« — Bonne année, bonne santé !
— Toi-aussi, tous mes vœux pour 2015 ! Comment s'est passé ton réveillon ?
— Merveilleux ! J'ai eu un hôte de marque.
— Oh ! Il t'a fait bon accueil ?
— Hein ? Mais non, c'est moi qui le recevais.
— Que dis-tu, c'est donc toi qui étais son hôte ?
— Mais non c'était lui mon hôte ! »
Ah là là, c'est malheureux de commencer l'année par une dispute. Mais qui a raison ? Qui était donc l'hôte de la soirée : l'invité ou celui qui reçoit ?
Hé bien les deux ! Hé oui, la langue française est décidément bizarre car le mot « hôte » a aujourd'hui deux sens qui sont antonymes(1). Voilà qui n'est pas courant. Et pourtant la langue française fourmille d'expressions et de mots dont le sens a changé au fil du temps, jusqu'à prendre un sens contraire pour certains.
Pour votre culture(2), apprenez que « hôte » vient du latin hospes(3) : celui qui accueille l'étranger. Voilà donc le sens original de hôte : c'est celui qui reçoit. Les mots : hospitalité, hôpital, hôtel et otage dérivent directement de la même racine latine avec toujours cette idée de recevoir quelqu'un(4).
Alors pourquoi l'inviteur est-il devenu l'invité ? Mystère… mais la confusion ne date pas d'hier apparemment. Aujourd'hui l'hôte désigne légèrement plus souvent(5) l'invité que la personne qui reçoit mais les deux sens perdurent. C'est donc en fonction du contexte que l'on sait qui est l'hôte.
Quant à la hotte du Père Noël, c'est une autre histoire…
(1) ↑ Deux mots de sens contraires comme « noir » et « blanc ».
(2) ↑ Car on est sur Omnilogie, vous n'espériez pas vous en sortir si facilement tout de même ‽
(3) ↑ Hospes, hospes, hospitem, hospitis, hospitī, hospitĕ. Ah la joie des déclinaisons latines…
(4) ↑ Pas toujours de son plein gré dans le cas de l'otage.
(5) ↑ À prendre avec des pincettes car tous les dictionnaires ne sont pas d'accord.
Son arc délimite l'Aquitaine. Jaillie des Pyrénées, elle descend au nord-est jusqu'à Toulouse où elle cingle cap nord-ouest jusqu'à Bordeaux, puis s'estuarise et change de nom : Gironde(6).
Dès son entrée en France, elle court transparente ; un peu avant Toulouse elle se teint en vert clair. À Toulouse, elle coule verte ou bleue. À Tonneins(7), elle est vert foncé. « Vous ne voyez pas vos pieds. » À Langon, elle est beige. À Bordeaux, elle est marron. Pourquoi ?
(6) ↑ Au confluent de la Dordogne. L'estuaire s'élargira sur 75 km.
(7) ↑ En Guyenne, au confluent de la Garonne et du Lot.
Échoué sur votre île déserte, vous savez dorénavant comment consommer votre apport journalier de protéines : viandes rouges, poissons et insectes.
N'oubliez pas cependant que vous êtes omnivore, autrement dit carnivore et herbivore. Même si certains frémissent à l'idée de manger une salade, il va falloir vous y faire : les plantes vertes sont vos meilleurs amies pour la survie. Et pourtant… comment savoir lesquelles sont comestibles ? Rien que dans un jardin urbain, de nombreuses plantes sont toxiques, alors imaginez dans une forêt vierge ! Comment savoir ce que l'on peut consommer sans risque ?
La méthode traditionnelle est simple : mangez. Si vous êtes encore en vie quelques heures après et que vous ne vous roulez pas sur le dos en hurlant des phrases que la morale m'empêche de recopier ici, félicitations ; cette plante est comestible. Sinon… c'est moche ce qui vous arrive !
Le théorème des quatre couleurs affirme qu'il est possible de colorier avec seulement quatre couleurs une carte composées de pays (techniquement un ensemble de parties formant une partition d'un ensemble) de tels manières que deux pays coloriés de la même façon n'aient aucune frontière commune.