Prochain omnilogisme : 11/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Il existe parmi notre population d'omnilogistes deux catégories :

Faisant parti des fêtards(1), cet article parlera donc de pourcentage.
On peut classer les alcools en plusieurs appellations selon leur degré :
Les plus faibles, généralement obtenus par fermentation :
Les plus forts le plus souvent distillés ou macérés (pour les apéritifs) :
Attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez cet omnilogisme avec modération.
Ah, la noblesse… vivre dans l'oisiveté (et dans un château) toute sa vie, profiter de grands crus dans son parc, ne jamais effectuer de travaux manuels… voilà qui vous fait envie non ? Mais auriez-vous vraiment la capacité de mener cette vie ? C'est ce que nous allons voir… Le texte ci-dessous contient onze erreurs, à vous de les trouver !
Le marquis X… , de la noblesse d'Empire, baisa la main de la jeune fille – qui n'avait pas enlevé ses gants de soirée – et lui murmura :
« Mes hommages, mademoiselle. »
Il lui ouvrit la porte du restaurant et entra après elle.
« Garçon, dit-il, trouvez-moi une table près de l'orchestre. »
Au cours du repas, il se montra plein d'attentions pour la jeune fille, lui servant de l'eau sans même qu'elle lui en demandât, lui offrant de reprendre de la salade.
Pendant qu'il réglait l'addition :
« Monsieur, dit la jeune fille au serveur, apportez-moi mon vestiaire je vous prie ».
Après le dîner, le marquis raccompagna la jeune fille chez elle et la quitta en lui disant :
« Merci, mademoiselle, pour cette excellente soirée. Au plaisir ».
Vous avez tout trouvé ? Non ? Voilà de quoi répondre à vos interrogations alors.
En bonus – même si ce n'est pas une erreur à proprement parler – on peut ajouter que prendre une place à côté de l'orchestre est une très mauvaise initiative, puisqu'on ne s'y entend pas parler !
Vous n'aviez pas tout trouvé ? Tant pis, il faudra faire une croix sur le succulent de poulet dans son lit de chanterelles accompagné de son vin blanc servi sur terrine jardinière et se contenter d'un Big Mac… c'est pas si mauvais après tout, et le poids des conventions est plus restreint !
Voilà une mésaventure qui vous est forcément déjà arrivée : en tranchant la galette (ou la brioche, ne faisons pas de ségrégation), le couteau entre en contact avec la fève, ruinant ainsi le suspense que vous aviez insidieusement instillé chez vos invités.
Diantre, pensez-vous ! Quelle était donc la probabilité de cette catastrophe ? La réponse, comme vous vous en doutez, dépend de plusieurs facteurs :
Au final, seules trois variables nous intéressent(5) : d, n et FL.
Première étape : calculer la probabilité de toucher la fève pour un coup de couteau. Comme je le disais plus haut, on considère que la fève est orientée selon la tangente, et a une longueur FL ; le périmètre de galette sur le même rayon est alors 2π × d. La probabilité de tomber sur la fève est comme toujours le nombre de cas « favorables » (toujours au sens mathématique) sur le nombre total de cas. Attention, il y a une petite subtilité : la fève peut être des deux côtés de la galette, couper selon le diamètre revient donc à couper deux fois selon le rayon : .
Prochaine étape : répéter l'expérience n fois. On peut considérer chacun des coups comme indépendants(6) : les mathématiciens nous informent alors qu'il faut utiliser une loi binomiale (vous vous en doutez, répéter n fois une expérience ne revient pas à ajouter la probabilité de l'événement n fois(7)). L'application bête et méchante de la formule donne alors ; le 0 vient de l'idée que l'on ne veut aucun coup de couteau sur la fève (donc aucun succès dans l'échec, vous me suivez ? ).
Petit résumé pour ceux qui ont lâché (tenez bon, c'est presque fini ! ) : la probabilité de ne pas tomber sur la fève est .
Dernière étape, la plus intéressante : effectuer le calcul ! Prenons une galette standard (Gr=15cm), plaçons la fève aux deux tiers du rayon (cm), une fève de dimension convenable (FL=2cm) et huit invités (N=8 et n=4).
Fin de l'abstraction mathématique, voilà sans plus tarder le résultat : . Ce qui correspond à peu près à une « chance » sur quatre de trancher la fève… et ce sans compter sur l'intervention de Murphy !
Petite question ! Dois-je dire « je mange une clémentine »… ou bien « je mange une mandarine » ?
Il faut savoir que ce sont deux fruits différents malgré leurs nombreuses ressemblances :
La clémentine est légèrement moins parfumée que la mandarine, mais elle n'a pas de pépins et son épluchage est plus facile, ce qui explique pourquoi on la trouve plus facilement dans les marchés.

