Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00

Omnilogismes « Domestique »

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Classification des alcools
Par byakkou | Le 10/02/2010 à 00:00:00

Il existe parmi notre population d'omnilogistes deux catégories :

  1. Les premiers, à l'esprit sérieux, qui voient dans le titre de cet article un exposé de chimie détaillé ;
  2. Les seconds, à l'esprit fêtard, qui eux y voient plutôt un appel à l'apéro ou à la fête bien arrosée.

Différents alcools de tout types

Faisant parti des fêtards(1), cet article parlera donc de pourcentage.

On peut classer les alcools en plusieurs appellations selon leur degré :

  • Les plus faibles, généralement obtenus par fermentation :

    • les cidres, de 1 % à 7% ;
    • les boissons au houblon (bière), de 4 % à 13% ;
    • les vins, de 8 % à 20%.
  • Les plus forts le plus souvent distillés ou macérés (pour les apéritifs) :

    • les apéritifs, à partir de 16 % purs comme le saké, les liqueurs et le pastis(2) ;
    • les spiritueux de type digestif, environ 40 % à 55 % purs qui regroupent entre autres absinthe, calvados, cognac, gin, rhum, tequila, vodka, whisky, etc. (3) ;
    • les élixirs, environ 70%.

Attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez cet omnilogisme avec modération.


  1. (1) Désolé pour les trop sérieux.
  2. (2) Exception à la règle qui se mesure en étant dilué.
  3. (3) Là aussi, le degré est pris pur et certains alcools sont vendus dilués comme la vodka (vendue à 21° mais officiellement mesurée à 40°).
Sauriez-vous mener la vie de château ?
Par LieutenantX | Le 24/01/2010 à 00:00:00

Ah, la noblesse… vivre dans l'oisiveté (et dans un château) toute sa vie, profiter de grands crus dans son parc, ne jamais effectuer de travaux manuels… voilà qui vous fait envie non ? Mais auriez-vous vraiment la capacité de mener cette vie ? C'est ce que nous allons voir… Le texte ci-dessous contient onze erreurs, à vous de les trouver !

Le marquis X… , de la noblesse d'Empire, baisa la main de la jeune fille – qui n'avait pas enlevé ses gants de soirée – et lui murmura :
« Mes hommages, mademoiselle. »
Il lui ouvrit la porte du restaurant et entra après elle.
« Garçon, dit-il, trouvez-moi une table près de l'orchestre. »
Au cours du repas, il se montra plein d'attentions pour la jeune fille, lui servant de l'eau sans même qu'elle lui en demandât, lui offrant de reprendre de la salade.
Pendant qu'il réglait l'addition :
« Monsieur, dit la jeune fille au serveur, apportez-moi mon vestiaire je vous prie ».
Après le dîner, le marquis raccompagna la jeune fille chez elle et la quitta en lui disant :
« Merci, mademoiselle, pour cette excellente soirée. Au plaisir ».

Vous avez tout trouvé ? Non ? Voilà de quoi répondre à vos interrogations alors.

  1. Il n'existe pas de marquis d'Empire ;
  2. On ne baise pas la main des jeunes filles ;
  3. On ne baise pas une main gantée ;
  4. On ne baise pas les mains dans la rue ;
  5. On ne présente pas d'hommages à une jeune fille ;
  6. Un homme entre le premier dans un lieu public ;
  7. On ne dit pas « garçon » à un maître d'hôtel ;
  8. On n'offre pas d'eau aux gens ;
  9. On ne propose pas de la salade pour la deuxième fois ;
  10. Une femme ne parle pas directement au serveur si elle est accompagnée ;
  11. On ne dit pas « Au plaisir ».

En bonus – même si ce n'est pas une erreur à proprement parler – on peut ajouter que prendre une place à côté de l'orchestre est une très mauvaise initiative, puisqu'on ne s'y entend pas parler !

