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Autobiographie d'Hubble
Par bjpascal | Le 17/01/2010 à 00:00:00

Bonjour à tous !
Je suis si heureux que vous lisiez ces lignes, vous savez, je vais bientôt être mis hors service… Eh oui quand on vieillit, on commence à avoir peur de la mort… bref.

Mon nom est Hubble, je suis un télescope, il y a de grandes chances que vous me connaissiez, j'ai fourni tellement d'images incroyables ! Je dois mon nom à l'astronome Hedwin Hubble qui a démontré que l'Univers était en expansion(1).

Je suis né (ou plutôt arrivé dans l'espace) le 24 avril 1990 mais je n'ai été opérationnel qu'après la première mission pour m'entretenir, en 1994. En effet, quelques problèmes ont retardé mon bon fonctionnement. Le premier fut un lancement reculé de quatre ans ; j'aurais dû naître en 1986 mais l'accident de la navette Challenger a empêché ma venue au monde. Le second problème était dû à mon grand miroir. Mon fabriquant lui avait trop aplati les bords, j'étais donc obligé de fournir des images floues à mes concepteurs, mais heureusement, la première mission d'entretien vint corriger cela et installa de nouveaux équipements pour ma plus grande joie. prise parHubble

Je pèse environ onze tonnes, mesure 13,2 mètres de long, j'ai un diamètre maximum de 4,2 mètres et j'ai coûté deux milliards de dollars à mes parents(2). Je suis un télescope réflecteur à deux miroirs ; mon miroir primaire a un diamètre d'environ 2,4 mètres. Il est couplé à divers spectromètres(3) et trois caméras : une à champ étroit pour les objets faiblement lumineux, une autre à large champ pour les images planétaires et une réservée au domaine infrarouge. Je peux ainsi voir un large spectre de longueurs d'onde : de l'infrarouge à l'ultraviolet en passant bien sûr par le visible. Ma résolution est de 0,1 seconde d'arc(4). Autant dire que j'ai une bien meilleure vue que vous tous !

Je suis économe et auto-suffisant (heureusement car je ne peux pas m'arrêter à une station service tous les jours… ). Mes deux panneaux solaires produisent de l'électricité, qui est principalement utilisée par mes caméras et mes quatre grands volants, employés pour m'orienter et me stabiliser. Ma caméra infrarouge et mon spectromètre multi-objets doivent également être refroidis à -180 ℃.

J'avais été conçu pour seulement quinze ans, je devrais donc être mort à l'heure qu'il est. Par bonheur, une cinquième mission d'entretien me permet d'aller jusqu'en 2014, année où je serais remplacé. D'ici là, j'espère bien pouvoir vous envoyer encore de magnifiques images de l'Univers…


  1. (1) Les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance (loi de Hubble).
  2. (2) La NASA et l'ESA.
  3. (3) Un spectromètre analyse les faisceaux lumineux pour définir les longueurs d'onde qui les composent.
  4. (4) 1″ (seconde d'arc) = 1/3600° = 0,000 277…°. L'humain est capable, au mieux, de voir une minute d'arc !
Jouer de la trompette
Par bjpascal | Le 24/11/2009 à 00:00:00

Aujourd'hui, je vais vous apprendre comment jouer de la trompette.
Mais non, ne rêvez pas ! Vous ne saurez pas jouer correctement à la fin de cet omnilogisme, mais celui-ci vous aidera sans doute si vous souhaitez commencer.

Tout d'abord il faut s'entraîner à faire le bruit de l'abeille : « bzzzz » en serrant les deux lèvres et en soufflant. Vous y arrivez ? Bien, maintenant mettez l'embouchure sur vos lèvres et soufflez de la même manière. En soufflant ainsi dans la trompette par l'intermédiaire de l'embouchure, vous devriez avoir un son à peu près correct (ce qui n'est pas évident si c'est la première fois que vous jouez ! ) Trompette

Mais alors maintenant comment change-t-on de note ? Certes comme vous avez remarqué, sur une trompette il n'y a que trois pistons alors que dans une gamme occidentale il y a 8 notes (huit tons). Comment fait-on pour faire toutes les notes ? Certes, avec trois pistons, on peut faire huit combinaisons (23=8) mais elles ne sont pas toutes utilisées car non valables au niveau de la hauteur des notes(5).
Une combinaison de pistons appuyés ne suffit donc pas pour faire une note voulue : il faut également serrer les lèvres plus ou moins fort et souffler l'air avec plus ou moins de vitesse. Par exemple, si l'on veut monter dans les aigus, il faut serrer plus les lèvres et augmenter la vitesse d'air.

