Aujourd'hui, un article qui vous permettra peut-être un jour de vous sortir d'une situation extrêmement embêtante : le hoquet.
Sachez dès le début que le hoquet est une contraction non volontaire, et donc spontanée, du diaphragme (muscle qui vous permet de respirer) associé à des contractions de la glotte qui gêne le passage de l'air.
À ce jour, pas moins d'une dizaine de manières différentes existent pour arrêter le hoquet. Je n'en donnerai donc que quelques-unes, de la plus classique à la plus originale :
Faire peur
Boire un verre d'eau
Réaliser la position dite de Van Wijlick : courber le dos vers l'avant, rejeter les épaules en arrière. En quelques secondes plus de hoquet.
Respirer dans un sac en papier. Attention ! manœuvre très dangereuse ! à ne pas maintenir plus d'une minute ! uniquement pour les adultes et en présence d'adultes !
Appuyer sur les yeux
Et pour finir, LA méthode ultime, tellement étrange qu'elle à obtenue un prix Ignobel : un massage rectal digital. À n'utiliser qu'en dernière solution. À moins que…
Encore plus qu'aujourd'hui, les marins européens craignaient énormément la tempête. La plupart priaient saint Erasme de Formia(1), le saint patron des marins, afin de s'assurer une traversée sans risques. On interprétait ainsi l'apparition de lumière en haut des mâts comme le signe de sa protection ; on appelait cela les feux de Saint-Elme.
(1) ↑ Il était connu dans de nombreux pays européens sous le nom de saint Elme.
En l'an 258, l'empereur romain Valérien ordonne la persécution des chrétiens. Laurent de Rome, archidiacre du pape Sixte II, est sommé de livrer les trésors de l'Église aux autorités. Sa réponse ? Rassembler les pauvres, les malades et les estropiés de la ville et les présenter au préfet en déclarant : « Voici les vrais trésors de l'Église. » Autant dire que le préfet n'a pas ri. Laurent est alors condamné à être rôti vif sur un gril, à petit feu — une mort bien plus lente que la décapitation réservée aux autres diacres.
Aujourd'hui, nous allons faire un petit retour dans le temps, disons… Votre enfance. Oui, rappelez-vous : grand-mère Ginette, pépé Paul(2), les diverses premières fois… Dont celle, magique, qui a marqué votre entrée définitive dans le monde adulte : apprendre à rouler sans les stabilisateurs – oui, parfaitement, sans les roulettes ! Normalement, vos essais initiaux se sont révélés plus ou moins catastrophiques, vous faisant embrasser le sol à de nombreuses reprises. Et maintenant, pourriez-vous me dire comment vous avez été soigné ? Je crois entendre quelque chose comme « bisou magique » quelque part dans la salle : c'est de cela dont nous allons traiter ! Votre maman s'approche de vous, catastrophée, et vous rassure en disant que non, ce n'est pas grave, et vous donne ledit baiser pour faire disparaître les éraflures. Aussitôt, vous repartez à l'assaut de votre indomptable destrier, la douloureuse blessure déjà lointaine dans vos souvenirs. Vous veniez de découvrir l'effet placebo du haut de vos cinq ans(3).
(2) ↑ Évidemment, ces prénoms sont remplaçables par ceux des membres de votre famille pour améliorer l'exemple.
(3) ↑ De nouveau, remplacez cet âge des plus arbitraires par celui de votre découverte, sinon, le côté « oh tiens, on dirait mon histoire ! » est moins intéressant.