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Le symbole de la radioactivité
Par Tanguy | Le 20/01/2010 à 00:00:00

Le symbole de la radioactivité apparaît pour la première fois en 1946, dans le laboratoire de recherche sur les radiations de l'université de Berkeley en Californie. Les chercheurs le choisisse car il représente l'activité atomique d'un atome.

Les couleurs utilisées sont alors totalement différentes de celles que nous connaissons aujourd'hui, puisque les premiers panneaux étaient magenta et bleu. Pourquoi un tel choix de couleurs ?

Le panneau original

En fait, c'est pour singulariser le symbole : le magenta n'est alors utilisé sur aucun autre panneau, ce qui permet de distinguer très facilement l'avertissement dans les labos et d'éviter les confusions.
Idem pour le bleu : à l'époque il y en a très peu dans les laboratoires et, encore une fois, la couleur est choisie pour sa rareté visuelle.
Le jaune n'a pas été retenu par les chercheurs car il est déjà très commun !

Cependant les laborantins pensaient que le bleu et le magenta étaient un mauvais choix : selon eux, le bleu n'était pas assez voyant et il n'était pas supposé être utilisé pour des panneaux d'avertissements. Les créateurs ont donc imaginé mettre des bandes blanches avec le bleu (on progresse dans la laideur), mais cela n'a jamais été concrétisé.

Le panneau crée par Ray et Walick

L'utilisation du jaune est finalement standardisée par Bill Ray et George Walick à Oak Ridge National Lab en 1948. À cette époque, le directeur du laboratoire leur donne la tâche de refaire un meilleur symbole car le bleu devenait inacceptable. Ray partit donc à Berkeley pour récupérer quelques-uns des panneaux. De retour à Oak Ridge, les deux chercheurs découpèrent le symbole magenta et l'accrochèrent sur des fonds de différentes couleurs ; puis ils se mirent à six mètres des panneaux et un comité décida que « magenta sur jaune » était la combinaison la plus visible.

Ce panneau sera utilisé dans tous les labos manipulant des matières radioactives entre 1948 et 1958. Entre 1958 et 1960, toutes sortes de variations du symbole créé par Berkeley sont suggérées et implantées. À la fin des années 1950 la norme ANSI et la régulation fédérale des USA codifièrent le panneau d'avertissement connu aujourd'hui, ces « règles matrices : » autorisant l'utilisation du noir comme substitut du magenta.

Quant au symbole en lui-même on ne sait pas vraiment d'où il vient… même si la définition ci-dessus (activité atomique de l'atome) reste la plus probable !

Le panneau sur les docks de la marine

Cela dit, certains affirment que le symbole était utilisé sur les docks de la marine près de Berkeley pour avertir les techniciens d'un problème quelconque (voir image ci-contre).
D'autres affirment que le symbole a une certaine ressemblance avec le drapeau de combat japonais, qui aurait été familier aux gens de la côte ouest.

Y a comme une odeur de gaz dans l'air…
Par Neamar | Le 11/12/2009 à 00:00:00

Snif, snif… voilà une odeur désagréable qui fait réagir ! Mais si, vous la connaissez bien ; c'est celle du gaz qui fuit. La réaction est immédiate : fermer la bouteille de gaz pour éviter tout problème.

Mais savez-vous que le gaz naturel, en plus d'être hautement inflammable (ce qui est exactement ce qu'on lui demande après tout) est aussi non-toxique, incolore, inodore et insipide ? Autrement dit, vous pourriez vous retrouver dans une pièce remplie de gaz sans vous en rendre compte. C'est d'ailleurs la mésaventure qui arriva à 295 écoliers du Texas en 1937, qui moururent dans une explosion digne d'Hollywood faute d'avoir pu sentir la présence du gaz. Quelques semaines plus tard, le Texas imposait l'ajout de composés chimiques au gaz (les thiols), et en quelques mois le monde entier prit l'habitude d'odoriser son gaz.

Des thiols, quoi qu'est-ce ? Aussi appelés mercaptans, il s'agit de composés chimiques extrêmement odorants(1) : le nez humain les sent à partir de la concentration extrêmement faible d'une partie pour cent millions. Vous connaissez certainement cette odeur d'œuf pourri et d'ail, c'est celle qui est produite par la mouflette… et utilisée pour les boules puantes ! Dans le cas du gaz naturel et du propane des gazinières françaises, on injecte de l'éthanethiol ou du butanethiol, même si certains proposent de le remplacer par le tétrahydrothiophène qui présente l'avantage de ne pas être corrosif pour les valves, ni toxique pour l'être humain.

