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Omnilogismes « Biologie »

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La queue des lézards
Par Anthony | Le 10/04/2009 à 00:00:00

Saviez-vous que de nombreux lézards échappent à leurs prédateurs à l'aide d'un stratagème intéressant : ils abandonnent leur queue et, en détournant l'attention de l'animal qui veut les manger, s'offrent une chance de s'échapper. Ce phénomène, nommé autonomie caudale, n'est pas anodin pour le reptile car il perturbe sa locomotion, nuit à son statut social et ralentit la croissance de son organisme. Des herpétologues ont montré que le facteur déterminant de ce réflexe est la présence de vipères dans l'environnement du lézard. Pourquoi, me direz-vous ? Eh bien à cause du venin.

Quand le prédateur est dépourvu de venin, l'autonomie caudale n'est pas utile outre mesure. En revanche, lorsque le prédateur est venimeux, se débarrasser rapidement de la partie de son corps qui a été mordue est pour le lézard un avantage certain car en faisant cela, il empêche le venin d'arriver aux organes vitaux.

Le sirop de grenadine
Par Neamar | Le 03/04/2009 à 00:00:00

Vous avez tous bu de ce sirop rouge que l'on appelle sirop de grenadine. Les plus curieux se seront peut être même demandés de quoi il est constitué.

Réponse intuitive : de pulpe de grenade (la grenade est un fruit rouge qui pousse sur le grenadier, dans les pays méditerranéens).
Eh bien, vous avez tort. Même si à l'origine – et encore aujourd'hui dans les pays maghrébins – le sirop de grenadine était effectivement préparé à partir de grenade, le sirop industriel vendu aujourd'hui est un mélange de vanille et de fruits rouges (framboises, fraises, groseilles) assorti de jus de citron.

Le comique de l'histoire, c'est que chaque marque dose son mélange à sa convenance : certains ajoutent du cassis, d'autre du sureau… autrement dit, l'expression « sirop de grenadine » est un terme générique pour n'importe quel sirop de fruits rouges !

Cônes et bâtonnets
Par Jogo | Le 31/03/2009 à 00:00:00

La rétine est la paroi au fond de l'œil. C'est sur celle-ci que se forme l'image que le cristallin nous renvoie du monde. Cette image est ensuite envoyée au cerveau, à partir des cônes et des bâtonnets (les récepteurs) composant la rétine permettant de l'interpréter.

Les cônes sont utilisés le jour, ils ont une grande précision (capacité à distinguer deux points l'un de l'autre), et permettent de déchiffrer les mouvements et les couleurs. Les trois types de cônes (un pour le rouge, un pour le bleu, un pour le vert) travaillant ensembles décrivent l'ensemble des couleurs existantes. Si l'un d'entre eux a un dysfonctionnement, on parle de daltonisme.

Les bâtonnets sont efficaces la nuit, ils sont peu précis et ne permettent pas de distinguer les couleurs. Ils ne proposent que des nuances de gris, mais sont très sensibles à la luminosité.

Lorsque la lumière change, plus ou moins subitement, il s'enclenche une réaction chimique qui permet de basculer des cônes aux bâtonnets, en activant ces derniers. Cette réaction est plus longue qu'il n'y paraît. En effet, il faut presque un quart d'heure pour que tous les bâtonnets soient actifs à leur maximum d'efficacité. C'est pour cela que lorsqu'on éteint la lumière, il faut un certain temps d' « adaptation au noir », avant de pouvoir distinguer les objets environnants.

Piercing dans les jardins
Par Damien | Le 29/03/2009 à 00:00:00

Inoffensif à souhait, on le trouve dans nos jardins au fil des jours… le forficule, plus connu sous son nom de « perce oreille », a la bonne idée de dévorer goulûment les pucerons.
Mesurant de un à deux centimètres, on le voit pointant fièrement sa pince au bout de son abdomen, vêtu de sa tenue noire-marron.

Outre les nuisibles, il se délecte de végétaux en voie de décomposition. Mais comme toute chose, point trop n'en faut : il pourrait alors avoir tendance à s'attaquer à des fruits sains. Dans ce cas, pas de massacre ! il convient juste de les déplacer vers des branches envahies de pucerons.

Le perce-oreille est un insecte lucifuge (il fuit la lumière). Le jour il se cache dans les crevasses du sol, sous les écorces ou sous tout ce qu'il trouve ; la nuit, il s'active pour partir à la recherche de son repas.

Il se reproduit au début de l'automne dans un terrier creusé par la femelle. Elle s'occupe activement de ses œufs jusqu'à l'éclosion en les léchant sans répit pour les protéger de l'humidité ambiante. Lorsque les larves éclosent, la femelle continue de prendre soin de ses petits jusqu'à la dernière des 4 mues des larves.

Pendant l'hiver, la plupart des mâles meurent alors que les femelles survivent.

Au fait, pourquoi le forficule est-il surnommé « perce oreille » ? Il serait ainsi nommé car on le trouve souvent au cœur des fruits à noyaux très mûrs. Sachant que les quartiers d'abricot et de pêche sont appelés des « oreilles » ou des « oreillons », le nom de perce-oreilles serait resté.

Le safran
Par Jogo | Le 17/03/2009 à 00:00:00

Le safran est l'épice la plus chère du monde. C'est aussi la seule dont le cours n'a jamais baissé depuis les débuts de son utilisation. En effet, ses fleurs sont ramassées à la main, et pas moins de 150 000 fleurs sont nécessaires à la production d'un kilo de safran sec.

