Prochain omnilogisme : 17/03/2010 à 0:00

Omnilogismes « Islam »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Science Humaines Religion Monothéisme Islam
Les différents voiles islamistes
Par victor | Le 30/11/2009 à 00:00:00

Pour les femmes musulmanes le voile est de rigueur dans tous les courants salafistes(1) et chez certains chiites (une des deux branches principales de l'islam) intégristes. Il en existe plusieurs versions :

  • Le hijab
    Le hijab : voile « classique », il peut être de couleur et ne couvre pas le visage. C'est celui qui a usurpé l'appellation de voile islamique alors que le terme exact est voile islamiste ;

  • Le jilbab
    Le jilbab : noir, de tradition saoudienne ou des pays du Golfe, il laisse voir le visage. La femme ne doit pas s'habiller en blanc ou avec des couleurs claires pour garder une allure austère et ne pas mettre en avant ses « charmes » et ses « formes » ;

  • Le tchador
    Le tchador : long voile noir de tradition chiite qui couvre tout le corps mais laisse voir les mains et le visage ;

  • Le niqab
    Le niqab : voile qui cache tout le corps, y compris le visage. Seuls les yeux sont visibles. Certains idéologues salafistes acceptent cette « dérogation » pour les femmes qui portent des lunettes notamment ;

  • La burqa
    La burqa : l'équivalent du jilbab avec sitar(2), qui est un voile supplémentaire cachant les yeux et le visage. Du temps des talibans, toutes les femmes avaient l'obligation de la porter en Afghanistan.


  1. (1) Le salafisme est un mouvement sunnite revendiquant un retour à l'islam des origines.
  2. (2) À ne pas confondre avec l'instrument !
L'Aïd
Par louamel | Le 27/11/2009 à 00:00:00

Comme certains d'entre vous le savent, aujourd'hui les musulmans fêtent l'Aïd. Mais qu'est-ce précisément ? Il en existe deux sortes, voici quelques explications très simples pour les différencier :

  • Le premier est l'Aïd el-Kebir (en arabe العيد الكبير, que l'on peut traduire par la grande fête), qui est la cérémonie la plus importante dans la tradition islamique. Cette fête est célébrée en hommage à Ibrahim(3). Mais qui était-il ?
    C'est un homme qui accepta d'égorger son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah. Mais au dernier moment, ce dernier lui envoya une brebis pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. Selon les traditions juive et chrétienne, (tirées de la Torah et de l'Ancien Testament), dans l'épisode du sacrifice, c'est le second fils d'Abraham, Isaac qui a failli être tué, et non Ismaël ;

  • Le deuxième est l'Aïd el-Fitr (en arabe : ʿīd al-fiṭr, عيد الفطر, fête de la rupture, parfois appelé la petite Aïd par opposition à la fête du sacrifice), qui marque la fin du jeûne après un mois de ramadan.

  1. (3) Abraham dans les transcriptions catholiques.
Le livre de Job
Par Neamar | Le 11/03/2009 à 00:00:00

Le livre de Job fait partie des Livres de l'Ancien Testament, et fait donc partie intégrante de la culture des trois principales religions monothéistes : le judaïsme, mais aussi le christianisme et l'islam (pour lesquels Job prend le nom d'Ayoub).

Job est un homme heureux et intègre, à qui tout sourit : il a sept fils et trois filles, de grandes richesses en chameaux et en serviteurs, ainsi qu'un nom renommé. Mais voilà que Satan affirme à Dieu qu'il ne peut y avoir d'amour humain désintéressé, et propose de mettre Job à l'épreuve. Dieu accepte, à condition qu'il ne touche pas à la personne de Job. Rapidement, les problèmes s'accumulent pour le pauvre Job, qui perd tous ses biens, le paroxysme étant atteint lorsqu'un serviteur lui annonce la mort de ses enfants. Malgré ces épreuves, Job reste fidèle à Dieu : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, loué soit le Nom du Seigneur ».

Satan demande alors à Dieu la permission d'affliger directement Job, ce que Dieu accepte tant qu'il le laisse en vie. Job se voit alors frappé d'ulcère, et sa femme le pousse à « maudire Dieu et mourir ». Trois amis de Job, informés de ses malheurs, se présentent alors : ils seront les acteurs des discussions religieuses qui s'ensuivent. Pour résumer, ses amis, théologiens simplistes, estiment que si Job souffre, c'est parce qu'il a péché : selon eux, Dieu récompense le bien et punit le mal. Job reste convaincu qu'il n'a rien fait de mal, et refuse les explications de ses amis.

Enfin, la voix de Dieu “sort d'un nuage” : elle décrit la responsabilité d'être maitre du monde, et explique que tout n'est pas forcément conciliable ; la mort des uns profite aux autres, les malheurs de Job permettent à une autre famille de vivre heureuse… Plus, Dieu condamne les trois amis pour leur insistance à parler de façon erronée en son nom : il demande à Job de prier pour eux, et pour le récompenser de sa fidélité, il lui restaure au double sa fortune, lui donnant 10 enfants.

Le livre de Job pose de façon insistante la question « L'infortune résulte-t-elle toujours d'une punition divine ? », et sa réciproque : la fortune est-elle forcément une récompense apportée par Dieu ?
Le livre s'avère extrêmement compliqué à étudier, pouvant être lu de multiples façons, au point que certains l'appellent « l'un des livres les plus difficiles de la Bible ». Pour cette raison, il est rarement utilisé lors des offices religieux, même si de nombreux textes y font référence.