Maintenant, quand on vous dira que ça sent le gaz, vous saurez quoi répondre…


  1. (1) Le Guinness book leur décerne le prix de « substance la plus puante au monde ».
Vide ou pas vide, telle est la question
Par melepe | Le 25/11/2009 à 00:00:00

Je vais probablement dire quelque chose qui fâche, mais vous qui me lisez êtes une coquille vide. Remarquez, j'en suis une aussi, comme le sont tous les composants de l'Univers(2) : plus de 99,99 % de ce qui nous compose est en réalité du vide. Quelle est la raison de cette surprenante vérité ?
Pour répondre à cette question, effectuons un zoom puissant dans la matière : nous voilà au niveau de l'atome.
Un atome d'hélium. Crédits image : Wikipedia

Que voit-on ? Au centre, un noyau d'une taille d'environ 10-15 m(3), et des électrons de taille négligeable qui tournent autour du noyau à 10-10 m de celui-ci ; entre les deux… du vide.
Ainsi, la matière n'occupe qu'un cent-millième du volume total de l'atome, le reste étant occupé par du vide !
Une manière comme une autre de débuter une longue discussion philosophique. Et, parce que vous le valez bien, j'en rajoute une couche.

Remarquons maintenant qu'obtenir le vide absolu à l'échelle humaine est quasiment impossible. L'homme ne réussit qu'à obtenir un vide relatif qui contient encore 2,4 millions de molécules par millilitre ; l'Univers dans son coin le plus perdu contient encore 1 atome par millilitre ; et en supposant que l'on arrive à trouver un endroit vide de tout atome, il restera encore des ondes (lumineuses et magnétiques entre autres) qui viendront ruiner notre entreprise.

Maintenant, soyons fous et imaginons-nous un vide absolu, un vide parfait : nous nous apercevons alors avec horreur et stupéfaction qu'il fourmille de particules qui se créent et qui s'annihilent l'instant d'après. En effet, le vide possède de l'énergie(4) ! Et donc, du fait de ces particules qui se créent à chaque instant, le vide fondamental est composé de matière : beau paradoxe que nous livre la physique des particules !

En résumé, nous sommes composés en quasi-totalité de vide, qui lui-même est composé dans sa quasi-totalité de matière… Un bon conseil : considérez cet article comme vide d'intérêt et retournez à des occupations normales !


  1. (2) Sauf quelques astres particuliers, mais ça n'est pas le sujet.
  2. (3) Soit un 1 précédé de 14 zéros après la virgule, c'est-à-dire 0,000 000 000 000 001 m.
  3. (4) Qui par ailleurs ne peut pas être utilisée comme source d'énergie pour nos maisons, car le rendement d'une telle machine serait négatif. C'est plutôt ballot.
Cracher du feu
Par Cthulhu | Le 06/11/2009 à 00:00:00

Pour la première fois, vous regardez un cracheur de feu. Et c'est ainsi que vous vient la question suivante : comment fait-il pour ne pas se brûler ?

En vérité, il ne crache pas véritablement le feu : il souffle une substance inflammable dans l'air (comme la kerdane, un pétrole traité, la paraffine, qu'on utilise pour les bougies, ou même le sucre glace) en direction de la torche, et le feu de cette dernière enflamme la substance. On a donc l'impression que la personne crache réellement du feu.

Enfin, tout cracheur de feu utilise une pommade lui permettant d'atténuer sensiblement la chaleur des flammes, qu'il place sur une grande partie de son visage.

Faire du feu… à l'âge de pierre
Par bjpascal | Le 29/10/2009 à 00:00:00

Vous l'avez déjà entendu dire : « les hommes préhistoriques faisaient du feu avec des silex ». De plus il y a de fortes chances que vous ayez expérimenté : frapper deux silex l'un contre l'autre crée bel et bien des étincelles.

Or avec des silex on ne peut pas allumer un feu !
Les étincelles produites par ceux-ci sont trop froides pour pouvoir allumer quoi que ce soit. Pour allumer un foyer sans briquet et allumette mais à l'aide de pierres, on peut utiliser un silex mais il faudra le frapper contre une autre pierre contenant du sulfure de fer ; comme la pyrite (dont le nom provient du grec pyros : « feu ») ou la marcassite. En effet, ces deux pierres produisent des étincelles chaudes qui s'éjectent de la pierre et peuvent donc allumer un autre combustible.