Le safran ne doit pas être confondu avec le curcuma, qui est un simili-safran, vendu par des fraudeurs comme du safran véritable.
Son goût n'est pas particulièrement prononcé, mais son odeur forte et reconnaissable le rend indispensable dans l'accompagnement des poissons, comme dans la bouillabaisse, ou encore dans la paëlla, ou dans n'importe quel plat au curry.
Il est également, et depuis longtemps, utilisé comme colorant. C'est notamment lui qui donne sa couleur aux habits des moines bouddhistes.

On lui a aussi attribué des vertus aphrodisiaques, probablement les effets de l'accélération cardiaque qu'il provoque pour qui en ingère trop. Car manger trop de safran a ses conséquences : au-delà de 10 g avalés, il fait l'effet d'une drogue hilarante ; au delà de 12 g, il entraîne vertiges, hallucinations, s'ensuit la paralysie du système nerveux central. Puis la mort.

L'empan mnésique
Par bjpascal | Le 13/03/2009 à 00:00:00

L'empan mnésique désigne le nombre d'éléments (en général des chiffres) que l'on peut restituer immédiatement après les avoir entendus. Il concerne seulement la mémoire à court terme.

Une expérience classique consiste à lire une liste de chiffres, à une vitesse donnée (par exemple un par seconde) puis à demander au sujet de les restituer dans l'ordre. Quand la liste contient moins de cinq éléments, le rappel ne pose normalement pas de problème. Au-dessus de sept éléments il devient beaucoup plus difficile.

L'article de George A. Miller (1956), The Magical Number Seven, Plus or Minus Two passe en revue une série de résultats qui laissent à penser que la capacité de la mémoire à court terme serait limité à sept éléments (± 2).

Les personnes participant à des compétitions de mémoire arrivent à atteindre des résultats beaucoup plus élevés que la moyenne. En effet ils utilisent des moyens mnémotechniques qui reposent sur des informations provenant de la mémoire à long terme.

Cycle de nettoyage de la narine
Par Jogo | Le 05/03/2009 à 00:00:00

Une de nos deux narines respire plus fluidement que l'autre. On peut déterminer laquelle en en bouchant une et en testant l'autre, et réciproquement (à condition de ne pas être enrhumé). La cause de ce phénomène est que les cavités internes des narines s'auto-nettoient, et pendant ce nettoyage la caverne rétrécit légèrement, entraînant une diminution de l'air inspiré.

Cependant, les deux narines ne sont jamais en nettoyage en même temps, pour assurer un flux d'air maximal en permanence. Elles alternent selon un cycle d'une heure environ. Faites le test dans une heure, ça sera l'autre narine.

Mythologie esquimau
Par Anthony | Le 02/03/2009 à 00:00:00

Pour l'un des premiers omnilogismes de ce site Internet en passe de devenir un incontournable du genre, j'ai choisi la mythologie esquimau. Étrange me direz-vous ? Eh bien ce sujet très incongru et complètement loufoque est une grande passion de l'un des concepteurs de ce site (que je ne nommerai pas pour des raisons évidentes de confidentialité).

En fait il serait plus exact de parler de mythologie inuit que de mythologie esquimau. Celle-ci était traditionnellement basée sur des principes de chamanisme et d'animisme, c'est-à-dire une croyance axée sur l'âme et l'esprit. Selon celle-ci, les éléments de la nature, le minéral, le végétal, les animaux et même les éléments tels que le vent, seraient eux aussi dotés d'une âme. Il faut savoir que les Inuits entretiennent des liens particulièrement étroits avec Dame Nature, c'est pourquoi ils ont une relation fertile, complexe et même de l'ordre du sacré avec le monde animal.

Théologiquement parlant, il n'y a pas réellement de religion inuit, mais plus une mythologie qui raconte des choses sur le monde et les hommes. La cosmogonie inuit est très différente de celles que nous connaissons, au commencement il n'y a aucun chaos ou figure divine omnisciente mais juste un homme, une femme et par la suite des animaux.
Ainsi la mythologie inuit unit les humains et les animaux dans l'origine et la création du monde, on découvre par exemple Sedna, maître des animaux aquatiques, Nanuq, maître des ours polaires ou encore Tekkeitsertok maître des caribous.

Grippe et rhumes
Par Neamar | Le 28/02/2009 à 00:00:00

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi on disait « j'ai la grippe » et « j'ai un rhume » ?

Une question si simple mérite une réponse tout aussi simple : il n'existe qu'un seul virus de la grippe, et plusieurs microbes du rhume. D'où l'emploi d'un article indéfini.

Réflexe de Pavlov
Par Neamar | Le 26/02/2009 à 00:00:00

En 1889, le physiologiste Ivan Petrovitch Pavlov s'amuse à accompagner la nourriture de chiens par des stimulii sonores. Il découvre alors qu'après quelques semaines d'accoutumance, la simple audition du sinal sonore (sans nourriture) déclenche la salivation chez l'animal,

À l'époque, ceci prouve que l'animal fait le lien entre le son entendu et l'arrivée de la nourriture.

Depuis, le terme désigne par extension tout type de réflexe conditionnel (lorsque le cerveau fait le lien entre le stimulus, pas forcément sonore, et l'action qui suit).

Pavlov avance alors l'idée que les réflexes se divisent en deux catégories :

  • les réflexes innés, qu'un individu (ou animal) possède dès la naissance :
  • les réflexes conditionnels, qui sont acquis par l'apprentissage.

Le terme « réflexe de Pavlov » est maintenant utilisé de façon péjorative pour désigner un comportement irréfléchi et récurrent.

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