Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Ah, la noblesse… vivre dans l'oisiveté (et dans un château) toute sa vie, profiter de grands crus dans son parc, ne jamais effectuer de travaux manuels… voilà qui vous fait envie non ? Mais auriez-vous vraiment la capacité de mener cette vie ? C'est ce que nous allons voir… Le texte ci-dessous contient onze erreurs, à vous de les trouver !
Le marquis X… , de la noblesse d'Empire, baisa la main de la jeune fille – qui n'avait pas enlevé ses gants de soirée – et lui murmura :
« Mes hommages, mademoiselle. »
Il lui ouvrit la porte du restaurant et entra après elle.
« Garçon, dit-il, trouvez-moi une table près de l'orchestre. »
Au cours du repas, il se montra plein d'attentions pour la jeune fille, lui servant de l'eau sans même qu'elle lui en demandât, lui offrant de reprendre de la salade.
Pendant qu'il réglait l'addition :
« Monsieur, dit la jeune fille au serveur, apportez-moi mon vestiaire je vous prie ».
Après le dîner, le marquis raccompagna la jeune fille chez elle et la quitta en lui disant :
« Merci, mademoiselle, pour cette excellente soirée. Au plaisir ».
Vous avez tout trouvé ? Non ? Voilà de quoi répondre à vos interrogations alors.
En bonus – même si ce n'est pas une erreur à proprement parler – on peut ajouter que prendre une place à côté de l'orchestre est une très mauvaise initiative, puisqu'on ne s'y entend pas parler !
Vous n'aviez pas tout trouvé ? Tant pis, il faudra faire une croix sur le succulent de poulet dans son lit de chanterelles accompagné de son vin blanc servi sur terrine jardinière et se contenter d'un Big Mac… c'est pas si mauvais après tout, et le poids des conventions est plus restreint !
Comme certains d'entre vous le savent, aujourd'hui les musulmans fêtent l'Aïd. Mais qu'est-ce précisément ? Il en existe deux sortes, voici quelques explications très simples pour les différencier :
Le premier est l'Aïd el-Kebir (en arabe العيد الكبير, que l'on peut traduire par la grande fête), qui est la cérémonie la plus importante dans la tradition islamique. Cette fête est célébrée en hommage à Ibrahim(1). Mais qui était-il ?
C'est un homme qui accepta d'égorger son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah. Mais au dernier moment, ce dernier lui envoya une brebis pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. Selon les traditions juive et chrétienne, (tirées de la Torah et de l'Ancien Testament), dans l'épisode du sacrifice, c'est le second fils d'Abraham, Isaac qui a failli être tué, et non Ismaël ;
Un des premiers traits attribués à la race humaine par les anthropologistes est que nos ancêtres se démarquaient du reste du règne animal par l'enterrement de leurs morts. Au cours des âges, beaucoup de techniques différentes de « traitement » des morts ont ainsi vu le jour, spécifiques à telle ou telle civilisation. Ainsi, en Europe de l'Ouest, l'enterrement est la coutume principale. En Inde, c'est la crémation. Il en existe des dizaines comme cela, dont certaines peuvent nous choquer et nous paraître barbares à nous, profanes habitués aux coutumes occidentales. Il y a quelques siècles, en Europe de l'Ouest, la crémation était considérée comme un châtiment alors qu'elle était un honneur en Europe du nord.
Intéressons nous ici à une coutume des plus exotiques, venue tout droit du lointain Tibet. Nommée « funérailles célestes », jhator en tibétain, et consiste à exposer le corps des défunts sur le haut d'une montagne pour que les rapaces viennent le dévorer. Barbare dites-vous ?
Eh bien figurez-vous que pas du tout. La raison d'un tel agissement vient d'abord d'un aspect purement « pratique » : le Tibet est un pays majoritairement montagneux, avec peu d'arbres. Il y a donc peu de sols disponibles pour enterrer les morts, et peu d'arbres pour organiser des bûchers. Il faut donc une autre solution.

De plus, les Tibétains sont bouddhistes, philosophie qui prône la réincarnation. Selon eux, une fois la personne décédée, son âme va dans l'au-delà pour être ensuite réincarnée, alors que l'enveloppe de chair restée sur terre n'est plus qu'une simple coquille vide. Le fait de nourrir les rapaces avec cette chair est considéré comme un retour complet à la nature, le dernier don de soi de la part du défunt à la terre qui l'a fait naître.
Cependant, le jhator est une cérémonie très codifiée et chère. Les gens qui ne peuvent pas offrir la cérémonie proprement dite au corps du défunt se contentent de placer le corps sur des hauteurs afin que celui-ci soit dévoré par les rapaces.
