Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00
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Qui je suis ?
Pas facile comme question ! Eh bien je suis un omnilogiste comme pas mal de monde finalement ! Je suis également un geek (oui oui j'avoue ! ). Par contre le premier qui dit que je suis un no-life, il n'aura plus de données sur son disque dur dans la journée qui suit… eh oui il faut parfois menacer pour être compris.
Pourquoi je participe ?
Ça se corse ! Euh… ben… en fait c'est juste parce que je suis quelqu'un de super-méga-trop cultivé et que je pense qu'il faut partager cette culture (la première partie de la phrase était une boutade bien évidement). Et puis je pense que c'est bien de se coucher moins bête tout les soirs !
Quel goût à la soupe aux choux ?
Ben ça a le goût de choux pardi !
Comptez vos genoux !
1… 2… 3… 4 ! Ah non 3 ça c'est celui de mon frère ! Euh non 2 en fait le 3 c'était mon coude !
Bref, parlez de ce que vous voulez : ce texte s'affichera sur votre page de membre. Vous pouvez utiliser les mêmes balises que lors de la rédaction d'un omnilogisme).
C’est trop cool je peux faire ce que je veux dans la limite des stocks disponibles !
Ben la je n’ai pas d'idée à part que l'improvisation théâtrale ça roxxe !
Et puis voila !
Ils sont partout, et bientôt il gouverneront le monde(1) ! Je parle des geeks bien entendu. Mais alors, qu'est-ce que c'est exactement ? La plupart des gens diront : c'est un gars (ou une fille(2)) qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo et, surtout, qui ne sort jamais. Ses seuls amis sont des personnes avec qui il communique par chats ou forums interposés. Il n'a aucune culture et passe beaucoup de temps devant un écran
.
Et dire qu'il y en a pour penser ça !
Aujourd'hui, mesdames et messieurs, je vais faire remonter les geeks dans votre estime(3).
Commençons par le commencement : qu'est-ce qu'un geek ? Reprenons ensemble la définition de tout a l'heure.
c'est un gars (ou une fille) qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo et, surtout, qui ne sort jamais: FAUX ! Et les geeks vous le répèteront sans cesse : cette définition est celle du no-life qu'il ne faut ABSOLUMENT pas confondre avec le sujet dont nous parlons. Celui-ci est un passionné de sciences qui s'intéresse également aux progrès technologiques mais également aux univers fantastiques par exemple.
Ses seuls amis sont des personnes avec qui il communique par chats ou forums interposés: encore une fois, c'est complètement FAUX. Le geek passe sans doute du temps sur les chats ou les forums, mais il a aussi une vie sociale. Il lui arrive de sortir – même s'il est vrai qu'il préfère jouer aux jeux vidéo avec ses copains ou regarder un film avec sa copine. Eh oui, le geek a lui aussi des sentiments !
Il n'a aucune culture et passe beaucoup de temps devant son écran
: FAUX. Certes, un geek peut passer beaucoup de temps devant un ordinateur, mais il ne faut pas oublier qu'il sait également lire ! Il dévore généralement des livres de science fiction (Star Wars), fantastique (Le Seigneur des anneaux), des mangas, des BD…
Quant à la culture, il ne faut pas dire qu'ils n'en ont pas : disons juste qu'elle est… différente.
Voilà pour la partie « explication » – passons maintenant à la partie « différences ». Jusqu'ici, j'ai parlé des geeks, no-life, mais je n'ai pas encore abordé les nerdz.
un féru de sciences/maths/logique, qui s'intéresse également aux nouvelles technologies et aux univers fantastiques (comics, science-fiction, heroic fantasy, etc. ). Cette passion s'accompagne naturellement de nombreuses activités, telles que le jeu de rôle, le cinéma, les jeux vidéo ou encore la programmation informatique. Et n'oublions pas le sport, car oui, notre geek peut être sportif – enfin parfois !
est une personne qui consacre une très grande part (si ce n'est l'exclusivité) de son temps à pratiquer sa passion, voire son travail, au détriment d'autres activités. Cette addiction affecte ses relations sociales et sentimentales. Ce qu'il faut comprendre, c'est que le no-life n'est pas forcément un mordu de jeux vidéo, même si c'est très souvent le cas. On peut également parler d'un no-life du travail pour désigner quelqu'un qui passe tout son temps à bûcher, et qui ne fait rien d'autre. Les hikikomori japonais sont sans doute les pires no-life de la planète !
