L'alphabet comporte vingt-six lettres et vous le savez, mais souvenez-vous quand vous avez appris à lire et à écrire : vous avez dû en mémoriser cinquante-deux différentes – vingt-six en minuscules et autant en majuscules. Pourquoi cette complication ? Par souci d'esthétisme, pour enjoliver les ouvrages ? Eh bien non, tout simplement par économie.
À l'époque du latin, nos quelques ancêtres qui savaient écrire le faisaient uniquement en lettres majuscules. En réalité, ils n'écrivaient pas au sens strict : ils gravaient les mots sur de la pierre ou du bois, à l'aide d'un burin ou d'un ciseau.
Ce n'est que plus tard que l'Homme a appris à écrire sur du papyrus ; ou mieux, du vélin(1).
Or le papyrus était rare et le vélin très cher.
C'est pourquoi, sous Charlemagne, des moines bénédictins se sont attachés à modifier leurs écritures pour la concentrer, en dessinant de nouvelles formes de lettres, plus petites. Ainsi, les copies des textes latins qu'ils réalisaient occupaient moins de surface : d'où de substantielles économies de papyrus ou de vélin.
La pratique de l'écriture en minuscules s'est rapidement transmise, et l'invention de l'imprimerie l'a consacrée.
(1) ↑ Le vélin est un parchemin de grande qualité préparé à partir de la peau de veau mort-né.
Hello, le peuple, alors après vous avoir éclairé sur les origines des blasons régionaux, que vous pouvez retrouver ici.
Je vais vous expliquer l'origine de chaque département français de métropole.
Focus sur l'animation japonaise, aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un réalisateur japonais : Hosoda.
Né le 19 septembre 1967, d'un père à la fois agriculteur et employé des chemins de fer, il passe son enfance à la campagne. Il tente ensuite, après une université d'art, d'intégrer l'institut de formation du fameux studio Ghibli mais se fait recaler. Il parvient finalement à intégrer un autre studio, celui de Toei Animation où il participe à plusieurs projets phares. Avec le temps, en 1999, il s'attaque à la réalisation avec le premier volet du film dérivé de la saga Digimon Adventure. Après la réalisation du second volet et de plusieurs spots publicitaires (dont un pour Vuitton), il se fait approcher par le studio Ghibli pour la réalisation du Château Ambulant à une période où Miyazaki songe à arrêter les longs-métrages. Malheureusement, l'association n'aboutit pas et Hosoda se retire du projet. Il réalise encore un long-métrage (dérivé de One Piece) avant de se lancer en free-lance en association avec le studio Madhouse. C'est alors qu'il lâche trois véritables bombes dans le paysage de l'animation long-métrage : La traversée du temps d'abord, Summer Wars par la suite et enfin le grandiose Les enfants loups, Ame et Yuki(2). Ces trois œuvres tranchent avec ses réalisations passées par leur maturité. Contrairement à ses premiers longs-métrages destinés à un public jeune, on retrouve ici l'universalité caractéristique des grands succès.
Ceci est le premier article d'une série d'omnilogismes (tous plus palpitants les uns que les autres, vous verrez) qui concernent les Grandes Écoles françaises (sans équivalent dans le monde bien entendu).