Pour pouvoir arriver à allumer un vrai feu avec une si petite étincelle, on utilise de l'amadou. C'est un champignon qui pousse sur les arbres et qui a une facilité à se consumer très étonnante. J'ai fait le test avec un loupe toute simple, deux secondes d'énergie lumineuse fournie par le soleil et concentrée par la loupe suffit à créer de petites braises qui vont vite grossir. En soufflant il devient aisé d'obtenir des braises assez grosses pour allumer de toutes petites brindilles et donc par la suite un feu.
Pour obtenir du feu avec l'amadou et une simple étincelle provenant d'une des deux pierres citées ci-dessus, il faut râper le champignon ; une fois qu'il se consume il suffit de rajouter de l'herbe sèche et du bois de plus en plus gros jusqu'à obtenir un vrai feu.

Fiat lux : Néon pas peur des mots
Par Damien | Le 26/10/2009 à 00:00:00

néon

Qui ne s'est pas entendu un jour demander d'éteindre (ou allumer, c'est selon ! ) le tube néon de telle ou telle pièce ?

Mais êtes-vous bien certain qu'il s'agisse d'un tube néon ? Si tel est le cas, l'éclairage de votre pièce est bien particulier !

En effet, il s'agit là d'un abus de langage, puisque s'il s'agit bien d'une lampe à décharge, (par opposition aux lampes à incandescence, constituées d'un filament) le terme générique adéquat est tube fluorescent. Un tube à décharge de gaz utilise des électrodes dans un gaz à basse pression pour créer de la lumière, selon un procédé physique… qu'il ne sera pas utile de développer ici.

Si ce tube est chargé d'argon, il éclaire alors de couleur rouge ; c'est pour cela qu'il est notamment utilisé pour des enseignes lumineuses.

Il est aussi possible d'émettre les couleurs bleue (avec de l'argon), verte, ambre et rose. On agit pour cela sur trois facteurs : la poudre phosphorescente qui se retrouve à l'intérieur du tube, la couleur du verre et le gaz inséré.

Les tubes « blancs » classiques sont différenciés par deux critères : leur « température » de couleur et leur IRC dont les variantes permettent d'obtenir des teintes qualifiées de chaudes à très froides.

Le marquage standardisé visible sur tout tube permet d'obtenir des indications utiles : il est constitué de trois chiffres, indiquant à la fois l'indice de rendu de couleur et la température de couleur. Le premier chiffre indique l'IRC, en dizaines de pourcent(5), les deux chiffres suivants désignent la température de couleur, en centaines de Kelvins.

Ainsi :

  • 640 désigne un tube d'un IRC de 60% et d'une température de couleur de 4 000 K (blanc industriel) : éclairage d'atelier ou cave ;
  • 840 désigne un tube d'un IRC de 85 et d'une température de couleur de 4 000 K : c'est l'éclairage typique d'un bureau ;
  • 827 désigne un tube d'un IRC de 85 et d'une température de couleur de 2 700 K : c'est notamment le cas des lampes fluocompactes.

Les teintes 950 ou 965 correspondent à une lumière extérieure, mais sont d'un usage assez rare.

Que ce tube éclaire blanc, rouge ou d'une autre couleur, il a l'avantage de consommer beaucoup moins que les lampes à incandescence (cinq à six fois), avec une durée de vie bien supérieure (de dix à cinquante fois). C'est pour cela que depuis le début du mois d'octobre 2009, la vente des secondes est interdite au profit des premières, en partant des plus fortes puissances. Au fil des mois, l'interdiction deviendra totale…

Et la lumière fut !

— La genèse

  1. (5) Autrement dit, 9 \equiv 90\%.
Les échographies
Par clo~ | Le 25/10/2009 à 00:00:00

Durant la grossesse de la femme, trois échographies sont mises en place pour suivre le bon développement du fœtus. Ces échographies ont pour but :

  • de prévenir la prématurité,
  • de rechercher la présence ou la survenue d'éléments anormaux qui causeraient des risques pour la mère ou pour l'enfant.

Description

L'échographie est une technique d'imagerie médicale qui repose sur des ultrasons qui sont émis par une sonde. Une partie du son se perd dans l'air ambiant, l'autre pénètre les tissus et est réfléchie par les obstacles qu'elle rencontre.

Lors d'une échographie, le médecin applique sur la peau de la mère un gel limitant la perte d'ultrasons qui sont arrêtés par les os et les tissus les plus épais (tel que le placenta dans le cas de la grossesse). La vibration sonore renvoyée est ensuite convertie en image par l'appareil !

