Selon la mythologie grecque, Cassandre était fille de Priam (le célèbre roi troyen) et d'Hécube.
Sa très grande beauté lui valut nombre de soupirants, parmi lesquels Apollon lui-même qui s'éprit de la jeune mortelle et par un baiser lui offrit le don de divination. Mais Cassandre dédaigna Apollon, se moquant même de sa naïveté. Celui-ci, ne pouvant reprendre ce qu'il lui avait préalablement donné, l'embrassa à nouveau : Par ce baiser je te laisse ton don de divination, mais désormais il te sera impossible de convaincre ceux qui t'entourent de la véracité de tes prédictions.
Ainsi Cassandre fut-elle condamnée à prédire l'avenir sans jamais être crue. De plus, les crises provoquées par ses visions la firent passer pour folle.
Parmi ses prédictions justes mais non écoutées, on peut retenir les suivantes :
elle prédit le danger qui suivrait l'arrivée d'Hélène (enlevée par Pâris) à Troie alors que tous les Troyens étaient subjugués par sa beauté (annonçant la future guerre de Troie) ;
elle prédit le danger du cheval de Troie ;
elle prédit la destruction de la ville de Troie ;
elle prédit la mort d'Agamemnon, ainsi que sa propre mort.
Remarquons que l'expression « jouer les Cassandre », qui signifie prédire des malheurs, être oiseau de mauvaise augure, tire son origine de ce mythe mais oublie l'essentiel : si Cassandre prédisait des malheurs que personne ne croyait, ses prédictions étaient bel et bien véridiques.
Il est un pois(s)on que les Japonais adorent : j'ai nommé le fugu, alias le poisson-lune. Il s'agit d'un mets raffiné s'il est parfaitement cuisiné mais qui demeure mortel au moindre écart de la recette. C'est pourquoi seuls quelques grands chefs japonais sont autorisés à le servir à leurs clients. Pour obtenir cette autorisation, le candidat doit passer une épreuve simple : il cuisine un fugu puis le goûte. La réussite de cette épreuve est alors directement proportionnelle à la survie du chef.
Il est dit que tout microorganisme vivant (cellules(2), bactéries(3), etc.) possède de l'ADN(4) en son sein. À l'époque de nos aïeuls, on pouvait bien imaginer que chaque microorganisme possédait son petit paquet d'ADN, et que la vie était un long fleuve tranquille. Mais en 1980, on a découvert des organites (autrement dit des sous-divisions cellulaires) possédant eux aussi leur propre ADN(5).
(2) ↑Cellule : morceau de gelée extrêmement simple… Ou pas. Depuis une cinquantaine d'année, on sait que la cellule est cette espèce de chambre microscopique d'organisation complexe constituant tout ou partie d'un être vivant. Dans cette article, l'emploi du mot cellule fera référence aux cellules possédant un noyau (dites eucaryotes), comme celles constituants les animaux et les plantes, et ce pour plus de simplicité.
(3) ↑Bactérie : microbe, ou encore petite bête sans aucun doute verte avec des dents pointues… Ou pas. Depuis la puberté, chacun sait que les bactéries sont des organismes microscopiques procaryotes (sans noyaux) présents absolument partout, pouvant être tout à fait inoffensifs et même bénéfiques (je vous renvoie à l'étude de la production de bière et de fromage pour vous en convaincre).
(4) ↑ADN (Acide DesoxyriboNucléique) : pour le petit rappel, c'est ce qui contient les informations nécessaires à la production de protéines indispensables au développement et au fonctionnement d'un organisme.
(5) ↑ À titre de consolation, l'Amour continua d'être un long fleuve sibérien.