Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
De nos jours rien n'est plus simple que de se rendre de Paris à Londres : il suffit d'aller à la Gare du Nord et de prendre l'Eurostar. Quelle belle invention qu'un train qui passe sous la mer ! En fait, le plus dur fut surtout de creuser le tunnel, mettre un train dedans fut une partie de plaisir.
Le tunnel a été construit par TransManche Link (TML), composé de dix entreprises : cinq françaises et cinq britanniques.
Quatre projets furent d'abord proposés :
Eurotunnel fut retenu car son impact sur l'environnement était très faible et le coût de construction de Euroroute était très élevé (1).

La très grande majorité du tunnel a été forée par des tunneliers : des machines ayant le même diamètre que le tunnel à creuser(2).
Après leur passage, le tunnel est revêtu d'anneaux en béton armé.
Les foreuses partaient des côtes françaises et britanniques, creusant à la fois vers les sorties du tunnel et donc vers la mer.
Ce sont les deux sections de la galerie de service qui se rejoignirent les premières, en décembre 1990. Les galeries ferroviaires s'adjoignirent entre mai et juin 1991.
Au total, plus de 8 millions de tonnes de déblais furent enlevés par quelque milliers d'ouvriers. Les travaux d'équipement, finitions et tests furent réalisés entre 1993 et 1994(3).
La première traversée eut lieu le 6 mai 1994. Le transport ferroviaire est assuré par la ligne Eurostar, qui utilise des rames de type TGV conçues pour être adaptées aux contraintes du tunnel et des réseaux britanniques.
Il faudra attendre les premières années du XXIe siècle pour que Londres soit relié au tunnel par une ligne à grande vitesse, ce qui permet de nos jours de nous rendre de Paris à Londres en 2h15 seulement !
Que de belles heures passées en bord de mer à regarder monter – et descendre – mers et océans.
Mais au fond de chacun de nous l'éternelle question est de savoir ce qui explique précisément ce phénomène des marées. Certes on sait tous qu'il est lié au cycle de la Lune, mais la question ne mérite-t-elle pas d'être approfondie ? Et pendant que l'on y est, cette affreuse bouteille en plastique qui flotte sur l'eau, poussée par les vagues, se doit-elle d'être ici du fait de la marée ? Les plus anciens se posaient déjà ces questions… La science a permis au fil des siècles d'expliquer le phénomène avec précision.
Première idée fausse à une réponse spontanée aisée : comme dans un verre qui penche, l'eau qui descend chez nous(4) doit fatalement monter de l'autre côté de la planète. Eh bien c'est l'inverse qui se produit avec la marée : en effet, celle-ci est haute en même temps aux deux points opposés de la planète !
Deuxième idée fausse, pourtant imaginée par le grand Galilée lui même au milieu du XVIIe siècle, les marées seraient dues à la rotation de la Terre sur elle-même (même s'il est vrai que « pourtant, elle tourne »).
Alors ?
Il faudra attendre une centaine d'années de plus pour que Newton amène une explication plus exacte, avec la loi de la gravitation universelle. C'est bien à la Lune et au Soleil que l'on doit les marées, selon qu'ils sont du même côté de la Terre, alignés (marée haute) ou opposés à 90° (marée basse), en application du précepte qui veut que les corps s'attirent (n'y voyez aucune référence osée ! )
D'autres paramètres rentrent ensuite en ligne de compte pour expliquer l'amplitude des marées ; ainsi une mer fermée de « petite » taille verra ce phénomène s'atténuer, en ne privilégiant pas les déplacements d'eau de la même manière que des océans bien plus importants et profonds.