Vous n'aviez pas tout trouvé ? Tant pis, il faudra faire une croix sur le succulent de poulet dans son lit de chanterelles accompagné de son vin blanc servi sur terrine jardinière et se contenter d'un Big Mac… c'est pas si mauvais après tout, et le poids des conventions est plus restreint !

De la probabilité de tomber sur la fève en coupant la galette des rois
Par Neamar | Le 22/01/2010 à 00:00:00

Voilà une mésaventure qui vous est forcément déjà arrivée : en tranchant la galette (ou la brioche, ne faisons pas de ségrégation), le couteau entre en contact avec la fève, ruinant ainsi le suspense que vous aviez insidieusement instillé chez vos invités.

Diantre, pensez-vous ! Quelle était donc la probabilité de cette catastrophe ? La réponse, comme vous vous en doutez, dépend de plusieurs facteurs :

  • d : la distance entre la fève et le centre de la galette. Évidemment, plus d est grand, mieux c'est : si la fève est au centre de la galette – i.e. d=0 – le couteau tombera forcément dessus (à moins que vous ne découpiez d'une façon très artistique, auquel cas la science ne peut plus rien pour vous) ;
  • N : le nombre de convives. Si vous êtes tout seul (et gourmand), vous n'aurez pas à couper et la probabilité sera alors nulle(4) ; si vous êtes 80, le couteau aura plus de chances (au sens mathématique) de rencontrer la fève ;
  • n : le nombre de coups de couteau à donner pour couper la galette en N parts égales (pour deux convives, il suffit d'un coup de couteau ; pour quatre convives il en faut deux ; et pour huit il en faudra quatre) ;
  • Gr : le rayon de la galette. Logiquement, d < Gr, sinon changez de pâtissier ;
  • FL la longueur de la fève et Fl sa largeur. Pour simplifier les calculs, on va prendre le pire cas (la fève est étalée dans sa longueur) et nous ne nous servirons donc pas de Fl.

Au final, seules trois variables nous intéressent(5) : d, n et FL.

Première étape : calculer la probabilité de toucher la fève pour un coup de couteau. Comme je le disais plus haut, on considère que la fève est orientée selon la tangente, et a une longueur FL ; le périmètre de galette sur le même rayon est alors 2π × d. La probabilité de tomber sur la fève est comme toujours le nombre de cas « favorables » (toujours au sens mathématique) sur le nombre total de cas. Attention, il y a une petite subtilité : la fève peut être des deux côtés de la galette, couper selon le diamètre revient donc à couper deux fois selon le rayon : p  = 2\frac{F_L}{2\pi \times d} = \frac{F_L}{d\pi}.

Prochaine étape : répéter l'expérience n fois. On peut considérer chacun des coups comme indépendants(6) : les mathématiciens nous informent alors qu'il faut utiliser une loi binomiale (vous vous en doutez, répéter n fois une expérience ne revient pas à ajouter la probabilité de l'événement n fois(7)). L'application bête et méchante de la formule donne alors P(x=0) = {n \choose 0} p^0 (1-p)^{n-0} = (1-p)^n ; le 0 vient de l'idée que l'on ne veut aucun coup de couteau sur la fève (donc aucun succès dans l'échec, vous me suivez ? ).

Petit résumé pour ceux qui ont lâché (tenez bon, c'est presque fini ! ) : la probabilité de ne pas tomber sur la fève est P = (1-\frac{F_L}{d\pi})^n.

Dernière étape, la plus intéressante : effectuer le calcul ! Prenons une galette standard (Gr=15cm), plaçons la fève aux deux tiers du rayon (d=\frac{2}{3}G_r=10cm), une fève de dimension convenable (FL=2cm) et huit invités (N=8 et n=4).
Fin de l'abstraction mathématique, voilà sans plus tarder le résultat : P = (1-\frac{2}{10\pi})^4 = 0.77. Ce qui correspond à peu près à une « chance » sur quatre de trancher la fève… et ce sans compter sur l'intervention de Murphy !


