Les unités informatiques sont entrées dans le langage courant, et si l'on sait les comparer pour savoir qui a la plus grosse (capacité de disque dur, j'entends !), on ne sait pas nécessairement à quoi cela correspond.
La première unité est le bit (b) : cela correspond à l'unité élémentaire de l'informatique, une valeur binaire. C'est-à-dire qu'un bit peut valoir soit 0 soit 1 ;
La seconde est l'octet (o) : un octet vaut 8 bits, cette unité est apparue car les ordinateurs se sont mis à fonctionner sur la base de 8 bits ;
La troisième est le byte (B majuscule cette fois) : qu'est-ce qu'un byte finalement ? Rien de plus ni de moins qu'un octet, mais en moins français ! À croire qu'on aime bien compliquer les choses.
Jusqu'à présent, ce n'est pas trop compliqué. Un octet = un byte = huit bits. Passons maintenant aux grands nombres.
La première convention a été de s'exprimer, comme les ordinateurs, en base 2 :
Ainsi, le kilooctet (ko en minuscule) représente \(2^{10}\) soit 1 024 octets ;
Le mégaoctet (Mo) fait \(2^{10}\) kilooctets soit 1 024 kilooctets ;
De même, le gigaoctet (1 024 Mo) ;
Ou encore le téraoctet (1 024 Go).
Et ça marche pareil pour les Bytes et les bits.
On peut à présent s'amuser à faire quelques conversions des Mégaoctets vers les kilobits, ça devient un peu plus intéressant.
Mais les professionnels ont profité de l'ignorance générale et de notre habitude à compter en base 10 pour utiliser les différents multiples tour à tour dans les deux bases (10 et 2) afin de nous soutirer tous nos deniers de l'escarcelle.
C'est pourquoi la situation a été clarifiée en 1998 :
Les multiples kilo, méga, giga etc. sont utilisés en base 10 ! Donc un kilooctet fait finalement 1 000 octets tout rond ;
De nouveaux multiples ont été spécialement créés pour la base binaire : le ki (kilo binarie), le Mi (méga binarie) et le Gi (giga binarie) qui sont donc reliés entre eux par un facteur 1 024 (\(2^{10}\)).
Aujourd'hui, 8 Mib vaut 1Mio, soit 1,048 576 Mo, 1 024 KiB ou 8 388 608 bits, de quoi avoir mal à la tête.
Bonjour à tous, amis lecteurs !
La discussion du jour est à propos de ma dernière découverte et coup de cœur couronné : Karl XII(1). En bonne Française, je ne suis pas traditionnellement fan des rois éventuels, assez attachée à notre république. Mais Karl XII a eu une vie assez impressionnante.
(1) ↑ Pour le côté découverte artistique, Sabaton a fait une très belle chanson nommée « Carolus Rex » en anglais et en suédois racontant l'histoire de ce roi.
Pour bien comprendre l'histoire des capitales du Soleil Levant, il faut tout d'abord se remettre dans le contexte de l'époque : nous sommes en plein dans la période connue sous le nom de Japon médieval dont les tenants et aboutissants sont assez similaires à notre ère féodale : seigneurs de guerre, batailles archaïques et tentatives d'extension du territoire de chacun. L'Empereur est le seigneur des seigneurs et assiste à ces luttes de daimyo et de shogun en essayant de conserver son propre pouvoir tout relatif. Expliciter les différents acteurs de l'époque prendrait trop de temps et serait peu utile dans l'historique des villes étudiées. Retenez seulement qu'il y a un empereur et un pouvoir impérial, sous lesquels on trouve des seigneurs féodaux(2).
(2) ↑ Parmi lesquels le shogun (qui vient d'un terme signifiant « seigneur de guerre » ou « grand général »), détenteur d'un pouvoir militaire absolu similaire à celui du premier ministre actuel sur les autres seigneurs que sont les daimyo, les gouverneurs féodaux, seigneurs d'un fief. Puisque je ne suis pas fan des francisations j'emploierai dans mes articles tous ces termes sans le « s » du pluriel français.
Si je vous demande ce qu'est l'hélium, vous me répondrez peut-être que c'est un gaz rare, qu'il possède 4 nucléons et 2 protons. Vous n'avez pas tort. Et si je vous demande à quoi il sert, les enfants répondront qu'« on peut gonfler les ballons pour qu'ils s'envolent dans le ciel » tandis que les joyeux lurons diront que « lorsqu'on le respire il donne un voix aigüe !! Et c'est très drôle… »