On entend souvent parler de « polygamie », de « monogamie », de « polygynie », de « polyandrie »… Mais que veulent dire exactement ces termes ?
Au programme, nous allons aborder les mots suivants :
polygamie
monogamie
polygynie
polyandrie
bigamie.
La monogamie consiste, à quelques détails près, à ne garder qu'un seul compagnon par le mariage. À l'inverse, quelqu'un qui possède plusieurs époux/épouses est polygame. S'il s'agit d'un homme possédant plusieurs femmes, on parle de polygynie (et donc de personne polygyne), s'il s'agit d'une femme possédant plusieurs maris, elle est polyandre, elle pratique la polyandrie.
Enfin, la bigamie est un cas particulier de polygamie : la personne est bigame, c'est-à-dire qu'elle a contracté deux mariages. Le terme de trigame se retrouve également ; cela dit, c'est un cas très très rare.
Certains d'entre vous savent peut-être que chez les moustiques, c'est la femelle qui vient au péril de sa vie tenter de vous prélever un peu de votre précieux sang, le mâle restant prudemment caché dans vos rideaux.
Et une fois gorgée de sang, elle ne partagera pas son butin de chasse, madame moustique ! Et pour cause : la femelle utilise votre sang pour permettre la maturation des œufs qu'elle porte, et uniquement pour cela. Contrairement à une idée répandue, la femelle moustique ne se nourrit pas de sang, elle n'est pas capable de le digérer. Elle boit du nectar, comme le mâle. Ses œufs, en revanche, ont nécessairement besoin d'un environnement riche en protéines pour se développer avant la ponte.
En l'absence de généreux donateurs, pas de ponte, à l'exception de quelques rares espèces de moustiques qui n'ont pas besoin de ce « repas de sang » pour produire des œufs viables, et par conséquent ne piquent pas(1).
(1) ↑ Le moustique éléphant, le plus grand des moustique (1,5cm) est exclusivement nectarivore et ne pique pas. Ses larves, par contre, sont exclusivement cannibales (elles se mangent entre elles).
Avez-vous entendu parler de la Zone Xtrême, ce faux jeu télévisuel où le but est de griller votre camarade s'il n'a pas la réponse(2) ? « Oh, les horribles barbares ! », pensez-vous tout en vous demandant comment on peut réussir à infliger des chocs électriques de plus en plus importants à une personne que l'on ne connaît pas… Eh bien, tentons de comprendre le mécanisme qui a poussé ces gens à obéir à des ordres qu'en temps normal, ils auraient refusés.
(2) ↑ Sinon, je vous conseille vivement de le regarder, sous peine de subir mon courroux sur les treize prochaines générations, mais surtout de passer à côté d'une expérience qui vaut le coup d'œil.