Prochain omnilogisme : 14/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Point n'est besoin d'attendre le traditionnel défilé du 14 juillet pour apercevoir parfois la parure ornant l'épaule gauche d'un militaire, d'un policier ou d'un pompier, ce cordon tressé de couleur variable.
Mais quid de cet effet, que l'on est tenté d'appeler fourragère ?

Avant même de s'apercevoir que tout ce qui pend à l'épaule n'est pas fourragère, sachons déjà que ce mot est issu d'une référence toute agricole. Les troupes autrichiennes, puis napoléoniennes par la suite, se devaient de transporter régulièrement du fourrage pour nourrir les chevaux. Pour faciliter ce transport, les hommes s'étaient dotés d'une corde de chanvre tressée qu'ils laissaient accrochée à leur épaule.
La vigueur au combat de ces soldats fera que cet attribut restera attaché à leur image. D'utilitaire, la fourragère deviendra au fil du temps honorifique. Elle n'est d'ailleurs portée que sur les tenues d'honneur, aux grandes occasion(1). Elle est tressée de trois brins, terminée en son extrémité par un nœud et un ferret.
La couleur de la fourragère est aussi liée à la décoration reçue par le régiment : citons en vrac, et toujours en simplifiant, le rouge pour la légion d'honneur, le vert/jaune pour la médaille militaire, vert/noir pour la croix de la libération, vert/rouge pour la croix de guerre et autres variantes colorées…
Il est à noter qu'il existe une subtile variante de la fourragère : il s'agit de la cordelière, portée par les personnels de la police nationale à Paris en tenue d'honneur(2). De couleur rouge, elle se réfère à la Légion d'honneur qui décore depuis août 1944 le drapeau des gardiens de la paix parisiens.

Dernière version enfin, les aiguillettes. Leur origine est différente, puisqu'elles rappellent les lacets utilisés pour lier les pièces d'armure. Cet ornement, porteur de deux ferrets en ses extrémités, est notamment porté par les personnels de la police nationale en tenue d'honneur. Elles peuvent elles aussi avoir plusieurs couleurs.

Pas facile pour un novice de se retrouver dans le vocabulaire militaire américain. On confond souvent G.I., marines, marins, etc.
Tout d'abord, le terme G.I. signifie Government Issue (envoyé du gouvernement) et désigne tous les soldats américains de toutes les composantes de l'US military.
L'armée américaine comprend cinq composantes :

Tous les détecteurs de mensonges partent du principe qu'un menteur se trahit par des signes extérieurs (physiques) : tremblement de la voix, transpiration, accélération du rythme cardiaque…
Certains appareils plus sophistiqués mesurent des paramètres physiologiques : pouls, pression artérielle, humidité de la peau, activité respiratoire… D'autres (jugés moins fiables) analysent même la voix. Ces détecteurs sont très utilisés aux États-Unis mais ne sont pas considérés comme une preuve juridique en France – l'analyse ne peut qu'étayer le dossier.
Mais les innocents peuvent le rater s'ils ont une quelconque montée d'émotion : colère, peur, éveil sexuel. Pas seulement de la culpabilité !
Ce qui peut permettre de détecter un mensonge c'est le visage : 43 muscles combinés pour produire une possibilité de 10 000 expressions faciales. Donc si vous les apprenez toutes, vous n'aurez plus besoin de détecteur de mensonge !
Lorsque l'on parle de technique d'auto-défense, on est obligé d'en venir à celle-ci. Le Krav-Maga (ou « combat rapproché », en hébreu קרב מגע) est en effet une des méthodes de défense les plus reconnues. Reconnue car elle est autant présente dans des organisations de sécurité nationale (toutes les armées israéliennes, mais aussi le F.B.I., le G.I.G.N., … ), que chez les civils qui prennent des cours dans l'une des différentes écoles qui enseignent cette technique.
Créé par Imi Lichtenfeld en 1930 pour les besoins de l'armée israélienne suite à la montée du nazisme européen, le Krav-Maga ne peut pas être considéré dans un premier temps comme un art martial au sens « d'art ». Son but est clair, savoir se défendre et/ou attaquer l'adversaire en poursuivant quatre principes :
Pour cela, l'entraînement se fait sur la base de deux piliers, l'auto-défense et le combat (différents types existent).
En d'autres termes, on est donc capable en utilisant le Krav-Maga d'agir avec sang-froid face à un ou plusieurs adversaires, dans des situations de combat rapproché prévisibles ou non, avec ou sans armes. Cette technique peut aussi permettre en théorie de protéger d'autres personnes (l'histoire du Krav-Maga présente l'idée de protection du peuple juif face aux assaillants).
Ce n'est donc pas un art martial dans le sens où il n'y a pas de règle, de coutume, et encore moins de compétition ! D'une certaine manière, la réalité prend l'ascendant sur la philosophie, ou alors la philosophie du Krav-Maga est d'agir efficacement sur la réalité.
L'art n'est envisagé qu'à partir du moment où les principes sont respectés et maîtrisés par le pratiquant.
Quelle ne fut pas la surprise d'un paysan chinois en 1974 lorsqu'en creusant un puits, il découvrit une fosse remplie de guerriers en terre cuite rangés en ordre de bataille. Des fouilles mirent alors au jour de nombreuses fosses du même type. Au total, on compte aujourd'hui 7 000 soldats et 600 chevaux grandeur nature ainsi que plus de 10 000 armes réelles. Une véritable armée en terre cuite qui a sans doute nécessité le travail de milliers d'artisans pendant une trentaine d'années, d'autant que chaque statue à un visage différent.

