Voilà une bonne question, cher lecteur ! Quelle est la différence entre ces deux termes, paronymes et, finalement, dont le sens n'est pas si éloigné l'un de l'autre ?
Chose rare, remonter à l'étymologie des deux termes n'est peut-être pas la meilleure chose à faire(1). En effet, l'étymologie est à la fois proche et bien différente pour les deux mots qui ne diffèrent que d'une pauvre voyelle.
Postiche vient de l'italien posticcio, et pastiche de l'italien également (pasticcio). C'était la langue d'origine qui était le seul point commun dans l'étymologie des deux termes.
Parce que posticcio signifie artificiel, sens qui est bien resté dans l'import de la langue française, mais pasticcio veut dire pâté, et là, force est d'avouer qu'on ne voit pas très bien le rapport.
Mais comme vous l'attendez tous, voici une petite définition en règle de chaque terme :
Pastiche : Œuvre littéraire ou artistique où l'on a essayé d'imiter le style d'un auteur, dans un but parodique ou par exercice de style.
Postiche : Mèche ou touffe de faux cheveux ou de cheveux naturels OU fausse moustache, fausse barbe.
Faites la différence, tout en n'oubliant pas que cela n'a rien à voir avec le pâté !
(1) ↑ C'est d'ailleurs la raison qui m'a conduit à écrire cet article.
Connaissez-vous La bibliothèque de Babel, de Jorge Luis Borges ? Il s'agit d'une célèbre nouvelle dans laquelle le narrateur décrit une immense bibliothèque. Celle-ci est composée de pièces hexagonales. Chacune possède vingt étagères, chaque étagère porte trente-deux livres, tous du même format : quatre cent dix pages, quarante lignes par page, quatre-vingts caractères par ligne. Les lettres utilisées sont au nombre de vingt-deux, auxquelles s'ajoutent l'espace, la virgule et le point.
La bibliothèque de Babel a une particularité supplémentaire : toutes les combinaisons possibles et imaginables de ces vingt-cinq signes, sur ces quarante lignes, sur ces quatre-cent dix pages existent. Chaque arrangement donne lieu à un volume qu'on trouvera immanquablement sur l'une des étagères, de l'un des murs, de l'une des salles de la bibliothèque de Babel.
Dans la catégorie « procédés littéraires », le fusil de Tchekhov, ou « loi de conservation des détails », est une technique souvent utilisée.
Il s'agit en fait d'insérer tôt dans une histoire un objet, la mention d'une anecdote ou en général un élément d'apparence anodine, dont l'importance n'est révélée que plus tard au cours de l'histoire.
Cette méthode est particulièrement utilisée dans des nouvelles ou dans des histoires brèves dans lesquelles aucun détail ne doit être laissé au hasard.
Tout fidèle lecteur omnilogiste se posera à la lecture de ce titre la question de savoir si le thème sera juridique, lié à la célèbre maxime « dura lex, sed lex », ou si plus prosaïquement, il sera ici question du célèbre verre qui a tant marqué nos repas à la cantine de notre enfance…