Prochain omnilogisme : 15/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Avant que le TGV ne sillonne allègrement la France, un autre projet de train rapide avait éclos. En subsistent encore quelques kilomètres de voies en béton, triste souvenir d'une belle invention. Petite rétrospective pour les nostalgiques…
Août 1962, au sud de l'Angleterre. Un aéroglisseur file à grande vitesse entre l'île de Wight et Portsmouth. Pour la première fois au monde un véhicule à coussin d'air transporte des passagers sur une ligne régulière. De l'autre côté de la Manche, les Français s'intéressent aussi au coussin d'air. En effet, les pays occidentaux cherchent une technologie qui permettrait de se déplacer plus vite qu'avec les voitures ou les bateaux classiques. Ainsi la société Bertin et Cie a présenté cinq mois plus tôt un véhicule terrestre à coussin d'air.
Mars 1962, france. Jean Bertin, directeur de Bertin et Cie, accueille des ingénieurs et des journalistes sur la base de Satory. Il leurs présente le terraplane BC4, un véhicule qui n'a pas besoin de roues pour se déplacer puisqu'il repose sur un coussin d'air. Le principe est simple : le réacteur envoie de l'air dans huit cloches en caoutchouc situées sous l'engin, ce qui soulève l'appareil. Il suffit de modifier la position des cloches pour que l'air qui s'échappe crée une force de propulsion.
Mais Bertin a un plus gros projet : il veut créer un train sur coussin d'air. Il l'a baptisé tout simplement « aérotrain ». L'idée a germé dans son esprit dès 1961.

En décembre 1963, Bertin reçoit des responsables de la SNCF, dont le directeur adjoint. Pour Bertin c'est le moment ou jamais, s'il arrive à convaincre les patrons de la SNCF de l'intérêt de l'aérotrain, son avenir commercial est assuré.
Pour sa démonstration il a fait construire une maquette de son aérotrain à l'échelle . Intéressée, la SNCF demande une étude sur la faisabilité du projet sur une grande distance(1). Un mois plus tard, Bertin rend son étude qui suscite de nombreuses questions en retour. Il y répond par d'autres études. Et ce jeu de questions-réponses va durer six mois, ce qui excède Bertin.
À la fin de l'été 1964, le beau projet s'écroule : les directeurs de la SNCF ne voient pas où utiliser l'aérotrain. Selon eux, leurs turbines de propulsion sont trop fragiles et pas assez endurantes.
C'est un coup dur pour Bertin, mais une nouvelle chance va surgir. À cette époque, l'État veut favoriser le développement des régions(2). Pour cela, il implante de grandes entreprises et des administrations dans huit villes importantes. Or pour que ces villes puissent rayonner aux alentours il est essentiel qu'elles disposent de transports rapides. Bertin pense que c'est une aubaine et décide d'intervenir : il envoie donc une lettre à l'État pour vanter les avantages de l'aérotrain. Une réponse positive arrive en janvier 1965. Dès lors, Bertin, déployant une énergie folle, construit avec ses collaborateurs en moins d'un an le premier prototype et un kilomètre de voie. Le 29 décembre 1965 arrive donc le jour du test grandeur nature pour l'aérotrain 01…
En février 1966 la voie achevée s'étire sur près de sept kilomètres. Sûr de ses effets, Bertin invite la télévision : fascinés, les médias surnomment l'aérotrain « le transport du futur » car il atteint sans aucun problème la vitesse de 200 km/h, un record pour l'époque. Le même modèle muni d'un réacteur et de deux fusées d'appoint établit un nouveau record : 345 km/h !

Impressionné par la performance, le ministre des transports, Jean Charmant, passe fin 67 une vraie commande : une voie d'essai de 18 km qui pourra s'intégrer à une ligne Paris-Orléans et un aérotrain de 80 places. En novembre 1969, la nouvelle voie et le nouvel aérotrain sont présentés au ministre, qui reste bouche bée quant au confort de l'aérotrain(3).
À la suite de ces rencontres l'avenir de l'aérotrain semble radieux. Deux lignes sont prévues :
Mais Bertin, hélas !, va vite déchanter : dans les deux ans qui suivent, ces projets sont abandonnés. Le premier parce que ni l'aéroport d'Orly ni la ville de Paris ne veulent le financer ; le second parce que le gouvernement demande de nouveaux essais, que Bertin n'a plus les moyens de payer.
En 1971 l'aérotrain semble donc enterré… quand bizarrement, le gouvernement révise sa position : il décide soudain de construire une ligne entre la ville de Cergy et le quartier de la Défense. Un an plus tard, la SNCF se voit confier le soin de créer une société pour construire et exploiter cette ligne. Les ennuis (re-)commencent alors pour Bertin, car la SNCF impose un certain matériel que Bertin ne peut utiliser, à cause du faible budget attribué. De plus, certains journaux font mauvaises presse à l'aérotrain.
L'aérotrain n'apparaît déjà plus comme le moyen de transport du futur, et la construction de la ligne Cergy est sans cesse retardée. Comme si cela ne suffisait pas, arrive un nouveau coup dur début 1974 : le prix du pétrole explose. Du coup, les moteurs gourmands en énergie, comme celui imposé par la SNCF, ne sont plus du tout compétitifs face au moteur électrique.

