Prochain omnilogisme : 16/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Bonjour à tous !
Je suis si heureux que vous lisiez ces lignes, vous savez, je vais bientôt être mis hors service… Eh oui quand on vieillit, on commence à avoir peur de la mort… bref.
Mon nom est Hubble, je suis un télescope, il y a de grandes chances que vous me connaissiez, j'ai fourni tellement d'images incroyables ! Je dois mon nom à l'astronome Hedwin Hubble qui a démontré que l'Univers était en expansion(1).
Je suis né (ou plutôt arrivé dans l'espace) le 24 avril 1990 mais je n'ai été opérationnel qu'après la première mission pour m'entretenir, en 1994. En effet, quelques problèmes ont retardé mon bon fonctionnement. Le premier fut un lancement reculé de quatre ans ; j'aurais dû naître en 1986 mais l'accident de la navette Challenger a empêché ma venue au monde. Le second problème était dû à mon grand miroir. Mon fabriquant lui avait trop aplati les bords, j'étais donc obligé de fournir des images floues à mes concepteurs, mais heureusement, la première mission d'entretien vint corriger cela et installa de nouveaux équipements pour ma plus grande joie. 
Je pèse environ onze tonnes, mesure 13,2 mètres de long, j'ai un diamètre maximum de 4,2 mètres et j'ai coûté deux milliards de dollars à mes parents(2). Je suis un télescope réflecteur à deux miroirs ; mon miroir primaire a un diamètre d'environ 2,4 mètres. Il est couplé à divers spectromètres(3) et trois caméras : une à champ étroit pour les objets faiblement lumineux, une autre à large champ pour les images planétaires et une réservée au domaine infrarouge. Je peux ainsi voir un large spectre de longueurs d'onde : de l'infrarouge à l'ultraviolet en passant bien sûr par le visible. Ma résolution est de 0,1 seconde d'arc(4). Autant dire que j'ai une bien meilleure vue que vous tous !
Je suis économe et auto-suffisant (heureusement car je ne peux pas m'arrêter à une station service tous les jours… ). Mes deux panneaux solaires produisent de l'électricité, qui est principalement utilisée par mes caméras et mes quatre grands volants, employés pour m'orienter et me stabiliser. Ma caméra infrarouge et mon spectromètre multi-objets doivent également être refroidis à -180 ℃.
J'avais été conçu pour seulement quinze ans, je devrais donc être mort à l'heure qu'il est. Par bonheur, une cinquième mission d'entretien me permet d'aller jusqu'en 2014, année où je serais remplacé. D'ici là, j'espère bien pouvoir vous envoyer encore de magnifiques images de l'Univers…
Même si cela peut paraître une question tordue, la NASA s'est penchée sur le problème dans les années 60 : qu'arriverait-il si suite à une avarie dans un vaisseau ou une fuite dans une combinaison, un astronaute se retrouvait directement exposé à l'immensité glaciale de l'univers ?
La réponse n'est pas aussi intuitive que le laissent penser les films : on peut survivre dans l'espace sans équipement… sous certaines restrictions, et uniquement pour moins de deux minutes. Petit manuel pour ceux qui voudraient tenter l'expérience.
Tout d'abord, pensez à vider vos poumons avant de vous lancer dans le vide intersidéral : en effet, la pression dans l'espace est presque nulle, et les 6 L d'air contenus dans vos poumons vont avoir tendance à se faire la malle. Si vous tentez de retenir votre respiration, vous finirez avec les poumons déchirés, souffrant d'aéro-embolisme (de l'air dans le sang) et vous mourrez dans d'atroces souffrances. Merci d'avoir joué avec nous, réessayez.
Deuxième condition sine qua non pour tenter l'expérience : sautez du côté ombragé de votre vaisseau. Si vous étiez exposé au Soleil, la température dépasserait les 120 ℃, vous recevriez en
quelques secondes une dose impressionnante d'UV, de rayons X et de flux de protons. Encore une fois, try again.
Si vous réussissez donc à dépasser l'instinct qui vous pousse à prendre votre respiration, tout va pour le mieux… pour les 15 secondes à venir. En effet, en l'absence de pression, la réaction à l'intérieur des poumons est inversée : l'oxygène quitte le sang pour rejoindre l'air résiduel des alvéoles pulmonaires. En 15 secondes, c'est l'hypoxie : privé d'oxygène, votre cerveau active le mode “hibernation” : et c'est parti pour faire de beaux rêves… mais ne vous inquiétez pas, tout n'est pas perdu.