En gros, que faut-il retenir ?
Tout d'abord un geek n'est pas un no-life : il a une vie sociale.
Ensuite mesdames messieurs, les geeks/geekettes sont la perle rare de notre société, arrêtons de les considérer comme des êtres différents(4), eux aussi ont des sentiments et des émotions !
Enfin, je vous laisse rechercher où rencontrer ces geeks et ces nerdz(5) – quant aux no-life, ne les cherchez pas, vous ne les trouverez pas !
Si pour vous, la conquête de l'espace se restreint à l'envoi de satellites pour assurer le fonctionnement de votre téléphone portable ou de votre GPS, détrompez-vous ! Rien que pour la NASA, on estime que les technologies spatiales ont amenées à 1 600 innovations dans de multiples domaines, allant du détecteur de fumée à l'airbag en passant par les perceuses sans fil ou les panneaux solaires.
Prenons l'exemple d'un objet que vous utilisez tous les jours : le micro-ondes. Inventé pendant la Seconde Guerre mondiale, le micro-ondes était au départ un radar. Il sera amélioré en 1945 par une équipe d'ingénieurs américains dans le but d'augmenter sa portée. Les chercheurs remarquèrent que les tubes dégagaient énormément de chaleur, permettant de chauffer mains… et sandwichs ! L'un des ingénieurs, Stevens, eut l'idée de mettre du maïs dans un tube : comme vous le devinez, il en sortit du pop corn ! Il fabriqua alors le premier four à micro-ondes et déposa un brevet. Entre temps, la NASA avait repris le principe pour chauffer les combinaisons des spationautes, ce qui rendit le four micro-onde plus sûr et moins nocif pour la santé.
Plus généralement, voici une liste non exhaustive d'inventions amenées par la conquête de l'espace :
La couverture de survie :
inventée en 1960, c'est au départ un film plastique aluminé en mylar (polyéthylène très solide et très isolant) chargé de réfléchir les ondes radio sur le ballon satellite Echo 1.
Le textile ignifugé(6) :
il est intégré aux combinaisons des spationautes pour les protéger des effets calorifiques du rayonnement thermique solaire (en gros : de la chaleur ! ).
Le coussin gonflable de sécurité (ou Airbag) :
le système a été inventé et mis au point dans le cadre du développement des accéléromètres spatiaux(7) alors qu'en parallèle les industriels de l'automobile faisaient leurs expérimentations.
L'imagerie médicale :
L'imagerie spatiale a contribuée à l'évolution des images médicales de type RMN et IRM.
Pompe d'assistance ventriculaire :
Utilisée dans les cœurs artificiels, il s'agit d'un dérivé des pompes à carburant utilisées pour les navettes spatiales.
Les pompes à insuline :
Issues du programme Viking (destiné à explorer le sol martien en 1976).
Les prothèses :
Réalisées avec des matériaux conçus pour les fusées. Cela permet d'alléger les prothèses et de les rendre plus faciles à créer et à manipuler.
Les couches-culottes :
Les premiers spationautes revêtaient des combinaisons incluant des matériaux absorbants pour satisfaire leurs besoins naturels. Ces matériaux ont ensuite été adaptés pour les nourrissons.
Le revêtement des poêles (Téflon) :
Au départ, le téflon était destiné à protéger les satellites des chocs de l'espace ; en effet, cette matière permet aux éléments extérieurs de glisser. Il a été adapté très tardivement pour les poêles.
