Prochain omnilogisme : 16/03/2010 à 0:00
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Omnilogisme : n.m.Petite gourmandise intellectuelle.
Cet article décrit les conventions utilisées à l'Imprimerie Nationale. Les règles qu'il édicte ne sont nullement obligatoires, juste un guide de style pour typographe éclairé.

« Deuxième ou second », telle est la question !
Le mot « deuxième » est employé lorsque l'énumération est susceptible de continuer (avec « troisième », « quatrième », « cinquième », etc. ).
Le deuxième point, la deuxième règle, le deuxième président, …
Le mot « second » lui, est employé uniquement lorsque l'énumération s'arrête à deux.
On parlera donc de seconde guerre mondiale (car à ce jour il n'y en a pas eu de troisième), du Second Empire, de la seconde mi-temps (car même s'il en existe une troisième, celle-ci n'est pas officielle ! ).

Chez certains reptiles, tous ovipares, la détermination du sexe de l'individu n'est pas génotypique(1) mais dépend de la température d'incubation des œufs. Cette température, aussi appelée TSD, va influer durant les premières périodes du développement embryonnaire(2) sur la différenciation des gonades.

Graphiques représentant la variation de température corrélée à la détermination du sexe chez les reptiles
L'image ci-contre nous montre comment la variation de température est corrélée à la détermination du sexe chez ces ovipares. On remarque que sur ces schémas, il existe plusieurs plages de températures :
Alors le réchauffement climatique, oui ! mais un monde gouverné par des femelles…

Mieux vaut un végétarien roulant en 4x4 qu'un mangeur de steak à vélo
, tel est l'actuel aphorisme que clament les écologistes. Si l'on savait déjà que la production mondiale de protéines animales engloutit 45 % de l'eau mondiale, 33 % des terres émergées et 70 % des terres agricoles(3), de récentes études tirent la sonnette d'alarme quant à la responsabilité de la production de viande dans le réchauffement planétaire.
Celles-ci démontrent que la production de bœuf dégage l'équivalent de 14,8 kg de CO2 pour un kilo de viande, ce qui, en équivalent carbone, revient à parcourir 121 km en voiture(4). Ces études montrent également que toutes les viandes ne contribuent pas de la même manière à la dégradation de l'atmosphère. Ci-dessous quelques chiffres permettant de se faire une idée :
| Pour un kilo produit | kg de CO2 équivalent émis | Kilomètres voiture |
|---|---|---|
| Pommes de terre | 0,3 | 2 km |
| Pommes | 0,3 | 2,46 km |
| Asperges | 0,4 | 3,3 km |
| Poulet | 1,1 | 8,9 km |
| Porc | 3,8 | 31,1 km |
| Bœuf | 14,83 | 121,2 km |
À ces chiffres il faut ajouter les gaz à effet de serre émis pour les cultures fourragères (qui comprend la fabrication d'engrais chimiques, la déforestation, etc. ) et l'acheminement de la viande jusque dans nos assiettes. Un Américain consomme 124 kg de bœuf par an (contre 88,4 kg en France).
Il est intéressant de savoir que l'émission de gaz à effet de serre due à la production de viande est la deuxième plus importante au monde, juste après la production d'énergie ! L'industrie de la viande génère à elle seule 18 % des gaz à effet de serre mondiaux, soit plus que tous les modes de transport combinés (14%), ce qui semble complètement invraisemblable.
La solution ? Manger moins de viandes maigres, choisir du bœuf bio (qui émet 30 % de CO2 en moins), remplacer dès que possible les protéines animales par des protéines végétales et enfin privilégier les producteurs locaux de viande.
L'élevage est responsable de l'émission de 9 % du CO2 mondial, de 37 % du méthane et de 65 % du protoxyde d'azote, un gaz au pouvoir réchauffant 275 fois plus élevé que le CO2 dégagé par les engrais, et premier responsable de la destruction de la couche d'ozone.
À la fin du XIXe siècle, comme aujourd'hui, les téléphones étaient reliés par une paire de fils de cuivre à un lieu (situé à l'époque à une quinzaine de kilomètres maximum) appelé central téléphonique. Mais contrairement à aujourd'hui, l'établissement des communications se faisait manuellement, via des opératrices appelées « les demoiselles du téléphone ».
C'est dans ce contexte qu'en 1889(5) Almon B. Strowger, invente un autocommutateur électromécanique destiné à établir, sans l'aide d'un opérateur humain, une liaison entre deux abonnés d'un central téléphonique.
Entrepreneur américain de pompes funèbres à Kansas City(6), il est persuadé que l'épouse de son concurrent, employée comme opératrice du téléphone au central téléphonique manuel de la société de téléphone locale, participe à un détournement de trafic des clients en deuil au profit de son mari.
Afin de palier à cette concurrence qu'il juge illégale, il entreprend ses recherches visant à éliminer les opérations manuelles lors de l'établissement d'une communication téléphonique. Il conçoit alors un sélecteur qui imite en quelque sorte le mouvement de sélection des opératrices.
Le 3 novembre 1892, il met en service le premier central téléphonique automatique qui permet d'héberger moins d'une centaine d'abonnés. Dans cette première version du téléphone à commutateur automatique, la sélection se fait en appuyant le nombre de fois nécessaire sur des touches des centaines, dizaines et unités du numéro à atteindre.
Pour améliorer l'utilisation de son invention, Strowger mettra ensuite au point, en 1896, le cadran de numérotation à dix chiffres du poste téléphonique. Son invention couvrira toute la planète.