Avant d'aller sucrer les fraises, vous aurez peut-être le temps de sentir l'eau de votre langue bouillir : la thermodynamique nous informe que si la pression diminue, la température d'ébullition fait de même. Le corps humain étant composé à 70 % d'eau, une évaporation massive vous transformera rapidement en cocotte-minute !
Heureusement, si vous êtes repêché dans les 90 secondes qui suivent votre départ (car forcément, avant de sauter, vous avez pensé à la méthode de retour, c'est évident non ? ), vous ne souffrirez d'aucun dégât permanent. Mieux, votre respiration reprendra toute seule ! Certes, vous aurez quelques problèmes d'audition (le tympan est extrêmement sensible à la pression), de digestion (l'estomac est un tissu mou) et de vision, mais en quelques heures (quelques jours pour la vision) tout sera redevenu normal et votre cerveau ne conservera pas trace de son hypoxie. Attention, ceci n'est pas une raison pour vouloir retenter l'expérience !
Si malheureusement vous n'avez pas été prévoyant, les choses sont moins roses et ont plutôt tendance à se teinter de rouge.
Quelques minutes après votre perte de conscience, c'est le décès qui survient. Au choix, vous pourrez donc quitter cette Terre par asphyxie, ébullisme (sublimation de l'eau) ou par hémorragie interne généralisée : choisissez vite mais choisissez bien.
J'en vois déjà au fond qui gesticulent en hurlant : effectivement, je n'ai pas pris en compte le froid de l'espace. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne change pas la donne !
Effectivement, puisque vous avez plongé du côté obscur, la température avoisine les -100 ℃ (-230 ℃ si vous êtes dans un lieu qui n'a jamais vu la lumière solaire, comme une caverne sur la Lune par exemple). Mais pas de panique ! En effet, le vide est un bon isolant (on fait des bouteilles de Thermos avec ! ) ; et il faudra plusieurs jours d'évacuation de chaleur par radiation avant de vous transformer en bloc de chair gelée. Le rhume ne fait donc pas partie des ennuis qui vous attendraient si un jour vous décidiez de vous « lancer »…
Que de belles heures passées en bord de mer à regarder monter – et descendre – mers et océans.
Mais au fond de chacun de nous l'éternelle question est de savoir ce qui explique précisément ce phénomène des marées. Certes on sait tous qu'il est lié au cycle de la Lune, mais la question ne mérite-t-elle pas d'être approfondie ? Et pendant que l'on y est, cette affreuse bouteille en plastique qui flotte sur l'eau, poussée par les vagues, se doit-elle d'être ici du fait de la marée ? Les plus anciens se posaient déjà ces questions… La science a permis au fil des siècles d'expliquer le phénomène avec précision.
Première idée fausse à une réponse spontanée aisée : comme dans un verre qui penche, l'eau qui descend chez nous(5) doit fatalement monter de l'autre côté de la planète. Eh bien c'est l'inverse qui se produit avec la marée : en effet, celle-ci est haute en même temps aux deux points opposés de la planète !
Deuxième idée fausse, pourtant imaginée par le grand Galilée lui même au milieu du XVIIe siècle, les marées seraient dues à la rotation de la Terre sur elle-même (même s'il est vrai que « pourtant, elle tourne »).
Alors ?
Il faudra attendre une centaine d'années de plus pour que Newton amène une explication plus exacte, avec la loi de la gravitation universelle. C'est bien à la Lune et au Soleil que l'on doit les marées, selon qu'ils sont du même côté de la Terre, alignés (marée haute) ou opposés à 90° (marée basse), en application du précepte qui veut que les corps s'attirent (n'y voyez aucune référence osée ! )
D'autres paramètres rentrent ensuite en ligne de compte pour expliquer l'amplitude des marées ; ainsi une mer fermée de « petite » taille verra ce phénomène s'atténuer, en ne privilégiant pas les déplacements d'eau de la même manière que des océans bien plus importants et profonds.

Et notre bouteille perdue en mer, pas si polluante que cela finalement, si elle recèle un message de S.O.S, sa course est-elle donc due à la marée ? Pas directement, puisque le terme de vitesse des marées est d'ailleurs impropre. La mer n'avance pas en tant que tel. D'ailleurs si elle arrive à 20 km/h sur nos côtes bretonnes, vous imaginez bien qu'elle n'a pas traversé l'océan Atlantique à cette allure ! Il faudrait plusieurs semaines, ou mois, à notre vague pour arriver à destination, alors même que plusieurs cycles de marées auront eu lieu ! C'est donc les gigantesques masses d'eau qui se soulèvent sous le fait de cette action, créant ce qu'il convient d'appeler « une onde » (et non pas une vitesse), qui peut quant à elle être évaluée à 600 km/h !
