Prochain omnilogisme : 14/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Les stock options(1) sont une invention financière récente qui permettent à une entreprise cotée en bourse de récompenser ses cadres, sans que cela ne coûte trop cher à l'entreprise, et sans ajouter de suppléments d'impôts au cadre : bref, une action tout bénéf' pour les deux partis.
La société commence par créer de nouvelles actions en injectant du capital prélevé dans les réserves de l'entreprise (ou achète ses propres actions sur le marché boursier). Deux possibilités s'offrent alors à l'entreprise :
Première possibilité, elle donne à ses cadres la possibilité de racheter un nombre fixé de ces actions, au prix coûtant (i.e. au prix que l'entreprise les a payées) et dans un intervalle de temps fixé, le plus souvent un délai de quelques années.
Une fois ces années écoulées, si le cours de l'action a grimpé, le cadre aura gagné puisqu'il ne sera pas imposé sur la plus-value(2) (c'est du moins le cas aux États-Unis). Quant à la société, cela ne lui aura rien coûtée, puisqu'elle récupère son investissement initial (le cadre rachète l'action à l'entreprise).
Quelle que soit l'option choisie, les deux protagonistes sortent gagnants, à condition bien sûr que les cours aient augmenté entre-temps : c'est un moyen pour l'entreprise de s'assurer que les cadres feront de leur mieux pour améliorer le bénéfice de l'entreprise (ce qui fera monter les cours en bourse, donc la plus-value que réalisera le cadre).
À priori, tout est parfait… mais une telle formule peut entraîner des déviances (par exemple, vendre beaucoup l'année où l'on compte retirer ses stock-options : le cours en bourse augmente artificiellement pendant quelque temps, mais l'entreprise perd de la valeur sur le long terme). De plus, les États se voient privés de certains impôts, d'où l'apparition d'un législation ferme pour encadrer ce genre de pratique.