Prochain omnilogisme : 14/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

La constellation de la Vierge est la sixième du zodiaque. C'est un vaste amas d'étoiles, visible durant tout le mois de juillet au début de la nuit. Sa taille très importante la rend souvent difficile à repérer.
Selon la mythologie grecque, elle représenterait Astrée – la déesse de la justice – fille de Zeus et Thémis. Durant l'âge d'or, elle vivait parmi les humains, répandant justice et vertu. Mais peu à peu les guerres et les crimes envahirent la vie des hommes et l'humanité, de plus en plus corrompue, entra dans l'âge de Bronze.
Astrée, chassée des villes puis des campagnes, quitta la Terre pour s'en retourner chez les dieux. Zeus la plaça alors parmi les étoiles sous la forme de la constellation de la Vierge.
Selon d'autres légendes, cette constellation représenterait Isis allaitant Horus (chez les Égyptiens) ou bien Déméter, la déesse grecque des moissons, voire même Isthar une déesse babylonienne.
Si vous avez, parmi vos nombreuses qualités(1) l'impartialité et que vos amis font régulièrement appel à vous pour trancher, peut-être êtes-vous un lointain descendant de Salomon. Oui, parfaitement, vous m'avez bien lu : un descendant du roi d'Israël(2) !
Reprenons cette expression du « jugement de Salomon », que vous avez très certainement déjà entendue – je vous rappelle que vous êtes censé être impartial ! – à votre propos. D'où vient-elle, peut-on l'utiliser sans restriction – ah, l'éternelle question des droits d'auteur –, bref : comment s'en servir ?
Remontons quelques siècles en arrière : vous voilà au IXe siècle avant J.-C., en Israël. Pour corser un peu le jeu, imaginons que vous êtes le roi de ce pays. Pour l'instant, pas trop difficile : vous menez la grande vie, les peuples autour de vous sont unifiés grâce à votre sagesse, bref, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
. Là, deux prostituées arrivent – à l'époque, cela était autorisé – et viennent vous demander quelques instants pour trancher une épineuse question. En effet, ces femmes ont accouchées récemment dans une même maison, chacune donnant naissance à un enfant en pleine forme. Le problème ? L'une prétend que l'autre, en dormant, aurait écrasé son bébé et plutôt que d'assumer son geste, aurait échangé les deux rejetons, lui donnant le nouveau-né décédé. Ne reconnaissant pas son enfant au lever du jour, une dispute entre les deux aurait éclaté, les menant devant le roi – c'est-à-dire vous – pour les départager. La question est donc : qu'auriez-vous fait ?
Reprenons le véritable cours de l'histoire, plutôt que d'imaginer ce pauvre homme jouant à « am stram gram… ». Salomon, ayant quelques notions sur les instincts maternels, demande à un de ses gardes de s'approcher. Il ordonne à l'homme de couper en deux l'enfant qui est en vie
et d'en donner la moitié à chacune
. L'une s'oppose immédiatement à cette décision, préférant laisser l'enfant en vie à sa rivale que de le voir mourir ; tandis que l'autre se réjouit de ce choix « judicieux ». Le roi sait alors qui est la véritable mère, au grand étonnement de tous. Il se penche vers la première femme et lui confie le nourrisson.
Du coup, il est plutôt flatteur de se faire décerner le titre de Salomon quand vous résolvez astucieusement un conflit, n'est-ce pas ?
La guillotine(3) est une machine autrefois utilisée pour mener à bien des exécutions. Le principe est simple : une lame est suspendue à une corde, reposant à la verticale de la tête du condamné. Au moment voulu, le bourreau lâche la corde et la lame tombe d'une hauteur d'environ deux mètres, tranchant net la tête sur laquelle elle tombait et la laissant tomber dans un panier qui se trouvait au-dessous.

L'inventeur de cette machine de mort est Antoine Louis (d'où son deuxième nom, la louisette).
En 1789, le docteur Joseph Guillotin présente un projet de réforme du droit pénal visant à exécuter tous les condamnés de la même façon – le moins douloureusement possible – à l'aide d'une machine mécanique : la future guillotine. Ce n'est en effet pas le cas à l'époque : les nobles étaient décapités à l'épée, les roturiers (personnes non nobles) à la hache, les régicides (assassins royaux) écartelés et les hérétiques brûlés sur un bûcher. Quant aux voleurs, ils étaient roués ou pendus…
Le projet sera accepté et le nom de Guillotin donné à l'instrument, malgré les protestations que le docteur émettra jusqu'à sa mort en 1814.