Non, le sujet de cet article n'est pas l'histoire de la bouteille de ketchup, d'ailleurs remplaçable par n'importe quel flacon contenant un fluide un peu visqueux.
(Par commodité néanmoins, on gardera le ketchup comme exemple ! )
Ce dont il est question ici est l'éternel problème de « comment faire sortir le peu de ketchup qu'il reste dans ma bouteille sans en mettre partout ? »(9). En effet, on peut toujours secouer ladite bouteille sur son assiette, mais le résultat n'est pas forcément probant !
Pour résoudre ce problème, trois choix s'offrent à nous :
Bon appétit !

Comment s'y retrouver dans la profusion des marques de Champagne ? Il existe pourtant une indication sur chaque bouteille permettant de se faire une idée de l'origine de ce fabuleux breuvage.
Examinez donc celle que vous allez servir à vos convives. Faites le attentivement, cela vous donnera une première idée de l'origine de ce vin, voire de sa qualité.
Vous avez remarqué le sigle à deux lettres (si, si, en tout petit en bas… ) ? Voici sa signification :
Bonne dégustation !

Savez-vous que la fraise Tagada fête ses 40 ans ? Savez-vous aussi qu'on en mange plus d'un milliard par an ?
En 40 ans le bonbon le plus rouge de France a séduit plus de deux générations de consommateurs : elle plaît autant aux ados qu'aux trentenaires, mais a du mal à séduire les plus de 50 ans.
Ce bonbon, créé en 1969, est en fait un dérivé de la primavera, bonbon que les Français trouvaient trop ferme sous la dent. C'est pour cela qu'elle a été conçue plus molle et plus ronde que sa cousine germanique au nom italien.
Le nom de ce bonbon vient de la chanson « tagada tsoin tsoin » que le directeur commercial d'Haribo aurait entendue dans un music-hall. Ce nom a sans aucun doute participé à son succès…
Depuis 40 ans, le goût de ce bonbon à la fraise n'a pas changé. Et rien ne sert de chercher comment les faire, sa recette est aussi bien gardée que les codes des armes nucléaires !
Cependant, malgré son succès dans l'Hexagone, la fraise Tagada a du mal à se faire un nom à l'étranger : il faut croire que son goût a été calibré sur celui des Français : il n'y a qu'en Espagne et en Italie que la fraise Tagada est dans le top 10 des bonbons les plus vendus.
Il y a des conversations de salon qui s'enveniment facilement. Un thème classique est en lien avec le repas servi : faut-il dire « Chouette des pâtes » ou bien « Chouette des nouilles » ?
La réponse est aussi simple que les boulangers sont tous des commerçants alors que les commerçants ne sont pas forcément tous boulangers (il existe aussi des bouchers…). Les nouilles sont en réalité une forme de pâtes.
La pâte est obtenue à partir de semoule de blé dur que l'on mélange à de l'eau. On y ajoute parfois un peu d'œuf. À partir de cette pâte et par des moyens mécaniques, on obtient une forme, un dessin ou une spécialité de pâtes extrudées ou poinçonnées. Il en existe des centaines dont les noms sont déposés jalousement par les grands fabricants de pâtes de notre planète.
Les plus petites pâtes sont utilisées en général dans les soupes, les longs rubans et les fils avec des sauces et enfin, les tubes et les formes fantaisistes dans des plats et des salades de pâtes. Certaines formes sont assez grandes pour être farcies et cuisinées, et d'autres comme les raviolis, le sont déjà.
Les pâtes sont normalement de couleur jaune ou blanche (en fonction de la qualité de semoule), mais on peut en trouver dans d'autres couleurs selon les ingrédients ajoutés (verte avec des épinards, rouge avec de la tomate, noire avec de l'encre de seiche…)..
Ouvrez vos placards et découvrez que vous avez toujours des pâtes, et parfois des nouilles, des spaghettis, des vermicelles, des papillons, des farfalles etc.
La bonne expression est donc « Chouette des pâtes ».