Maintenant que vous avez compris cela vous allez pouvoir vous exercer : vous avez ci-dessous les doigtés de certaines notes (lorsqu'il n'y a pas de numéro c'est qu'il ne faut appuyer sur aucun piston).
Doigtés de la trompette en Sib


  1. (5) Chaque piston augmente d'une certaine valeur la longueur totale de la trompette et la combinaison de ces longueurs rajoutées permet à la trompette de résonner à la fréquence désirée.
Faire du feu… à l'âge de pierre
Par bjpascal | Le 29/10/2009 à 00:00:00

Vous l'avez déjà entendu dire : « les hommes préhistoriques faisaient du feu avec des silex ». De plus il y a de fortes chances que vous ayez expérimenté : frapper deux silex l'un contre l'autre crée bel et bien des étincelles.

Or avec des silex on ne peut pas allumer un feu !
Les étincelles produites par ceux-ci sont trop froides pour pouvoir allumer quoi que ce soit. Pour allumer un foyer sans briquet et allumette mais à l'aide de pierres, on peut utiliser un silex mais il faudra le frapper contre une autre pierre contenant du sulfure de fer ; comme la pyrite (dont le nom provient du grec pyros : « feu ») ou la marcassite. En effet, ces deux pierres produisent des étincelles chaudes qui s'éjectent de la pierre et peuvent donc allumer un autre combustible.

Pour pouvoir arriver à allumer un vrai feu avec une si petite étincelle, on utilise de l'amadou. C'est un champignon qui pousse sur les arbres et qui a une facilité à se consumer très étonnante. J'ai fait le test avec un loupe toute simple, deux secondes d'énergie lumineuse fournie par le soleil et concentrée par la loupe suffit à créer de petites braises qui vont vite grossir. En soufflant il devient aisé d'obtenir des braises assez grosses pour allumer de toutes petites brindilles et donc par la suite un feu.
Pour obtenir du feu avec l'amadou et une simple étincelle provenant d'une des deux pierres citées ci-dessus, il faut râper le champignon ; une fois qu'il se consume il suffit de rajouter de l'herbe sèche et du bois de plus en plus gros jusqu'à obtenir un vrai feu.

La famille des abeilles
Par bjpascal | Le 13/10/2009 à 00:00:00

Il y a trois types d'abeilles dans une ruche : les ouvrières, les faux bourdons et la reine.

Toutes les ouvrières sont des femelles, ce sont elles qui rapportent le pollen et le nectar collectés sur les fleurs dans la ruche. Ce sont également elles qui s'occupent des jeunes abeilles, qui gardent la ruche propre et rangée, qui ventilent la ruche en été si besoin est, qui nourrissent et nettoient la reine, etc. Les ouvrières ont un dard qui reste dans la peau lorsqu'elles piquent. Ainsi vient avec le dard un sac de venin qui se diffuse en continu si le dard n'est pas vite enlevé. Les ouvrières meurent après avoir piqué puisqu'elles ne peuvent pas survivre sans ce dernier. Heureusement, le dard ne reste bloqué que dans la peau des mammifères – l'abeille peut ainsi piquer sans relâche des insectes qui essaieraient de rentrer dans la ruche.

Reine

La reine est le cœur de la colonie : elle pond les œufs et produit des phéromones pour réguler l'activité dans la ruche. Elle pousse ainsi les ouvrières à travailler sans relâche pour le bien de la ruche. La reine est l'abeille « la plus importante », sans elle, les ouvrières se retrouveraient sans repères.
La reine a également un dard mais elle ne s'en sert que pour tuer une autre reine qui voudrait prendre sa place. Elle est la plus large abeille dans la ruche et a un corps plus long que toutes les autres. Elle est très difficile à trouver dans une ruche qui peut abriter jusqu'à 60 000 individus (et une seule reine ! ). Autant chercher une aiguille dans un botte de foin.

Dans le petit monde des abeilles, le mâle est appelé le faux bourdon. Attention il ne ressemble pas du tout aux bourdons que l'on peut voir dans les jardins.
Les faux bourdons sont les plus grosses abeilles de la ruche, lorsque l'on n'a pas l'habitude, on peut facilement prendre un faux bourdon pour la reine. Ils n'ont pas de dard et ne peuvent donc pas piquer. Leur seul but est de s'accoupler avec la reine lors de leur seule sortie à l'extérieur de la ruche. Après l'accouplement, ils meurent (eh oui la nature est cruelle pour les mâles). Sauf qu'à l'intérieur de la ruche, ils ne travaillent pas, ils ne font que manger !

