Prochain omnilogisme : 14/03/2010 à 0:00

Omnilogismes « Cuisine »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Au quotidien Domestique Cuisine Gastronomie
Spiritueux
Art Gastronomie Salée
Spiritueux
Sucrée
Navigation
Accueil de la catégorie.
321
Classification des alcools
Par byakkou | Le 10/02/2010 à 00:00:00

Il existe parmi notre population d'omnilogistes deux catégories :

  1. Les premiers, à l'esprit sérieux, qui voient dans le titre de cet article un exposé de chimie détaillé ;
  2. Les seconds, à l'esprit fêtard, qui eux y voient plutôt un appel à l'apéro ou à la fête bien arrosée.

Différents alcools de tout types

Faisant parti des fêtards(1), cet article parlera donc de pourcentage.

On peut classer les alcools en plusieurs appellations selon leur degré :

  • Les plus faibles, généralement obtenus par fermentation :

    • les cidres, de 1 % à 7% ;
    • les boissons au houblon (bière), de 4 % à 13% ;
    • les vins, de 8 % à 20%.
  • Les plus forts le plus souvent distillés ou macérés (pour les apéritifs) :

    • les apéritifs, à partir de 16 % purs comme le saké, les liqueurs et le pastis(2) ;
    • les spiritueux de type digestif, environ 40 % à 55 % purs qui regroupent entre autres absinthe, calvados, cognac, gin, rhum, tequila, vodka, whisky, etc. (3) ;
    • les élixirs, environ 70%.

Attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez cet omnilogisme avec modération.


  1. (1) Désolé pour les trop sérieux.
  2. (2) Exception à la règle qui se mesure en étant dilué.
  3. (3) Là aussi, le degré est pris pur et certains alcools sont vendus dilués comme la vodka (vendue à 21° mais officiellement mesurée à 40°).
Sauriez-vous mener la vie de château ?
Par LieutenantX | Le 24/01/2010 à 00:00:00

Ah, la noblesse… vivre dans l'oisiveté (et dans un château) toute sa vie, profiter de grands crus dans son parc, ne jamais effectuer de travaux manuels… voilà qui vous fait envie non ? Mais auriez-vous vraiment la capacité de mener cette vie ? C'est ce que nous allons voir… Le texte ci-dessous contient onze erreurs, à vous de les trouver !

Le marquis X… , de la noblesse d'Empire, baisa la main de la jeune fille – qui n'avait pas enlevé ses gants de soirée – et lui murmura :
« Mes hommages, mademoiselle. »
Il lui ouvrit la porte du restaurant et entra après elle.
« Garçon, dit-il, trouvez-moi une table près de l'orchestre. »
Au cours du repas, il se montra plein d'attentions pour la jeune fille, lui servant de l'eau sans même qu'elle lui en demandât, lui offrant de reprendre de la salade.
Pendant qu'il réglait l'addition :
« Monsieur, dit la jeune fille au serveur, apportez-moi mon vestiaire je vous prie ».
Après le dîner, le marquis raccompagna la jeune fille chez elle et la quitta en lui disant :
« Merci, mademoiselle, pour cette excellente soirée. Au plaisir ».

Vous avez tout trouvé ? Non ? Voilà de quoi répondre à vos interrogations alors.

  1. Il n'existe pas de marquis d'Empire ;
  2. On ne baise pas la main des jeunes filles ;
  3. On ne baise pas une main gantée ;
  4. On ne baise pas les mains dans la rue ;
  5. On ne présente pas d'hommages à une jeune fille ;
  6. Un homme entre le premier dans un lieu public ;
  7. On ne dit pas « garçon » à un maître d'hôtel ;
  8. On n'offre pas d'eau aux gens ;
  9. On ne propose pas de la salade pour la deuxième fois ;
  10. Une femme ne parle pas directement au serveur si elle est accompagnée ;
  11. On ne dit pas « Au plaisir ».

En bonus – même si ce n'est pas une erreur à proprement parler – on peut ajouter que prendre une place à côté de l'orchestre est une très mauvaise initiative, puisqu'on ne s'y entend pas parler !