Aujourd'hui, le thermomètre de Galilée est avant tout un objet décoratif, mais dans des temps plus reculés, il servait, au moyen d'un principe très ingénieux, à déterminer la température de l'air.
Ce thermomètre (cf. image ci-contre) est composé d'un tube extérieur en verre dans lequel baignent un certain nombre d'ampoules (elles aussi en verre) de différentes couleurs. Sous chacune d'elle est suspendu un petit disque de métal sur lequel est gravée une température. Généralement, pour des températures intermédiaires, il y a deux groupes d'ampoules séparées par un espace : le groupe du haut – composé de celles qui flottent (rouge et jaune ici) – et celui du bas – composé quant à lui de celles qui ont coulé. Afin de connaitre la température extérieure, il faut considérer l'ampoule qui est à la base du groupe du haut, autrement dit “la dernière des flottantes”.
Ce thermomètre de Galilée fonctionne suivant un principe très simple qui est celui de la flottabilité :
Pour faire simple, le seul facteur qui détermine ici si une ampoule va remonter ou couler est sa densité par rapport à la densité du liquide dans lequel elle est plongée. Le fluide contenu dans le tube est un mélange d'hydrocarbures(7) tandis que les boules de verre sont remplies d'eau ou d'alcool coloré.
L'hydrocarbure, comme tout fluide, a une densité qui varie en fonction de la température – la petite poche d'air en haut du thermomètre permettant justement au liquide de se dilater ou, à l'inverse, de se contracter.
Les ampoules de verre en revanche, ayant un volume fixe, auront de fait une densité qui le sera également(8).
Du coup, lorsque le liquide contenu dans le cylindre subit des changements de température, sa densité se modifie – les ampoules, placées suivant une échelle de températures, vont alors se déplacer verticalement suivant qu'elles aient une flottabilité positive ou négative.
Pour atteindre une précision raisonnable (de l'ordre de 0,5 ℃), la fabrication d'un tel thermomètre doit avoir des tolérances de poids inférieures au milligramme. La densité des ampoules est ajustée très précisément au moyen des petits disques de métal suspendus sous elles.
Le défaut du thermomètre de Galilée est que celui-ci n'égale pas la précision des thermomètres actuels et qu'en plus de sa réactivité limitée, il ne fonctionne que dans une certaine plage de températures (de 18 ℃ à 26 ℃ en général).

La clef est un signe graphique qui se place au début de la portée(9). Elle permet au musicien d'interpréter le nom des notes présentes sur la partition ou elle est présente. C'est une sorte de repère associée à la ligne qui permet de connaître la hauteur des sons par analogie.
Si celle-ci se trouve obligatoirement au début de toute portée, elle peut également se rencontrer ailleurs dans la partition : dans ce cas, on a affaire à ce que l'on appelle un changement de clef.
Il existe trois figures de clefs : la clef de sol, d'ut et de fa.

Le dessin des clefs est dérivé des lettres G (pour sol), F (pour fa) et C (pour do ou ut), que l'on avait pris l'habitude de placer sur une ligne de la portée primitive – aux alentours du XIe siècle – afin d'attacher une hauteur absolue à la ligne en question. Par la suite, les copistes passant par là, ces figures ont évolué jusqu'à acquérir l'aspect qu'elles ont aujourd'hui.
La clef de sol, qui indique le sol no3, proche du la du diapason concerne les sons aigus.
Utilisée pour ces instruments : violon, flûte, clarinette, trompette, harpe ; instruments à clavier (piano, orgue, clavecin, etc. ) ainsi que par certains instruments plus graves dans leur registre aigu (violon alto, violoncelle)
La clef d'ut qui indique le do no3 – ut est l'ancien nom de la note do – concerne elle les sons du médium.
Utilisée pour les voix (soprano, mezzo-soprano, contralto, ténor) mais également pour ces instruments : violon alto, violoncelle, trombone.
La clef de fa enfin, qui indique le fa no2, concerne les sons graves.
Utilisée pour les barytons mais également par les instruments à corde (contrebasse, violoncelle, guitare basse, main gauche de la harpe), à vent (basson, trombone, tuba) ou encore à clavier (piano [main gauche], orgue, clavecin, etc).