Mieux vaut un végétarien roulant en 4x4 qu'un mangeur de steak à vélo
, tel est l'actuel aphorisme que clament les écologistes. Si l'on savait déjà que la production mondiale de protéines animales engloutit 45 % de l'eau mondiale, 33 % des terres émergées et 70 % des terres agricoles(11), de récentes études tirent la sonnette d'alarme quant à la responsabilité de la production de viande dans le réchauffement planétaire.
Celles-ci démontrent que la production de bœuf dégage l'équivalent de 14,8 kg de CO2 pour un kilo de viande, ce qui, en équivalent carbone, revient à parcourir 121 km en voiture(12). Ces études montrent également que toutes les viandes ne contribuent pas de la même manière à la dégradation de l'atmosphère. Ci-dessous quelques chiffres permettant de se faire une idée :
| Pour un kilo produit | kg de CO2 équivalent émis | Kilomètres voiture |
|---|---|---|
| Pommes de terre | 0,3 | 2 km |
| Pommes | 0,3 | 2,46 km |
| Asperges | 0,4 | 3,3 km |
| Poulet | 1,1 | 8,9 km |
| Porc | 3,8 | 31,1 km |
| Bœuf | 14,83 | 121,2 km |
À ces chiffres il faut ajouter les gaz à effet de serre émis pour les cultures fourragères (qui comprend la fabrication d'engrais chimiques, la déforestation, etc. ) et l'acheminement de la viande jusque dans nos assiettes. Un Américain consomme 124 kg de bœuf par an (contre 88,4 kg en France).
Il est intéressant de savoir que l'émission de gaz à effet de serre due à la production de viande est la deuxième plus importante au monde, juste après la production d'énergie ! L'industrie de la viande génère à elle seule 18 % des gaz à effet de serre mondiaux, soit plus que tous les modes de transport combinés (14%), ce qui semble complètement invraisemblable.
La solution ? Manger moins de viandes maigres, choisir du bœuf bio (qui émet 30 % de CO2 en moins), remplacer dès que possible les protéines animales par des protéines végétales et enfin privilégier les producteurs locaux de viande.
L'élevage est responsable de l'émission de 9 % du CO2 mondial, de 37 % du méthane et de 65 % du protoxyde d'azote, un gaz au pouvoir réchauffant 275 fois plus élevé que le CO2 dégagé par les engrais, et premier responsable de la destruction de la couche d'ozone.
Vous êtes vous déjà posé cette question : le maïs est-il la seule céréale à faire du pop-corn(13) ?
La réponse est simple ; non. Parmi les diverses céréales une seule est adaptée pour fabriquer du pop-corn : le maïs à éclater. Mais pourquoi lui ? On peut distinguer trois raisons :

Quand on fait chauffer le maïs, l'eau à l'intérieur du maïs se vaporise et fait gonfler l'amidon, car la vapeur d'eau occupe un plus grand volume que l'eau liquide. L'enveloppe externe résiste (cf. 2) mais, aux alentours de 180 ℃ – la pression à l'intérieur de la graine peut alors atteindre 9 atmosphères ! – elle se rompt brutalement et la vapeur d'eau s'échappe. L'amidon très visqueux se dilate alors, et refroidit brusquement au contact de l'air, produisant le pop caractéristique qui lui a donné son nom. Le grain expansé a multiplié jusqu'à trente fois son volume et donne cette figure complexe bien connue.
Et maintenant, bonne dégustation : nature, épicé, au chocolat ou au caramel… il y en a pour tous les goûts !