Depuis que Freud(4) – oui, celui qui parle du complexe d'Œdipe – est passé par là, nous assistons à un véritable boom des psychanalystes, psychologues, psychothérapeutes et autres psycho-quelque-chose.
Alors dans cette accumulation de profession, sauriez-vous dire qui est qui ?
Commençons avec le psychiatre. Docteur en médecine, il s'est spécialisé après six ans de longues et douloureuses études(5). Il est apte, après ses cinq ans de spécialisation, à suivre des malades psychiatriques et à prescrire des médicaments comme tout médecin. On le retrouve plutôt dans le domaine des maladies lourdes, comme la schizophrénie ou la maniaco-dépression, mais vous le croiserez peut-être dans les hôpitaux psychiatriques et les prisons, où il a également un rôle d'écoute.
Socialement, le psychiatre a un avantage indéniable : étant médecin, ses consultations sont remboursées par la Sécurité sociale, ce qui permet à tous d'être suivi sans se soucier du coût de la prise en charge.
Le psychologue n'a pas de formation aussi longue que celle de son homologue médecin, mais il a quand même fait cinq ans d'études en psychologie (certains vont même jusqu'à huit ! ). Ce sont ceux que l'on rencontre le plus souvent, car il existe plusieurs spécialités(6) qui « répondent » à des besoins plus ciblés. Les rendez-vous se font en face à face, comme pour le psychiatre, même si l'on distingue différents types d'entretiens(7) :
comprendre les réels motifs de votre comportement, et donc à écouter les gens. En effet, en psychanalyse, le praticien se place derrière vous pour ne pas interférer avec vos propos(8) et les interpréter sans être « parasité ». Autant dire que si vous cherchez le dialogue, il vaut mieux abandonner le psychanalyste !
Après ce petit tour d'horizon des quelques déclinaisons du psykhế (l'esprit ou l'âme, selon les traductions) n'ayez plus le mauvais goût d'« insulter » un étudiant en le traitant de « psychothérapeute » !
Vous avez sans doute entendu (ou même dit) que quelqu'un était un « bleu » dans le sens de novice. On l'a même peut-être déjà utilisé pour vous qualifier, ce qui ne serait pas franchement un compliment… Mais d'où vient cette expression ?
Un bleu est une personne nouvellement arrivée dans une organisation telle que l'armée, la police, N.C.I.S, etc.
Comme beaucoup d'expressions de la langue française, plusieurs hypothèses sur sa provenance ont été échafaudées :
Une grande question vous a sûrement déjà traversée l'esprit : quelle est la différence entre un manchot et un pingouin ?
Vous séchez ? Pourtant, il y en a au moins deux bien notables !

Les pingouins vivent dans l'hémisphère nord et ils peuvent voler.
Le mot pingouin date de la fin du XVIe siècle. Plusieurs hypothèses coexistent sur l'origine de ce mot :

Les manchots, eux, vivent dans l'hémisphère sud et ils ne peuvent pas voler (mais leurs ''ailes'' leurs permettent de nager).
L'étymologie est plus sûre : manchot vient du latin mancus, ce qui signifie « manquer ». C'est Buffon qui leur appliqua ce terme car leurs ailes ne leur permettent pas de voler.
Souvent, même si l'on est accoutumé au verbe, il nous arrive de douter de la graphie d'un mot. La langue française est en effet inondée de glauques subtilités qui font tout autant son charme que sa complexité.
La confusion entre conte et comte est par contre très facile à éliminer :
Un moyen mnémotechnique simple est de se rappeler que le m de comte est aussi la première lettre de marquis, et que le n de conte constitue la première lettre de nouvelle.
Finalement, dirait-on « le comte de Dracula » ou « le conte de Dracula » ?
On entend souvent parler de sauna et de hammam, mais quelle est la différence entre les deux ?
