Prochain omnilogisme : 15/03/2010 à 0:00

Omnilogismes « Astrophysique »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Science Dures Astronomie Astrophysique
Autobiographie d'Hubble
Par bjpascal | Le 17/01/2010 à 00:00:00

Bonjour à tous !
Je suis si heureux que vous lisiez ces lignes, vous savez, je vais bientôt être mis hors service… Eh oui quand on vieillit, on commence à avoir peur de la mort… bref.

Mon nom est Hubble, je suis un télescope, il y a de grandes chances que vous me connaissiez, j'ai fourni tellement d'images incroyables ! Je dois mon nom à l'astronome Hedwin Hubble qui a démontré que l'Univers était en expansion(1).

Je suis né (ou plutôt arrivé dans l'espace) le 24 avril 1990 mais je n'ai été opérationnel qu'après la première mission pour m'entretenir, en 1994. En effet, quelques problèmes ont retardé mon bon fonctionnement. Le premier fut un lancement reculé de quatre ans ; j'aurais dû naître en 1986 mais l'accident de la navette Challenger a empêché ma venue au monde. Le second problème était dû à mon grand miroir. Mon fabriquant lui avait trop aplati les bords, j'étais donc obligé de fournir des images floues à mes concepteurs, mais heureusement, la première mission d'entretien vint corriger cela et installa de nouveaux équipements pour ma plus grande joie. prise parHubble

Je pèse environ onze tonnes, mesure 13,2 mètres de long, j'ai un diamètre maximum de 4,2 mètres et j'ai coûté deux milliards de dollars à mes parents(2). Je suis un télescope réflecteur à deux miroirs ; mon miroir primaire a un diamètre d'environ 2,4 mètres. Il est couplé à divers spectromètres(3) et trois caméras : une à champ étroit pour les objets faiblement lumineux, une autre à large champ pour les images planétaires et une réservée au domaine infrarouge. Je peux ainsi voir un large spectre de longueurs d'onde : de l'infrarouge à l'ultraviolet en passant bien sûr par le visible. Ma résolution est de 0,1 seconde d'arc(4). Autant dire que j'ai une bien meilleure vue que vous tous !

Je suis économe et auto-suffisant (heureusement car je ne peux pas m'arrêter à une station service tous les jours… ). Mes deux panneaux solaires produisent de l'électricité, qui est principalement utilisée par mes caméras et mes quatre grands volants, employés pour m'orienter et me stabiliser. Ma caméra infrarouge et mon spectromètre multi-objets doivent également être refroidis à -180 ℃.

J'avais été conçu pour seulement quinze ans, je devrais donc être mort à l'heure qu'il est. Par bonheur, une cinquième mission d'entretien me permet d'aller jusqu'en 2014, année où je serais remplacé. D'ici là, j'espère bien pouvoir vous envoyer encore de magnifiques images de l'Univers…


  1. (1) Les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance (loi de Hubble).
  2. (2) La NASA et l'ESA.
  3. (3) Un spectromètre analyse les faisceaux lumineux pour définir les longueurs d'onde qui les composent.
  4. (4) 1″ (seconde d'arc) = 1/3600° = 0,000 277…°. L'humain est capable, au mieux, de voir une minute d'arc !
Survivre dans l'espace sans combinaison
Par Neamar | Le 23/11/2009 à 00:00:00

Même si cela peut paraître une question tordue, la NASA s'est penchée sur le problème dans les années 60 : qu'arriverait-il si suite à une avarie dans un vaisseau ou une fuite dans une combinaison, un astronaute se retrouvait directement exposé à l'immensité glaciale de l'univers ?

La réponse n'est pas aussi intuitive que le laissent penser les films : on peut survivre dans l'espace sans équipement… sous certaines restrictions, et uniquement pour moins de deux minutes. Petit manuel pour ceux qui voudraient tenter l'expérience.