Vous n'aviez pas tout trouvé ? Tant pis, il faudra faire une croix sur le succulent de poulet dans son lit de chanterelles accompagné de son vin blanc servi sur terrine jardinière et se contenter d'un Big Mac… c'est pas si mauvais après tout, et le poids des conventions est plus restreint !

De la probabilité de tomber sur la fève en coupant la galette des rois
Par Neamar | Le 22/01/2010 à 00:00:00

Voilà une mésaventure qui vous est forcément déjà arrivée : en tranchant la galette (ou la brioche, ne faisons pas de ségrégation), le couteau entre en contact avec la fève, ruinant ainsi le suspense que vous aviez insidieusement instillé chez vos invités.

Diantre, pensez-vous ! Quelle était donc la probabilité de cette catastrophe ? La réponse, comme vous vous en doutez, dépend de plusieurs facteurs :

  • d : la distance entre la fève et le centre de la galette. Évidemment, plus d est grand, mieux c'est : si la fève est au centre de la galette – i.e. d=0 – le couteau tombera forcément dessus (à moins que vous ne découpiez d'une façon très artistique, auquel cas la science ne peut plus rien pour vous) ;
  • N : le nombre de convives. Si vous êtes tout seul (et gourmand), vous n'aurez pas à couper et la probabilité sera alors nulle(4) ; si vous êtes 80, le couteau aura plus de chances (au sens mathématique) de rencontrer la fève ;
  • n : le nombre de coups de couteau à donner pour couper la galette en N parts égales (pour deux convives, il suffit d'un coup de couteau ; pour quatre convives il en faut deux ; et pour huit il en faudra quatre) ;
  • Gr : le rayon de la galette. Logiquement, d < Gr, sinon changez de pâtissier ;
  • FL la longueur de la fève et Fl sa largeur. Pour simplifier les calculs, on va prendre le pire cas (la fève est étalée dans sa longueur) et nous ne nous servirons donc pas de Fl.

Au final, seules trois variables nous intéressent(5) : d, n et FL.

Première étape : calculer la probabilité de toucher la fève pour un coup de couteau. Comme je le disais plus haut, on considère que la fève est orientée selon la tangente, et a une longueur FL ; le périmètre de galette sur le même rayon est alors 2π × d. La probabilité de tomber sur la fève est comme toujours le nombre de cas « favorables » (toujours au sens mathématique) sur le nombre total de cas. Attention, il y a une petite subtilité : la fève peut être des deux côtés de la galette, couper selon le diamètre revient donc à couper deux fois selon le rayon : p  = 2\frac{F_L}{2\pi \times d} = \frac{F_L}{d\pi}.

Prochaine étape : répéter l'expérience n fois. On peut considérer chacun des coups comme indépendants(6) : les mathématiciens nous informent alors qu'il faut utiliser une loi binomiale (vous vous en doutez, répéter n fois une expérience ne revient pas à ajouter la probabilité de l'événement n fois(7)). L'application bête et méchante de la formule donne alors P(x=0) = {n \choose 0} p^0 (1-p)^{n-0} = (1-p)^n ; le 0 vient de l'idée que l'on ne veut aucun coup de couteau sur la fève (donc aucun succès dans l'échec, vous me suivez ? ).

Petit résumé pour ceux qui ont lâché (tenez bon, c'est presque fini ! ) : la probabilité de ne pas tomber sur la fève est P = (1-\frac{F_L}{d\pi})^n.

Dernière étape, la plus intéressante : effectuer le calcul ! Prenons une galette standard (Gr=15cm), plaçons la fève aux deux tiers du rayon (d=\frac{2}{3}G_r=10cm), une fève de dimension convenable (FL=2cm) et huit invités (N=8 et n=4).
Fin de l'abstraction mathématique, voilà sans plus tarder le résultat : P = (1-\frac{2}{10\pi})^4 = 0.77. Ce qui correspond à peu près à une « chance » sur quatre de trancher la fève… et ce sans compter sur l'intervention de Murphy !