Réagissant aux difficultés, Bertin tente de frapper l'opinion. En mars 1974, l'aérotrain i-80, propulsé par un réacteur d'avion réussit à atteindre 430 km/h : la plus grande vitesse pour un véhicule terrestre guidé sur rail. Mais malgré cette performance exceptionnelle, le sort de l'aérotrain est scellé et en juin 1975, c'est le coup de grâce lorsque Valéry Giscard d'Estaing annonce la construction d'une ligne TGV Paris-Lyon. Malade, épuisé, brisé par la préférence de l'État pour une technologie moins novatrice que l'aérotrain, Bertin se retire de sa société. Il meurt quelques mois plus tard en décembre 1975.
Après le choix du TGV comme train rapide, les cinq modèles d'aérotrains sont remisés dans des hangars et oubliés. En 1992, un incendie détruit le i-80, le modèle le plus abouti.
Que reste-t-il de cette aventure technique ? Dix huit kilomètres de voie de béton au nord d'Orléans, triste souvenir d'un échec retentissant… et pourquoi un tel fiasco, alors que l'aérotrain semblait en avance sur ses concurrents ? Il a été victime de l'inquiétude et du scepticisme face à la nouveauté. Ses concurrents ont tout fait pour le freiner. Les circonstances, enfin, on joué contre lui : il a été terrassé par le choc pétrolier.
Cela peut paraître injuste et cruel mais ce n'est pas toujours le plus innovant qui triomphe. Bertin l'a douloureusement appris à ses dépens.

Créé en 1972, le service CEDEX permet d'identifier précisément le courrier destiné aux entreprises et administrations afin d'assurer un traitement spécifique à leur correspondance.
Les codes CEDEX correspondent à un service et sont gérés dans chaque bureau dit CEDEX.
Ce code est composé de cinq chiffres :
Pour les deux ou trois premiers il s'agit :
Dans notre société mondialisée, le dollar est la monnaie d'échange internationale la plus utilisée et la plus connue : son symbole ($) parcourt le monde à chaque transfert d'argent. Mais d'où vient le symbole ? Voilà une colle monumentale !
Une fois encore, trois théories s'affrontent, car personne n'est certain de l'origine du symbole.
Troisième théorie : sans doute la plus plausible. Le symbole $ vient des colonnes d'Hercule(4).

Au XVIe siècle, l'empereur Charles V d'Allemagne, également roi d'Espagne, avait incorporé les colonnes comme support dans les nouvelles armoiries d'Espagne (encore en usage aujourd'hui). Ces armoiries se sont donc retrouvées sur toutes les pièces hispano-américaines, monnaie qui a constitué, du XVIe au XIXe, l'unité monétaire de référence mondiale, comparable au dollar américain de nos jours.
On appelait ce dollar le Pillar dollar (« dollar à colonnes »). Les colonnes d'Hercule étaient enroulées de banderoles, formant un genre de « S » autour d'un axe vertical, la colonne. Le symbole $ viendrait vraisemblablement de là.
Passer simplement dix minutes sur Internet suffit à voir au moins une fois Twitter. Mais qu'est-ce que Twitter ? Certains diront un objet d'un buzz récent inutile et dénué d'intérêt, d'autres parleront d'un fantastique service de micro-blogging.
L'objectif de Twitter est – un peu à la manière d'un SMS car limités à 140 caractères – de faire partager au monde entier (ou à quelques personnes rigoureusement sélectionnées) ce que vous faites : tiré du slogan officiel “What are you doing ? ”.

Bien évidemment, rien ne vous oblige à suivre cette règle et de nombreux membres envoient des messages, aussi appelés Tweets, parlent de tout et n'importe quoi, donnent des liens, des infos, bref, communiquent avec le monde entier en 140 caractères.
Un profil Twitter se compose de trois choses, les followers, ceux qui vous suivent et voient vos Tweets dans leur timeline, une partie de la page (ou du client alternatif) qui est consacrée à l'affichage des messages, et les followings, que vous suivez.

