Fêtes et rituels paysans animaient jadis la France rurale. Ainsi, la plus grande partie de ce pays vivait au rythme « des Travaux et des Jours ». Au printemps avait lieu, par exemple, le Mai planté ; en été, les Feux de la Saint-Jean. Pour conjurer le mauvais sort et protéger les récoltes, les paysans l'été brûlaient le Diable.
Pour ce faire, ils feraient un meulon auquel ils bouteraient le feu. Mais ils n'osaient pas s'en prendre directement au Diable : ils brûlaient donc, non le Diable, mais sa mère, nommée Ricaud (la riche). Réduite en cendres, elle prémunirait du mal les cultures. Les hommes, ce jour, dressaient donc un meulon, s'en éloignaient, prenaient des torches. Puis on criait de courir sus à la Ricaud. Les paysans s'élançaient brûler la Mère du Diable.
Ce rite agraire s'alliait les puissances du sol, pourvoyeuses de richesses ; ces coutumes païennes étaient christianisées, diabolisées et dévaluées : avec le temps les rituels déclinèrent, la Ricaud tomba dans l'oubli. Mais un légume était venu des Amériques : ayacuotl, haricot. On passa de la Ricaud au haricot, pour marquer, désormais, son agacement. Naquit alors l'expression « Tu me cours sur le haricot ! »
Ne cherchez ici nul conseil pour aborder une charmante compagnie, mais plutôt un bref exposé sur une des propriétés étonnantes d'une substance pourtant fort commune : l'eau.
En 1791, après la mort de Mirabeau, l'Assemblée Constituante cherche un lieu digne d'accueillir sa dépouille. Histoire de ne pas changer ses habitudes, elle décide de déposséder l'Église d'un lieu de culte fraîchement construit pour en faire un temple à la gloire de la République : le Panthéon est né, mais connaîtra une existence assez mouvementée. Suivez le guide.
Pour bien comprendre l'histoire des capitales du Soleil Levant, il faut tout d'abord se remettre dans le contexte de l'époque : nous sommes en plein dans la période connue sous le nom de Japon médieval dont les tenants et aboutissants sont assez similaires à notre ère féodale : seigneurs de guerre, batailles archaïques et tentatives d'extension du territoire de chacun. L'Empereur est le seigneur des seigneurs et assiste à ces luttes de daimyo et de shogun en essayant de conserver son propre pouvoir tout relatif. Expliciter les différents acteurs de l'époque prendrait trop de temps et serait peu utile dans l'historique des villes étudiées. Retenez seulement qu'il y a un empereur et un pouvoir impérial, sous lesquels on trouve des seigneurs féodaux(1).
(1) ↑ Parmi lesquels le shogun (qui vient d'un terme signifiant « seigneur de guerre » ou « grand général »), détenteur d'un pouvoir militaire absolu similaire à celui du premier ministre actuel sur les autres seigneurs que sont les daimyo, les gouverneurs féodaux, seigneurs d'un fief. Puisque je ne suis pas fan des francisations j'emploierai dans mes articles tous ces termes sans le « s » du pluriel français.