Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
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Il existe parmi notre population d'omnilogistes deux catégories :

Faisant parti des fêtards(1), cet article parlera donc de pourcentage.
On peut classer les alcools en plusieurs appellations selon leur degré :
Les plus faibles, généralement obtenus par fermentation :
Les plus forts le plus souvent distillés ou macérés (pour les apéritifs) :
Attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez cet omnilogisme avec modération.
Ah, la noblesse… vivre dans l'oisiveté (et dans un château) toute sa vie, profiter de grands crus dans son parc, ne jamais effectuer de travaux manuels… voilà qui vous fait envie non ? Mais auriez-vous vraiment la capacité de mener cette vie ? C'est ce que nous allons voir… Le texte ci-dessous contient onze erreurs, à vous de les trouver !
Le marquis X… , de la noblesse d'Empire, baisa la main de la jeune fille – qui n'avait pas enlevé ses gants de soirée – et lui murmura :
« Mes hommages, mademoiselle. »
Il lui ouvrit la porte du restaurant et entra après elle.
« Garçon, dit-il, trouvez-moi une table près de l'orchestre. »
Au cours du repas, il se montra plein d'attentions pour la jeune fille, lui servant de l'eau sans même qu'elle lui en demandât, lui offrant de reprendre de la salade.
Pendant qu'il réglait l'addition :
« Monsieur, dit la jeune fille au serveur, apportez-moi mon vestiaire je vous prie ».
Après le dîner, le marquis raccompagna la jeune fille chez elle et la quitta en lui disant :
« Merci, mademoiselle, pour cette excellente soirée. Au plaisir ».
Vous avez tout trouvé ? Non ? Voilà de quoi répondre à vos interrogations alors.
En bonus – même si ce n'est pas une erreur à proprement parler – on peut ajouter que prendre une place à côté de l'orchestre est une très mauvaise initiative, puisqu'on ne s'y entend pas parler !
Vous n'aviez pas tout trouvé ? Tant pis, il faudra faire une croix sur le succulent de poulet dans son lit de chanterelles accompagné de son vin blanc servi sur terrine jardinière et se contenter d'un Big Mac… c'est pas si mauvais après tout, et le poids des conventions est plus restreint !
Voilà une mésaventure qui vous est forcément déjà arrivée : en tranchant la galette (ou la brioche, ne faisons pas de ségrégation), le couteau entre en contact avec la fève, ruinant ainsi le suspense que vous aviez insidieusement instillé chez vos invités.
Diantre, pensez-vous ! Quelle était donc la probabilité de cette catastrophe ? La réponse, comme vous vous en doutez, dépend de plusieurs facteurs :
Au final, seules trois variables nous intéressent(5) : d, n et FL.
Première étape : calculer la probabilité de toucher la fève pour un coup de couteau. Comme je le disais plus haut, on considère que la fève est orientée selon la tangente, et a une longueur FL ; le périmètre de galette sur le même rayon est alors 2π × d. La probabilité de tomber sur la fève est comme toujours le nombre de cas « favorables » (toujours au sens mathématique) sur le nombre total de cas. Attention, il y a une petite subtilité : la fève peut être des deux côtés de la galette, couper selon le diamètre revient donc à couper deux fois selon le rayon : .
Prochaine étape : répéter l'expérience n fois. On peut considérer chacun des coups comme indépendants(6) : les mathématiciens nous informent alors qu'il faut utiliser une loi binomiale (vous vous en doutez, répéter n fois une expérience ne revient pas à ajouter la probabilité de l'événement n fois(7)). L'application bête et méchante de la formule donne alors ; le 0 vient de l'idée que l'on ne veut aucun coup de couteau sur la fève (donc aucun succès dans l'échec, vous me suivez ? ).
Petit résumé pour ceux qui ont lâché (tenez bon, c'est presque fini ! ) : la probabilité de ne pas tomber sur la fève est .
Dernière étape, la plus intéressante : effectuer le calcul ! Prenons une galette standard (Gr=15cm), plaçons la fève aux deux tiers du rayon (cm), une fève de dimension convenable (FL=2cm) et huit invités (N=8 et n=4).
Fin de l'abstraction mathématique, voilà sans plus tarder le résultat : . Ce qui correspond à peu près à une « chance » sur quatre de trancher la fève… et ce sans compter sur l'intervention de Murphy !
Petite question ! Dois-je dire « je mange une clémentine »… ou bien « je mange une mandarine » ?
Il faut savoir que ce sont deux fruits différents malgré leurs nombreuses ressemblances :
La clémentine est légèrement moins parfumée que la mandarine, mais elle n'a pas de pépins et son épluchage est plus facile, ce qui explique pourquoi on la trouve plus facilement dans les marchés.