  1. (4) A fortiori, vous serez également sûr d'être le roi. Bilan : mangez vos galettes tout seul.
  2. (5) En effet, n et N sont reliés par une simple relation de proportionnalité et la taille de la galette n'influe pas sur la probabilité de toucher la fève à n et d fixés.
  3. (6) En réalité, l'écart entre deux coups est le même : pour quatre invités, vous allez décaler votre coupe de 90°. Cependant, la fève ne se déplace pas, ce qui revient à des tranches « au hasard ».
  4. (7) Petite preuve rapide : vous lancez une pièce deux fois. Même si la probabilité de faire pile à chaque fois est de 0.5, ce n'est pas parce que vous effectuerez 2 lancers que vous serez sûr de faire au moins un pile.
Différence entre une mandarine et une clémentine
Par louamel | Le 15/01/2010 à 00:00:00

Petite question ! Dois-je dire « je mange une clémentine »… ou bien « je mange une mandarine » ?

Il faut savoir que ce sont deux fruits différents malgré leurs nombreuses ressemblances :

  • La mandarine est un agrume, fruit du mandarinier, un arbre originaire de Chine. On a découvert ce fruit au début du XIXe siècle et on l'appela « orange de Chine » ou « mandarine » en référence aux mandarins(8). On se mit alors à la cultiver en Afrique du Nord, en Espagne et aux États-Unis ;
  • La clémentine, quant à elle, doit son nom au père Clément qui a croisé l'orange douce et la mandarine en 1892 pour créer la « mandarine sans pépin », plus tard renommée clémentine en son hommage.

La clémentine est légèrement moins parfumée que la mandarine, mais elle n'a pas de pépins et son épluchage est plus facile, ce qui explique pourquoi on la trouve plus facilement dans les marchés.


  1. (8) Les mandarins étaient des personnages choisis pour diriger parmi les meilleurs hommes d'esprit.
La bouteille de ketchup
Par Fatalis | Le 11/01/2010 à 00:00:00

Ladite bouteille de ketchup

Non, le sujet de cet article n'est pas l'histoire de la bouteille de ketchup, d'ailleurs remplaçable par n'importe quel flacon contenant un fluide un peu visqueux.
(Par commodité néanmoins, on gardera le ketchup comme exemple ! )

Ce dont il est question ici est l'éternel problème de « comment faire sortir le peu de ketchup qu'il reste dans ma bouteille sans en mettre partout ? »(9). En effet, on peut toujours secouer ladite bouteille sur son assiette, mais le résultat n'est pas forcément probant !

Pour résoudre ce problème, trois choix s'offrent à nous :

  1. Le moyen le plus simple reste encore de taper le fond du flacon à répétition, en la tenant vers le bas, et, plus ou moins rapidement, on devrait arriver à nos fins ;
  2. Une autre astuce consiste tout simplement à pointer la bouteille, ouverte ou non – vers le bas et au-dessus de l'assiette de préférence – et de la lever d'un coup sec. Grâce à la force inertielle, le ketchup devrait arriver au goulot (voire au-delà dans le cas d'une bouteille ouverte) : il ne reste plus qu'à l'agiter un peu pour se servir ! Notons que ce mouvement va à l'inverse du mouvement qu'on aurait plus tendance à faire (l'abaisser rapidement)… mais marche mieux car éclabousse moins !
  3. La troisième et dernière solution est plus risquée, pour la bouteille comme pour votre cuisine : bouchez la bouteille, tenez-la solidement par le fond, et faites-la tournoyer ! Avec la force centrifuge, le ketchup sera entièrement amené au niveau du goulot, et il ne vous restera plus qu'à vous servir(10) !

Bon appétit !


  1. (9) On considère ici une bouteille rigide, en verre par exemple… Pour une bouteille plastique, on peut toujours la compresser pour parvenir à nos fins. Encore que…
  2. (10) Si toutefois vous ne l'avez pas lâchée entre temps…
Quel Champagne !
Par moustache | Le 20/12/2009 à 00:00:00

Sur cette étiquette de champagne, on peut lire le sigle NM :  Négociant Manipulant

Comment s'y retrouver dans la profusion des marques de Champagne ? Il existe pourtant une indication sur chaque bouteille permettant de se faire une idée de l'origine de ce fabuleux breuvage.
Examinez donc celle que vous allez servir à vos convives. Faites le attentivement, cela vous donnera une première idée de l'origine de ce vin, voire de sa qualité.
Vous avez remarqué le sigle à deux lettres (si, si, en tout petit en bas… ) ? Voici sa signification :