  1. (4) A fortiori, vous serez également sûr d'être le roi. Bilan : mangez vos galettes tout seul.
  2. (5) En effet, n et N sont reliés par une simple relation de proportionnalité et la taille de la galette n'influe pas sur la probabilité de toucher la fève à n et d fixés.
  3. (6) En réalité, l'écart entre deux coups est le même : pour quatre invités, vous allez décaler votre coupe de 90°. Cependant, la fève ne se déplace pas, ce qui revient à des tranches « au hasard ».
  4. (7) Petite preuve rapide : vous lancez une pièce deux fois. Même si la probabilité de faire pile à chaque fois est de 0.5, ce n'est pas parce que vous effectuerez 2 lancers que vous serez sûr de faire au moins un pile.
Différence entre une mandarine et une clémentine
Par louamel | Le 15/01/2010 à 00:00:00

Petite question ! Dois-je dire « je mange une clémentine »… ou bien « je mange une mandarine » ?

Il faut savoir que ce sont deux fruits différents malgré leurs nombreuses ressemblances :

  • La mandarine est un agrume, fruit du mandarinier, un arbre originaire de Chine. On a découvert ce fruit au début du XIXe siècle et on l'appela « orange de Chine » ou « mandarine » en référence aux mandarins(8). On se mit alors à la cultiver en Afrique du Nord, en Espagne et aux États-Unis ;
  • La clémentine, quant à elle, doit son nom au père Clément qui a croisé l'orange douce et la mandarine en 1892 pour créer la « mandarine sans pépin », plus tard renommée clémentine en son hommage.

La clémentine est légèrement moins parfumée que la mandarine, mais elle n'a pas de pépins et son épluchage est plus facile, ce qui explique pourquoi on la trouve plus facilement dans les marchés.


  1. (8) Les mandarins étaient des personnages choisis pour diriger parmi les meilleurs hommes d'esprit.
La bouteille de ketchup
Par Fatalis | Le 11/01/2010 à 00:00:00

Ladite bouteille de ketchup

Non, le sujet de cet article n'est pas l'histoire de la bouteille de ketchup, d'ailleurs remplaçable par n'importe quel flacon contenant un fluide un peu visqueux.
(Par commodité néanmoins, on gardera le ketchup comme exemple ! )

Ce dont il est question ici est l'éternel problème de « comment faire sortir le peu de ketchup qu'il reste dans ma bouteille sans en mettre partout ? »(9). En effet, on peut toujours secouer ladite bouteille sur son assiette, mais le résultat n'est pas forcément probant !

Pour résoudre ce problème, trois choix s'offrent à nous :

  1. Le moyen le plus simple reste encore de taper le fond du flacon à répétition, en la tenant vers le bas, et, plus ou moins rapidement, on devrait arriver à nos fins ;
  2. Une autre astuce consiste tout simplement à pointer la bouteille, ouverte ou non – vers le bas et au-dessus de l'assiette de préférence – et de la lever d'un coup sec. Grâce à la force inertielle, le ketchup devrait arriver au goulot (voire au-delà dans le cas d'une bouteille ouverte) : il ne reste plus qu'à l'agiter un peu pour se servir ! Notons que ce mouvement va à l'inverse du mouvement qu'on aurait plus tendance à faire (l'abaisser rapidement)… mais marche mieux car éclabousse moins !
  3. La troisième et dernière solution est plus risquée, pour la bouteille comme pour votre cuisine : bouchez la bouteille, tenez-la solidement par le fond, et faites-la tournoyer ! Avec la force centrifuge, le ketchup sera entièrement amené au niveau du goulot, et il ne vous restera plus qu'à vous servir(10) !

Bon appétit !


  1. (9) On considère ici une bouteille rigide, en verre par exemple… Pour une bouteille plastique, on peut toujours la compresser pour parvenir à nos fins. Encore que…
  2. (10) Si toutefois vous ne l'avez pas lâchée entre temps…
Un article en béton
Par Damien | Le 26/12/2009 à 00:00:00

Sacs de ciment
Bricoleurs du dimanche, il vous arrive sans doute parfois de mettre les mains dans le « ciment »(11) pour divers travaux. Dans le ciment ? Ou bien le béton ? Voire le mortier ?…
Mais qu'est-ce qui différencie exactement ces différents produits ? Point besoin ici de se pencher sur la constitution physico-chimique de ceux-ci, mais bien plutôt d'en comparer les usages.

