Prochain omnilogisme : 15/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
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Si je vous demande combien étaient les Rois mages, vous me répondrez évidemment trois ; et si je vous demande comment ils s'appelaient, vous me répondrez en chœur Gaspard, Melchior et Balthazar. Vrai ? Faux ! Vous êtes des incultes.
En effet, si on lit la Bible voici les seules informations disponibles sur ces étranges visiteurs :
Jésus étant né à Bethléem de Judée, aux temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre à l'Orient et nous sommes venus lui rendre hommage.”
Comme on le voit, il est simplement question de mages venus d'Orient, leurs noms et leur nombre restant indéterminé. Enfin, il n'est jamais question de rois mais juste de mages !
Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle, conservé à la Bibliothèque nationale de France et nommé Excerpta Latina Barbari(1) (« extraits latins d'un barbare »).
De plus, pour représenter l'universalité du christianisme, « on » a donné une nationalité à chacun des mages : ainsi, l'un est jaune, l'autre est blanc, et le dernier est noir car à l'époque, les continents les plus explorés étaient l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Ce qui correspond aussi à la couleur des offrandes apportés par les mages bibliques : l'or, la myrrhe et l'encens.
À cette époque du règne d'Auguste, le 1er janvier les mages lui apportèrent des offrandes et l'adorèrent. Le nom des mages était Bithisarea, Melichior et Gathaspa..
Le terme de pomme d'Adam désigne la « proéminence du cartilage thyroïde du larynx sur la face antérieure du cou ».
Le nom proviendrait d'un épisode de la Genèse, quand Ève fait consommer à Adam le fruit interdit(2). Au sens figuré, le fruit lui reste alors en travers de la gorge (puisqu'il est la cause de sa déchéance et de son exil du jardin d'Éden), d'où le nom donné à ce cartilage qui ressemble à un morceau de pomme coincé.
La femme possède aussi ce cartilage, mais dissimulé dans une région graisseuse entre le menton et le cou.
On doit au célèbre mathématicien Allemand Carl Friedrich Gauss (1777-1855) la formule permettant de calculer le jour de Pâques. Cet évènement, au cœur même de la foi chrétienne, consiste à célébrer la résurrection du Christ. Il induit également, au travers des calendriers, de profiter de jours de congés plus ou moins bien mérités : le lundi de Pâques (le lendemain), le jeudi de l'Ascension (40 jours plus tard) et le lundi de Pentecôte (50 jours après).
Nous sommes nombreux à savoir exprimer correctement cette date. Pour les autres, je vous souffle : « Pâques est le premier dimanche après la pleine lune qui arrive ou qui suit le jour de l'équinoxe de printemps ».
Mais voilà, bien malin celui qui est capable de déterminer les futurs « ponts » à réaliser dans les années à venir, voire à les calculer dans des logiciels spécialisés utilisant des fonctions avancées de gestion d'agenda.
Alors, armez-vous de votre crayon de bois, de votre calculatrice, de votre tableur, en attendant que Neamar fournisse l'accès direct au résultat au travers d'une de ses applications dont il a le secret.
Suivez les étapes :
Calculer y = 19a + m.
Vous trouverez ci-joint les valeurs de m jusqu'en 2 600.
Soit d le reste de la division de y par 30 (y = 309, d = 9).
Calculer z = 2b + 4c + 6d + n.
Vous trouverez ci-joint les valeurs de n jusqu'en 2 600.
Soit e le reste de la division de z par 7 (z = 67, e = 4).
Soit n = d + e. Le nombre x de jours entre le 22 mars et Pâques est déterminé de la façon suivante(3) :
Pour N = 2010, x = n = 13. En ajoutant 13 jours au 22 mars, on obtient bien le 4 avril, jour de Pâques en 2010.
| N | m | n |
|---|---|---|
| Avant 4/10/1582 | 15 | 6 |
| 1582 à 1699 | 22 | 6 |
| 1700 à 1799 | 23 | 3 |
| 1800 à 1899 | 23 | 4 |
| 1900 à 2099 | 24 | 5 |
| 2100 à 2299 | 25 | 0 |
| 2300 à 2399 | 26 | 1 |
| 2400 à 2499 | 25 | 1 |
| 2 500 à 2 599 | 26 | 2 |
Pour les femmes musulmanes le voile est de rigueur dans tous les courants salafistes(4) et chez certains chiites (une des deux branches principales de l'islam) intégristes. Il en existe plusieurs versions :

