Foin des vulgarités dans cet article ! Un tel titre évocateur n'a rien à voir avec une éventuelle étude des mots parjures dans différents dialectes, il s'agit seulement de découvrir l'étymologie d'un mot, que l'auteur estime assez amusante pour être évoquée en dîners de famille(1).
Ce mot, c'est « barbare », dont le son étrange est aussi absurde que son origine. Tout d'abord, il faut bien comprendre ce qu'est un barbare, pour définir à qui le terme se rapporte effectivement. Les premières utilisations du terme proviennent, comme d'habitude, de l'Antiquité. La Grèce Antique fut la première à utiliser le terme barbare pour définir un peuple qui n'est pas le grand peuple grec. Barbare se rapporte donc à tous les individus étrangers à la res publica grecque.
À l'origine les Grecs utilisaient le terme barbaros, devenu barbarus en latin et barbare chez nous.
L'expression vient du fait que les Grecs anciens, possesseurs du logos, le discours ou plus clairement le langage, ne comprenaient pas le dialecte des barbares. Il faut reconnaître que parfois ce dialecte devait être assez peu clair pour les peuples les plus rustiques, mais on peut aussi supposer qu'il s'agit de simple paresse intellectuelle de la part des Grecs. Ils ne comprenaient donc que des « bar bar bar » lorsque les étrangers leur parlaient. De la même manière beaucoup de Français aujourd'hui(2) ne comprennent que « tching tchong » lorsque les Chinois ou les Japonais parlent, alors qu'il s'agit de langues extrêmement riches bien loin de deux onomatopées ridicules(3).
Les Grecs disaient donc que les peuples qui ne disposaient pas de leur logos employaient pour parler les mêmes onomatopées que les oiseaux pour s'exprimer. L'onomatopée d'alors n'étant pas « piou piou » mais « bar bar », c'est ainsi qu'est apparu le terme barbaros.
(1) ↑ Dîners de famille cultivées, impossible de placer le mot étymologie dans un repas aux considérations footballistiques !
(2) ↑ Faisant preuve de la même paresse intellectuelle ancestrale.
(3) ↑ On voit que de tout temps il a été d'usage de rabaisser la qualité des peuples étrangers au profit du sien.
Échoué sur votre île déserte, vous savez dorénavant comment consommer votre apport journalier de protéines : viandes rouges, poissons et insectes.
N'oubliez pas cependant que vous êtes omnivore, autrement dit carnivore et herbivore. Même si certains frémissent à l'idée de manger une salade, il va falloir vous y faire : les plantes vertes sont vos meilleurs amies pour la survie. Et pourtant… comment savoir lesquelles sont comestibles ? Rien que dans un jardin urbain, de nombreuses plantes sont toxiques, alors imaginez dans une forêt vierge ! Comment savoir ce que l'on peut consommer sans risque ?
La méthode traditionnelle est simple : mangez. Si vous êtes encore en vie quelques heures après et que vous ne vous roulez pas sur le dos en hurlant des phrases que la morale m'empêche de recopier ici, félicitations ; cette plante est comestible. Sinon… c'est moche ce qui vous arrive !
Dans cet étrange omnilogisme, je vous propose entre autres de mêler les Dupond(t) à un étrange paradoxe. Rien à craindre, il ne s'agit que de physique de la relativité. Vous avez l'air affolé(e) ! Rien à craindre, vous dis-je !
Enfin, sauf peut-être pour votre santé mentale. Parce que, non contents de mêler les fameux personnages de Tintin à la relativité restreinte, nous allons traiter de paradoxes.
Je distinguerai deux types de paradoxes : les paradoxes linguistiques et les paradoxes logiques(4).
(4) ↑ Notez bien que c'est votre serviteur qui a instauré de manière totalement arbitraire cette distinction, qui n'a donc aucun fondement quelconque. N'allez pas vous ridiculiser en en parlant sérieusement à un physicien ou un mathématicien.
Vous maîtrisez l'orthographe sur le bout des doigts, la grammaire je n'en parle même pas, l'accord de « gens » ne vous fait pas peur, pas plus que les hermaphrodites de notre belle langue française, mais tout d'un coup vous êtes pris d'un doute. « Quoique » ou « Quoi que » ? Non, vous dites-vous, je ne peux pas être pris d'une hésitation devant ceci ! Non, pas moi !
Rassurez-vous, Omnilogie est là !