L'île de Pâques est sûrement l'un des lieux les plus isolés au monde : cette île volcanique se situe dans l'océan Pacifique à 3 700 km du Chili – dont elle dépend – et à 4 000 km de Tahiti. La terre la plus proche de cette petite île est Pitcairn lointaine de plus de 2000 km.
Le premier européen à la découvrir fut le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen(10), le jour de Pâques de l'an 1722 – elle comptait alors près de 4 000 habitants. Annexée par l'Espagne en 1770, elle devint possession chilienne en 1888.
Cette île est avant tout célèbre pour ses vestiges mégalithiques des Rapanui (premières civilisations admises de l'île). Ce patrimoine archéologique comprend environ 900 statues de pierre, les moaïs, de 4 m de hauteur moyenne, et près de 300 terrasses, les ahû, qui sont empierrées au pied de ces statues. Certaines sont terminées alors que d'autres ne le sont pas (environ 300 selon les estimations), l'avancement allant de l'ébauche à la finition(11). La plus grande qui ait été érigée mesure 24 m de haut et pèse environ 270 tonnes. Certaines ont subi les affres du temps tandis que d'autres ont été abattues durant les nombreuses et violentes guerres tribales. L'île de Pâques est surtout connue pour le mystère, longtemps inexpliqué, qui entourait la fabrication, mais surtout le transport de blocs de basalte allant de 2,5 à 10 m de haut en moyenne.
Mais cette île est aussi tristement connue pour la raison de l'extinction du peuple qu'elle abritait.
Les premiers migrants avaient réussi à construire, à partir de ressources assez limitées, une société technologiquement avancée. Outres ces imposantes statues, ils avaient développé leur propre système d'écriture. Les importantes ressources en arbres dont ils disposaient le long de la côte furent épuisées en seulement quelques siècles. Dès les années 1500 à 1600, l'île aurait perdu la majeure partie de sa végétation suite à une exploitation déraisonnée et incontrôlée des ressources naturelles. Un modèle mathématique(12) a établi que leur population n'aurait pas dû dépasser 2 000 habitants pour qu'elle puisse perdurer durablement sur l'île sans épuiser cette ressource qui leur était indispensable : le palmier.
Cette « déforestation » entraîne un appauvrissement des sols, ce qui a des effets dévastateurs sur l'agriculture. À cela s'ajoute sécheresses et guerres tribales. Pour pallier cette sécheresse les habitants de l'île auraient fait appel aux Dieux pour que la pluie revienne, ce qui pourrait expliquer la frénésie de construction des moaïs à cette époque. Se rendant compte que les érections d'ahûs étaient vaines, les habitants se seraient révoltés contre les Dieux et auraient abattu eux-mêmes leurs idoles dans un déchaînement collectif brutal, plongeant l'île dans le chaos. Par la suite, les maladies apportées par des nouveaux explorateurs européens et les déportations (l'esclavage pratiqué par les blancs) réduisirent encore la population.
L'expansion démographique et l'exploitation sans réserve des ressources de la nature ont entraîné une dégradation importante et rapide de tout l'écosystème de l'île (fait irréfutablement attesté par des recherches archéologiques). Cet écocide est très certainement à l'origine de la disparition des habitants originels de l'île de Pâques.

Depuis le tourisme s'est rapidement développé. Avec plus de 40 000 visiteurs par an, ce dernier est devenu la ressource principale de l'île.
Une question demeure : apprenons-nous de nos erreurs ?

