Confortablement installé dans un canapé, le fidèle lecteur ominilogiste savoure peut-être son article du jour, un tasse de thé à la main, avec le petit sachet de thé si pratique qui baigne encore dans l'eau (presque) bouillante(1).
L'idée a germé dans l'esprit de l'américain Thomas Sullivan en 1908. Il s'agissait alors de faire parvenir des échantillons de thé à ses fidèles clients. Les boites métalliques utilisées jusque-là coûtant cher, il place quelques grammes de feuilles dans un sachet de soie, sans joindre de mode d'emploi… Il ne s'agissait pour lui que d'un emballage, mais les clients mirent directement le baluchon dans l'eau chaude. L'idée était née.
L'allemand Adolf Rambold améliore le système en 1929 en y ajoutant ficelle et étiquette. L'industrialisation fait exploser le développement des sachets de thé.
Le sachet de thé représente maintenant 75 % du marché. Et pour mémoire, si les Anglais consomment en moyenne 2 kilogrammes de thé par habitant et par an(3), le Français se contente de 240 grammes !
C'est toujours Lipton (groupe Unilever) qui domine le marché, mais la montée en puissance de marques haut de gamme menace ce géant, et les idées de la concurrence ne manquent pas : sachets en tissu, mousseline voire nylon, de formes variées, voire biodégradables.
Well, it's tea time…
(1) ↑ Puisque les puristes prétendent que l'eau ne doit pas bouillir tout à fait pour préserver la saveur du précieux breuvage…
(2) ↑ non, non, ne cherchez pas sur wikipédia : il n'y a rien sur ce sujet à ce jour !
Aristote ne définit pas l'objet de la dialectique d'une façon aussi précise que moi : s'il lui donne bien pour principal objet la controverse, c'est en tant qu'outil pour rechercher la vérité (Topica, I, 2). Plus loin dans son œuvre, il dit également que d'un point de vue philosophique, les propositions sont traitées en accord avec la vérité, et d'un point de vue dialectique, en fonction de leur plausibilité, c'est-à-dire de la mesure par lesquelles elles gagneront l'approbation des autres opinions (δόξα – Topica, I, 12). Il est conscient qu'il faut savoir distinguer la vérité objective d'une proposition et la séparer de la façon dont elle est présentée et de l'approbation qu'elle suscite. Cependant, il ne fait pas une distinction suffisamment précise entre ces deux aspects et n'utilise la dialectique que pour le second cas(4), alors que la différence ne réside que dans le fait que les conclusions de la dialectique sont vraies dans la forme tandis que les conclusions de la sophistique et de l'éristique sont fausses (entre l'éristique et la sophistique, seule diffère l'intention : l'éristique vise à avoir raison tandis que la sophistique vise la réputation et le gain pécuniaire).
(4) ↑ D'un autre côté, dans son livre Les Réfutations sophistiques, il fait trop d'efforts pour distinguer la dialectique de la sophistique et de l'\i{éristique
La pression atmosphérique… Qu'est-ce que c'est ? Analysons le terme : « pression » désigne une force appliquée sur une certaine surface, et « atmosphérique » a trait à l'atmosphère, et donc à l'air. La pression atmosphérique est donc la pression qu'exerce l'air autour de nous. Comment expliquer la présence de cette pression ?