  • RM : Récoltant-Manipulant. C'est un vigneron artisan. La marque du Champagne appartient au propriétaire qui vendange, élabore son Champagne et commercialise lui-même son vin ;
  • SR : Société de Récoltants. C'est un regroupement de vignerons, souvent de la même famille. Ils vendangent, élaborent leur Champagne et commercialisent généralement eux-même leur vin ;
  • NM : Négociant-Manipulant. Il complète ses vendanges par des raisins achetés. Il élabore lui-même son vin. C'est le cas des plus grandes marques de Champagne ;
  • RC : Récoltant-Coopérateur. La coopérative manipule et met le vin en bouteille. Elle en rétrocède une partie à ses adhérents qui peuvent commercialiser le vin sous leur propre marque ;
  • CM : Coopérative de Manipulation. La marque de Champagne appartient à une coopérative de récoltants, qui élabore elle-même son vin à partir de la vendange des viticulteurs adhérents ;
  • MA : Marque Auxiliaire (ou Marque d'Acheteur) . Il s'agit d'une marque le plus souvent d'une chaîne de distribution, d'un revendeur, d'un restaurateur ou d'un caviste. Ces Champagnes n'ont que très rarement la même origine. On y trouve le pire et jamais le meilleur ;
  • ND : Négociant-Distributeur. Ce peut être une personne physique ou morale qui achète en bouteille des vins terminés et qui appose lui-même une étiquette à son nom.

Bonne dégustation !

Les fraises Tagada
Par Tanguy | Le 18/11/2009 à 00:00:00

fraise Tagada : le bonbon #1 en France

Savez-vous que la fraise Tagada fête ses 40 ans ? Savez-vous aussi qu'on en mange plus d'un milliard par an ?

En 40 ans le bonbon le plus rouge de France a séduit plus de deux générations de consommateurs : elle plaît autant aux ados qu'aux trentenaires, mais a du mal à séduire les plus de 50 ans.
Ce bonbon, créé en 1969, est en fait un dérivé de la primavera, bonbon que les Français trouvaient trop ferme sous la dent. C'est pour cela qu'elle a été conçue plus molle et plus ronde que sa cousine germanique au nom italien.
Le nom de ce bonbon vient de la chanson « tagada tsoin tsoin » que le directeur commercial d'Haribo aurait entendue dans un music-hall. Ce nom a sans aucun doute participé à son succès…

Depuis 40 ans, le goût de ce bonbon à la fraise n'a pas changé. Et rien ne sert de chercher comment les faire, sa recette est aussi bien gardée que les codes des armes nucléaires !
Cependant, malgré son succès dans l'Hexagone, la fraise Tagada a du mal à se faire un nom à l'étranger : il faut croire que son goût a été calibré sur celui des Français : il n'y a qu'en Espagne et en Italie que la fraise Tagada est dans le top 10 des bonbons les plus vendus.

Des pâtes ou des nouilles
Par moustache | Le 15/11/2009 à 00:00:00

Il y a des conversations de salon qui s'enveniment facilement. Un thème classique est en lien avec le repas servi : faut-il dire « Chouette des pâtes » ou bien « Chouette des nouilles » ?

La réponse est aussi simple que les boulangers sont tous des commerçants alors que les commerçants ne sont pas forcément tous boulangers (il existe aussi des bouchers…). Les nouilles sont en réalité une forme de pâtes.

La pâte est obtenue à partir de semoule de blé dur que l'on mélange à de l'eau. On y ajoute parfois un peu d'œuf. À partir de cette pâte et par des moyens mécaniques, on obtient une forme, un dessin ou une spécialité de pâtes extrudées ou poinçonnées. Il en existe des centaines dont les noms sont déposés jalousement par les grands fabricants de pâtes de notre planète.

Les plus petites pâtes sont utilisées en général dans les soupes, les longs rubans et les fils avec des sauces et enfin, les tubes et les formes fantaisistes dans des plats et des salades de pâtes. Certaines formes sont assez grandes pour être farcies et cuisinées, et d'autres comme les raviolis, le sont déjà.

Les pâtes sont normalement de couleur jaune ou blanche (en fonction de la qualité de semoule), mais on peut en trouver dans d'autres couleurs selon les ingrédients ajoutés (verte avec des épinards, rouge avec de la tomate, noire avec de l'encre de seiche…)..