Le sauna est une petite cabane de bois ou une pièce dans laquelle on prend un bain de chaleur sèche, la température pouvant varier de 70 ℃ à 100 ℃. On s'y prélasse pour le bien-être et pour éliminer les toxines de l'organisme par transpiration.
La pièce est chauffée via des pierres volcaniques qui gardent et diffusent bien la chaleur. Pour en augmenter l'intensité, on y jette de temps en temps de l'eau qui, au contact des pierres brûlantes, s'évapore instantanément.
La pratique du sauna est une tradition sociale et familiale qui semble exister depuis plus de 2 000 ans en Scandinavie, mais aussi et surtout en Finlande.
Le hammam(10) est un bain de vapeur humide puisant ses origines dans les thermes romains. L'espace est souvent vaste, constitué de plusieurs salles toutes carrelées, à vapeur de températures variables (de 5 ℃ à 50 ℃) et où de fines gouttes d'eau ruissellent du plafond. La vapeur ainsi dégagée donne l'impression d'être dans un brouillard(11). Pour ces raisons, le hammam semble plus supportable à certains, mais en réalité l'humidité fait que l'on ressent beaucoup plus la chaleur car l'eau est un bien meilleur conducteur thermique que l'air.
Dans certains pays comme le Maroc, le hammam se compose souvent de trois ou quatre chambres, la première à température ambiante, la deuxième un peu plus chaude, et ainsi de suite.
Il y a donc peu de différence entre sauna et hammam ; choisir entre l'un ou l'autre n'est en réalité qu'une question de goût et de tolérance.
S'il vous est déjà arrivé de passer l'arme à gauche, félicitations : vous faites partie du groupe très select des personnes qui sont mortes et qui pourtant sont encore vivantes.
Vous l'aurez compris, passer l'arme à gauche signifie, plus prosaïquement, mourir. D'où peut bien nous provenir cette étrange expression ? Du militaire, vraisemblablement, mais plus précisément ? En fait, comme pour un bon nombre d'expressions, il existe plusieurs origines, dont voici la liste :
En forêt, on aime à se promener, à randonner… Mais nous ne sommes pas seuls ! Des arbres comme celui-là se baladent également, de leurs grandes enjambées… Ce cas particulier provient d'une situation un peu spéciale : imaginons deux jeunes arbres de la même espèce, inclinés chacun dans un sens différent, formant une sorte de croix de Saint-André. Les troncs frottant, ils en viennent à se souder, de la même façon que dans les cas précédents. Mais cette forme n'est pas viable pour les deux arbres, et, rapidement, l'un d'eux va dépérir, au-dessus de la soudure, et tomber, pour finir par former cet « arbre marcheur »(14).
Cet arbre-ci a l'air en bien mauvaise posture, avec cette énorme excroissance au milieu du tronc… En réalité il n'en est rien ! Cette déformation, nommée « loupe » n'est rien d'autre qu'un dérèglement du cambium (une couche de tissus située entre le bois et l'écorce), qui s'est mis à créer une prolifération tourbillonnaire de cellules, créant ainsi une grosse boule de bois (parfois déformée). Ce n'est donc en aucun cas le résultat d'une attaque de parasite ou de maladie, et ne présente aucun danger pour l'arbre(15). Les loupes sont assez courantes en forêt, et on peut également en trouver sur des grosses branches plutôt que sur le tronc.
Et ce cas-ci, serait-ce un arbre collectionneur de loupes ? Les loupes, comme nous venons de le voir, sont les résultats d'un dérèglement du cambium, et il est donc peu probable qu'on les observe à tant d'endroits différents sur un même arbre… La cause de ce phénomène est, cette fois-ci, animale. En effet, nous avons ici l'œuvre du pic épeiche(16) : cet oiseau, qu'on peut entendre en forêt avec ses rafales de coups de bec sur les troncs, troue l'écorce afin de chercher les insectes qui se cachent derrière. Mais alors que sur les feuillus il n'en résulte que des trous, les résineux (Épicéas, Sapins, Pins et Mélèze) eux, afin de prévenir l'entrée de champignons par ces trous, forment ces bourrelets au niveau du trou. Ainsi, si le pic permet à l'arbre de se débarrasser des insectes, il avertit aussi les gardes forestiers que l'arbre en est infesté, ce qui n'est pas obligatoirement une bonne chose…