Recette d'humain
Par byakkou | Le 16/10/2009 à 00:00:00

Le corps humain est composé de :

  • 71 % d'eau ;
  • 18 % de carbone ;
  • 4 % d'azote ;
  • 2 % de phosphore ;
  • 2 % de calcium ;
  • 1 % de potassium ;
  • 0,5 % de sodium ;
  • 0,5 % de soufre ;
  • 0,4 % de chlore ;
  • une cuillère à soupe de magnésium, manganèse, zinc, silicium, brome, fluor, nickel, cuivre, iode ;
  • une pincée d'aluminium, cobalt, étain, titane, bore, plomb, vanadium et molybdène.

l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci : le corps humain parfait

Maintenant, si vous voulez jouer à Dieu, vous pouvez toujours aller acheter ces ingrédients dans le commerce (comme quoi c'est facile et pas si cher) et essayer d'assembler correctement une cathédrale chimique qui ressemblera peut-être à quelqu'un.

Sinon il y a toujours une manière simple pour créer la vie : former un couple(6). Ça marche mieux et on est moins embêté par l'opinion publique…


  1. (6) Ceci est dit sans vouloir vexer les célibataires endurcis.
Déterminisme sexuel de certains reptiles
Par Anthony | Le 15/10/2009 à 00:00:00

Bébé crocodile

Chez certains reptiles, tous ovipares, la détermination du sexe de l'individu n'est pas génotypique(7) mais dépend de la température d'incubation des œufs. Cette température, aussi appelée TSD, va influer durant les premières périodes du développement embryonnaire(8) sur la différenciation des gonades.

Graphiques représentant la variation de température corrélée à la détermination du sexe chez les reptiles
Graphiques représentant la variation de température corrélée à la détermination du sexe chez les reptiles

L'image ci-contre nous montre comment la variation de température est corrélée à la détermination du sexe chez ces ovipares. On remarque que sur ces schémas, il existe plusieurs plages de températures :

  • Des températures « masculinisantes » (notées TM) donnant 100 % de mâles ;
  • Des températures « féminisantes » (notées TF) donnant 100 % de femelles ;
  • des températures de transition (TRT) pour lesquelles on a dans certaines proportions des mâles, des femelles et quelques fois des intersexués.

Alors le réchauffement climatique, oui ! mais un monde gouverné par des femelles…


  1. (7) CSD ou CSD désignent tous deux la détermination du sexe due à l'expression de gènes des chromosomes sexuels
  2. (8) La période thermosensible représente chez ces animaux 18 % à 30 % de la durée du développement embryonnaire
Oreilles bouchées
Par Tanguy | Le 12/09/2009 à 00:00:00

Pourquoi a-t-on cette sensation d'oreilles bouchées au décollage d'un avion ? Après tout, la cabine est pressurisée, la pression devrait donc être la même que celle au décollage.

En fait, il s'agit d'un problème de sous. Afin d'économiser le carburant, les avions de lignes volent à très haute altitude – de l'ordre de 12 000 mètres : à cette altitude les frottements de l'avion avec l'air sont très faibles, ce qui réduit la consommation. Le problème étant que les êtres vivants ont du mal à respirer à partir de 5 500 mètres !

Il est donc indispensable de pressuriser les cabines ce qui pose de gros problèmes techniques. À 12 000 mètres d'altitude la pression atmosphérique est divisée par cinq par rapport à la pression au niveau de la mer (P0) ; de sorte que la cabine pressurisée à P0 exploserait immédiatement si la structure de la cabine n'était pas soigneusement étudiée.

Pour les avions de lignes civils, la pression dans la cabine est maintenue à la plus basse valeur possible, qui correspond à une altitude de 2 500 mètres. Cette pression est généralement sans effet sur un organisme en pleine forme mais certains passagers affaiblis éprouvent des difficultés à respirer.

Il existe un second problème : tous les aéroports ne sont pas à la même altitude. Entre Roissy Charles de Gaulle (France) et La Paz (Bolivie) on trouve une différence de 5 200 mètres : la pression atmosphérique à La Paz est la moitié de celle de Paris. Imaginez ce qui se passerait si les pressions intérieure et extérieure étaient différentes lors de l'ouverture des portes !

Pour limiter le phénomène d'oreille bouchée, la pression à l'intérieur de l'avion est réduite en douceur à mesure que l'avion monte ; elle est graduellement augmentée (ou réduite si on va à La Paz) pendant la descente, de sorte qu'elle soit égale à la pression atmosphérique extérieure à l'ouverture des portes. C'est généralement suffisant pour que nos oreilles aient le temps de s'adapter ; mais si cela ne vous suffisait pas, bouchez vous le nez, avalez votre salive et faites montez la pression jusqu'à égalisation.

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