Vous rendez-vous compte ? J'ai dix-neuf balais ! L'âge courbe déjà mon dos, et j'ai l'échine qui ploie sous le poids des années !
Les ridules qui se forment sur mon front parcheminé par le temps m'accablent, je crois que le Botox est la solution !
Mais d'ailleurs, pourquoi dit-on avoir \(x\) balais ?
Mes amis, je vous mets tout de suite en garde. Vous vous aventurez sur un terrain glissant. Vous vous exposez là à la géhenne de populations entières, car il s'agit certainement de la question qui divise le plus actuellement. Des partisans féroces débarqueront chez vous, vous rossant de leurs martinets impitoyables, si vous vous déclarez en faveur de l'une ou de l'autre des hypothèses que je vais vous énoncer ci-dessous !
Pour ma part, je reste neutre(1), et ne fais que vous exposer les choses.
Il y a longtemps, les ménagères changeaient de balai chaque année. L'explication se suffit à elle-même, je crois.
On dit souvent avoir cent soixante ans… et des poussières ! C'est donc à grand coup de balai qu'il s'agit de les chasser !
Il paraîtrait que les Auvergnats attachaient derrière la voiture du marié autant de balais que celui-ci avait d'années(2).
Les cyclistes chevronnés(3) diront que c'est la voiture-balai, qui récupère les cyclistes en difficultés sur un circuit. Elle ramasserait en plus des schnoques qui traînent les années qui vont avec.
Le mot balai viendrait du gitan « babel », qui veut dire « en arrière ».
Bon, tout cela est en fait très obscur, personne n'a de réponse concrète, et je me demande à présent pourquoi j'écris là-dessus un omnilogisme. Je me permets toutefois de critiquer la dernière explication (avec discrétion tout de même…), puisque le dictionnaire donne une tout autre étymologie au mot balai. Voir ici.
Ah ! Au secours, je crois que les fanatiques de l'explication par l'étymologie gitane m'agressent ! Je vous quitte en vit…
Il est loisible d'espérer que tout fidèle lecteur qui lira cet article sera tenté de rire de joie plus que de dépit…
A moins qu'il ne vienne plus prosaïquement d'être victime d'une vilaine attaque de 1-sulfinylpropane ? (4)
(4) ↑ On pourrait plus simplement parler du fait d'éplucher des oignons !
Salut à toi, lecteur toujours fidèle !
Salut à toi, lecteur occasionnel !
Salut à toi, lecteur qu'on dépucelle !
Salut à toi, quatrième rime en [Ɛl](5) !
— C'est dingue, quand même ! – De quoi parles-tu ? – De l'incommensurable flemme de machin, là, l'auteur. – Lui ? Flemmard ? Pourquoi dis-tu cela ? – Étudie bien son truc, là. C'est le même à chaque fois ! Pas besoin de réfléchir à un quelconque extrait visible sur la page d'accueil, ni à une accroche propre à chaque article. Je le soupçonne même de copier-coller, ce chafouin personnage. – Ah, l'empafé ! – Attends, il y a pire ! Le lecteur distrait pourrait prendre ces quatre lignes pour une marque de fabrique sympathique, alors que ce n'est qu'un vil stratagème visant à bouffer de la place. – Le sinistre gougnafier ! – Aucun effort de créativité. – Quel abject foutriquet ! – Je suis outré. – Un pastaga pour oublier ? – Volontiers !
Chers lecteurs d'Omnilogie qui aimez lire des articles de vulgarisation et entre les lignes, cet article est fait pour vous et d'une bien belle figure de style, j'ai nommé : le zeugma (ou zeugme). Que vous aimiez jouer avec les mots ou au Scrabble, faire de l'esprit et un malheur, cette figure de rhétorique va bien vous plaire et avec votre personnalité.