  • Le ciment est une poudre à laquelle est ajoutée un liant hydraulique. Avec de l'eau, le mélange prend et durcit en séchant.
    On l'utilise rarement – voire jamais – seul.

  • Le mortier est un mélange de ciment, de sable fin et d'eau, éventuellement complété par des adjuvants.
    Il en existe, là aussi, divers types :

    • Mortier maigre : un volume de ciment pour trois volumes de sable. Utilisé pour la pose d'agglo ;
    • Mortier moyen : un volume de ciment pour deux volumes de sable. Utilisé pour la pose de dalles, pour faire des enduits ou des joints ;
    • Mortier gras : un volume de chaque. Utilisé pour faire des enduits étanches.

    Il y a aussi des mortiers de chaux, à la place du ciment(12) ; celui-ci est principalement utilisé comme élément de liaison, de scellement ou d'enduit.
    Le mélange d'un liant et d'eau est appelé « barbotine », tandis que le mortier de chaux hydraulique et de ciment est appelé "mortier bâtard« .

  • Bétonnière
    Le béton est un matériau de construction formé par le mélange de ciment, de granulats (graviers) et d'eau, éventuellement complété par des adjuvants. Le ciment, en durcissant, compacte sable et granulats pour constituer le béton.
    Il est lui aussi qualifié de :

    • maigre : trois volumes de ciment, huit de sable et seize de graviers – pour la pose de bordures ;
    • moyen : cinq volumes de ciment, huit de sable et seize de graviers – pour faire des fondations ;
    • gras : sept volumes de ciment, huit de sable et seize de graviers – pour faire du béton armé (avec des tiges métalliques, pour assurer une bonne rigidité, tout en assurant une certaine »souplesse"… en cas de tremblement de terre par exemple ! )

Panneau chantier

Dans tous les cas, veillez bien à suivre la (simple) recette suivante :
Dans une auge, un bac de gâchage ou une bétonnière, mélanger de façon homogène et à sec l'ensemble des matériaux solides.
Puis ajouter de l'eau propre et mélanger : c'est le gâchage.

Le mortier fait prise lorsqu'il ne peut plus être déformé sous la pression du pouce.
Le béton, quant à lui, ne prendra qu'à compter du moment où il n'est plus gâché : sinon, il se conserve fort longtemps, sous réserve d'être constamment mélangé (et humidifié). C'est ainsi que nous trouvons sur nos routes des camions bétonnières à la toupie qui tourne, qui tourne, qui tourne, qui tourne…


  1. (11) Enfin, c'est une manière de parler… attention aux brûlures chimiques et aux allergies bien spécifiques !
  2. (12) On en dénombre quatre principaux : le mortier de chaux grasse, mortier de chaux hydraulique, mortier de plâtre, mortier de ciment Portland.
Peut-on mourir dans un frigo ?
Par Neamar | Le 24/12/2009 à 00:00:00

Trois enfants dans un réfrigérateur abandonné dans un garage. Ils jouaient à cache-cache.

Je vois déjà nos fidèles lecteurs s'insurger devant un tel titre : décéder dans un frigidaire ! Voilà qui frise le ridicule… hélas, de 1946 à 1956, le très sérieux New York Times recense 115 morts dans ces appareils à produire le froid.

Rassurez-vous, de nos jours il est fort improbable que cet ustensile devienne votre tombeau. Car ce qui tue, ce n'est pas le froid(13), mais le système de fermeture !