Les matériaux composites :
Grâce à ces matériaux, il a été possible d'alléger les avions, les fauteuils roulants, les fusées et de produire des matériaux plus résistants grâce aux alliages.
Les matériaux à mémoire de forme :
Ce sont des matériaux en alliage de nickel et de titane capables de revenir à leur état initial en fonction de la température, après avoir été déformés. On peut ainsi fabriquer des stents, ces petits tubes que l'on glisse dans les artères pour les « déboucher ». On réduit leurs diamètres avant la pose et ils se « déploient » dans l'artère sous l'action de la chaleur du corps (le principe est le même pour certaines agrafes chirurgicales). Bien d'autres applications sont en préparation dans différents domaines, comme les vêtements.
Le développement des satellites :
Petite devinette…
Des idées ? Non ? Pourtant ce n'est pas compliqué. Un dernier indice ? « WC ».
Toujours pas ? Le papier toilette bien sûr !
Je suppose que personne ne connaît son origine ? Tant mieux, vous dormirez tous moins bête ce soir !
La création du papier hygiénique remonte à l'Antiquité. À l'époque, pas question de papier : les pauvres utilisaient leurs doigts ou des cailloux, et les riches des poireaux (ou plus généralement leurs vêtements). Les Romains se servaient aussi des cailloux, les plus aisés pouvant même profiter de la douceur de serviettes en tissu. À la fin du Ie siècle, la laine est adoptée comme papier toilette et il est courant de la parfumer.
Au Moyen Âge, on utilise un bâton et on fignole avec du foin ou des feuilles. En Chine, le bâton est déjà répandu depuis longtemps et on se le passe de père en fils ! En revanche, on se sert de coquillages dans le reste de l'Asie.
Dans les siècles qui suivirent, les doigts et les vêtements étaient le plus couramment utilisés, car le papier reste rare, cher et réservé aux écrits.
Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, le papier est encore peu courant, mais on sait que de nombreux manuscrits ont fini peu glorieusement comme papier toilette.
Au XVIIIe siècle, les journaux se développent et deviennent le papier hygiénique le plus utilisé.
Durant le XIXe siècle, l'hygiène n'est pas le souci principal des médecins… Cependant les mœurs évoluent et les connaissances en médecine également. Le corps médical anglais précise que le papier toilette doit impérativement être neuf, car il était alors fréquent de réutiliser un morceau de journal…
Le papier toilette tel qu'on le connaît aujourd'hui est crée pour la première fois aux États-Unis en 1857 par la Cayet's medicated paper ; considéré comme un luxe, les Américains continuent d'utiliser jusqu'au début de la Seconde guerre mondiale les catalogues et les journaux. En Europe, Figaro et Monde continuent d'être employés jusqu'à la moitié du XXe siècle !
Le papier toilette est une marchandise comme une autre pour vous… mais les grandes multinationales américaines font des bénéfices énormes (de l'ordre du milliard de dollars par an ! ).
Sa consommation ne cesse d'augmenter(9) et cette utilisation en hausse constante inquiète les associations pour la sauvegarde de l'environnement, qui préconisent l'utilisation de papier issu du recyclage.
Le symbole de la radioactivité apparaît pour la première fois en 1946, dans le laboratoire de recherche sur les radiations de l'université de Berkeley en Californie. Les chercheurs le choisisse car il représente l'activité atomique d'un atome.
Les couleurs utilisées sont alors totalement différentes de celles que nous connaissons aujourd'hui, puisque les premiers panneaux étaient magenta et bleu. Pourquoi un tel choix de couleurs ?

En fait, c'est pour singulariser le symbole : le magenta n'est alors utilisé sur aucun autre panneau, ce qui permet de distinguer très facilement l'avertissement dans les labos et d'éviter les confusions.
Idem pour le bleu : à l'époque il y en a très peu dans les laboratoires et, encore une fois, la couleur est choisie pour sa rareté visuelle.