Pour conclure, l'eau ne va nulle part ! Elle monte, elle descend. C'est tout.
Et notre bouteille me direz-vous encore ? Si elle rejoint la côté, c'est tout bêtement sous l'effet du vent qui la pousse, tranquillement.
On entend surtout parler du Zodiaque dans un contexte plus astrologique qu'astronomique, dans les horoscopes… Le Zodiaque est en fait un groupe de 12 constellations : Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau et Poisson, auxquelles on peut ajouter Ophiuchus (ou Serpentaire), située entre le Scorpion et le Sagittaire mais qui est un peu tombé dans l'oubli.
Mais pour quelle raison regroupe-t-on dans un même ensemble toutes ces constellation ?
Elles ont en fait une même caractéristique qui est due à leur place dans le ciel. Les mouvements apparents du soleil et des planètes autour de la Terre s'effectuent dans une bande du ciel de faible extension autour de l'écliptique, appelée le zodiaque, où se trouvent ces constellations. Au cours de l'année, le soleil traverse donc tour à tour ces 12 constellations.
Chacune des constellations du Zodiaque a une histoire qui lui est propre mais ceci est une autre histoire.
Parfois, une question simple peut avoir une réponse complexe. Vous ne me croyez pas ? Très bien. Voici une question : quel jour suit le jeudi 4 octobre 1582 ? Le 5 octobre ? Bien essayé, mais ce n'est pas ça. La bonne réponse était le vendredi 15 octobre. Étrange ? Pour comprendre, nous allons devoir effectuer un saut dans le passé.
Nous voilà donc chez les Romains. Leur année était alors divisée en dix mois de 355 jours, avec intercalation d'années spéciales de 377 ou 378 jours créant un mensis intercalaris (« mois intercalaire »), amenant à une durée moyenne sur l'année de 366,25. Cependant, ces années spéciales n'étaient pas très bien respectées car décidées sur intervention humaine ; elles pouvaient même être abolies en situation de crise (les guerre Puniques en sont un bon exemple). Bref, il était quasiment impossible pour un romain hors de Rome de savoir où il en était. Pendant les dernières années (vers 47), le maelström était tel qu'on les surnomma « années de la confusion ». Jusqu'à ce qu'un sauveur se présente en la personne de Jules César, qui proposa un nouveau calendrier nommé calendrier julien – à tout seigneur, tout honneur.
Ce calendrier se basait sur 12 mois de 28, 30 et 31 jours, avec intercalage d'une année bissextile tous les quatre ans, ce qui amène donc l'année moyenne à 365,25 jours : un chiffre beaucoup plus en phase avec l'année réelle qui dure 365,242 jours. Le problème fut que le calendrier romain avait accumulé près de 90 jours de retard, ce qui força César à créer une année « spéciale » de 445 jours en 46 pour éviter d'avoir les giboulées de mars en plein mois de décembre. Problème résolu ? En théorie, oui. En pratique, les prêtres un peu simplets interprétèrent ce nouveau calendrier de façon erronée (une année bissextile tous les trois ans), forçant Auguste à sauter de nouveau quelques jours 36 ans plus tard et à apprendre les bases de l'algorithmie aux prêtres, histoire que ça ne se reproduise pas. Non mais.
Tout alla parfaitement bien pendant des siècles. Mais en tant qu'éminent mathématicien, vous voyez déjà le problème se profiler à l'horizon… l'année julienne n'était pas parfaitement coordonnée avec l'année solaire, et même si le décalage paraît minime, répété un millier de fois cela commence à représenter beaucoup d'argent (car le temps, c'est de l'argent – ne l'oublions pas). Et voilà donc le pauvre pape Grégoire, treizième du nom, qui s'arrache les cheveux (en avait-il ? l'Histoire ne le dit pas) pour déterminer la date de Pâques(6). Notre bon pape publie donc une bulle nommée Inter gravissimas, qui annonce que le jeudi 4 octobre 1582 sera immédiatement suivi du vendredi 15 octobre pour compenser le décalage accumulé depuis Jules, et que désormais les années bissextiles ne seront plus une fois sur quatre, mais une fois sur quatre sauf pour les millésimes multiples de 100 sans être multiples de 400(7)(8).
