les pauvres piranhas doivent continuer à manger ! Et c'est là qu'est née la légende : pendant ces périodes, ils s'attaquent facilement à plus gros qu'eux. Ça commence à faire peur, non ? Rassurez-vous, seules trois espèces sont dangereuses pour l'Homme, et encore… à condition d'être blessé et qu'il y ait du sang.
Le seul cas où ces gentils poissons se sont attaqués à nous remonte à 1870 ! Faut dire que les soldats qui ont traversé le fleuve étaient en bien piteux état, forcément, l'odeur les a attirés…

Alors, pas d'inquiétude à avoir, si vous êtes en pleine forme et non blessé, vous pouvez vous baigner avec nos amis piranhas sans craindre de repartir avec des morceaux en moins !


  1. (11) Je vous conseille les épisodes du Marsupilami, bien connus pour leur contenu scientifique !
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