Mais pour qui une telle merveille a-t-elle été construite me direz-vous ? Tout simplement pour l'un des plus grands empereurs de Chine, Qin Shi Huangdi, le premier empereur de ce pays, celui-là même qui unifia les Sept Royaumes en 221 avant J.-C. et qui, pour protéger son nouvel État, érigea la Grande Muraille. La tombe de Qin Shi Huangdi se trouve non loin de l'armée mais n'a pas encore été fouillée.
On pense que l'empereur souhaitait être protégé contre les dangers de l'au-delà, mais aussi qu'il souhaitait être entouré de toutes les choses qu'il avait appréciées de son vivant : cela expliquerait la découverte en 2004 d'une fosse contenant des musiciens. Selon des sources historiques, sa tombe contiendrait aussi une reproduction de son empire, avec des rivières de mercure coulant éternellement, et un plafond constellé de perles, pour représenter la voûte céleste…
Mais enfin comment une telle merveille a-t-elle pu rester cachée aussi longtemps ? L'empereur tyrannique aurait fait exécuter tous ceux qui étaient dans le secret – en l'absence de trace écrite ou de témoin, il était impossible aux pilleurs de trouver la nécropole.
On peut cependant signaler que certains doutent encore de l'authenticité de cette merveille et pensent qu'elle a été fabriquée sous l'ordre de Mao Zedong à des fins de propagande et de promotion touristique. Le mystère plane toujours.


La Légion étrangère est créée par décret le 9 mars 1831 par le roi Louis-Philippe, roi des Français. Elle rassemble, à cette date, les différents corps étrangers de l'armée française, dont les gardes suisses.
Quatorze juillet oblige, ils sont toujours acclamés sur les Champs Élysées.
Bénéficiant d'une part de mystère, marchant au légendaire pas du légionnaire c'est-à-dire 88 pas/minute, au lieu de 120 pour le reste de l'armée française (ce qui les « condamne » à clore le défilé), ils sont très attachés à leurs spécificités. Mais quelles sont-elles donc, ces spécificités de la Légion ?
Le drapeau des régiments étrangers d'abord, qui porte l'inscription « Honneur et Fidélité » au lieu du traditionnel « Honneur et Patrie » arboré par les autres régiments.