Pour ceux qui peuvent se l'offrir, s'ensuit un véritable rituel. Il se déroule habituellement dans un monastère, tel que le monastère de Drigun. Le corps est placé sur une pierre plate qui sert spécialement à cet usage. Avant le rituel, un moine chante en tournant autour du corps et brûle des encens. Puis le corps est littéralement découpé par les Rogyapas (découpeurs de corps). La chair est séparée du squelette, pétrie puis mélangée à de la farine d'orge, du thé et du lait de Yak. Enfin les vautours sont appelés à manger. Il peut y en avoir beaucoup : jusqu'à 200 sur un seul corps ! Et rien (à part le squelette) n'est laissé.
Coutume intéressante, qui peut nous sembler étrange, voire dégoûtante, mais dont la logique est difficilement réfutable.
Vous vous êtes sûrement déjà demandé pourquoi les bédouins, les touaregs et d'une manière générale les populations vivant dans le désert, sont le plus souvent vêtues de long et épais habits noirs ou bleus alors que les couleurs claires absorbent nettement moins le rayonnement du soleil.
Il se trouve en réalité que ces populations portent sur eux deux couches pour créer un effet de ventilation. La première couche, souvent en coton fin, permet d'évacuer rapidement la transpiration, la seconde couche, sombre, épaisse et donc plus chaude (5-6 ℃ de différence) évapore cette transpiration. Le processus de convection permet de maintenir le corps en dessous d'une température de 37°, quelle que soit la température externe – une sorte d'asservissement improvisé.
La pogne est une spécialité culinaire de la Drôme (26) et plus particulièrement de la ville de Romans sur Isère. En forme de couronne, on peut l'assimiler à une brioche mais tous les connaisseurs (les drômois les premiers) vous dirons que la pogne est bien meilleure !
C'est au Moyen Âge que la pogne est apparue : on dégustait traditionnellement la pogne à Pâques. En effet, cette période de l'année est propice à la ponte, ce qui permettait une nourriture à base d'œufs pour les fêtes pascales. Aujourd'hui, elle est fabriquée et appréciée toute l'année.
La pogne de Romans est composée de farine, de sucre, d'œufs, de beurre, de levain et est célèbre pour son parfum de fleur d'oranger.
Avis à tous les fins gourmets !
Pessah a débuté le 8 avril dernier.
C'est l'une des principales fêtes célébrées par les juifs. Elle dure une semaine aux alentours du mois d'avril. On y célèbre la fin de l'esclavage des juifs par le pharaon et la sortie d'Égypte. Cet évènement est marqué par l'accomplissement des dix plaies que Dieu aurait infligé aux Égyptiens pour les obliger à libérer les juifs. Ces plaies sont :
Sept jours après la sortie d'Égypte s'accomplit un miracle : Moïse ouvre la Mer Rouge pour permettre aux Hébreux de la traverser, et celle-ci se referme sur les Égyptiens qui les poursuivaient. Cet évènement est célébré le septième jour par les juifs séfarades(2). C'est la Mimouna.
Pessah marque également le don de la Torah de Dieu à Moïse, sur le Mont Sinaï, après la traversée du désert. C'est alors que les juifs libérés de l'emprise du pharaon commencent à vivre selon les préceptes de la Torah.
Historiquement, les pays asiatiques subissaient des impôts particulièrement importants sur le fer. Afin de ne pas payer un impôt trop fort sur les ustensiles de cuisine, la plupart étaient en bambou, en porcelaine, en bois ou en ivoire (depuis peu en matière plastique). Une légende raconte également qu'un empereur chinois qui craignait que l'on ne cherche à l'assassiner, fit interdire les couteaux et fourchettes. Afin de ne pas manger avec les doigts, on inventa alors les baguettes, qui se répandirent ensuite dans tout l'Orient.
L'usage des baguettes est datée en Chine du XVIe–XIe siècle avant J.-C. (dynastie Shang). Elles se seraient diffusées dans la population au IIIe siècle av. J.C.
En vérité, l'origine de l'utilisation des baguettes semble provenir de Chine où elles étaient originellement réservées à la cour et aux Dieux. Au Japon, les baguettes étaient à l'origine employées exclusivement dans les cérémonies religieuses. Particularité intéressante, la taille de ces baguettes dépendait du sexe de l'utilisateur : sept pouces pour les femmes et huit pouces pour les hommes.