Le hijab : voile « classique », il peut être de couleur et ne couvre pas le visage. C'est celui qui a usurpé l'appellation de voile islamique alors que le terme exact est voile islamiste ;

Le jilbab : noir, de tradition saoudienne ou des pays du Golfe, il laisse voir le visage. La femme ne doit pas s'habiller en blanc ou avec des couleurs claires pour garder une allure austère et ne pas mettre en avant ses « charmes » et ses « formes » ;

Le tchador : long voile noir de tradition chiite qui couvre tout le corps mais laisse voir les mains et le visage ;

Le niqab : voile qui cache tout le corps, y compris le visage. Seuls les yeux sont visibles. Certains idéologues salafistes acceptent cette « dérogation » pour les femmes qui portent des lunettes notamment ;

La burqa : l'équivalent du jilbab avec sitar(5), qui est un voile supplémentaire cachant les yeux et le visage. Du temps des talibans, toutes les femmes avaient l'obligation de la porter en Afghanistan.
Comme certains d'entre vous le savent, aujourd'hui les musulmans fêtent l'Aïd. Mais qu'est-ce précisément ? Il en existe deux sortes, voici quelques explications très simples pour les différencier :
Le premier est l'Aïd el-Kebir (en arabe العيد الكبير, que l'on peut traduire par la grande fête), qui est la cérémonie la plus importante dans la tradition islamique. Cette fête est célébrée en hommage à Ibrahim(6). Mais qui était-il ?
C'est un homme qui accepta d'égorger son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah. Mais au dernier moment, ce dernier lui envoya une brebis pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. Selon les traditions juive et chrétienne, (tirées de la Torah et de l'Ancien Testament), dans l'épisode du sacrifice, c'est le second fils d'Abraham, Isaac qui a failli être tué, et non Ismaël ;
Un des premiers traits attribués à la race humaine par les anthropologistes est que nos ancêtres se démarquaient du reste du règne animal par l'enterrement de leurs morts. Au cours des âges, beaucoup de techniques différentes de « traitement » des morts ont ainsi vu le jour, spécifiques à telle ou telle civilisation. Ainsi, en Europe de l'Ouest, l'enterrement est la coutume principale. En Inde, c'est la crémation. Il en existe des dizaines comme cela, dont certaines peuvent nous choquer et nous paraître barbares à nous, profanes habitués aux coutumes occidentales. Il y a quelques siècles, en Europe de l'Ouest, la crémation était considérée comme un châtiment alors qu'elle était un honneur en Europe du nord.
Intéressons nous ici à une coutume des plus exotiques, venue tout droit du lointain Tibet. Nommée « funérailles célestes », jhator en tibétain, et consiste à exposer le corps des défunts sur le haut d'une montagne pour que les rapaces viennent le dévorer. Barbare dites-vous ?
Eh bien figurez-vous que pas du tout. La raison d'un tel agissement vient d'abord d'un aspect purement « pratique » : le Tibet est un pays majoritairement montagneux, avec peu d'arbres. Il y a donc peu de sols disponibles pour enterrer les morts, et peu d'arbres pour organiser des bûchers. Il faut donc une autre solution.

