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Omnilogismes « Automobile »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Au quotidien Transport Terre Automobile
Distances de sécurité
Par Damien | Le 29/07/2009 à 00:00:00

En cette période vacancière de transhumance routière, vous êtes-vous déjà soumis à une petite révision de vos notions (parfois anciennes… ) de Code de la Route ? Et notamment, qu'en est-il de cette distance de sécurité qui se doit de séparer deux véhicules en circulation : sauriez-vous dire en quoi elle consiste exactement, même si nul ne doute de son utilité ?

C'est à l'article R412-12 du Code de la Route (R pour « partie règlementaire ») qu'est évoquée cette question, qui la précise en se fondant sur une notion de temps :

Lorsque deux véhicules se suivent, le conducteur du second véhicule doit maintenir une distance de sécurité suffisante pour pouvoir éviter une collision en cas de ralentissement brusque ou d'arrêt subit du véhicule qui le précède. Cette distance est d'autant plus grande que la vitesse est élevée. Elle correspond à la distance parcourue par le véhicule pendant un délai d'au moins deux secondes.

— Code de la route

Il nous faut donc transformer cette notion de temps en notion de distance. Tout bon mathématicien – que je ne suis pas(1) ! – citera immédiatement ds= 0.56 x V(2).
Appliquée aux traditionnelles limitations de vitesse, cela fait donc 28 m à 50 km/h, 50 m à 90 km/h et 73 à 130 km/h.

Pour les camions (plus de 3,5 t ou plus de 7 m de long), une règle minimale de 50 mètres s'applique.

Distance de sécurité

Fort bien, mais il est difficile de descendre de son véhicule en mouvement, muni de son décamètre, pour mesurer la distance qui nous sépare du véhicule qui nous précède (et surtout, nous aurions parfois envie de descendre pour mesurer la distance du véhicule qui… nous suit ! )
On peut donc recourir à la donnée de base : repérer un objet immobile au passage du véhicule qui nous précède, et s'imposer un délai de deux secondes avant de le franchir soi-même.

Peut-on utiliser sur autoroute le célèbre adage un trait : danger ; deux traits : sécurité ?
Certes on le peut… mais en « bonifiant » alors la règle : (39m de lignes blanches × 2) + 13 mètres de distance séparative = 91 mètres, distance supérieure à la distance de sécurité réglementaire pour 130 km/h (73 m). On n'est jamais assez prudent !

Outre le risque réel encouru par le non respect de cette règle (plus d'une dizaine de collisions en chaîne par jour sur le réseau routier national), une sanction pénale est aussi à prévoir : contravention de quatrième classe, d'un montant forfaitaire de 135€ (ou 90€ si payé dans les trois jours), assortie d'un éventuel – et très probable ! – retrait de 3 points du permis de conduire.

Bonne route !


  1. (1) N'est-ce pas, Neamar ?
  2. (2) V_{km/h}=\frac{d_{km}}{t_s} \Rightarrow d_m = t_s \times 0.2778v_{km/h} \approx 0.56 \times v (ajout par ledit Neamar)
La Coccinelle
Par Titi | Le 03/06/2009 à 00:00:00

En 1933, lorsqu'Hitler accède au pouvoir, il souhaite démocratiser l'automobile et signe donc un contrat avec Ferdinand Porsche, déjà connu pour ses prouesses technologiques dans ce domaine. Le Führer crée ainsi la célèbre marque Volkswagen – « la voiture du peuple ».
Hitler aurait dit à Porsche : À n'importe quel prix, docteur Porsche. À n'importe quel prix en dessous de 1 000 marks ! . La voiture se veut donc peu chère à l'achat, économique en essence, et facile en entretien. Une de ses particularités technologiques est qu'elle aura un moteur placé à l'arrière avec refroidissement à air.

En 1938, la Kraft durch Freude ( “La force par la joie” ), du nom d'une branche du front du travail nazi, naît. Durant l'après guerre, la plus grande partie de la production est exportée massivement vers les États-Unis où son succès est phénoménal. En effet, en pleine période de Trente Glorieuses, synonyme de prospérité, une véritable société de consommation éclot. Puis en 1956 avec la crise de Suez, les automobiles trop gourmandes en carburant sont très vite délaissées au profit de voitures plus économiques. Cette crise étant soudaine, les constructeurs mettront des années avant de développer des automobiles compactes et faible consommatrices. Cependant, une automobile répond déjà à ces critères : la Volkswagen Coccinelle. La jeunesse américaine s'empare alors de cette automobile, propageant la nouvelle mode vers l'Europe. Elle devient par la suite le symbole du mouvement hippie.

Elle sera surnommée, en raison de ses formes très rondes : Käfer en Allemagne, Beetle au Royaume-Uni, Escarabajo en Espagne ou encore Coccinelle en France. Elle est toujours la 3ème voiture la plus vendue au monde après la Volkswagen (encore ! ) Golf et la Toyota Corolla, sachant que ce classement prend en compte les voitures possédant le même nom mais n'ayant plus grand-chose à voir avec la version initiale. Tout ça pour dire que la « Cox » est considérée pour beaucoup comme la voiture la plus vendue au monde.

Pour la petite anecdote, depuis 2006, le premier actionnaire de Volkswagen est devenu Porsche, renouant ainsi avec l'histoire…