Par la suite, les japonais voyageant beaucoup, ils devaient trouver pendant leurs périples de quoi se restaurer et dormir. Les baguettes étant alors des couverts personnels, que chacun se devait d'avoir sur soi. Celles-ci, fabriquées en bambou, étaient en effet idéales à transporter, car peu encombrantes et légères. Ce n'est que bien plus tard que les baguettes jetables, moins coûteuses et plus hygiéniques, virent le jour. Aujourd'hui encore, l'apprentissage de l'utilisation de ces baguettes fait partie intégrante de l'éducation des petits asiatiques.
Qui ne connaît pas la Vache qui rit et sa célèbre boîte ? Ce fromage fondu doux et onctueux est fabriqué par les fromageries Bel. Son histoire commence le 16 avril 1921, lorsque le jurassien Léon Bel décide de lancer ce produit. Rapidement, la Vache qui rit connait du succès, d'où une industrialisation de sa fabrication.
Sur la boîte ronde de Vache qui rit, une vache rouge hilare porte des boucles d'oreilles qui sont elles-mêmes des boites de Vache qui rit, et ainsi de suite à l'infini : un procédé de répétition que l'on appelle une une mise en abîme. L'emballage même des portions de Vache qui rit est intéressant et révolutionnaire : la tirette rouge qui facilite l'ouverture des produits a été une innovation.
La Vache qui rit est très appréciée, surtout par les enfants, que ce soit en tartines ou en sandwiches, en entrée, ou en dessert. Elle est riche en calcium, élément essentiel pour construire et développer le capital osseux. N'oublions pas qu'elle est aussi une source de protéines et de vitamines.
Soit dit en passant, beaucoup de marques ont voulu copié le concept de la vache qui rit. Par exemple, on peut citer : « la vache qui lit », « la vache heureuse », « la vache sérieuse ».
Aujourd'hui, la Vache qui rit est internationalement reconnue et à une équivalence dans de nombreuses langues : The Laughing Cow, La vaca que ríe, Die lachende Kuh, …
La Vache qui rit est, par ailleurs, à l'origine de nombreuses interrogations : qui ne s'est jamais posé la question : pourquoi la Vache qui rit, rit ? De multiples hypothèses ont été avancées, mais cette question demeure encore, au XXIe siècle, une énigme pour tous.
Autant pour moi serait une forme elliptique de « c'est autant pour moi », autrement dit « c'est autant d'erreurs que l'on peut mettre à mon actif ».
Cette expression serait similaire à « autant pour le brodeur », expression dont l'utilisation est attestée dès le XVIe siècle.
La graphie au temps pour moi, bien moins fréquente sur Internet(3), est cependant celle recommandée par l'Académie française, car, selon elle, rien ne justifie l'expression autant pour moi, alors que l'expression au temps pour moi serait liée à l'expression militaire « au temps ! », commandant la reprise d'un mouvement. L'Académie française précise toutefois qu'« Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l'expression familière ».
Une deuxième théorie postule que la graphie au temps pour moi serait en réalité une forme pédantesque d'autant pour moi. Cette théorie, qu'a défendu entre autres Claude Duneton, postule que la théorie des origines militaires de l'expression serait en fait une légende, une sorte de « canular étymologique » comme on en invente souvent pour l'origine de beaucoup d'expressions.
Nombres de résultats Google pour les deux graphies :
Le rituel de la bise provoque quelquefois des hésitations, et peut même parfois être très embarrassant. En effet, même si embrasser une fois sur chaque joue semble être la norme, certaines personnes font jusqu'à quatre bises, embrassant de fait le personne qui a fait le geste de se retirer.
Combien ? C'est la grande question, ce problème de nombre est un casse-tête. Les Parisiens en font 2, les Montpelliérains 3, à la Turballe on en fait 4, dans le Gard c'est 3 et ainsi de suite, etc. Quand on ne sait pas d'où vient une personne, on peut facilement vivre un moment de solitude, ne sachant que faire. Par exemple, on risque de s'arrêter après deux bises quand l'autre meurt d'envie de vous en faire quatre. Inversement, il est très désagréable de tenter une troisième bise quand la personne visée se détourne déjà.
Vous vous attendez à une réponse ? Désolé mais je n'ai pas la solution miracle. Certains disent avec amusement qu'il faudrait établir une carte française de la bise mais le gros problème, c'est que les Français ne savent pas eux-mêmes avec précision combien de bises ils doivent faire dans leur région. À Strasbourg par exemple, certains disent que c'est 2, d'autres 3, d'autre encore 2 etc. et ce problème se retrouve dans de nombreuses villes.
Maintenant essayez un instant d'imaginer la détresse des étrangers qui arrivent en France (les pauvres) !
Pour être sûr(e) de ne pas faire d'erreur, je vous coneille ce site Internet.