De plus, les Tibétains sont bouddhistes, philosophie qui prône la réincarnation. Selon eux, une fois la personne décédée, son âme va dans l'au-delà pour être ensuite réincarnée, alors que l'enveloppe de chair restée sur terre n'est plus qu'une simple coquille vide. Le fait de nourrir les rapaces avec cette chair est considéré comme un retour complet à la nature, le dernier don de soi de la part du défunt à la terre qui l'a fait naître.
Cependant, le jhator est une cérémonie très codifiée et chère. Les gens qui ne peuvent pas offrir la cérémonie proprement dite au corps du défunt se contentent de placer le corps sur des hauteurs afin que celui-ci soit dévoré par les rapaces.
Pour ceux qui peuvent se l'offrir, s'ensuit un véritable rituel. Il se déroule habituellement dans un monastère, tel que le monastère de Drigun. Le corps est placé sur une pierre plate qui sert spécialement à cet usage. Avant le rituel, un moine chante en tournant autour du corps et brûle des encens. Puis le corps est littéralement découpé par les Rogyapas (découpeurs de corps). La chair est séparée du squelette, pétrie puis mélangée à de la farine d'orge, du thé et du lait de Yak. Enfin les vautours sont appelés à manger. Il peut y en avoir beaucoup : jusqu'à 200 sur un seul corps ! Et rien (à part le squelette) n'est laissé.
Coutume intéressante, qui peut nous sembler étrange, voire dégoûtante, mais dont la logique est difficilement réfutable.

Nous allons aujourd'hui relever un petit détail d'un supplice fort peu recommandable : le crucifiement(7).
La quasi-totalité des images nous montrent un Christ en croix, les clous plantés bien « proprement » au milieu de la paume – un imaginaire directement issu du Moyen Âge.
Pourtant, les condamnés n'étaient pas attachés ainsi à la croix : en effet, l'angle que fait le bras avec la croix force chaque clou à supporter non pas une moitié de masse humaine, mais une masse humaine complète. Et la chair tendre des paumes ne suffit pas à maintenir une telle masse : elle se déchire jusqu'à la commissure. Le condamné tombe alors, ce qui n'est pas forcément l'effet recherché !

Alors, faut-il jeter toutes ces images ? Non : en fait, il suffit de décaler très légèrement le clou pour le planter dans l'espace de Destot (en bleu sur l'image). Cette zone, entourée d'os, peut supporter plusieurs masses humaines comme le prouvent certaines expériences macabres, et un bourreau expérimenté peut la localiser en quelques secondes.
Ultime raffinement : comme le montre l'image, le clou provoque une lésion du nerf médian (en jaune). Conséquence : le pouce se ramène automatiquement vers la paume(8). Malheureusement, la partie sensitive du nerf reste active : le supplicié ressentait donc une douleur fulgurante névralgique dans la main, le poignet et l'avant-bras. Pour avoir une idée, c'est la même douleur que la roulette du dentiste sur la pulpe dentaire – sans anesthésie, bien sûr.
La découverte d'un squelette de crucifié du Ie siècle vient confirmer cette théorie, apportant si besoin était la preuve que dans l'art de faire du mal à son prochain, l'homme n'a besoin de leçons de personne.

Il est des choses qui paraissent intemporelles ; telles que les jeux de carte. Et pourtant, ils sont le fruit d'une longue évolution faite d'interdits et de croyances… et alors même que l'on pourrait croire qu'à notre époque, ces différends ont tous été résolus, il n'en est rien. Les jeux et les figures sur nos jeux de carte changent de pays en pays, et d'époques en époques.