Le képi blanc permet de reconnaître un légionnaire parmi mille soldats. Issu des opérations au Maroc, c'est une déviance du traditionnel couvre képi kaki, comme en portaient toutes les unités qui participaient à ces opérations. À la Légion, avec le soleil ardu et les lavages répétés, il prend un aspect immaculé et devient traditionnel.
Il apparaît à Paris le 14 juillet 1939, et son port sera étendu à tous les régiments à la fin de la guerre. Il n'est porté que par les militaires du rang – de toutes nationalités rappelons le – les sous-officiers et les officiers portant le képi noir frappé de la grenade à sept flammes.
La cravate verte spécifique aux légionnaires fut adoptée en 1945, après la découverte par le Régiment de marche de la Légion étrangère d'un important stock provenant des chantiers de jeunesse…
Les cravates venaient à point nommé pour équiper les formations de la Légion au sein desquelles cet effet d'habillement faisait cruellement défaut.
Le béret vert est adopté par les légionnaires des bataillons étrangers de parachutistes du corps expéditionnaire d'Indochine en 1948, tandis que les autres formations de Légion conservent encore leur képi blanc. C'est avec les opérations de maintien de l'Ordre en Algérie que l'usage du béret vert est généralisé à l'ensemble de la Légion.
Les épaulettes portées sur la tenue de parade ont pris leur allure définitive (à corps vert et coutures tournantes rouges) dès 1868, ces couleurs étant héritées des Suisses de la 2ème Légion de 1835. On les retrouve également sur les fanions des unités élémentaires.
Les légionnaires portent sur leurs chemises et chemisettes de tenue de sortie une série de plis à l'ordonnancement parfaitement codifié qui donnent à ces effets règlementaires une élégance particulière.
La large ceinture bleue était à l'origine un accessoire destiné à protéger le personnel servant outre mer des affections intestinales. Elle se portait alors sous les vêtements. Peu à peu, elle prend place sur la veste ou sur la capote, par coquetterie.
Tradition au sein de la tradition, les pionniers (l'équipe chargée de l'entretien et de l'amélioration de l'infrastructure du quartier) ont en outre quelques signes distinctifs qui font leur fierté. Ils portent barbe et tablier de buffle, et défilent la hache sur l'épaule. Ils rappellent la vocation de soldat bâtisseur du légionnaire.
Selon une tradition reprise de la Grande Armée, ils sont placés en tête des défilés, et ouvrent la route à leurs collègues.
Dernière chose : le jour de la fête nationale à l'extrémité de l'avenue des Champs Élysées à Paris, contrairement à tous les autres régiments qui se séparent en deux devant la tribune, la Légion part d'un seul côté. Car la Légion ne se sépare pas.
Au-delà de la tradition, il s'agit là de convictions fortes, qui se sont forgées dans un grand dévouement et au gré de nombreux combats chers en vies humaines.
Malgré l'abondant florilège de légendes sur les amazones de la Grèce antique, de l'Amérique du Sud, de l'Afrique et d'autres endroits, il n'y a qu'un seul exemple historique prouvé de femmes guerrières. Il s'agit de l'armée de femmes de Fons, une ethnie vivant au Dahomey en Afrique de l'Ouest (aujourd'hui rebaptisé Bénin).

On ne sait pas quand l'armée de femmes des Fons a été constituée, mais certaines sources datent cela du XVIIe siècle. À l'origine, cette armée était une garde royale mais elle grossit pour devenir un effectif militaire de 6 000 soldates ayant un statut quasi divin. Leur fonction n'était nullement ornementale : pendant plus de deux siècles, elles furent le fer de lance des Fons contre les colons européens envahisseurs.
Elles étaient craintes par l'armée française, qui fut vaincue dans plusieurs batailles. L'armée des femmes ne fut quant à elle battue qu'en 1892, après que la France ait fait venir par bateau – tenez-vous bien – des renforts de troupes mieux équipées avec artillerie, soldats de la Légion étrangère, un régiment d'infanterie de marine et la cavalerie.
On ignore combien de guerrières sont tombées. Les survivantes ont continué pendant plusieurs années à mener une guérilla et des femmes vétérans de cette armée vivaient encore, se laissaient interviewer et photographier aussi tard que dans les années 1940.
L'historien Diodore de Sicile(5) – Ie siècle avant J.-C. – décrit des amazones en Libye, dénomination qui concernait à cette époque toute l'Afrique du Nord jusqu'à l'ouest de l'Égypte. Cet empire d'amazones était une gynécocratie, c'est à dire que seules des femmes étaient autorisées à occuper les fonctions officielles, y compris les fonctions militaires. Selon la légende, le pays était dirigé par une reine du nom de Myrine qui, avec 30 000 femmes fantassins et 3 000 cavalières, traversa l'Égypte, la Syrie et monta jusqu'à la mer Égée en soumettant une série d'armées mâles sur son chemin. Lorsque la reine Myrine finit par être vaincue, son armée fut dispersée.