Le jaune n'a pas été retenu par les chercheurs car il est déjà très commun !
Cependant les laborantins pensaient que le bleu et le magenta étaient un mauvais choix : selon eux, le bleu n'était pas assez voyant et il n'était pas supposé être utilisé pour des panneaux d'avertissements. Les créateurs ont donc imaginé mettre des bandes blanches avec le bleu (on progresse dans la laideur), mais cela n'a jamais été concrétisé.

L'utilisation du jaune est finalement standardisée par Bill Ray et George Walick à Oak Ridge National Lab en 1948. À cette époque, le directeur du laboratoire leur donne la tâche de refaire un meilleur symbole car le bleu devenait inacceptable. Ray partit donc à Berkeley pour récupérer quelques-uns des panneaux. De retour à Oak Ridge, les deux chercheurs découpèrent le symbole magenta et l'accrochèrent sur des fonds de différentes couleurs ; puis ils se mirent à six mètres des panneaux et un comité décida que « magenta sur jaune » était la combinaison la plus visible.
Ce panneau sera utilisé dans tous les labos manipulant des matières radioactives entre 1948 et 1958. Entre 1958 et 1960, toutes sortes de variations du symbole créé par Berkeley sont suggérées et implantées. À la fin des années 1950 la norme ANSI et la régulation fédérale des USA codifièrent le panneau d'avertissement connu aujourd'hui, ces « règles matrices : » autorisant l'utilisation du noir comme substitut du magenta.
Quant au symbole en lui-même on ne sait pas vraiment d'où il vient… même si la définition ci-dessus (activité atomique de l'atome) reste la plus probable !

Cela dit, certains affirment que le symbole était utilisé sur les docks de la marine près de Berkeley pour avertir les techniciens d'un problème quelconque (voir image ci-contre).
D'autres affirment que le symbole a une certaine ressemblance avec le drapeau de combat japonais, qui aurait été familier aux gens de la côte ouest.
Oyez, oyez !!
Mathématiciennes, mathématiciens, n'avez-vous pas remarqué que les maths sont une succession d'apprentissages et de désapprentissages ? Souvenez-vous lorsque vous étiez écolier(e) : on vous disait que les nombres négatifs n'existaient pas. Mais voilà, arrivé au collège l'existence des nombres négatifs vous est dévoilée. Vous apprenez alors qu'il sont très importants…
En seconde vous apprenez à résoudre un trinôme(10). Mais il y a une exception : x2+1=0 est impossible à résoudre vous dit votre professeur de maths, car n'existe pas. Et une fois encore, en terminale, on vous dit que cette opération est possible et que l'on notera dorénavant i2=-1 et que i est alors un nombre complexe. Ces complexes deviennent alors un ensemble qui englobe les nombres réels et irréels.
Seulement voilà malgré ce changement permanent de philosophie mathématique, il y a certaines choses que l'on ne peut changer. Par exemple la division par zéro. On vous l'a forcément dit au moins une fois dans votre vie(11).
Donc aujourd'hui pour vos yeux et votre esprit(12), je vais vous démontrer pourquoi diviser par zéro est tout simplement impossible…
Tout d'abord il faut savoir quelque chose. Il y a, non pas quatre opérations arithmétiques élémentaires(13), mais uniquement deux ! En fait, la soustraction est une addition maquillée et il en est de même pour la division, qui n'est rien d'autre qu'une multiplication déguisée.
Plus précisément, la soustraction est une opération qui consiste à ajouter l'opposé d'un nombre. La division est une opération qui consiste à multiplier par l'inverse d'un nombre.
Focalisons-nous sur la division : diviser par zéro revient donc à multiplier par l'inverse de zéro.
Raisonnons par l'absurde(14).
Soit b, un nombre quelconque. Par définition, l'inverse de b est le nombre b' tel que b × b' = 1. Donc trouver l'inverse de 0, c'est trouver b' tel que 0 × b' = 1. Ce qui est évidemment impossible, car on peut multiplier n'importe quoi par zéro, on obtiendra toujours zéro.