Les cinq ex-républiques soviétiques de l'Asie centrale font face, depuis une quarantaine d'années, à l'une des plus graves catastrophes écologiques qu'ait connu l'humanité : la disparition progressive de la mer d'Aral. Autrefois quatrième plus grande mer intérieure du monde, la mer d'Aral est aujourd'hui le symbole de l'inconscience humaine et une catastrophe écologique sans précédent.
Au début des années 1960, les soviétiques voulant intensifier la culture du coton en Ouzbékistan et au Kazakhstan détournent les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria pour irriguer les cultures. Ainsi en 1960 entre 20 et 60 km3 d'eau douce sont détournés. Par manque d'eau douce, le niveau de la mer va baisser de 20 à 60 cm par an, perdre 50 % de sa surface, 14 mètres de profondeur et 60 % de son volume, laissant ses bateaux naviguer sur une mer de sable.
Le lobe oriental de la mer d'Aral semble avoir perdu environ 80 % de son eau depuis les images prises en 2006, lorsque le lobe oriental mesurait 150 km de long pour 70 km de large
, précise l'ESA, ajoutant que la Grande Mer d'Aral devrait être complètement asséchée d'ici 2020.

Cette diminution brutale a évidemment entraîné une augmentation de la salinité de l'eau et tué quasiment toute forme de vie en mer d'Aral. En effet, la faune et la flore (terrestre ou maritime) subissent les assauts du sel et des vents souvent chargés de pesticides(13) venant des champs de coton.
Quasiment tous les poissons sont morts asphyxiés et aujourd'hui, seules deux espèces arrivent encore à survire dans cette mer à l'agonie.
De plus, ces quantités gigantesques de pesticides et d'insecticides rejetées dans l'air provoquent le taux de mortalité infantile le plus élevé du monde – les taux de cancers et d'anémies particulièrement hauts et directement reliés à l'exposition par des produits chimiques ont été confirmés par l'OMS.
Un plan de sauvetage, en partie financé par la Banque mondiale, a été lancé en 2001 par les autorités kazakhes pour retenir les eaux de la « petite mer d'Aral » (celle au Nord). Après une première digue (achevée en 2005) entre la mer d'Aral nord et celle du sud, le projet doit se poursuivre en 2009 avec la construction d'une deuxième digue et d'un canal. Ce plan ne concerne cependant que la « petite » Aral, au nord, soit 10 % environ de la surface totale de cette mer, mais aurait permis, selon l'ESA, de remonter de quatre mètres en moyenne le niveau des eaux.
Cependant, pour certains responsables kazakhs, il ne faut pas se réjouir trop tôt car il faudra des décennies pour réparer ce problème engendrés par l'homme.
Google en quelques chiffres, c'est :
Les employés de Google (chiffres de 2008) :
Résultats financiers de Google (au troisième trimestre 2008) :
La publicité et Google (chiffres de 2006) :
Les bâtiments de Google, ce sont :

Les produits et services de Google (chiffres de 2007/2008) :
Les infrastructures de Google (chiffres datant de 2005-2007) :
Afin de servir des millions de résultats de recherche chaque jour, Google, le célèbre moteur de recherche, doit faire fonctionner ce que l'on appelle des « fermes informatiques ».
Il s'agit en fait d'immenses locaux remplis de serveurs et ceux-ci sont particulièrement gourmands en énergie. Parmi les exemples qui marquent, il a été prouvé qu'un personnage virtuel de Second Life consomme en moyenne la même quantité d'électricité qu'un habitant du Brésil – en effet pour les faire « vivre », il faut activer un nombre de données gigantesque.
Concernant Google, il est dit qu'une recherche effectuée équivaut en terme énergétique à laisser une lampe basse consommation allumée pendant une heure. Dans le même ordre d'idée, télécharger tout les jours un quotidien – n'y voyez aucun pléonasme ! – en version électronique consomme autant d'électricité que de faire une lessive ! Dans toutes ces actions, la consommation d'électricité de l'ordinateur de l'internaute est minime comparée à celle de ces fermes de serveurs qui vont exécuter la demande. Dans une étude commandée par le fabricant de composants AMD, l'université américaine de Stanford a calculé que chaque année, les plus grandes « fermes informatiques » du monde faisaient tourner 14 centrales électriques. Elles représentent aujourd'hui 1,5 % de la consommation américaine et ce chiffre devrait passer à 2,5% d'ici trois ans.
Alors quel impact pour la planète ? La question est désormais posée – en effet vous et moi effectuons plusieurs (dizaines de) recherches tous les jours, dont certaines ne sont pas justifiées : parmi les plus évidentes, préférez passer par vos favoris pour vous rendre sur un site que vous visitez tous les jours plutôt que d'utiliser Google quotidiennement pour cette même action !
Cette utilisation gargantuesque d'énergie est également un enjeu stratégique pour le moteur de recherche dans un milieu ou la concurrence est rude. D'après un article paru récemment, l'objectif de Google est de réduire son utilisation d'énergies fossiles de 40 % d'ici 2030.
Affaire à suivre donc.