Peut-on mourir de peur ? L'idée peut faire sourire, mais la question est très sérieuse.
Ainsi, un Américain a été déclaré coupable d'homicide involontaire pour avoir tué de peur une dame de 79 ans. L'homme, caché, avait surgi devant elle, provoquant un arrêt cardiaque fatal.
Mais est-il vraiment possible de mourir de peur ? « Oui », affirme M.A.Samuels, président du département des neurosciences à l'hôpital Brigham de Boston.
En effet, face à une situation inattendue déclenchant la peur, le corps humain accélère le rythme cardiaque, la pression artérielle augmente, la digestion ralentit, voire s'arrête. Toutes ces actions nous protègent des dangers, certes, mais il y a aussi un côté négatif.
Afin de faire circuler l'information plus rapidement dans le système nerveux, l'organisme produit de l'adrénaline – un neurotransmetteur puissant.
Le hic ? L'adrénaline est toxique en trop grande quantité. Ainsi le cœur en est inondé en situation de stress, provoquant de violentes contractions pouvant mener à l'arrêt du muscle.
Cependant, avant qu'il ne stoppe son laborieux travail, la hausse rapide de la tension peut aussi engendrer des ruptures d'anévrisme, entraînant ainsi des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Quoi qu'il en soit, rester zen est la meilleure solution contre la peur. Autre remède : le suicide, mais dans ce cas là, il ne faut pas avoir peur de la mort(1)…
(1) ↑ Ou bien d'après le Mythe de Sisyphe d'Albert Camus, vous avez compris que la vie n'est qu'absurdité…
Nous avons déjà vu dans cet article l'histoire du désormais célèbre fromage La Vache qui rit. Mais au final, pourquoi la vache qui rit, rit ? D'où vient ce nom énigmatique ?
Depuis plus de deux mille ans déjà, cette expression latine a été reprise par les corps armés, mais aussi des villes qui souhaitaient ainsi affirmer leurs bonnes intentions à l'endroit de leur monarque, leur pays, leur président ou bien d'autres choses encore. La locution semper fidelis, que l'on peut traduire par « toujours fidèle », est utilisée pour la première fois comme devise sous l'Empire romain. Elle rappelait aux gardes prétoriens chargés de la protection de l'empereur leur serment de fidélité envers celui-ci. Cela ne les empêcha pas d'être accusés de provoquer des troubles(2) et la garde prétorienne fut supprimée par Constantin en 312 après sa victoire contre Maxence et son armée composée, entre autres, de la garde qui ne savait plus à quel empereur se vouer.
Mais leur devise survécut bien après, que ce soit en France, aux États-Unis ou ailleurs. Sa forme contractée est cependant postérieure à l'Empire (semper fi), car elle fut popularisée par les Marines après son adoption comme devise en 1883. C'est ainsi qu'elle est encore usitée de nos jour, par le corps des Marines américains donc, mais aussi par le 47e régiment d'infanterie de ligne français, ainsi qu'un régiment canadien, un autre au Royaume-Uni et, enfin, par les forces spéciales suisses. Mais l'armée n'est pas la seule à reprendre cette phrase, certaines villes, comme Saint-Malo, et des familles nobles s'en sont également servis pour leurs armoiries.
(2) ↑ Il est en effet arrivé à plusieurs reprises qu'un garde tue ou remplace l'empereur qu'il était censé protéger.