Et notre bouteille perdue en mer, pas si polluante que cela finalement, si elle recèle un message de S.O.S, sa course est-elle donc due à la marée ? Pas directement, puisque le terme de vitesse des marées est d'ailleurs impropre. La mer n'avance pas en tant que tel. D'ailleurs si elle arrive à 20 km/h sur nos côtes bretonnes, vous imaginez bien qu'elle n'a pas traversé l'océan Atlantique à cette allure ! Il faudrait plusieurs semaines, ou mois, à notre vague pour arriver à destination, alors même que plusieurs cycles de marées auront eu lieu ! C'est donc les gigantesques masses d'eau qui se soulèvent sous le fait de cette action, créant ce qu'il convient d'appeler « une onde » (et non pas une vitesse), qui peut quant à elle être évaluée à 600 km/h !
Pour conclure, l'eau ne va nulle part ! Elle monte, elle descend. C'est tout.
Et notre bouteille me direz-vous encore ? Si elle rejoint la côté, c'est tout bêtement sous l'effet du vent qui la pousse, tranquillement.
Une des techniques les plus anciennes utilisées pour naviguer est la rose des vents. Son principe est de trouver sa route selon la direction du vent, puis de naviguer.
Il semblerait que les Phéniciens aient été les premiers à faire usage de cette rose des vents. Plus tard, elle a été utilisée dans la Grèce Antique et améliorée par les marins italiens.
La rose des vents utilise à ses débuts les 4 vents des points cardinaux. Mais très vite, les vents intermédiaires y sont ajoutés, portant ainsi la rose à 8 vents, 16 vents, voire 32 vents.
Chaque école de cartographie a développé sa propre rose.
Mais la rose des vents n'a pas toujours été celle que l'on connaît aujourd'hui : 32 points, orientée au Nord et dessinée par le Portugais Pedro Reinel dans sa carte de 1504.
Bien avant, au Moyen Âge, la vision occidentale du monde était réduite à l'Europe, l'Afrique et une partie de l'Asie.
La religion chrétienne était pratiquée par tout l'Occident, et Jérusalem était considérée comme supérieure à tout. Par ailleurs, le monde était vu comme une galette, et il était impensable de quitter les côtes de peur de tomber de la galette, à l'horizon.
Et les cartes possédaient à cette époque une orientation autre :
Un détroit est une surface maritime, généralement d'étendue assez restreinte, qui sépare deux régions terrestres. Les détroits ont été et demeurent d'une grande influence géopolitique et stratégique, permettant non seulement d'assurer la liaison maritime entre les frontières du globe, mais aussi de surveiller le trafic afin d'y déceler une éventuelle menace à la sécurité maritime.

Un exemple intéressant illustrant ce dernier propos est la découverte de Fernand de Magellan, cet explorateur portugais qui, au début de la Renaissance, avait repéré un passage reliant l'océan Atlantique à l'océan Pacifique. Une découverte qui a par la suite suscité des activités marchandes entre les Européens et les habitants du Pacifique, faisant de cet endroit un passage incontournable assurant un flot montant de transactions maritimes. Ce passage, ou détroit, fut plus tard nommé en l'honneur de son découvreur.
L'origine des détroits est souvent de cause naturelle, due essentiellement au phénomène de la tectonique des plaques – et plus particulièrement à l'expansion des plaques – mais peut également être associée à une intervention humaine ; on parlera dans de cas-là de canaux.
Pour finir, une modeste liste de détroits plus ou moins remarquables :

Le détroit de Gibraltar, séparant le Maroc de l'Espagne, long de 14 km, sans doute le plus petit au monde ;

Le détroit d'Ormuz, séparant le golfe Persique de la mer d'Oman et contrôlé en majeure partie par l'Iran. Il est utilisé pour le transport du pétrole ;

Le détroit de Béring, aussi noté Behring, séparant l'Asie de l'Amérique vers le nord, et réputé pour sa biodiversité marine ;

Le détroit du Bosphore, séparant la mer Noire de la mer Méditerranée et contrôlé par la Turquie. Le trafic y est particulièrement important.
— Beuh ! J'ai le mal de mer… ça tangue trop !
— C'est vrai que le roulis du bateau est impressionnant ! Mais nous sortirons sûrement de la tempête sous peu.
Si vous avez remarqué une confusion dans ce texte, levez la main : vous pouvez arrêter de lire l'article. Sinon, jetez un rapide coup d'œil à ce qui suit !
Le tangage et le roulis sont deux mouvements bien distincts ; confondre les deux revient à confondre [gauche-droite] avec [haut-bas] : une erreur que même les enfants ne font pas(5) ! En plus, le vocabulaire s'emploie indifféremment pour les bateaux, les avions ou n'importe quel véhicule soumis à des oscillations : en apprenant la distinction, vous enrichissez votre culture automobile, aéronautique et nautique ! Alors, merci qui ?

Le roulis correspond à des oscillations selon l'axe bâbord / tribord ; il est provoqué par les vagues qui frappent le navire sur le côté. Un navire qui roule peut engendrer des problèmes d'équilibre pour les humains non-habitués : le bien connu mal de mer.
Sur les avions, les ailerons à l'extrémité des ailes permettent de faire rouler l'appareil, ce qui le fait donc tourner.
Petite note : si le navire n'oscille pas, mais reste penché d'un côté, on dit qu'il gite.

Si le navire s'incline périodiquement vers l'avant puis vers l'arrière, il subit alors le tangage.
Le mouvement est induit par les vagues qui arrivent de front et qui soulèvent l'avant du navire : le navire étant rigide, l'arrière s'enfonce, et vice-versa. Le tangage peut lui aussi entraîner le mal de mer, mais son principal inconvénient est le coup de ballast : si la cale contient des liquides, ceux-ci vont se déplacer avec le tangage et venir frapper violemment les parois du récipient, entraînant une diminution de la stabilité globale du navire.
Dans l'aviation, ce mouvement est commandé par les gouvernes de profondeur (regardez la queue de l'avion sur l'image) et permet les montées et les descentes.