Cette marque à l'oiseau (en effet, le nom Twitter vient d'un « twit twit », cri poussé par un oiseau que les Français traduiront par un « cui cui ») a eu une croissance exponentielle : en à peine un an, plus de 5 milliards de messages ont été envoyés, compte 55 millions de visites mensuelles, embauchent 74 personnes.
On signalera que Twitter a beaucoup servi, notamment lors des élections iraniennes et des manifestations pour dénoncer certains actes et montrer au monde entier ce qui se passait.
La société est basée à San Francisco et semble financée par de nombreux investisseurs, le site ne comprend aucune pub, les informations et valeurs monétaires sont rares.

La monnaie métallique est apparue en Asie Mineure : c'est en Lydie, terre légendaire du roi Crésus, qu'on retrouve la trace de pastilles irrégulières en electrum (alliage naturel d'or et d'argent). Vers 550, Crésus fait frapper des pièces en or et des pièces en argent. L'Empire perse et les cités grecques ne tardent pas à faire de même. Dès l'origine, la fonction politique de la monnaie est très nette : elle symbolise le pouvoir de l'État qui l'émet, notamment par l'intermédiaire de l'image qu'elle porte. L'Empire romain impose ainsi sa monnaie aux territoires qu'il conquiert (l'espagnol dinero ou l'arabe dinar viennent du latin denarius). Après l'effondrement de l'Empire (Ve siècle après J.-C.), et durant quasiment tout le Moyen Âge, on assiste à l'éclatement de l'unité monétaire : puisque l'Occident se morcelle, chaque ville, chaque évêque peut émettre sa propre monnaie. On peut noter que c'est pour payer la rançon du roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais, que l'on frappe en 1360 une nouvelle pièce d'or : le franc.
De grands changements ont lieu avec l'apparition d'une monnaie papier, la lettre de change dans les banques italiennes au XVIe siècle. Cette forme de monnaie fiduciaire (fondée sur la confiance, fides en latin), garantie non plus par un pouvoir politique mais par une banque privée, est beaucoup plus mobile que la monnaie métallique. C'est au XVIIe qu'apparaît le billet de banque. Après l'échec retentissant des assignats en France pendant la Révolution, le billet s'impose peu à peu en France avec la création de la Banque de France par Napoléon.
Avec la révolution industrielle, la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle marquent une réelle rupture : accélération des échanges grâce à l'urbanisation et aux nouveaux moyens de transport, capitalisation de l'économie, élaboration d'une pensée de type libéral, etc. Au cours du XXe siècle, l'étalon-or s'impose dans le monde. Après les bouleversements du début du XXe siècle (Première Guerre mondiale, crise de 1929), la conférence de Bretton Woods (1944) organise un système destiné à retrouver une certaine stabilité monétaire : les monnaies sont convertibles en dollars, et seul le dollar est convertible en or. En 1976, les États membres du FMI suppriment la convertibilité du dollar en or. Depuis 2002, l'euro est mis en circulation dans les pays de l'Union Européenne qui l'ont adopté.
Mais aujourd'hui, l'essentiel des transactions se fait en monnaie scripturale (de scriptura, écriture). Il s'agit de la monnaie matérialisée par une écriture en compte : compte en banque, chèque, carte de crédit, virement.
L'argent n'a pas d'odeur
est une expression souvent utilisée pour un bien mal acquis dont on préfère ignorer la provenance
, mais connaissez-vous l'origine du proverbe ?
Vespasien fut empereur Romain de 70 à sa mort. Il fut un gestionnaire rigoureux de l'Empire, grâce notamment à une politique d'imposition majeure, souvent décriée par ses contemporains.
À Rome, l'urine des toilettes publiques était récupérée dans des grands bacs qui servaient à faire la lessive en rendant le linge plus blanc grâce à l'ammoniac contenu dans l'urine.
Vespasien avait décidé de créer un impôt sur l'urine pour renflouer les caisses vidées par Néron. Son fils Titus, le futur empereur, lui reprochait cette nouvelle taxe. Vespasien déposa alors devant son fils les sacs de pièces (ou une unique pièce, les versions divergent) rapportées par ce nouvel impôt et lui demanda si l'odeur l'importunait, pour conclure d'un cinglant pecunia non olet – l'argent n'a pas d'odeur.
La règlementation européenne a modifié récemment l'obligation qui existait d'avoir des contenants de biens alimentaires de contenances déterminées. C'est ainsi qu'à prix constant, il apparait depuis des diminutions du poids net de certains produits alimentaires…