Prenons l'exemple du roi de cœur, que nous Français surnommons affectueusement « le barbu ». Ironiquement, les Anglais ont pris notre contre pied et leur roi de cœur est le seul roi sans moustache !
En quelques lignes, voici à qui correspondent les noms retenus pour les cartes françaises(9), que l'on lit souvent sans forcément les lier à une référence historique.
Les valets :
Particularité : le valet de trèfle est la seule carte(10) à porter « quelque chose » : contrairement à la croyance, il ne s'agit pas d'un bouclier mais d'un blutoir, sorte de tamis.
Les dames :
Particularité : la dame de trèfle est la seule carte(10) à ne pas porter de fleur dans la main.
Les rois :
Les rois font tous partie des neuf preux, des figures qui incarnaient l'idéal chevaleresque au Moyen Âge. Contrairement aux dames et aux valets, la signification de leurs noms ne fait pas débat.
Particularité : le roi de carreau est le seul roi(10) qui ne porte pas d'armes ou de sceptre.
On le voit, les inspirations sont diverses : la Bible (David), l'Histoire (César), les héros païens (Lancelot), la mythologie grecque… cet assemblage hétéroclite reflète l'histoire des jeux de carte, trépidante et complexe.
Ce soir-là, comme d'habitude, des centaines de dames de la cour du roi Soleil, à Versailles, prient dans la chapelle. Dans leur mains un cierge, sûrement pour honorer Dieu ! Soudain, le duc de Brissac fait son apparition : « Mesdames, le roi ne viendra pas prier ce soir ».
Voilà qui change tout : les femmes se lèvent, et sans même finir leur prière font un signe de croix bâclé et se ruent vers la sortie. Malgré les apparences, elles n'était pas là pour prier, mais uniquement pour se faire bien voir du pieux roi : c'est comme ça que l'on fonctionne à la cour du roi Soleil…
Les cierges qu'elle portent servent surtout à éclairer leurs visages, afin que le Roi puisse admirer leur ferveur religieuse : Louis XIV est en effet très croyant, et sa foi ne cessera d'augmenter avec son âge – toute la cour l'imitera, bien évidemment !
Cependant, ces dames ont bien tort de quitter la chapelle : le duc de Brissac voulait juste montrer au roi l'hypocrisie de ses sujets… et quand le monarque se présente à l'entrée de la chapelle, quelques minutes plus tard, il est stupéfait de la trouver presque déserte, alors qu'elle est d'habitude remplie !
Brissac lui révèlera vite ses machinations ; et fort heureusement le roi en rira. Car il aurait pu en coûter, à Brissac tout comme aux dames…
Au fil de nos pérégrinations dans nos villes nous les croisons, les visitons, les fréquentons… et parfois nous entendons leur nom utilisé abusivement. Alors qu'est-ce qui différencie une église d'une basilique et d'une cathédrale ?
Chaque paroisse est constituée d'une ou plusieurs églises, le curé se trouvant à la tête de l'entité paroissiale.
Mais plus difficile à cerner pour le néophyte : la question de la cathédrale, et surtout de la basilique.

La cathédrale est le siège de l'évêque du diocèse, nommé par le Pape. Le mot vient du grec, cathèdra, repris en latin, signifiant « siège », ce trône se trouvant traditionnellement placé au fond du chœur du bâtiment.
Destinée aux grands regroupements diocésains, la cathédrale est de fait souvent un monument très imposant : il doit pouvoir recevoir les foules pour les grandes cérémonies, et notamment les ordinations presbytérales. Le chœur doit pouvoir accueillir un grand nombre de célébrants, et notamment le Jeudi Saint, jour de la messe chrismale(11), où l'évêque célèbre entouré de tous ses prêtres, auxquels il remet le saint chrème qui sera utilisé pour tous les baptisés et confirmés de l'année à venir.

Et notre basilique dans tout cela ? Point besoin de compétence particulière de botaniste pour répondre à la question !
Une fois encore – mais est-ce une surprise ? – ce mot vient du grec, repris en latin : basilica, signifiant « roi ». Il s'agit donc d'une importance particulière que l'on entend donner à cette église, qui n'est que rarement la cathédrale du diocèse.
Le plus souvent, on y retrouve les reliques d'un Saint, ou toute autre raison qui justifie un culte particulier en ce lieu. La religion chrétienne accordant un rôle très important à Marie, pourtant assez discrète dans la Bible, les basiliques sont souvent dédiées à Notre Dame (Paris, Lyon, Lourdes, Marseille, … )
Ce titre honorifique de basilique est accordé sur décision papale. On en retrouve donc les attributs dans la plupart des blasons.

De même, on retrouve le privilège de porter l'ombrellino – ou pavillon – pontifical (parasol aux couleurs papales rouge et or) près de l'autel et lors des processions, ainsi que le tintinnabule (clochette sur une hampe du parasol). 
L'ombrellino est également le timbre héraldique de ces églises si particulières.
Et quel qu'en soit le nom, église, cathédrale ou basilique, si elle est post-concordataire, c'est à dire construite après 1905, son entretien est intégralement à la charge du diocèse. Si elle est construite avant, date à laquelle elle a été « confisquée » sans contrepartie, la charge en revient alors à l'État pour la cathédrale, à la mairie pour l'église.
Au fait, vous faites quoi le dimanche matin ? CEF.