Même si la réforme est justifiée d'un point de vue astronomique, sa provenance de l'autorité religieuse catholique fâche : Johannes Kepler dira même qu'il préfère être en désaccord avec le Soleil, plutôt qu'en accord avec le pape
. Ajoutons que même si la bulle papale est extrêmement précise, certaines personnes l'interprètent de façon incorrecte et pensent qu'ils devront payer un mois complet de loyer, ce qui donne lieu à des manifestations et des révoltes – même à l'époque, on n'appréciait pas trop le changement. Finalement, les pays alignés avec l'Église (Espagne, Italie, Portugal, Pologne… ) effectuèrent bien le changement à la date indiquée, pour les autres il faudra attendre – parfois plusieurs siècles, comme la Russie (pardon, l'URSS) qui n'effectuera le transfert qu'en 1918, ou la Chine qui patientera jusqu'à 1949.
Fin de l'Histoire ? Oui. Fin de l'histoire ? Non. Car même si la majorité des pays est maintenant synchronisée sur le même calendrier (il reste encore des récalcitrants, tels l'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Afghanistan… ), les historiens continuent de s'arracher les cheveux. La convention adoptée pour nommer les dates avant 1582 est de conserver le calendrier julien(9) – les problèmes commençant à apparaître lorsque l'on traite d'évènement communs à deux pays n'utilisant pas le même système ! Décidément, le temps n'est pas une grandeur facile à mesurer…
Pâques est célébrée le dimanche après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps, donc le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l'équinoxe de printemps.
La petite ourse pourrait rester une constellation peu connue en raison de sa petite taille et de sa faible luminosité mais elle possède une étoile qui la rend célèbre : l'étoile polaire. Celle-ci, en effet, est pratiquement alignée avec l'axe de la Terre. Du point de vue d'un observateur sur Terre (ou sur la Lune ! ), elle est la seule étoile qui ne se déplace pas dans le ciel au cours de la nuit. De plus, c'est autour d'elle que semblent tourner toutes les autres.
Mais comment localiser cette étoile ?
Trouvez la grande casserole (à ne pas confondre avec la grande ourse), prolongez le segment qui constitue le « bec » de la casserole de cinq fois sa taille comme sur l'image ci-dessous et vous trouverez l'étoile polaire.

L'étoile polaire que vous venez de localiser se trouve au bout du manche de la petite casserole qu'est la petite ourse.
Avec un peu d'imagination, vous pouvez transformer cette casserole en petite ourse comme ceci :

Mais que fait cette petite ourse dans le ciel, qui est-elle exactement ?
Souvenez-vous, la nymphe Callisto avait eu un fils, Arcas, avec Zeus avant d'être transformée en ourse. Eh bien, la petite ourse n'est autre que ce fils Arcas venu rejoindre sa mère dans le ciel.
Le fils de la grande ourse ‽ Mais alors pourquoi ne l'appelle-t-on pas « le petit ours » ? Certains disent qu'Arcas n'était pas le fils de Callisto mais sa fille. Une autre hypothèse serait que la constellation ait pris ce nom parce qu'elle ressemblait à la grande ourse (plus exactement à une partie de la grande ourse) en miniature.
Ainsi la mère et le fils sont réunis à jamais dans le ciel où l'on peut les voir par nuit claire.
Traité sur la date des saisons.
Officiellement, le printemps commence le 21 mars et l'été le 21 juin, mais en réalité – astrologiquement et météorologiquement – il en est tout autrement.

Si l'on regarde le schéma ci-contre traitant de la durée de la nuit en fonction du temps, on remarque que la nuit la plus longue se situe aux alentours du 21 décembre et la nuit la plus courte aux alentours du 21 juin.
Prenons le solstice d'été : en date du 21 juin, début « officiel » de l'été, la courbe est à son maximum – cela signifie qu'à ce moment on est en fait au milieu de l'été et non pas à son début.
Il en est de même pour le solstice d'hiver et pour les équinoxes de printemps et d'automne.
L'an faisant 52 semaines, une saison dure 12,5 semaines.
L'été commence donc 6 semaines un quart avant le 21 juin soit vers le 10 mai et se finit 6 semaines un quart après le 21 juin soit vers le 10 août.
Il en est de même pour :
La nature nous le rappelle très fortement au printemps lorsque les jonquilles apparaissent, dès fin mars. La montée de sève est bien là à cette époque, il suffit de voir les chatons des noisetiers, ou de fendre une branche de bouleau pour voir la sève couler presque à flot.