L'armée de Myrine laissa pourtant des traces dans la région. Les femmes d'Anatolie prirent les armes pour écraser une invasion du Caucase, après que les soldats mâles aient été anéantis dans un vaste génocide. Ces femmes étaient entraînées à la pratique de toutes sortes d'armes, y compris l'arc, l'épée, la hache de combat et la lance. Elles copièrent les cottes de mailles en bronze et les armures des Grecs.
Elles rejetaient le mariage, le considérant comme une soumission. Pour la procréation, des congés étaient accordés pendant lesquels elles pratiquaient le coït avec des hommes anonymes choisis au hasard dans les villages alentours. Seule une femme qui avait tué un homme au combat avait le droit d'abandonner sa virginité.
Une loi irlandaise de l'an 697 interdit aux femmes d'être soldats, ce qui signifie qu'auparavant les femmes avaient bel et bien été soldats. De nombreux peuples ont, à différents moments de l'Histoire, eu des femmes soldats : on peut entre autres mentionner les Arabes, les Berbères, les Kurdes, les Rajput, les Chinois, les Philippins, les Maoris, les Papous, les Aborigènes d'Australie, les Micronésiens et les Indiens d'Amérique.
Une légende de guerrières redoutées dans la Grèce antique est extrêmement connue : les Amazones. Ces récits parlent de femmes qui suivaient un entraînement dans l'art de la guerre, l'usage des armes et la privation physique depuis l'enfance. Elles vivaient séparées des hommes et partaient à la guerre avec leurs propres régiments ; les récits abondent en passages indiquant qu'elles triomphaient des hommes sur les champs de bataille. Dans la littérature grecque, les amazones sont mentionnées par exemple dans l'Iliade d'Homère, récit datant d'environ sept siècles avant J.-C.
C'est aussi aux grecques que l'on doit le terme d' amazones, le mot signifiant littéralement « sans poitrine ». L'explication qui en est généralement donné est qu'elles pratiquaient l'ablation du sein droit pour mieux pouvoir bander un arc. Même si deux des médecins grecs les plus importants de l'Histoire, Hippocrate et Galien, s'accordent pour dire que cette opération augmentait effectivement la capacité de manier des armes, on ne sait pas très bien si elle était réellement pratiquée. Il s'y dissimule un point d'interrogation linguistique, puisqu'il n'est pas sûr que le préfixe a dans « amazone » veuille réellement dire sans (« a privatif ») ; la proposition a même été faite que cela voulait dire le contraire : qu'une amazone était une femme avec des seins particulièrement gros. Il ne se trouve aucun exemple dans aucun musée qui montre une image, amulette ou statue représentant une femme dépourvue de sein droit, alors que ce motif aurait dû être fréquent si la légende était véridique.
Bref, encore un point d'interrogation historique…
Les réactions nucléaires de fission et de fusion sont des réactions dites provoquées. Une réaction nucléaire est provoquée lorsqu'un noyau projectile frappe un noyau cible et donne ainsi naissance à des nouveaux noyaux. Ces deux réactions doivent, comme toute réaction nucléaire, vérifier les lois de conservation :
La fission nucléaire se produit lorsqu'un noyau lent rencontre un noyau fissile – cassable – en donnant ainsi naissance à deux noyaux plus légers. Par exemple, la réaction de fission de l'uranium 235 donne naissance à un noyau de strontium 94 et à un noyau de xénon 140 selon la réaction :
Le fait que ce soit un neutron lent qui initie la réaction est intéressant puisqu'il n'y a pas de répulsion lors de la rencontre entre le neutron (qui n'est pas chargé) et le noyau d'uranium.
On peut aussi remarquer que la réaction de fission donne naissance à des noyaux fils ( et
) mais aussi à des neutrons (
), ceux-ci pouvant aller rencontrer d'autres noyaux d'uranium qui génèreront eux mêmes d'autres neutrons : on obtient alors une réaction en chaîne.
Si l'on fait en sorte que cette cascade de réactions s'emballe, on obtiendra alors une bombe atomique de type A. On peut aussi contrôler cette réaction afin de produire une quantité d'énergie souhaitée, comme c'est le cas dans les centrales nucléaires.
La première fission de l'uranium 235 a été obtenue par Frédéric et Irène Joliot-Curie.
Pour avoir une fusion nucléaire, il faut que deux noyaux légers s'unissent afin de donner naissance à un noyau plus lourd.
Ces noyaux sont cette fois ci composés de protons et de neutrons, ainsi il leur faut une très grande énergie pour vaincre les forces de répulsion : on doit donc porter le milieu à très haute température (108 Kelvins). On appelle donc la réaction de fusion : réaction thermonucléaire.
Les réactions de fusion se font naturellement dans les étoiles : des noyaux d'hydrogène vont fusionner en plusieurs étapes pour donner des noyaux d'hélium.
On crée grâce à la fusion des bombes thermonucléaires (bombes H). C'est alors la fission qui permet d'engendrer la haute température, et donc la fusion.
Depuis des années on cherche à contrôler la fusion pour s'en servir dans les réacteurs nucléaires, la difficulté résidant dans le confinement du plasma(7).