Non, le sujet de cet article n'est pas l'histoire de la bouteille de ketchup, d'ailleurs remplaçable par n'importe quel flacon contenant un fluide un peu visqueux.
(Par commodité néanmoins, on gardera le ketchup comme exemple ! )
Ce dont il est question ici est l'éternel problème de « comment faire sortir le peu de ketchup qu'il reste dans ma bouteille sans en mettre partout ? »(9). En effet, on peut toujours secouer ladite bouteille sur son assiette, mais le résultat n'est pas forcément probant !
Pour résoudre ce problème, trois choix s'offrent à nous :
Bon appétit !

Bricoleurs du dimanche, il vous arrive sans doute parfois de mettre les mains dans le « ciment »(11) pour divers travaux. Dans le ciment ? Ou bien le béton ? Voire le mortier ?…
Mais qu'est-ce qui différencie exactement ces différents produits ? Point besoin ici de se pencher sur la constitution physico-chimique de ceux-ci, mais bien plutôt d'en comparer les usages.
Le ciment est une poudre à laquelle est ajoutée un liant hydraulique. Avec de l'eau, le mélange prend et durcit en séchant.
On l'utilise rarement – voire jamais – seul.
Le mortier est un mélange de ciment, de sable fin et d'eau, éventuellement complété par des adjuvants.
Il en existe, là aussi, divers types :
Il y a aussi des mortiers de chaux, à la place du ciment(12) ; celui-ci est principalement utilisé comme élément de liaison, de scellement ou d'enduit.
Le mélange d'un liant et d'eau est appelé « barbotine », tandis que le mortier de chaux hydraulique et de ciment est appelé "mortier bâtard« .
Le béton est un matériau de construction formé par le mélange de ciment, de granulats (graviers) et d'eau, éventuellement complété par des adjuvants. Le ciment, en durcissant, compacte sable et granulats pour constituer le béton.
Il est lui aussi qualifié de :

Dans tous les cas, veillez bien à suivre la (simple) recette suivante :
Dans une auge, un bac de gâchage ou une bétonnière, mélanger de façon homogène et à sec l'ensemble des matériaux solides.
Puis ajouter de l'eau propre et mélanger : c'est le gâchage.
Le mortier fait prise lorsqu'il ne peut plus être déformé sous la pression du pouce.
Le béton, quant à lui, ne prendra qu'à compter du moment où il n'est plus gâché : sinon, il se conserve fort longtemps, sous réserve d'être constamment mélangé (et humidifié). C'est ainsi que nous trouvons sur nos routes des camions bétonnières à la toupie qui tourne, qui tourne, qui tourne, qui tourne…

