Pendant le Moyen Âge, on écrivait exclusivement en latin, langue officielle de l'Église et du Pouvoir. Les serments de Strasbourg constituent le plus ancien document écrit en français. Il s'agit des serments prononcés le 14 février 842 à Strasbourg par les petits fils de Charlemagne, Charles le Chauve et Louis le Germanique, contre leur frère aîné Lothaire :
Pour l'amour de Dieu et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, autant que Dieu m'en donne le savoir et le pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles de mon aide et en toute chose, comme on doit justement soutenir son frère, à condition qu'il m'en fasse autant, et je ne prendrai jamais aucun arrangement avec Lothaire, qui, à ma volonté, soit au détriment de mon frère Charles.
Ils représentent un échantillon du langage juridique de l'époque. Les serments de Strasbourg aboutissent au partage en trois de l'empire carolingien, Lothaire conservant le titre impérial et la partie centrale de l'Empire. Mais ses domaines feront l'objet d'un nouveau partage entre Louis le Germanique et Charles le Chauve. Sur les ruines de l'empire carolingien émergeront par la suite deux nations : la France et l'Allemagne.
Ces textes ont été transmis par l'historien Nithard, qui en a peut-être été le rédacteur, vers l'an 1000. Cent cinquante ans séparent donc la composition du texte et sa copie, mais les Serments de Strasbourg sont probablement authentiques.
Depuis plus de deux mille ans déjà, cette expression latine a été reprise par les corps armés, mais aussi des villes qui souhaitaient ainsi affirmer leurs bonnes intentions à l'endroit de leur monarque, leur pays, leur président ou bien d'autres choses encore. La locution semper fidelis, que l'on peut traduire par « toujours fidèle », est utilisée pour la première fois comme devise sous l'Empire romain. Elle rappelait aux gardes prétoriens chargés de la protection de l'empereur leur serment de fidélité envers celui-ci. Cela ne les empêcha pas d'être accusés de provoquer des troubles(1) et la garde prétorienne fut supprimée par Constantin en 312 après sa victoire contre Maxence et son armée composée, entre autres, de la garde qui ne savait plus à quel empereur se vouer.
Mais leur devise survécut bien après, que ce soit en France, aux États-Unis ou ailleurs. Sa forme contractée est cependant postérieure à l'Empire (semper fi), car elle fut popularisée par les Marines après son adoption comme devise en 1883. C'est ainsi qu'elle est encore usitée de nos jour, par le corps des Marines américains donc, mais aussi par le 47e régiment d'infanterie de ligne français, ainsi qu'un régiment canadien, un autre au Royaume-Uni et, enfin, par les forces spéciales suisses. Mais l'armée n'est pas la seule à reprendre cette phrase, certaines villes, comme Saint-Malo, et des familles nobles s'en sont également servis pour leurs armoiries.
(1) ↑ Il est en effet arrivé à plusieurs reprises qu'un garde tue ou remplace l'empereur qu'il était censé protéger.
Lundi matin, aux aurores. Vous avez travaillé toute la nuit pour votre oral d'histoire. Vous connaissez tout par cœur et vous rangez votre dernier livre quand s'écrasa sur votre pied un vieux manuel de troisième. Interloqué vous le ramassez et tombez sur le chapitre de la Révolution Française. Pensant tout connaître, vous le feuilletez… Prise de la Bastille, déclarations des droits de l'Homme et du Citoyen, exécution du Roi Louis XVI, chouannerie, …
Chouannerie ? Quel est donc ce mot barbare auquel est consacré deux photos et autant de témoignages ? Vous décidez de faire une recherche en catastrophe et tombez sur Omnilogie. fr. Quelle est la probabilité que l'article parle justement de ça ? J'en sais rien mais si ça devait vous arriver un jour, voici l'histoire de la guerre la plus sombre de l'Histoire de France.
Tout fidèle omnilogiste se doit de limiter, mieux s'abstenir, de toute consommation de cigarettes. À l'exception sans doute d'un seul type d'entre elles : les cigarettes russes !