Pessah a débuté le 8 avril dernier.
C'est l'une des principales fêtes célébrées par les juifs. Elle dure une semaine aux alentours du mois d'avril. On y célèbre la fin de l'esclavage des juifs par le pharaon et la sortie d'Égypte. Cet évènement est marqué par l'accomplissement des dix plaies que Dieu aurait infligées aux Égyptiens pour les obliger à libérer les juifs. Ces plaies sont :
L'eau du Nil changée en sang ;
Les grenouilles ;
Les poux ;
La mort des troupeaux ;
La peste ;
Les ulcères ;
La grêle ;
Les sauterelles ;
Les ténèbres ;
La mort des premiers nés.
Sept jours après la sortie d'Égypte s'accomplit un miracle : Moïse ouvre la Mer Rouge pour permettre aux Hébreux de la traverser, et celle-ci se referme sur les Égyptiens qui les poursuivaient. Cet évènement est célébré le septième jour par les juifs séfarades(1). C'est la Mimouna.
Pessah marque également le don de la Torah de Dieu à Moïse, sur le Mont Sinaï, après la traversée du désert. C'est alors que les juifs libérés de l'emprise du pharaon commencent à vivre selon les préceptes de la Torah.
Ce code aussi appelé « alphabet du parc à cochon » ou « le chiffre des Francs-maçons » fut l'écriture secrète des écoliers après son invention au XVIIe siècle par les Francs-maçons qui se sont inspirés du Chiffre des Templiers.
Afin de coder un message, il vous suffit de tracer la case correspondant à la lettre souhaitée, d'où le nom de « parc à cochon ».
Quand on lit L'Éducation sentimentale, on a le sentiment que la volonté qu'a Flaubert de saisir chaque instant dans sa vérité, de le décrire au plus près de ce qu'il est, finit par nuire sérieusement à la progression dramatique du récit. La durée s'étire et l'action n'avance plus. Vu sous l'angle de la structure romanesque, c'est un peu fâcheux : la construction est lâche, la tension dramatique sans cesse contrariée… En revanche, d'un point de vue stylistique – ou artistique – au sens large, on peut apprécier là l'un des états les plus poétiques de la prose.
En même temps, une chose n'exclut pas l'autre, puisque dans Madame Bovary, Flaubert associe à ces mêmes moments d'apesanteur descriptive(2) une progression dramatique très serrée : l'adultère consommé avec Rodolphe préfigure sa réitération avec Léon, préparant à son tour le suicide d'Emma. De manière générale, on s'achemine méthodiquement vers le désastre.
On peut se dire aussi que ces lenteurs et ces bifucartions de L'Éducation sentimentale ne conviennent pas si mal à son sujet, puisqu'il y est finalement question de la vie en rêve de Frédéric Moreau, des bonheurs qu'il se promet et de la destinée qu'il voudrait s'inventer. Le roman avance au rythme de son imagination et non au gré de ses actions, d'où les à-coups et les regards rétrospectifs où le passé se teinte de toute la mélancolie du présent.
Parmi tant d'autres, on peut isoler plus précisément quelques procédés d'écriture qui aboutissent à cette suspension de l'action et, de manière générale, à ce que Gérard Genette appelle avec bonheur l'évasion du sens dans le tremblement indéfini des choses. Ils sont caractéristiques de l'écriture de Flaubert en général, même si les exemples qui suivent sont tirés de l'Éducation Sentimentale en particulier.
(2) ↑C'est ce que l'on peut faire de mieux en matière d'images, dira Nabokov.