Approchez-vous d'un animal, par exemple un chat : à dix mètres, il vous regardera curieusement ; à cinq mètres il se lèvera, prêt à partir ; et à trois mètres, il détalera sans demander son reste.
S'il s'agit de votre chat en revanche, il restera à ronronner tandis que vous lui grattouillez le ventre, juste à côté.
Les humains se comportent de la même façon : notre façon d'occuper l'espace et de nous approcher de nos interlocuteurs dépend de nos liens sociaux.
On distingue quatre grandes distances sociales :
la sphère intime, à 30 centimètres environ : c'est l'espace que l'on réserve aux personnes très proches : la famille, notre conjoint…
la sphère personnelle, jusqu'à un mètre, pour nos discussions avec des personnes que l'on connaît
la sphère sociale, jusqu'à trois mètres, pour l'interaction de tous les jours avec des amis ou des collègues
la sphère publique, au-delà de trois mètres, lorsque l'on parle à des groupes ou des inconnus dans un contexte qui ne nous met pas à l'aise.
Pour l'animal, on parle de territorialité ; pour l'homme, le terme retenu est la proxémie.
Quelqu'un qui s'approche plus que la sphère dans laquelle vous souhaiteriez le voir va vous mettre mal à l'aise : un collègue qui rentre dans votre sphère personnelle peut être mal vécu, ou même un ami qui vient à moins de quinze centimètres. Inconsciemment, on ressent que les distances ne sont pas respectées.
Il semblerait que ces distances dépendent de la culture : en France par exemple, notre sphère personnelle est plus rapprochée que pour un Américain.
Si vous observez le ciel étoilé, peut-être remarquerez-vous trois étoiles qui semblent presque parfaitement alignées. Vous avez alors localisé la constellation du Cygne.
Composée de 9 étoiles, sa forme caractéristique lui a aussi valu le surnom de Croix du Nord. La ligne la plus grande de la croix représente le corps de l'oiseau (avec l'étoile la plus brillante, Deneb, pour queue) et l'autre partie de la croix représente le plumage. Les ailes déployées, le majestueux animal s'envole vers le Sud, le long de la Voie Lactée.
Grande pagaille dans toutes les agences spatiales du monde : un satellite va tomber sur la Terre. Un fait qui n'a rien d'exceptionnel en soit, sauf que cette fois, la NASA est dans l'incapacité de déterminer avec certitude le point d'impact de l'engin parce que l'UARS tourne sur lui même ! On l'annonce d'abord sur la Bretagne(3), puis sur le nord de l'Italie le vendredi, pour finalement s'écraser dans le Pacifique sans blesser qui que ce soit.
Et puis, il y avait ce chiffre repris en boucle par tous les médias : \(\frac{1}{3200}\). Le risque qu'un humain se fasse toucher par un débris. Cependant, ce chiffre est à relativiser car ce n'est pas vous qui aviez 1 « chance » sur 3 200 de vous prendre un satellite sur le coin de la figure, mais l'humanité dans sa globalité, les sept milliards d'humains. Vous aviez donc en réalité un risque de 1 sur \(2.24 \times 10^{13}\) de récolter le gros lot. Une probabilité bien inférieure à celle de remporter l'euromillion ou le loto(4) fort heureusement. D'ailleurs, en parlant de probabilité, connaissez-vous les plus « exotiques » ?
(3) ↑ Sous prétexte que puisqu'il pleut tout le temps, les Bretons ne verront pas la différence entre une pluie de débris et une pluie classique… malin.
(4) ↑ Vous avez grosso modo dix mille fois plus de chances de remporter à ces jeux de hasard.