Je vois déjà nos fidèles lecteurs s'insurger devant un tel titre : décéder dans un frigidaire ! Voilà qui frise le ridicule… hélas, de 1946 à 1956, le très sérieux New York Times recense 115 morts dans ces appareils à produire le froid.
Rassurez-vous, de nos jours il est fort improbable que cet ustensile devienne votre tombeau. Car ce qui tue, ce n'est pas le froid(13), mais le système de fermeture !
À l'époque, les frigidaires étaient de véritables coffres-forts gelés. Le système de ventouse que nous avons maintenant n'existait tout simplement pas : les réfrigérateurs se fermaient avec une poignée qui activait un système mécanique de verrouillage – les concepteurs partant du principe que les poireaux ne ressentent pas le besoin d'ouvrir le frigo de l'intérieur. Sauf que… si les poireaux se font rarement la malle, les gamins qui jouent à cache-cache peuvent avoir envie de sortir à un moment ou un autre ! De plus, le compartiment étanche empêche les cris de sortir et l'air d'entrer, entraînant rapidement la mort par asphyxie.
En 1968, le Congrès Américain réagit et promulgua le Refrigerator Safety Act (pour la sécurité des réfrigérateurs). Ce texte obliga les constructeurs à inclure un dispositif dans les compartiments pour que la porte s'ouvre sous une pression de 6,8 kg. Rapidement, les joints de porte magnétique se développèrent, faisant à nouveau reculer le proverbe « la curiosité est un vilain défaut ». Malheureusement, les anciens réfrigérateurs existent toujours (bien que de plus en plus rares) ; et on continue de recenser des victimes(14).
En conclusion, si vous avez dans votre cave ou votre grenier un ancien réfrigérateur à ouverture mécanique, pensez à enlever la porte ou à désactiver la fermeture !
Sauriez-vous différencier détergent, décapant, désinfectant, abrasif, agglutinant et solvant ?
Pas facile ? Et pourtant, je suppose que tous le monde sait qu'il s'agit de produits pour « nettoyer »…
Saviez-vous qu'avant d'utiliser ces différents produits il faut réfléchir à quel type de salissure on a affaire ‽ Car oui, l'entretien des locaux fait travailler les méninges(15) !
S'agit-il d'une souillure adhérente sur une surface en acier inoxydable, d'un sol de cuisine entartré, de sucre sur un plan de travail pour pâtisserie, de graisse carbonisée sur une plaque vitrocéramique, de poussière non adhérente sur un meuble, de microorganismes sur un plan de travail, ou de vaisselle ?
Avant de répondre à toutes ces interrogations, il convient de différencier deux types de propretés :
Selon la propreté que vous désirez, vous aurez à utiliser les produits suivants :
Et maintenant que vous savez tout cela, à vos éponges !

Comment s'y retrouver dans la profusion des marques de Champagne ? Il existe pourtant une indication sur chaque bouteille permettant de se faire une idée de l'origine de ce fabuleux breuvage.
Examinez donc celle que vous allez servir à vos convives. Faites le attentivement, cela vous donnera une première idée de l'origine de ce vin, voire de sa qualité.
Vous avez remarqué le sigle à deux lettres (si, si, en tout petit en bas… ) ? Voici sa signification :
Bonne dégustation !
Snif, snif… voilà une odeur désagréable qui fait réagir ! Mais si, vous la connaissez bien ; c'est celle du gaz qui fuit. La réaction est immédiate : fermer la bouteille de gaz pour éviter tout problème.
Mais savez-vous que le gaz naturel, en plus d'être hautement inflammable (ce qui est exactement ce qu'on lui demande après tout) est aussi non-toxique, incolore, inodore et insipide ? Autrement dit, vous pourriez vous retrouver dans une pièce remplie de gaz sans vous en rendre compte. C'est d'ailleurs la mésaventure qui arriva à 295 écoliers du Texas en 1937, qui moururent dans une explosion digne d'Hollywood faute d'avoir pu sentir la présence du gaz. Quelques semaines plus tard, le Texas imposait l'ajout de composés chimiques au gaz (les thiols), et en quelques mois le monde entier prit l'habitude d'odoriser son gaz.
Des thiols, quoi qu'est-ce ? Aussi appelés mercaptans, il s'agit de composés chimiques extrêmement odorants(17) : le nez humain les sent à partir de la concentration extrêmement faible d'une partie pour cent millions. Vous connaissez certainement cette odeur d'œuf pourri et d'ail, c'est celle qui est produite par la mouflette… et utilisée pour les boules puantes ! Dans le cas du gaz naturel et du propane des gazinières françaises, on injecte de l'éthanethiol ou du butanethiol, même si certains proposent de le remplacer par le tétrahydrothiophène qui présente l'avantage de ne pas être corrosif pour les valves, ni toxique pour l'être humain.
Maintenant, quand on vous dira que ça sent le gaz, vous saurez quoi répondre…