Cet article ne serait pas exhaustif si nous n'envisagions pas un troisième cas : après tout, nous vivons en trois dimensions, ce qui permet donc trois mouvement de rotations distincts. Moins connu, il s'agit du lacet, un phénomène majoritairement présent dans l'aviation – si votre voiture a ce mouvement, vous feriez mieux de sauter avant qu'il ne soit trop tard.
Le lacet est induit par le roulis : l'avion a en effet tendance à réagir à la rotation imposée en tournant aussi autour de l'axe de lacet. Ce problème est corrigé via le palonnier (au bout de l'appareil, cf. image), actionné en conjugaison avec les ailerons.

Le Triangle des Bermudes est une zone de l'Océan Atlantique qui est le théâtre d'un grand nombre de disparitions de navires et d'aéronefs. De nombreuses légendes existent à propos de cette zone.
Cette zone triangulaire de 4 millions de km2 délimitée par l'archipel des Bermudes, la côte Est de la Floride et l'île de Porto Rico, surnommée aussi le « Triangle du Diable », serait le lieu de mystérieuses disparitions de navires et d'avions depuis le XIXe siècle, bien que des auteurs fassent remonter l'origine du mystère à l'époque de Christophe Colomb. Inspirée par plusieurs articles publiés par divers magazines dans les années 1950, l'appellation Triangle des Bermudes revient au journaliste Vincent Gaddis dans un article du magazine Argosy en 1964 : The Deadly Bermuda Triangle
.
La légende prit de l'ampleur avec la disparition d'une escadrille de cinq chasseurs bombardiers le 5 décembre 1945 au large de la Floride, connu sous le nom de Vol 19. Au bout d'une heure de vol, la base de Fort Lauderdale reçut un appel du lieutenant leur annonçant qu'ils étaient perdus. Un hydravion, parti à leur recherche, ne revint pas non plus.
Le journaliste du Los Angeles Times Howard Rosenberg publia en 1974 un article estimant que plus de 50 navires et 20 avions y seraient disparus au cours des cent années précédentes et que les garde-côtes américains ont répondu à plus de 8 000 appels de détresse dans ce secteur.
Dans les années 1970, plusieurs ouvrages et articles de journaux sont consacrés au mystère du triangle des Bermudes. Parmi eux, The Bermuda Triangle publié par Charles Berlitz en 1974, devient un best-seller et marque le début d'une série d'enquêtes et de contre-enquêtes sur le sujet.
Pour expliquer les mystérieuses disparitions, certains auteurs évoquent les extraterrestres, l'influence de l'Atlantide, une distorsion spatio-temporelle ou des champs magnétiques surnaturels tandis que d'autres se prononcent en faveur de perturbations climatiques, de réactions physiques ou chimiques naturelles liées à l'environnement de ce secteur ou encore de défaillances humaines.
En 1975, le bibliothécaire américain Larry Kusche reprit à la source tous les témoignages sur le sujet. Son livre, The Bermuda Triangle Mystery – Solved, démontre notamment qu'une grande partie des disparitions ont eu lieu à d'autres endroits que dans le triangle des Bermudes, et que les ouvrages sur ce thème colportaient surtout des spéculations, sinon des inventions et des mensonges, pour entretenir le prétendu mystère.
Ainsi, la Commission d'enquête de la Marine qui a étudié la disparition des bombardiers en 1945 ne remarque aucun fait inexplicable et n'évoque aucune des transmissions radio rapportées par Charles Berlitz dans son best-seller sur le triangle des Bermudes. Les avions, perdus en mission, auraient en fait été victimes d'une panne de carburant et ne pouvaient plus communiquer en raison de la trop grande distance qui les séparait de leur base. Quant aux navires disparus, ils auraient été pris dans des tempêtes ou victimes de défauts de fabrication qui les ont amenés à couler sans laisser de trace. Selon Kusche, toutes les disparitions, loin d'être des mystères comme le prétendent certains auteurs, peuvent facilement s'expliquer en fonction des conditions météorologiques, de problèmes techniques ou d'accidents naturels (gaz, coraux, etc. ).
Le nombre de disparitions rapporté n'est pas particulièrement élevé si l'on tient compte des facteurs suivants :
Plusieurs prétendus naufrages se sont révélés par la suite de simples mystifications. Pour certains, le mystère reste à éclaircir. Pour d'autres, il n'y a pas de mystère, sauf peut-être la propagation de la légende sur la base de faits si minces.