Les appellations des boîtes de conserve n'avaient-elles aucun secret pour vous auparavant ? Ainsi, qu'est ce qu'une boîte de conserve 4/4 ? Faut-il donc avoir fait l'INSA pour s'y retrouver au rayon des conserves ?
Première donnée basique : une boîte 4/4 est d'une contenance de 850 ml. Il s'agit de la référence pour nourrir quatre personnes(5). On décline le reste par multiples de cette donnée de base. Vous l'aurez compris, une boîte 1/2 contiendra 425 ml de produit (soit deux ou trois convives), et une boîte 1/4, 212 ml.
Mais alors, dans une boîte de petits pois, on ne va trouver quasiment que de l'eau ? Que nenni : c'est le poids net égoutté qui se doit d'être indiqué. La boîte 1/2 de petits pois contiendra ainsi 235 grammes de petits pois.
Bon appétit ! (Même si une conserve ne vaudra jamais un produit frais… )
Boum, boum, et encore boum…
Qu'utiliser d'autre que de l'explosif pour l'avancée des grands chantiers, et notamment ces percements de tunnels ? Les travaux se doivent d'avancer, les délais d'être respectés (au mieux… )
Ainsi donc, souvent faut-il travailler nuit et jour, 365 jours par an. 365 jours dites-vous ? Que nenni ! UN seul jour se doit d'être férié.
« Bien sûr, le 1er mai » me direz-vous ? Eh bien non !
Ce sera le 4 décembre que ces messieurs (et dames) les artificiers cesseront le travail, pour honorer Sainte Barbe, leur sainte patronne.
Ainsi en fût-il par exemple lors du percement du tunnel sous la Manche.
De même est-il d'une fréquente tradition de placer une statue de cette même sainte à l'entrée des chantiers importants.
Barbe, ou Barbara,
aurait vécu dans les années 230. Martyrisée pour sa foi, elle aurait été tuée par un bourreau – son père lui même – en raison de sa foi, après qu'il l'ait enfermée dans une tour, où elle réussit à se faire baptiser en secret par un prêtre déguisé en médecin. Dès la mise à mort, le bourreau aurait lui-même été foudroyé.
Et voici donc Sainte Barbe vénérée par tous ceux qui sont concernés par le feu, les explosions… et la mort subite : pompiers, artificiers, mineurs
ingénieurs des mines(6).
Elle est aussi invoquée contre la foudre.
Ses symboles sont une tour à trois fenêtres, un éclair, un livre, une couronne ou une palme de martyre et une épée.
De même, la Sainte Barbe est l'endroit dans la cale d'un bateau où sont entreposées les réserves de poudre et les boutefeux, un des trois endroits du navire où un feu est entretenu.
Google en quelques chiffres, c'est :
Les employés de Google (chiffres de 2008) :
Résultats financiers de Google (au troisième trimestre 2008) :
La publicité et Google (chiffres de 2006) :
Les bâtiments de Google, ce sont :

Les produits et services de Google (chiffres de 2007/2008) :
Les infrastructures de Google (chiffres datant de 2005-2007) :
Afin de servir des millions de résultats de recherche chaque jour, Google, le célèbre moteur de recherche, doit faire fonctionner ce que l'on appelle des « fermes informatiques ».
Il s'agit en fait d'immenses locaux remplis de serveurs et ceux-ci sont particulièrement gourmands en énergie. Parmi les exemples qui marquent, il a été prouvé qu'un personnage virtuel de Second Life consomme en moyenne la même quantité d'électricité qu'un habitant du Brésil – en effet pour les faire « vivre », il faut activer un nombre de données gigantesque.
Concernant Google, il est dit qu'une recherche effectuée équivaut en terme énergétique à laisser une lampe basse consommation allumée pendant une heure. Dans le même ordre d'idée, télécharger tout les jours un quotidien – n'y voyez aucun pléonasme ! – en version électronique consomme autant d'électricité que de faire une lessive ! Dans toutes ces actions, la consommation d'électricité de l'ordinateur de l'internaute est minime comparée à celle de ces fermes de serveurs qui vont exécuter la demande. Dans une étude commandée par le fabricant de composants AMD, l'université américaine de Stanford a calculé que chaque année, les plus grandes « fermes informatiques » du monde faisaient tourner 14 centrales électriques. Elles représentent aujourd'hui 1,5 % de la consommation américaine et ce chiffre devrait passer à 2,5% d'ici trois ans.
Alors quel impact pour la planète ? La question est désormais posée – en effet vous et moi effectuons plusieurs (dizaines de) recherches tous les jours, dont certaines ne sont pas justifiées : parmi les plus évidentes, préférez passer par vos favoris pour vous rendre sur un site que vous visitez tous les jours plutôt que d'utiliser Google quotidiennement pour cette même action !
Cette utilisation gargantuesque d'énergie est également un enjeu stratégique pour le moteur de recherche dans un milieu ou la concurrence est rude. D'après un article paru récemment, l'objectif de Google est de réduire son utilisation d'énergies fossiles de 40 % d'ici 2030.
Affaire à suivre donc.