Il est fréquent d'apercevoir, un doux soir d'été, un petit point lumineux signalant la présence d'un ver luisant (ou plutôt une comme nous le verrons plus bas). Mais d'où lui vient cette propriété hors du commun ?
Le ver luisant (Lampyris noctiluca) est un insecte coléoptère de la même famille que la coccinelle. Il mesure un ou deux centimètres et se nourrit – tenez-vous bien – d'escargots.
On peut remarquer qu'il existe chez cet insecte de très grandes différences entre le mâle et la femelle. En effet, si le mâle peut voler, la femelle, elle, est condamnée à rester au sol. Un problème se pose alors en période de reproduction : comment une femelle peut-elle signaler sa présence à un mâle qui survole les environs ?
C'est pour répondre à ce problème que les vers luisants ont développé la propriété dont ils tiennent leur nom. Les vers luisants produisent donc de la lumière froide (c'est à dire qui ne dégage pas – ou très peu – de chaleur) grâce à un phénomène appelé bioluminescence. Ceci est possible grâce à une réaction chimique complexe durant laquelle de l'énergie chimique est convertie en énergie lumineuse.
Remarquons que, pour les raisons que nous avons évoquées, la femelle est beaucoup plus lumineuse que les mâles et les larves.
Ainsi la luminosité des femelles vers luisants permet la reproduction et donc la survie de l'espèce ; mais l'on peut noter que dans certains lieux, la pollution lumineuse est à l'origine de la diminution de la population de ver luisant.
Quel fidèle lecteur omnilogiste n'a-t-il point vu le poids des ans influer sur son physique ? Un peu d'embonpoint par ci, quelques rides par là… Les chairs se font moins fermes, et les cheveux blanchissent.
Aujourd'hui, petite séance d'observation du temps qu'il fait à l'extérieur. Oui, parfaitement, sur Omnilogie, nous vous apprenons aussi à observer la nature, y compris dans ses manifestations les plus étranges. « Mais que me veut-elle ? » pensez-vous soudain, légèrement inquiet. Rassurez-vous cher lecteur, contentons-nous de constater qu'il fait désormais beau et chaud, que les petits oiseaux reviennent des pays où ils ont passé l'hiver, et surtout, vous rangez enfin moufles, écharpes et autres pulls. Ah oui, vos paquets de mouchoirs suivent la même trajectoire, ainsi que les divers médicaments contre le rhume, les rhinopharyngites et autres bonheurs hivernaux. « Oui, mais en attendant la suite, je ne vois pas ce dont va parler l'omnilogisme du jour… ». Eh bien… Quand vous allez chez votre médecin favori – oui, celui qui a un vrai diplôme –, plutôt que d'arriver en songeant à l'irritation d'une quelconque muqueuse, vous dites plutôt « Je crois bien que j'ai attrapé un microbe. », à tort.
« Très bien, puisque l'appellation microbe est fautive, comment sommes-nous censés nommer les divers organismes se promenant agréablement dans notre corps ? ». Le plus simple serait évidemment de ne pas leur donner de surnom, mais puisqu'ici, nous ne cherchons pas la facilité(1), je vais donc vous expliquer la subtile différence entres les divers éléments composant ce vaste ensemble qu'est le monde microbien.
(1) ↑ Il est bien mieux de se creuser la tête à trouver le pourquoi du comment !