Prochain omnilogisme : 16/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Tout le monde le sait, le 14 février c'est la Saint-Valentin, la fête des amoureux ! Mais d'où vient cette fête ? Et qui est ce saint Valentin ? Plusieurs hypothèses sont envisageables.

Selon la plus courante, ce nom revient à Valentin, prêtre de Rome dans la seconde moitié du IIIe siècle. À cette époque, l'empereur Claude II le Gothique interdisait le mariage aux jeunes hommes en âge de combattre, pensant qu'ils feraient de meilleurs soldats s'ils étaient célibataires et entièrement dévoués à leur patrie. Désobéissant aux ordres de l'empereur, Valentin mariait de jeunes couples en secret, ce qui lui vaudra d'être emprisonné. L'histoire raconte qu'il se lia d'amitié avec la fille de son geôlier, aveugle de naissance à qui il rendit la vue, montrant par ce miracle que Jésus-Christ était la vraie et l'unique lumière. Le jour de son exécution, il aurait envoyé un message à sa protégée, signant « Ton Valentin ».
Au cours du Moyen Âge, les légendes devenant de plus floues, un autre Valentin à souvent été confondu avec le premier. Évêque de Terni (en Italie), il est surtout connu pour les miracles qu'il accomplissait.
Pour d'autres, le saint en question était prêtre à Rome et fut décapité un 14 février parce qu'il refusait de sacrifier aux dieux romains. Durant son emprisonnement, les enfants dont il était l'ami lui passaient de petits mots aux travers des barreaux de sa cellule.
Selon d'autre sources encore, Valentin pourrait être un martyr d'Afrique ou encore un évêque itinérant de Rhétie.
Mais d'où vient cette fête de la Saint-Valentin ?
Dans la Rome Antique, à la mi-février, on célébrait les Lupercales, en l'honneur de Lupercus, dieu de la fertilité et de la fécondité. Parmi les différents rituels associés à cette fête, on peut retenir le fait que les jeunes hommes tiraient au sort le nom d'une jeune fille avec qui ils restaient durant tout le banquet.
Rome fut ensuite christianisée et en 495, le pape Gélase Ier, jugeant la fête des Lupercales trop décadente, obtint son abolition. Pour remplacer l'ancienne fête païenne, l'Église aurait alors choisi d'honorer, le 14 février, la mémoire de Saint Valentin comme protecteur des couples.
En France, la Saint Valentin est avant tout considérée comme la fête des amoureux. L'occasion pour tous les couples d'échanger des cadeaux – fleurs (le plus souvent des roses rouges, symbole d'un amour passionné), chocolats ou autre… – et de passer du temps ensemble.

Dans les pays anglophone, Valentine Day est la fête de l'amour mais aussi de l'amitié. C'est l'occasion d'envoyer une carte à toutes les personnes qui nous sont chères.
Question : qu'est-ce qui différencie l'homme des autres primates ? Épineuse question… dont l'une des réponses est d'ordre anatomique : l'homme est le seul primate à ne pas avoir d'os dans son pénis.
Présent chez la plupart des mammifères, le baculum est un os (petit ou grand : 4 mm chez le chat, 50 cm et plus chez le morse) présent pour aider à la copulation. Parfois appelé os pénien ou os de la verge, l'objet se présente sous la forme d'une épine élargie à la base et se terminant en fourche. Caché dans l'abdomen la plupart du temps, l'os est “injecté” dans l'organe reproductif dès que le besoin s'en fait ressentir ; très pratique pour assurer une érection rapide, nécessaire à la plupart des espèces dont la durée du coït se chiffre en secondes (chimpanzé : 6 secondes, lion : 30 secondes).
Mais alors, pourquoi l'homme est-il démuni de cet ingénieux système(1) ?
Certains évoquent l'idée évolutionnaire suivante : les femmes auraient été plus attirées par les hommes capables d'assurer une érection sans utiliser d'« aide », prouvant ainsi leur vitalité et l'absence de problèmes sanguins (diabète ou autres maladies affectant la pression sanguine).
Plus poétique et religieux, certains affirment que la côte prélevée par Dieu sur Adam (cf. la Genèse) serait en fait son os pénien, ce qui se justifie par la présence du même nombre de côtes chez l'homme et la femme et par la polysémie du terme hébreu « côte » que l'on peut traduire par un simple « colonne ».
« Tenez, il faut absolument que je vous présente ma moitié ! » Votre moitié ? Mais quelle moitié ? L'expression est pourtant bien connue. Toujours est-il qu'à un moment ou à un autre, dans votre vie, vous êtes tombé pour la première fois sur cette expression, et, le plus humainement du monde, vous vous êtes demandé ce qu'elle signifiait.
Depuis, vous avez appris ou compris que « ma moitié » est une périphrase pour « mon conjoint », ou simplement « mon partenaire amoureux ». Mais il y a des chances pour que vous soyez resté sur votre faim quant à l'origine de l'expression. Si c'est le cas, voici de quoi vous rassasier !
