Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité.
— Principe de Peter
Je vous entends déjà : « bah, encore une idée de gars frustrés qui n'ont pas pu s'élever dans leur hiérarchie… pas un vrai théorème… ».
Et pourtant ! Ce principe a été démontré par un expert en « organisation de la hiérarchie » : Laurence J. Peter.
Je vous propose de reconsidérer cela de façon plus « mathématique » :
Tout d'abord, les hypothèses.
Considérons vraies les propriétés suivantes :
un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau supérieur ;
un employé incompétent à un poste donné n'est pas promu.
De ces hypothèses, on peut déduire les choses suivantes :
une personne compétente à un poste n'y restera pas puisqu'elle s'élèvera dans la hiérarchie ;
cette personne finira sans doute par atteindre un poste où elle sera incompétente ;
elle ne s'élèvera donc plus dans la hiérarchie et restera coincée à ce poste.
Il est maintenant temps de tirer la conclusion !
au bout d'un certain temps, tous les postes sont occupés par des incompétents ;
le travail accompli l'est principalement par les personnes compétentes.
Mais que doit faire le chef d'entreprise pour se prémunir de ce problème ? Attribuer aux incompétents des fonctions inutiles mais dont le simple nom est flatteur ? Attribuer les promotions de façon aléatoire ?
Et que doit faire l'incompétent conscient de son état ? Arrêter d'agir ! En effet, il est plus gênant qu'utile aux personnes compétentes.
Voici donc un nouveau théorème de la vie courante démontré. Il existe un grand nombre d'autres théorèmes de ce genre, comme la loi de Murphy (ou emmerdement maximum), la loi de Godwin…
Que retenons-nous, Français, de la guerre de Cent Ans, si ce n'est une longue liste de défaites françaises ? Ces défaites, glorieuses dans l'imaginaire collectif, de chevaliers dans leur armure, si pressés d'en découdre. Ce noble empressement cause toujours la défaite finale, si rageante à entendre dans nos esprits d'écoliers. Ah ! Que n'avons entendu résonner à nos oreilles les noms de Poitiers, Crécy, Azincourt comme autant de glas…
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on sue comme un oignon alors que la température ambiante est inférieure à celle de notre corps ?
L'explication est simple : comme vous le savez probablement, notre métabolisme(1) produit en permanence de la chaleur. Or, l'être humain étant homéotherme, c'est-à-dire à température corporelle constante, cette chaleur doit être évacuée. Si notre environnement a une température basse, elle est facilement évacuée. Mais s'il avoisine les 30°(2), elle devient mal évacuée, du coup on a le sentiment d'avoir chaud, on transpire, halète et ne rêve que d'aller faire trempette. La température d'équilibre entre la production et l'évacuation d'énergie tourne autour de 21°.
(1) ↑ Nom donné à l'ensemble des réactions énergétiques dans nos cellules. Il est le résultat de deux types de réactions : les réactions cataboliques, qui dégradent des molécule (glucose par exemple) et anaboliques, qui sont constructives (synthèse de certains nutriments).
(2) ↑ Valeur indicative. Marche aussi avec 25°, 26°, 27°, 28°, 29°, 31°, 32°, 33°, 34°, 35°, 36°, 37° et plus.