Il n'existe donc pas de nombre b' tel que 0 × b' = 1. Donc zéro n'a pas d'inverse. Par conséquent on ne peut pas multiplier par l'inverse de zéro, ni diviser par zéro !
Avant que le TGV ne sillonne allègrement la France, un autre projet de train rapide avait éclos. En subsistent encore quelques kilomètres de voies en béton, triste souvenir d'une belle invention. Petite rétrospective pour les nostalgiques…
Août 1962, au sud de l'Angleterre. Un aéroglisseur file à grande vitesse entre l'île de Wight et Portsmouth. Pour la première fois au monde un véhicule à coussin d'air transporte des passagers sur une ligne régulière. De l'autre côté de la Manche, les Français s'intéressent aussi au coussin d'air. En effet, les pays occidentaux cherchent une technologie qui permettrait de se déplacer plus vite qu'avec les voitures ou les bateaux classiques. Ainsi la société Bertin et Cie a présenté cinq mois plus tôt un véhicule terrestre à coussin d'air.
Mars 1962, france. Jean Bertin, directeur de Bertin et Cie, accueille des ingénieurs et des journalistes sur la base de Satory. Il leurs présente le terraplane BC4, un véhicule qui n'a pas besoin de roues pour se déplacer puisqu'il repose sur un coussin d'air. Le principe est simple : le réacteur envoie de l'air dans huit cloches en caoutchouc situées sous l'engin, ce qui soulève l'appareil. Il suffit de modifier la position des cloches pour que l'air qui s'échappe crée une force de propulsion.
Mais Bertin a un plus gros projet : il veut créer un train sur coussin d'air. Il l'a baptisé tout simplement « aérotrain ». L'idée a germé dans son esprit dès 1961.

En décembre 1963, Bertin reçoit des responsables de la SNCF, dont le directeur adjoint. Pour Bertin c'est le moment ou jamais, s'il arrive à convaincre les patrons de la SNCF de l'intérêt de l'aérotrain, son avenir commercial est assuré.
Pour sa démonstration il a fait construire une maquette de son aérotrain à l'échelle . Intéressée, la SNCF demande une étude sur la faisabilité du projet sur une grande distance(15). Un mois plus tard, Bertin rend son étude qui suscite de nombreuses questions en retour. Il y répond par d'autres études. Et ce jeu de questions-réponses va durer six mois, ce qui excède Bertin.
À la fin de l'été 1964, le beau projet s'écroule : les directeurs de la SNCF ne voient pas où utiliser l'aérotrain. Selon eux, leurs turbines de propulsion sont trop fragiles et pas assez endurantes.
C'est un coup dur pour Bertin, mais une nouvelle chance va surgir. À cette époque, l'État veut favoriser le développement des régions(16). Pour cela, il implante de grandes entreprises et des administrations dans huit villes importantes. Or pour que ces villes puissent rayonner aux alentours il est essentiel qu'elles disposent de transports rapides. Bertin pense que c'est une aubaine et décide d'intervenir : il envoie donc une lettre à l'État pour vanter les avantages de l'aérotrain. Une réponse positive arrive en janvier 1965. Dès lors, Bertin, déployant une énergie folle, construit avec ses collaborateurs en moins d'un an le premier prototype et un kilomètre de voie. Le 29 décembre 1965 arrive donc le jour du test grandeur nature pour l'aérotrain 01…
En février 1966 la voie achevée s'étire sur près de sept kilomètres. Sûr de ses effets, Bertin invite la télévision : fascinés, les médias surnomment l'aérotrain « le transport du futur » car il atteint sans aucun problème la vitesse de 200 km/h, un record pour l'époque. Le même modèle muni d'un réacteur et de deux fusées d'appoint établit un nouveau record : 345 km/h !

