Après avoir mitraillé vos proches durant la fête de famille de dimanche dernier, vous décidez d'admirer vos chefs d'œuvre. La photo de Tata Wendy(1) qui fait une démonstration de sa souplesse malgré ses soixante ans est admirable par sa netteté, mais, tout à coup, horreur ! Le portrait de votre arrière grand-père qui vous couve de son regard bienveillant révèle une couleur d'yeux pour le moins inhabituelle : votre ancêtre serait-il un vampire ? C'est vrai qu'il n'a pas beaucoup mangé au souper. Ou alors, serait-il atteint d'un daltonisme soudain ? À bien y repenser, sa chevelure(2) est d'un blanc éclatant, et il n'est pas bien hâlé.
Fi de suppositions hâtives. Ce qu'endure le portrait de votre aïeul est parfaitement normal(3). En voici le pourquoi du comment.
Le responsable de ce phénomène est le flash de votre appareil. Logiquement, quand on l'utilise, c'est parce qu'il fait sombre. L'œil tente de capter le maximum de rayons lumineux, et est du coup très dilaté. Lorsque le flash se déclenche, une grande quantité de lumière se déverse tout à coup dans l'œil, qui n'a pas le temps de diminuer son ouverture. Les rayons lumineux vont donc éclairer le fond de l'œil, qui est irrigué par beaucoup de vaisseaux sanguins, d'où la couleur rouge.
Pour éviter ce désagrément, il suffit juste d'éviter de photographier pile de face, ou alors d'utiliser un flash « yeux rouges ». Il s'agit en fait d'un premier éclat lumineux qui va rétrécir la pupille, puis d'un second qui éclairera la scène en même temps que votre photo sera prise.
(1) ↑ Nom totalement aléatoire. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait que purement fortuite.
Pour bien comprendre l'histoire des capitales du Soleil Levant, il faut tout d'abord se remettre dans le contexte de l'époque : nous sommes en plein dans la période connue sous le nom de Japon médieval dont les tenants et aboutissants sont assez similaires à notre ère féodale : seigneurs de guerre, batailles archaïques et tentatives d'extension du territoire de chacun. L'Empereur est le seigneur des seigneurs et assiste à ces luttes de daimyo et de shogun en essayant de conserver son propre pouvoir tout relatif. Expliciter les différents acteurs de l'époque prendrait trop de temps et serait peu utile dans l'historique des villes étudiées. Retenez seulement qu'il y a un empereur et un pouvoir impérial, sous lesquels on trouve des seigneurs féodaux(4).
(4) ↑ Parmi lesquels le shogun (qui vient d'un terme signifiant « seigneur de guerre » ou « grand général »), détenteur d'un pouvoir militaire absolu similaire à celui du premier ministre actuel sur les autres seigneurs que sont les daimyo, les gouverneurs féodaux, seigneurs d'un fief. Puisque je ne suis pas fan des francisations j'emploierai dans mes articles tous ces termes sans le « s » du pluriel français.
Après une longue interruption(5), je me lance enfin dans un nouvel article…
Le déclencheur ? Une publicité insolite, ce groupe de paroles des Procrastinateurs Anonymes…
Késako(6) ? me dis-je ! Et je découvre que je procrastinais sans le savoir, comme Monsieur Jourdain s'émerveillait de la prose.
La procrastination nous guette donc, quand bien même nous ignorerions le mot.
Il s'agit de remettre à demain (ou plus tard…) ce qu'on devrait faire aujourd'hui : procrastiner, c'est ce que fait le collégien ou le lycéen qui remet à la dernière extrémité le devoir demandé depuis une semaine… c'est ce que fait aussi celui qui ne lance pas une lessive… jusqu'à ne plus rien avoir à se mettre et c'est aussi attendre la limite de pénalité pour remplir sa déclaration de revenus !
(5) ↑ Enfin ! il faut laisser la place aux auteurs timides…
(6) ↑ Victor Hugo Les misérables ou Queneau Zazie !
Parfois, une question simple peut avoir une réponse complexe. Vous ne me croyez pas ? Très bien. Voici une question : quel jour suit le jeudi 4 octobre 1582 ? Le 5 octobre ? Bien essayé, mais ce n'est pas ça. La bonne réponse était le vendredi 15 octobre. Étrange ? Pour comprendre, nous allons devoir effectuer un saut dans le passé.