L'expression « ma moitié » n'est pas toute jeune, bien au contraire. Elle remonte à l'Antiquité grecque, et est issue d'un texte philosophique, « Le Banquet » de Platon. Écrit en 380 avant J.-C. environ, le livre met en scène des personnages fictifs, mais également sept personnalités grecques connues, Socrate(2) notamment, à travers des dialogues. C'est de cette manière qu'il traite de plusieurs sujets philosophiques autour du thème de l'amour. Le livre, en partie romancé, s'articule autour de sept discours prononcés par les sept personnalités grecques. Parmi celles-ci, on retrouve Aristophane, auteur comique célèbre à l'époque, et qui tient le quatrième discours, le Mythe des Androgynes.
Il y a bien longtemps, raconte-t-il, les êtres humains étaient des boules. De vraies boules, qui se déplaçaient en roulant. Mais leur particularité principale était qu'elles possédaient toutes quatre bras, quatre jambes, deux visages, etc. Il y avait trois types d'êtres humains : les femelles, les mâles, et les androgynes. Les femelles possédaient ainsi deux sexes femelles, les mâles deux sexes mâles, et les androgynes un de chaque.
Tout ce petit monde vivait très heureux, mais les humains étaient d'une puissance et d'un orgueil incomparables. Si bien qu'ils finirent par énerver les dieux, et particulièrement Zeus, le Dieu des dieux. Celui-ci décida de les punir comme il l'avait fait avec les titans : il les coupa en deux. Aussitôt séparés, les humains devinrent faibles et apeurés. Chacun cherchait l'autre partie de lui-même, et quand deux fragments d'un même humain se retrouvaient, ils s'enlaçaient et tentaient de redevenir un. Comme Zeus les vit souffrir de tristesse, il prit pitié et leur permit de s'emboîter par leurs organes sexuels. Ainsi, les moitiés d'androgynes, les couples hétérosexuels, accoucheraient de la vie, tandis que les moitiés de mâles ou de femelles, formant des couples homosexuels, accoucheraient de l'esprit.
Platon, à travers le personnage d'Aristophane, voit donc l'amour comme la recherche d'un être complémentaire, peu importe son sexe, afin de former un humain complet. D'où l'emploi du terme « Moitié » pour désigner l'âme sœur !
Étonnant, non ?

Ce que vous pensez dire en offrant ces fleurs :
— Chérie, cette semaine a été la plus belle de ma vie. Depuis que j'ai senti la tendre joie de tes caresses(3), j'ai vraiment compris ce que c'était que d'être aimé et d'aimer. Accepte cette demi-douzaine de roses comme un symbole de ma dévotion tendre et éternelle. (S'incline en avant pour un baiser)
Ce que vous dites réellement, tel qu'interprété par un(e) Russe :
— CRÈVE ! CRÈÈÈVE ! CRRRRÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈVVVVVE !! (S'incline en avant pour un baiser)
En Russie, on offre un nombre pair de fleurs uniquement aux funérailles, et un tel cadeau est vu comme une invitation à la mort – ce que vous ne souhaitez sûrement pas faire, à moins que vous ne rencontriez une gothique. Autrement dit, n'offrez pas douze roses, préférez en offrir treize même si cela choque votre culture d'Occidental : en faisant cela vous éviterez au moins l'incident diplomatique ! Notez cependant que cette restriction d'un nombre pair de fleurs ne s'applique pas si vous envoyez une composition florale (avec plusieurs espèces de fleurs).
Choisir le bon cadeau est toujours un véritable champ de mines : ne donnez jamais une horloge à un Chinois : le mot « horloge » étant quasiment synonyme de « mort ». N'emballez pas votre cadeau en blanc – toujours en Chine – car cette couleur est réservée aux deuils. Et par pitié, n'offrez pas à un habitant du Bangladesh des fleurs blanches, sous peine de l'obliger à acheter une épée et à vous provoquer en duel pour laver son honneur souillé.
En fait, le plus simple serait de ne pas offrir de cadeaux. Vous passerez peut-être pour un abruti radin(4), mais au moins personne ne vous considèrera comme le quatrième cavalier de l'Apocalypse.
L'idée de l'alliance en tant que symbole d'amour est relativement moderne : à l'origine, l'alliance était surtout une « option » sur la mariée, un symbole de possession indiquant aux autres hommes que la femme qui la portait n'est plus « disponible ».
Il faudra attendre le IXe siècle pour que l'Église change le sens de l'alliance, la faisant passer de « symbole de possession » à « symbole de fidélité ». À cette époque, les anneaux étaient échangés durant les fiançailles(5).
Au XVIe, l'Église consacre le mariage comme un acte surnaturel : les époux s'engagent à l'amour et à la fidélité, et se remettent l'un à l'autre un anneau – leur union sera indissoluble.
L'anneau a une symbolique très forte : fidélité et amour solides et purs comme l'or, parfaits comme le cercle (qui a un début mais pas de fin).
Selon les civilisations, on porte l'anneau à différents doigts de différentes mains.
Les romains croyaient – à tort – qu'une artère reliait directement l'annulaire(6) de la main gauche au cœur. Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nous, même si l'argument anatomique s'est révélé erroné.