Tout d'abord, pensez à vider vos poumons avant de vous lancer dans le vide intersidéral : en effet, la pression dans l'espace est presque nulle, et les 6 L d'air contenus dans vos poumons vont avoir tendance à se faire la malle. Si vous tentez de retenir votre respiration, vous finirez avec les poumons déchirés, souffrant d'aéro-embolisme (de l'air dans le sang) et vous mourrez dans d'atroces souffrances. Merci d'avoir joué avec nous, réessayez.
Deuxième condition sine qua non pour tenter l'expérience : sautez du côté ombragé de votre vaisseau. Si vous étiez exposé au Soleil, la température dépasserait les 120 ℃, vous recevriez en
quelques secondes une dose impressionnante d'UV, de rayons X et de flux de protons. Encore une fois, try again.

Si vous réussissez donc à dépasser l'instinct qui vous pousse à prendre votre respiration, tout va pour le mieux… pour les 15 secondes à venir. En effet, en l'absence de pression, la réaction à l'intérieur des poumons est inversée : l'oxygène quitte le sang pour rejoindre l'air résiduel des alvéoles pulmonaires. En 15 secondes, c'est l'hypoxie : privé d'oxygène, votre cerveau active le mode “hibernation” : et c'est parti pour faire de beaux rêves… mais ne vous inquiétez pas, tout n'est pas perdu.
Avant d'aller sucrer les fraises, vous aurez peut-être le temps de sentir l'eau de votre langue bouillir : la thermodynamique nous informe que si la pression diminue, la température d'ébullition fait de même. Le corps humain étant composé à 70 % d'eau, une évaporation massive vous transformera rapidement en cocotte-minute !

Heureusement, si vous êtes repêché dans les 90 secondes qui suivent votre départ (car forcément, avant de sauter, vous avez pensé à la méthode de retour, c'est évident non ? ), vous ne souffrirez d'aucun dégât permanent. Mieux, votre respiration reprendra toute seule ! Certes, vous aurez quelques problèmes d'audition (le tympan est extrêmement sensible à la pression), de digestion (l'estomac est un tissu mou) et de vision, mais en quelques heures (quelques jours pour la vision) tout sera redevenu normal et votre cerveau ne conservera pas trace de son hypoxie. Attention, ceci n'est pas une raison pour vouloir retenter l'expérience !

Si malheureusement vous n'avez pas été prévoyant, les choses sont moins roses et ont plutôt tendance à se teinter de rouge.
Quelques minutes après votre perte de conscience, c'est le décès qui survient. Au choix, vous pourrez donc quitter cette Terre par asphyxie, ébullisme (sublimation de l'eau) ou par hémorragie interne généralisée : choisissez vite mais choisissez bien.

J'en vois déjà au fond qui gesticulent en hurlant : effectivement, je n'ai pas pris en compte le froid de l'espace. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne change pas la donne !
Effectivement, puisque vous avez plongé du côté obscur, la température avoisine les -100 ℃ (-230 ℃ si vous êtes dans un lieu qui n'a jamais vu la lumière solaire, comme une caverne sur la Lune par exemple). Mais pas de panique ! En effet, le vide est un bon isolant (on fait des bouteilles de Thermos avec ! ) ; et il faudra plusieurs jours d'évacuation de chaleur par radiation avant de vous transformer en bloc de chair gelée. Le rhume ne fait donc pas partie des ennuis qui vous attendraient si un jour vous décidiez de vous « lancer »…

Marée vous bien
Par Damien | Le 05/11/2009 à 00:00:00

Que de belles heures passées en bord de mer à regarder monter – et descendre – mers et océans.

Mais au fond de chacun de nous l'éternelle question est de savoir ce qui explique précisément ce phénomène des marées. Certes on sait tous qu'il est lié au cycle de la Lune, mais la question ne mérite-t-elle pas d'être approfondie ? Et pendant que l'on y est, cette affreuse bouteille en plastique qui flotte sur l'eau, poussée par les vagues, se doit-elle d'être ici du fait de la marée ? Les plus anciens se posaient déjà ces questions… La science a permis au fil des siècles d'expliquer le phénomène avec précision.

