Tout fidèle lecteur omnilogiste confronté à l'attitude discutable de l'un de ses amis, car il est bien connu qu'il ne peut lui même en être à l'origine, aura sans doute un jour ou l'autre été amené à chercher de bonnes excuses à son compagnon.
Certains ne manqueront alors pas de dire de lui qu'il s'est fait là l'avocat du diable.
L'advocatus diaboli est de fait le clerc qui était chargé lors d'un procès en canonisation de rechercher activement tout fait qui pourrait être imputé au futur saint, afin d'éviter que l'accès à cette dignité puisse ultérieurement être remis en cause.
Il procédait pour cela à un minutieux examen de la vie du postulant, afin de détecter tout fait qui aurait pu être dû à une influence diabolique. D'où l'appellation.
C'est sous l'influence du Pape Jean-Paul II qu'a été supprimée cette fonction en 1983.
Il n'empêche qu'il faudra pourtant bien un procès en canonisation pour proclamer comme Saint un défunt, qui devra se voir attribuer l'origine d'un ou plusieurs miracles, et ce après avoir été éventuellement préalablement béatifié.
Et que tout lecteur baptisé n'oublie pas qu'il a de fait été appelé à la sainteté ! Il pourra alors être vénéré dans les cœurs, mais aussi dans toutes les chapelles, églises ou basiliques…
N'est pas Saint Martin qui veut…
Vous le savez peut-être, nos chers amis d'outre-Manche (ou Atlantique) n'ont pas le même système métrique que nous. Exemple simple : la température. En France, on dit qu'il fait, par exemple, 20 degrés Celsius. Or en Amérique, on n'utilise non pas le Celsius mais le Fahrenheit. Si vous dites qu'il fait 20 degrés Fahrenheit, cela correspond à… environ -7 degrés Celsius. Vous me suivez toujours ? Bien. Ce genre d'erreur de mesure est fréquent chez les non-habitués mais peut parfois tourner au vinaigre dans certains cas. Celui du vol 143 d'Air Canada est un exemple de ce qui arrive en cas d'erreur de système métrique.
Vous avez toujours caressé le rêve d'une vie passée sous les ors de la République. Vous vous préparez donc à subir les épreuves d'un prestigieux concours qui devrait assurer votre métamorphose en un grand commis de l'État.
D'obstacles en obstacles, vous voilà arrivé sans trop d'encombres au grand oral de Culture Générale et à la fatidique question qui en constitue la terrifiante clôture. Les trois Cerbères, entre les mains desquels repose votre destinée, laissent alors flotter dans l'air cette déconcertante proposition : Quels sont les plus beaux vers de la littérature française ?