À l'époque, les frigidaires étaient de véritables coffres-forts gelés. Le système de ventouse que nous avons maintenant n'existait tout simplement pas : les réfrigérateurs se fermaient avec une poignée qui activait un système mécanique de verrouillage – les concepteurs partant du principe que les poireaux ne ressentent pas le besoin d'ouvrir le frigo de l'intérieur. Sauf que… si les poireaux se font rarement la malle, les gamins qui jouent à cache-cache peuvent avoir envie de sortir à un moment ou un autre ! De plus, le compartiment étanche empêche les cris de sortir et l'air d'entrer, entraînant rapidement la mort par asphyxie.
En 1968, le Congrès Américain réagit et promulgua le Refrigerator Safety Act (pour la sécurité des réfrigérateurs). Ce texte obliga les constructeurs à inclure un dispositif dans les compartiments pour que la porte s'ouvre sous une pression de 6,8 kg. Rapidement, les joints de porte magnétique se développèrent, faisant à nouveau reculer le proverbe « la curiosité est un vilain défaut ». Malheureusement, les anciens réfrigérateurs existent toujours (bien que de plus en plus rares) ; et on continue de recenser des victimes(14).

En conclusion, si vous avez dans votre cave ou votre grenier un ancien réfrigérateur à ouverture mécanique, pensez à enlever la porte ou à désactiver la fermeture !


  1. (13) Ou la différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur, comme certains se plaisaient à l'avancer sans aucune preuve.
  2. (14) 163 décès en Amérique de 1956 à 1964, 96 entre 1973 et 1984. En 2003 en Guyane, deux enfants décédèrent dans un frigo : on n'a cependant pas pu prouver qu'il s'agissait d'un ancien modèle.
Un article détartrant !
Par clo~ | Le 23/12/2009 à 00:00:00

Sauriez-vous différencier détergent, décapant, désinfectant, abrasif, agglutinant et solvant ?

Pas facile ? Et pourtant, je suppose que tous le monde sait qu'il s'agit de produits pour « nettoyer »…

Saviez-vous qu'avant d'utiliser ces différents produits il faut réfléchir à quel type de salissure on a affaire  ‽ Car oui, l'entretien des locaux fait travailler les méninges(15) !

S'agit-il d'une souillure adhérente sur une surface en acier inoxydable, d'un sol de cuisine entartré, de sucre sur un plan de travail pour pâtisserie, de graisse carbonisée sur une plaque vitrocéramique, de poussière non adhérente sur un meuble, de microorganismes sur un plan de travail, ou de vaisselle ?

Avant de répondre à toutes ces interrogations, il convient de différencier deux types de propretés :

  • La propreté visuelle, c'est-à-dire l'absence de salissures physiques ;
  • La propreté microbienne, qui réduit la bio-contamination des bactéries.

Selon la propreté que vous désirez, vous aurez à utiliser les produits suivants :

  • Le détergent dissocie les souillures en les divisant en particules plus faciles à éliminer. Il a cinq pouvoirs : le mouillant, le dégraissant, le moussant, l'émulsionnant et l'anti-redéposition ;
  • Le décapant, aussi nommé détartrant, permet la modification physique de la salissure. C'est un produit très acide(16). Son mélange avec de l'eau de Javel provoque la libération de chlore gazeux corrosif pour les poumons ; ne mélangez jamais un décapant avec de la javel !
  • Le désinfectant (s'utilise sur un milieu inerte (plan de travail). On l'appelle aussi antiseptique, auquel cas il s'utilise sur un milieu vivant (la peau). Il détruit les tâches par oxydation ou réduction et on en dénombre quatre sortes : le bacticide (tue les bactéries), fongicide (tue les champignons microscopiques), sporicide (tue les spores) et virucide (inactive le virus) ;
  • L'abrasif élimine par frottements les salissures qui adhèrent au support. On le trouve sous forme pâteuse ou liquide, selon la dureté du matériau ;
  • L'agglutinant retient les salissures peu adhérentes ;
  • Le solvant est capable de transformer des salissures solides ou liquides pour les éliminer plus facilement.

Et maintenant que vous savez tout cela, à vos éponges !