On peut également noter que les feuilles commencent à jaunir dès la première quinzaine d'août.
Choisissez un endroit à l'écart des pollutions lumineuses urbaines, une nuit où le ciel est bien dégagé (l'été de plus souvent) et observez les étoiles. Peu à peu vous allez vous mettre à tracer des lignes imaginaires reliant différentes étoiles pour former un animal, un objet, une lettre…
Ainsi sont nées les constellations.
Dès les premières civilisations, on a ainsi réuni des étoiles apparemment voisines, ou formant un tout harmonieux, pour pouvoir les distinguer et les désigner plus facilement. Les constellations, leur nom et leur nombre ont variés selon les lieux et les époques mais depuis 1930, l'Union Astronomique Internationale (UAI) divise le ciel en 88 constellations de sorte qu'il n'y ait aucune étoile laissée de côté.
De nos jours les constellations n'ont plus un très grand intérêt en astronomie – tous les objets célestes étant référencés par des coordonnées – mais elles vous permettront (en temps qu'amateur) de reconnaitre certaines étoiles ou tout simplement de rêver à ces créatures de légende, animaux de toutes sortes ou autres figures mythologiques…
Après tout, ne dit-on pas « avoir la tête dans les étoiles » ?

Les aurores polaires… qui n'a jamais entendu parler et rêvé de ces phénomènes magiques et envoûtants qui se produisent au dessus nos pôles ? De tous temps ils ont nourri les fantasmes des hommes.
Au Moyen Âge en Europe, les aurores étaient vues comme le reflet des guerriers célestes, une sorte de récompense posthume. Les guerriers qui donnaient leur vie pour leur pays et leur roi devaient mener la bataille dans le ciel pour toujours. Les aurores étaient le souffle de ces braves guerriers qui racontaient leurs combats dans le ciel.
Les Esquimaux de l'est du Groenland croyaient que les aurores étaient les esprits d'enfants mort-nés. Pour les Inuits, le ciel est un dôme énorme de matériel solide courbé au-dessus de la surface terrestre. À l'extérieur, il y a la lumière. Dans ce dôme se trouvent un grand nombre de petits trous et à travers ces trous, on peut voir la lumière qui vient de l'extérieur lorsqu'il fait noir. Par ces trous, les esprits des morts peuvent passer dans les régions célestes. La voie du paradis passe par un pont étroit qui s'étend jusqu'à un énorme précipice. Les esprits qui sont déjà au paradis allument des torches pour guider les pas des nouveaux arrivants. Ces torches sont les aurores. Elles ont donc toujours eu un rôle mystique voire magique dans les civilisations.
Mais qu'est-ce donc vraiment qu'une aurore ? Pour faire simple, c'est tout d'abord un phénomène lumineux se déroulant aux pôles de notre planète et qui fait apparaître des « draperies » brillantes dans le ciel. Elles apparaissent généralement à la suite d'une éruption solaire. Lors de ces éruptions, une importante quantité de particules chargées est éjectée du soleil – certaines de ces particules sont captées par notre magnétosphère qui les ramène vers les « cornets polaires ». Les particules (électrons, protons) excitent les atomes de la haute atmosphère. Ces atomes, ne pouvant pas rester dans leur état excité (la nature aime la stabilité), rééquilibrent leurs couches électroniques et perdent donc au passage un peu d'énergie sous forme de photons, particules constituant la lumière visible. Or le type d'atomes excités (oxygène, hydrogène, azote, … ) dépend de l'altitude, ce qui explique en partie les variations de teintes des nuages, draperies, rideaux, arcs, rayons, qui se déploient dans le ciel à des altitudes pouvant aller de 80 à 1 000 km !

Ça y est je vous vois déjà en train de l'imaginer ! Avec ses muscles luisants, son air accrocheur, sa voix grave… et pourtant ce n'est pas de la ligne du quintuple Monsieur Univers « Gouvernator »(10) dont il est question, mais de celle d'un astre.
En effet, le terminator – ou terminateur en français – est le nom donné à la ligne fictive séparant la face éclairée de la face non éclairée d'une planète. Lorsque l'on observe la Lune avec un télescope, on oriente souvent la lunette vers ce terminator, car c'est à cet endroit que les rayons du Soleil sont les plus inclinés : on peut ainsi mieux distinguer les différents reliefs, leurs ombres étant très marquées(11).