Première idée fausse à une réponse spontanée aisée : comme dans un verre qui penche, l'eau qui descend chez nous(5) doit fatalement monter de l'autre côté de la planète. Eh bien c'est l'inverse qui se produit avec la marée : en effet, celle-ci est haute en même temps aux deux points opposés de la planète !

Deuxième idée fausse, pourtant imaginée par le grand Galilée lui même au milieu du XVIIe siècle, les marées seraient dues à la rotation de la Terre sur elle-même (même s'il est vrai que « pourtant, elle tourne »).

Alors ?
Il faudra attendre une centaine d'années de plus pour que Newton amène une explication plus exacte, avec la loi de la gravitation universelle. C'est bien à la Lune et au Soleil que l'on doit les marées, selon qu'ils sont du même côté de la Terre, alignés (marée haute) ou opposés à 90° (marée basse), en application du précepte qui veut que les corps s'attirent (n'y voyez aucune référence osée ! )

D'autres paramètres rentrent ensuite en ligne de compte pour expliquer l'amplitude des marées ; ainsi une mer fermée de « petite » taille verra ce phénomène s'atténuer, en ne privilégiant pas les déplacements d'eau de la même manière que des océans bien plus importants et profonds.

marée

Et notre bouteille perdue en mer, pas si polluante que cela finalement, si elle recèle un message de S.O.S, sa course est-elle donc due à la marée ? Pas directement, puisque le terme de vitesse des marées est d'ailleurs impropre. La mer n'avance pas en tant que tel. D'ailleurs si elle arrive à 20 km/h sur nos côtes bretonnes, vous imaginez bien qu'elle n'a pas traversé l'océan Atlantique à cette allure ! Il faudrait plusieurs semaines, ou mois, à notre vague pour arriver à destination, alors même que plusieurs cycles de marées auront eu lieu ! C'est donc les gigantesques masses d'eau qui se soulèvent sous le fait de cette action, créant ce qu'il convient d'appeler « une onde » (et non pas une vitesse), qui peut quant à elle être évaluée à 600 km/h !

Pour conclure, l'eau ne va nulle part ! Elle monte, elle descend. C'est tout.

Et notre bouteille me direz-vous encore ? Si elle rejoint la côté, c'est tout bêtement sous l'effet du vent qui la pousse, tranquillement.


  1. (5) Pardon au fidèle lecteur de l'omnilogisme du jour qui ne résiderait pas « chez nous » ; mais l'explication reste valable en tous points du monde !
Les constellations du Zodiaque (1) : Le Zodiaque
Par Domitille | Le 27/10/2009 à 00:00:00

On entend surtout parler du Zodiaque dans un contexte plus astrologique qu'astronomique, dans les horoscopes… Le Zodiaque est en fait un groupe de 12 constellations : Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau et Poisson, auxquelles on peut ajouter Ophiuchus (ou Serpentaire), située entre le Scorpion et le Sagittaire mais qui est un peu tombé dans l'oubli.

Mais pour quelle raison regroupe-t-on dans un même ensemble toutes ces constellation ?
Elles ont en fait une même caractéristique qui est due à leur place dans le ciel. Les mouvements apparents du soleil et des planètes autour de la Terre s'effectuent dans une bande du ciel de faible extension autour de l'écliptique, appelée le zodiaque, où se trouvent ces constellations. Au cours de l'année, le soleil traverse donc tour à tour ces 12 constellations.

Le Zodiaque

Chacune des constellations du Zodiaque a une histoire qui lui est propre mais ceci est une autre histoire.

Ronde des saisons
Par LeParrain | Le 20/09/2009 à 00:00:00

Traité sur la date des saisons.