Ouvrez vos placards et découvrez que vous avez toujours des pâtes, et parfois des nouilles, des spaghettis, des vermicelles, des papillons, des farfalles etc.

La bonne expression est donc « Chouette des pâtes ».

Omnilogie, un site qui vous met en boite…
Par Damien | Le 06/10/2009 à 00:00:00

La règlementation européenne a modifié récemment l'obligation qui existait d'avoir des contenants de biens alimentaires de contenances déterminées. C'est ainsi qu'à prix constant, il apparait depuis des diminutions du poids net de certains produits alimentaires…

boite de conserve

Les appellations des boîtes de conserve n'avaient-elles aucun secret pour vous auparavant ? Ainsi, qu'est ce qu'une boîte de conserve 4/4 ? Faut-il donc avoir fait l'INSA pour s'y retrouver au rayon des conserves ?

Première donnée basique : une boîte 4/4 est d'une contenance de 850 ml. Il s'agit de la référence pour nourrir quatre personnes(11). On décline le reste par multiples de cette donnée de base. Vous l'aurez compris, une boîte 1/2 contiendra 425 ml de produit (soit deux ou trois convives), et une boîte 1/4, 212 ml.

Mais alors, dans une boîte de petits pois, on ne va trouver quasiment que de l'eau ? Que nenni : c'est le poids net égoutté qui se doit d'être indiqué. La boîte 1/2 de petits pois contiendra ainsi 235 grammes de petits pois.

Bon appétit ! (Même si une conserve ne vaudra jamais un produit frais… )


  1. (11) Et tant pis pour les gourmands !
Manger du bœuf contribue à la destruction de la couche d'ozone
Par Anthony | Le 01/10/2009 à 00:00:00

Voiture polluante

Mieux vaut un végétarien roulant en 4x4 qu'un mangeur de steak à vélo, tel est l'actuel aphorisme que clament les écologistes. Si l'on savait déjà que la production mondiale de protéines animales engloutit 45 % de l'eau mondiale, 33 % des terres émergées et 70 % des terres agricoles(12), de récentes études tirent la sonnette d'alarme quant à la responsabilité de la production de viande dans le réchauffement planétaire.

Celles-ci démontrent que la production de bœuf dégage l'équivalent de 14,8 kg de CO2 pour un kilo de viande, ce qui, en équivalent carbone, revient à parcourir 121 km en voiture(13). Ces études montrent également que toutes les viandes ne contribuent pas de la même manière à la dégradation de l'atmosphère. Ci-dessous quelques chiffres permettant de se faire une idée :

Pour un kilo produit kg de CO2 équivalent émis Kilomètres voiture
Pommes de terre 0,3 2 km
Pommes 0,3 2,46 km
Asperges 0,4 3,3 km
Poulet 1,1 8,9 km
Porc 3,8 31,1 km
Bœuf 14,83 121,2 km

À ces chiffres il faut ajouter les gaz à effet de serre émis pour les cultures fourragères (qui comprend la fabrication d'engrais chimiques, la déforestation, etc. ) et l'acheminement de la viande jusque dans nos assiettes. Un Américain consomme 124 kg de bœuf par an (contre 88,4 kg en France).

Il est intéressant de savoir que l'émission de gaz à effet de serre due à la production de viande est la deuxième plus importante au monde, juste après la production d'énergie ! L'industrie de la viande génère à elle seule 18 % des gaz à effet de serre mondiaux, soit plus que tous les modes de transport combinés (14%), ce qui semble complètement invraisemblable.

La solution ? Manger moins de viandes maigres, choisir du bœuf bio (qui émet 30 % de CO2 en moins), remplacer dès que possible les protéines animales par des protéines végétales et enfin privilégier les producteurs locaux de viande.

L'élevage est responsable de l'émission de 9 % du CO2 mondial, de 37 % du méthane et de 65 % du protoxyde d'azote, un gaz au pouvoir réchauffant 275 fois plus élevé que le CO2 dégagé par les engrais, et premier responsable de la destruction de la couche d'ozone.

— Henning Steinfeld

  1. (12) Chiffres de la FAO, l'organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
  2. (13) Sur une consommation moyenne de 5 L pour 100 km.
Navigation
Accueil de la catégorie.
321