Le Nylon, appelé plus vulgairement Nylon 6-6 a été inventé par un Américain pour la société Du Pont de Nemours en 1935.
La vie de ce cher Wallace Carother pourrait faire un roman : il se suicida quelques années après sa découverte du nylon, convaincu d'avoir tout raté et de ne plus avoir d'idées…
Mais cette histoire n'est pas celle de Wallace, c'est celle des brevets.
Comme tout le monde le sait, les brevets sont des bouts de papiers permettant d'interdire aux autres de faire ce qu'on fait nous même – et ce de façon bien plus efficace que l'antique droit d'ainesse ! – tout en continuant à le faire gaiment nous-même et en montrant au monde entier le processus de fabrication.
Le Nylon c'est une immense entreprise textile, des millions de dollars et des hommes intéressés par ce trésor fantastique… mais breveté ! Alors on emploie de ces gens bizarre qui font exploser le monde avec de l'engrais : des chimistes ! Et l'on prie pour que tous ces chimistes proposent un truc, un léger, très léger changement afin que le produit final soit aussi bien mais qu'il soit assez différent pour ne pas être exactement identique… et donc non breveté.
C'est ainsi que nait le Nylon 6, presque identique il est cependant assez différent pour ne pas tomber sous l'exploitation du brevet et IG Farben (BASF) s'en donne à cœur joie !
Mais quelle est donc cette différence ? Je vous propose le jeu classique de quand nous étions encore jeune et insouciant, les différences :
Tout chimiste vous dira qu'il y en a un qui est né d'une condensation à une molécule (la ε-Caprolactane) et que l'autre est le résidu de condensation de deux molécules, l'acide adipique et l'hexamétyldiamine.
Voilà donc la petite différence qui fait que deux entreprises vendirent le Nylon. Et à quelques propriétés de chimistes, ces nylons ne sont pas différenciables.
Peut-être êtes-vous en ce moment même accoudé sur lui ? Depuis nos premières années de classes enfantines, avec des modèles très scolaire, jusqu'à l'extrême limite de notre âge, où il se fait souvent stylé, nous avons tous passé de longues heures sur notre bureau.
Souvent pour le meilleur, et parfois pour… le pire !
Focus sur l'animation japonaise, aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un réalisateur japonais : Hosoda.
Né le 19 septembre 1967, d'un père à la fois agriculteur et employé des chemins de fer, il passe son enfance à la campagne. Il tente ensuite, après une université d'art, d'intégrer l'institut de formation du fameux studio Ghibli mais se fait recaler. Il parvient finalement à intégrer un autre studio, celui de Toei Animation où il participe à plusieurs projets phares. Avec le temps, en 1999, il s'attaque à la réalisation avec le premier volet du film dérivé de la saga Digimon Adventure. Après la réalisation du second volet et de plusieurs spots publicitaires (dont un pour Vuitton), il se fait approcher par le studio Ghibli pour la réalisation du Château Ambulant à une période où Miyazaki songe à arrêter les longs-métrages. Malheureusement, l'association n'aboutit pas et Hosoda se retire du projet. Il réalise encore un long-métrage (dérivé de One Piece) avant de se lancer en free-lance en association avec le studio Madhouse. C'est alors qu'il lâche trois véritables bombes dans le paysage de l'animation long-métrage : La traversée du temps d'abord, Summer Wars par la suite et enfin le grandiose Les enfants loups, Ame et Yuki(1). Ces trois œuvres tranchent avec ses réalisations passées par leur maturité. Contrairement à ses premiers longs-métrages destinés à un public jeune, on retrouve ici l'universalité caractéristique des grands succès.