Officiellement, le printemps commence le 21 mars et l'été le 21 juin, mais en réalité – astrologiquement et météorologiquement – il en est tout autrement.

La ronde des saisons

Si l'on regarde le schéma ci-contre traitant de la durée de la nuit en fonction du temps, on remarque que la nuit la plus longue se situe aux alentours du 21 décembre et la nuit la plus courte aux alentours du 21 juin.

Prenons le solstice d'été : en date du 21 juin, début « officiel » de l'été, la courbe est à son maximum – cela signifie qu'à ce moment on est en fait au milieu de l'été et non pas à son début.

Il en est de même pour le solstice d'hiver et pour les équinoxes de printemps et d'automne.

L'an faisant 52 semaines, une saison dure 12,5 semaines.
L'été commence donc 6 semaines un quart avant le 21 juin soit vers le 10 mai et se finit 6 semaines un quart après le 21 juin soit vers le 10 août.
Il en est de même pour :

  • l'automne : du 10 août au 10 novembre ;
  • l'hiver : du 10 novembre au 10 février ;
  • et le printemps : du 10 février au 10 mai.

La nature nous le rappelle très fortement au printemps lorsque les jonquilles apparaissent, dès fin mars. La montée de sève est bien là à cette époque, il suffit de voir les chatons des noisetiers, ou de fendre une branche de bouleau pour voir la sève couler presque à flot.
On peut également noter que les feuilles commencent à jaunir dès la première quinzaine d'août.

Aurores polaires
Par yannish | Le 14/06/2009 à 00:00:00

aurore boréale

Les aurores polaires… qui n'a jamais entendu parler et rêvé de ces phénomènes magiques et envoûtants qui se produisent au dessus nos pôles ? De tous temps ils ont nourri les fantasmes des hommes.

Au Moyen Âge en Europe, les aurores étaient vues comme le reflet des guerriers célestes, une sorte de récompense posthume. Les guerriers qui donnaient leur vie pour leur pays et leur roi devaient mener la bataille dans le ciel pour toujours. Les aurores étaient le souffle de ces braves guerriers qui racontaient leurs combats dans le ciel.

Les Esquimaux de l'est du Groenland croyaient que les aurores étaient les esprits d'enfants mort-nés. Pour les Inuits, le ciel est un dôme énorme de matériel solide courbé au-dessus de la surface terrestre. À l'extérieur, il y a la lumière. Dans ce dôme se trouvent un grand nombre de petits trous et à travers ces trous, on peut voir la lumière qui vient de l'extérieur lorsqu'il fait noir. Par ces trous, les esprits des morts peuvent passer dans les régions célestes. La voie du paradis passe par un pont étroit qui s'étend jusqu'à un énorme précipice. Les esprits qui sont déjà au paradis allument des torches pour guider les pas des nouveaux arrivants. Ces torches sont les aurores. Elles ont donc toujours eu un rôle mystique voire magique dans les civilisations.

Mais qu'est-ce donc vraiment qu'une aurore ? Pour faire simple, c'est tout d'abord un phénomène lumineux se déroulant aux pôles de notre planète et qui fait apparaître des « draperies » brillantes dans le ciel. Elles apparaissent généralement à la suite d'une éruption solaire. Lors de ces éruptions, une importante quantité de particules chargées est éjectée du soleil – certaines de ces particules sont captées par notre magnétosphère qui les ramène vers les « cornets polaires ». Les particules (électrons, protons) excitent les atomes de la haute atmosphère. Ces atomes, ne pouvant pas rester dans leur état excité (la nature aime la stabilité), rééquilibrent leurs couches électroniques et perdent donc au passage un peu d'énergie sous forme de photons, particules constituant la lumière visible. Or le type d'atomes excités (oxygène, hydrogène, azote, … ) dépend de l'altitude, ce qui explique en partie les variations de teintes des nuages, draperies, rideaux, arcs, rayons, qui se déploient dans le ciel à des altitudes pouvant aller de 80 à 1 000 km !