Tout le monde le connaît, que ce soit de près (coquin… ) ou de loin : c'est la star du coït(7) sans risque de transmissions d'IST et sans risque d'enfant non voulu. Mais saviez-vous qu'il a été inventé au IIIe siècle avant J.-C. par les soldats égyptiens ? À l'origine pour se protéger contre les maladies vénériennes, il était constitué de boyaux de moutons ou de vessie de porc.
Puis beaucoup plus tard, en 1880, le premier préservatif en caoutchouc est inventé par la compagnie de pneumatiques Goodyear Tire & Rubber – il est lavable après usage et garanti cinq ans !
Enfin, le préservatif que nous utilisons de nos jours chiffre son efficacité à 97 % de réussite (pour un usage normal et avec une bonne mise en place).
Le plus sûr reste l'abstinence…
Valeria Messalina, alias Messaline, eut une vie aussi courte (de 25 à 48) que retentissante : elle est restée la nymphomane la plus célèbre de l'Histoire, car descendante et épouse d'empereur – elle épousa en effet Claude en l'an 39.
Certains eurent beau parler de potins et d'inventions : l'Antiquité est unanime à son sujet. Suétone, Tacite et Juvénal nous racontent les centaines de scandales qu'elle transportait avec elle, aussi vorace que cruelle et jalouse, faisant souvent exiler et/ou assassiner ses amants accompagnés de leurs éventuelles amies. Elle avait transformé une partie du palais en bordel et s'y prostituait ouvertement. Elle explora tous les recoins de la débauche, à en faire rougir un pornographe.
Le pauvre empereur Claude, amoureux et crédule, était tenu par la promesse, naïvement faite à leur mariage, de lui laisser faire ce qu'elle voudrait. Ainsi Messaline n'aurait point été inquiétée dans sa folle lubricité si ses exactions n'avaient (fatalement) revêtu un caractère politique. En effet, aussi bien elle exerçait une domination despotique sur ses victimes, aussi bien elle était incapable de démêler elle-même lesquels de ses amants l'utilisaient pour des ambitions plus grandes. Car elle était littéralement devenue une porte ouverte à la Cour impériale.
Tout se gâta donc en 48, quand elle tomba folle amoureuse d'un certain Caïus Silius. Ce dernier réussit à inverser le rapport de forces et lui demanda de l'épouser. Elle profita d'un voyage de Claude pour le satisfaire, et l'empereur à son retour n'y vit d'abord que du feu. Mais Narcisse, un esclave qu'il avait affranchi par amitié, le prévint de l'affaire, car enfin c'était une atteinte directe au trône ! Face à la gravité du crime, Claude… hésita. Il demanda à parler à sa femme avant tout. Craignant la faiblesse de l'empereur, Narcisse alla séance tenante assassiner Messaline lui-même. Ainsi mourut l'incarnation de la luxure ; quant à Claude, il déclara après plusieurs jours de silence qu'il garderait le célibat.
Ah, que de bonnes âmes pour proposer, en toute bonne foi, la réouverture des maisons closes… Que des avantages : « elles » seront à l'abri, « elles » bénéficieront d'un suivi médical, « elles » seront en sécurité et protégées, « elles »… « elles »… et « elles »…
Oui, MAIS !
Postulat de base : quel qu'en soit le contexte, l'assouvissement de mâles appétits ne saurait légitimer une telle pratique.
De plus, vieux principe de base en économie, l'offre crée la demande. Les pays connaissant les maisons closes sont aussi ceux qui ont – et de très loin – le plus grand nombre de jeunes filles « esclaves » du sexe.
Un suivi médical ? Mais il n'est ni plus ni moins présent que celui proposé dans les pays ayant une politique abolitionniste de la prostitution, ce qui est officiellement le cas de la France. Et les cas les plus désociabilisés, et donc les plus susceptibles d'être malades, seront hors du circuit classique et échapperont donc à cette offre de soin.
Par ailleurs, plus question de refuser un client, quel qu'en soit le motif, comme cela est possible dans la rue. C'est le tenancier, et lui seul, qui choisira. Et chiffre d'affaire oblige, il acceptera tout, y compris les clients les plus déviants, les plus violents.
Seul le chiffre d'affaire compte, et il doit être maximum. Donc travail à plein temps, voire plus. Hors de question de s'arrêter comme bon semble à la demoiselle. Elle doit faire ses horaires, et rentabiliser.
Rentabilité il y a ? Mais au profit de qui ? Taxes diverses, loyer et autres supercheries permettront de confisquer d'autant plus à l'exploitée. Qui peut penser qu'un « honnête » commerçant gèrera ce genre de « commerce », magnifique usine à recycler les voyous, et à produire de l'argent sale.
Au final, usine à conditionner les exploitées, à formater, avant de les envoyer dans la rue une fois servile, dans des pays sans scrupule…
Ouf, la France semble avoir choisi la bonne voie, en se refusant d'officialiser dans une complicité hypocrite ce système, dont les autres pays semblent d'ailleurs revenir. Et qui plus est, la signature de la Convention de Varsovie du 16 mai 2005 s'oppose de toutes façons de fait absolument à une telle hypothèse.
Et c'est tant mieux.