Impressionné par la performance, le ministre des transports, Jean Charmant, passe fin 67 une vraie commande : une voie d'essai de 18 km qui pourra s'intégrer à une ligne Paris-Orléans et un aérotrain de 80 places. En novembre 1969, la nouvelle voie et le nouvel aérotrain sont présentés au ministre, qui reste bouche bée quant au confort de l'aérotrain(17).
À la suite de ces rencontres l'avenir de l'aérotrain semble radieux. Deux lignes sont prévues :
Mais Bertin, hélas !, va vite déchanter : dans les deux ans qui suivent, ces projets sont abandonnés. Le premier parce que ni l'aéroport d'Orly ni la ville de Paris ne veulent le financer ; le second parce que le gouvernement demande de nouveaux essais, que Bertin n'a plus les moyens de payer.
En 1971 l'aérotrain semble donc enterré… quand bizarrement, le gouvernement révise sa position : il décide soudain de construire une ligne entre la ville de Cergy et le quartier de la Défense. Un an plus tard, la SNCF se voit confier le soin de créer une société pour construire et exploiter cette ligne. Les ennuis (re-)commencent alors pour Bertin, car la SNCF impose un certain matériel que Bertin ne peut utiliser, à cause du faible budget attribué. De plus, certains journaux font mauvaises presse à l'aérotrain.
L'aérotrain n'apparaît déjà plus comme le moyen de transport du futur, et la construction de la ligne Cergy est sans cesse retardée. Comme si cela ne suffisait pas, arrive un nouveau coup dur début 1974 : le prix du pétrole explose. Du coup, les moteurs gourmands en énergie, comme celui imposé par la SNCF, ne sont plus du tout compétitifs face au moteur électrique.

Réagissant aux difficultés, Bertin tente de frapper l'opinion. En mars 1974, l'aérotrain i-80, propulsé par un réacteur d'avion réussit à atteindre 430 km/h : la plus grande vitesse pour un véhicule terrestre guidé sur rail. Mais malgré cette performance exceptionnelle, le sort de l'aérotrain est scellé et en juin 1975, c'est le coup de grâce lorsque Valéry Giscard d'Estaing annonce la construction d'une ligne TGV Paris-Lyon. Malade, épuisé, brisé par la préférence de l'État pour une technologie moins novatrice que l'aérotrain, Bertin se retire de sa société. Il meurt quelques mois plus tard en décembre 1975.
Après le choix du TGV comme train rapide, les cinq modèles d'aérotrains sont remisés dans des hangars et oubliés. En 1992, un incendie détruit le i-80, le modèle le plus abouti.
Que reste-t-il de cette aventure technique ? Dix huit kilomètres de voie de béton au nord d'Orléans, triste souvenir d'un échec retentissant… et pourquoi un tel fiasco, alors que l'aérotrain semblait en avance sur ses concurrents ? Il a été victime de l'inquiétude et du scepticisme face à la nouveauté. Ses concurrents ont tout fait pour le freiner. Les circonstances, enfin, on joué contre lui : il a été terrassé par le choc pétrolier.
Cela peut paraître injuste et cruel mais ce n'est pas toujours le plus innovant qui triomphe. Bertin l'a douloureusement appris à ses dépens.

Créé en 1972, le service CEDEX permet d'identifier précisément le courrier destiné aux entreprises et administrations afin d'assurer un traitement spécifique à leur correspondance.
Les codes CEDEX correspondent à un service et sont gérés dans chaque bureau dit CEDEX.
Ce code est composé de cinq chiffres :
Pour les deux ou trois premiers il s'agit :

Donnez-moi du bleu, donnez-moi du blanc, donnez-moi du rouge, et je vous chanterai l'hymne national français.
Et oui, pour tout ceux qui ne le savent pas le drapeau français est bleu, blanc et rouge
Pourquoi donc ?
Facile(18), les rois de France ont arboré les trois couleurs du drapeau séparément.