  1. (15) C'est sans doute pour cela que cette tâche ( ! ) est le plus souvent dévolue aux femmes !
  2. (16) Un produit est acide lorsque que son pH est inférieur à 7.
Quel Champagne !
Par moustache | Le 20/12/2009 à 00:00:00

Sur cette étiquette de champagne, on peut lire le sigle NM :  Négociant Manipulant

Comment s'y retrouver dans la profusion des marques de Champagne ? Il existe pourtant une indication sur chaque bouteille permettant de se faire une idée de l'origine de ce fabuleux breuvage.
Examinez donc celle que vous allez servir à vos convives. Faites le attentivement, cela vous donnera une première idée de l'origine de ce vin, voire de sa qualité.
Vous avez remarqué le sigle à deux lettres (si, si, en tout petit en bas… ) ? Voici sa signification :

  • RM : Récoltant-Manipulant. C'est un vigneron artisan. La marque du Champagne appartient au propriétaire qui vendange, élabore son Champagne et commercialise lui-même son vin ;
  • SR : Société de Récoltants. C'est un regroupement de vignerons, souvent de la même famille. Ils vendangent, élaborent leur Champagne et commercialisent généralement eux-même leur vin ;
  • NM : Négociant-Manipulant. Il complète ses vendanges par des raisins achetés. Il élabore lui-même son vin. C'est le cas des plus grandes marques de Champagne ;
  • RC : Récoltant-Coopérateur. La coopérative manipule et met le vin en bouteille. Elle en rétrocède une partie à ses adhérents qui peuvent commercialiser le vin sous leur propre marque ;
  • CM : Coopérative de Manipulation. La marque de Champagne appartient à une coopérative de récoltants, qui élabore elle-même son vin à partir de la vendange des viticulteurs adhérents ;
  • MA : Marque Auxiliaire (ou Marque d'Acheteur) . Il s'agit d'une marque le plus souvent d'une chaîne de distribution, d'un revendeur, d'un restaurateur ou d'un caviste. Ces Champagnes n'ont que très rarement la même origine. On y trouve le pire et jamais le meilleur ;
  • ND : Négociant-Distributeur. Ce peut être une personne physique ou morale qui achète en bouteille des vins terminés et qui appose lui-même une étiquette à son nom.

Bonne dégustation !

Y a comme une odeur de gaz dans l'air…
Par Neamar | Le 11/12/2009 à 00:00:00

Snif, snif… voilà une odeur désagréable qui fait réagir ! Mais si, vous la connaissez bien ; c'est celle du gaz qui fuit. La réaction est immédiate : fermer la bouteille de gaz pour éviter tout problème.

Mais savez-vous que le gaz naturel, en plus d'être hautement inflammable (ce qui est exactement ce qu'on lui demande après tout) est aussi non-toxique, incolore, inodore et insipide ? Autrement dit, vous pourriez vous retrouver dans une pièce remplie de gaz sans vous en rendre compte. C'est d'ailleurs la mésaventure qui arriva à 295 écoliers du Texas en 1937, qui moururent dans une explosion digne d'Hollywood faute d'avoir pu sentir la présence du gaz. Quelques semaines plus tard, le Texas imposait l'ajout de composés chimiques au gaz (les thiols), et en quelques mois le monde entier prit l'habitude d'odoriser son gaz.

Des thiols, quoi qu'est-ce ? Aussi appelés mercaptans, il s'agit de composés chimiques extrêmement odorants(17) : le nez humain les sent à partir de la concentration extrêmement faible d'une partie pour cent millions. Vous connaissez certainement cette odeur d'œuf pourri et d'ail, c'est celle qui est produite par la mouflette… et utilisée pour les boules puantes ! Dans le cas du gaz naturel et du propane des gazinières françaises, on injecte de l'éthanethiol ou du butanethiol, même si certains proposent de le remplacer par le tétrahydrothiophène qui présente l'avantage de ne pas être corrosif pour les valves, ni toxique pour l'être humain.

Maintenant, quand on vous dira que ça sent le gaz, vous saurez quoi répondre…


  1. (17) Le Guinness book leur décerne le prix de « substance la plus puante au monde ».
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