Il faut savoir que les abeilles ne piquent pas pour le plaisir puisqu'elles meurent ensuite. Elle ne piquent que pour se défendre ou pour défendre la ruche. Si vous pensez avoir été piqué par une abeille il y a de grandes chances que ce soit plutôt une guêpe. Voir ci-dessous la différence.

abeille (ouvrière) guêpe
Abeille Guêpe
Le crachat du lama
Par bjpascal | Le 13/06/2009 à 00:00:00

Tintin et le temple du soleil, Hergé

Quand lama pas content, lui toujours faire comme ça

— Tintin au temple du Soleil

Le crachat du lama, mythe ou réalité ?
Si le lama se met à cracher c'est seulement pour se défendre. C'est en effet sa seule défense contre d'éventuels prédateurs ou agaceurs. Selon son agacement, le lama crache différemment : si vous l'énervez seulement “un petit peu”, vous risquez de recevoir une brume de salive que le lama vous enverra avec sa langue. Si en revanche vous osez le mettre vraiment en colère, vous aurez la joie d'obtenir un jus verdâtre composé de salive, de liquide gastrique et de boulettes d'aliments prédigérés. Ce liquide est particulièrement nauséabond et fait de belles taches sur les vêtements. Avis aux amateurs…

Mais au fait à quelle famille d'animaux le lama appartient-il ?

Le lama – ou devrait-on plutôt dire lama blanc – est un camélidé domestique d'Amérique du sud. Il a trois cousins qui font partie de la branche sud-américaine des camélidés : l'alpaga, le guanaco et la vigogne. D'une manière générale pour désigner ces quatre cousins on utilise à tort le terme « lama ».
Le vrai lama est un animal qui rumine – mais il n'est pas classé dans la famille des ruminants. C'est un mammifère dont la période de gestation est de 349 jours : le lama a ainsi un petit tous les ans.
Il mesure en moyenne un mètre quatre-vingt dix et pèse cent quinze kilogrammes. Sur des voyages d'une journée il peut transporter des charges allant jusqu'à quatre-vingt dix kilogrammes, mais sur des voyages plus longs il ne pourra transporter qu'une soixantaine de kilogrammes.

Lama

Alpaga
\\
Lama

Alpaga
Vigogne

Guanaco
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Vigogne

Guanaco
Recyclage du verre
Par bjpascal | Le 24/03/2009 à 00:00:00

Vous êtres-vous déjà demandé pourquoi les bouteilles en verre de certains pays présentent une ligne blanche d'usure ?
Cette ligne est en fait due au passage de la bouteille dans les lignes de remplissage. C'est le système de guidage des bouteilles qui la crée.
Mais alors pourquoi n'y a-t-il pas cette ligne en France ? Tout simplement parce qu'elle n'apparaît qu'après des passages répétés dans les lignes. Elle est le signe que la bouteille a été rendue contre une consigne, a été lavée puis remplie à nouveau et ré-étiquetée, et cela de nombreuses fois.

En France, le système de consigne étant inexistant, la ligne l'est aussi.
Le système français fonctionne de la façon suivante : les collectivités locales récupèrent le verre dans les bennes mises à disposition dans différents points des villes ou directement chez le particulier. Elles le livrent ensuite à des sociétés spécialisées pour le broyer puis le refondre (température de fusion du verre recyclé inférieur à celui de la silice). Ce processus mène à la création de nouvelles bouteilles.

Le principal problème de ce système est le tri des différentes couleurs qui est extrêmement difficile voire impossible. On ne ainsi pas fabriquer de verre blanc à partir de verre recyclé.

Le système avec consigne :

Avantages

  • Pas d'implication des collectivités locales. Elles n'ont donc aucun frais par rapport au recyclage du verre ;
  • Possibilité de trier les bouteilles de différentes couleurs facilement à l'aide de systèmes munis de caméras.

Inconvénients

  • La rémunération du personnel pour la reprise des bouteilles vides et le remboursement aux ménages et/ou le coût des automates de reprise ;
  • Coûts de stockage dans des espaces en principe dédiés à la distribution et relativement chers ;
  • Tri par marque : les formes et couleurs sont différentes. Il serait alors nécessaire de définir un certain standard pour les bouteilles en verre ;
  • Transport sur une plus ou moins longue distance en fonction de la concentration de la production.

C'est ce dernier point en France qui est problématique. En effet, les points de production étant assez éloignés des lieux de distribution (et donc de récupération), l'énergie et les coûts dus au transport annulent quasiment les aspects bénéfiques apportés par la réutilisation des bouteilles.

L'empan mnésique
Par bjpascal | Le 13/03/2009 à 00:00:00

L'empan mnésique désigne le nombre d'éléments (en général des chiffres) que l'on peut restituer immédiatement après les avoir entendus. Il concerne seulement la mémoire à court terme.

Une expérience classique consiste à lire une liste de chiffres, à une vitesse donnée (par exemple un par seconde) puis à demander au sujet de les restituer dans l'ordre. Quand la liste contient moins de cinq éléments, le rappel ne pose normalement pas de problème. Au-dessus de sept éléments il devient beaucoup plus difficile.

L'article de George A. Miller (1956), The Magical Number Seven, Plus or Minus Two passe en revue une série de résultats qui laissent à penser que la capacité de la mémoire à court terme serait limité à sept éléments (± 2).

Les personnes participant à des compétitions de mémoire arrivent à atteindre des résultats beaucoup plus élevés que la moyenne. En effet ils utilisent des moyens mnémotechniques qui reposent sur des informations provenant de la mémoire à long terme.