C'est la Révolution Française qui va instituer le drapeau tricolore.
Le 13 juillet 1789, la Garde nationale, sur le point de prendre la Bastille, portait une cocarde bleue et rouge (les couleurs traditionnelles de Paris). Le 17 juillet, Pierre Bailly, maire de Paris, présenta la cocarde au roi et l'épingla sur l'habit blanc du roi, qui alla saluer la foule devant l'Hôtel de Ville avec cette cocarde. La Fayette la recommanda au gouvernement et elle fut officiellement adoptée le 4 octobre 1789.
Un décret du 15 février 1794 indique que le pavillon et le drapeau National seront formés des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales de manière à ce que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant
.
La Restauration de 1815 rétablira le drapeau blanc, symbole de la monarchie des Bourbons. D'ailleurs, le drapeau blanc est aujourd'hui encore l'emblème des légitimistes, qui refusent le drapeau tricolore, taché, selon eux, du sang de Louis XVI.
Amis omnilogistes et lecteurs, peut-être avez-vous eu la chance de voyager dans un pays anglophone, germanique ou espagnol. Mais lorsque vous avez voulu envoyer un mail à votre famille… damned, le clavier est différent du clavier français. En effet, les pays anglophones et les Espagnols utilisent un clavier de type QWERTY, et les Germaniques un clavier de type QWERTZ. Bref un clavier bien différent de votre bon vieux clavier AZERTY (nommé ainsi d'après la première ligne du clavier).
Pourquoi donc ? Il nous faut remonter à l'invention de la machine à écrire.
En 1714, l'anglais Henry Mill dépose un brevet de machine à écrire. Mais ce n'est qu'en 1829, aux USA, que la première machine à écrire sera commercialisée.
À cette époque les lettres sont classées par ordre alphabétique. Rapidement, cela devient un problème : les secrétaires écrivant de plus en plus vite sur la machine, les bras sur lesquels sont gravés les lettres se coincent entre eux, et la secrétaire est alors obligée d'arrêter d'écrire pour débloquer sa machine.
Il faudra attendre 1868, pour que Christopher Latham Sholes instaure le clavier QWERTY, un nouveau placement des lettres plus approprié à la vitesse de frappe sur le clavier, empêchant le mécanisme de s'enrayer : les lettres étaient placées selon la langue de l'utilisateur en tenant compte de l'alternance des mains afin d'éviter l'accrochage des barres.
Le clavier QWERTY était né !
Quant aux claviers AZERTY et QWERTZ, ils sont une adaptation du clavier QWERTY, le clavier français intégrant notamment les lettres accentuées. Pourtant l'adaptation du clavier AZERTY n'est pas aussi efficace que le QWERTY, il comporte des erreurs de placement de lettres qui n'ont jamais été corrigées.
Dans notre société mondialisée, le dollar est la monnaie d'échange internationale la plus utilisée et la plus connue : son symbole ($) parcourt le monde à chaque transfert d'argent. Mais d'où vient le symbole ? Voilà une colle monumentale !
Une fois encore, trois théories s'affrontent, car personne n'est certain de l'origine du symbole.
Troisième théorie : sans doute la plus plausible. Le symbole $ vient des colonnes d'Hercule(19).

Au XVIe siècle, l'empereur Charles V d'Allemagne, également roi d'Espagne, avait incorporé les colonnes comme support dans les nouvelles armoiries d'Espagne (encore en usage aujourd'hui). Ces armoiries se sont donc retrouvées sur toutes les pièces hispano-américaines, monnaie qui a constitué, du XVIe au XIXe, l'unité monétaire de référence mondiale, comparable au dollar américain de nos jours.
On appelait ce dollar le Pillar dollar (« dollar à colonnes »). Les colonnes d'Hercule étaient enroulées de banderoles, formant un genre de « S » autour d'un axe vertical, la colonne. Le symbole $ viendrait vraisemblablement de là.