Dans l'Antiquité déjà, les Égyptiens leur faisaient la misère, voyant dans leur chevelure incandescente la marque de Seth, le frère maléfique d'Osiris.
Au Moyen Âge, tandis que le roux garde sa réputation de fourbe, la rousse, pécheresse, ne peut être qu'une sorcière ou une traînée. Des préjugés tenaces qui inspireront l'idéologie chrétienne : ce traître de Judas et cette prostituée de Marie Madeleine n'étaient-ils pas rouquins ?
Accusées d'être des hérétiques aux mœurs légères, 20 000 rousses seront brûlées vives sous l'Inquisition. Au XIIIe siècle, Saint Louis ordonnera aux filles de joie de teindre leurs cheveux en orange, pour se distinguer des femmes respectables.
Encore au XIXe siècle, les médecins restaient convaincus que la rousse porte en elle le gène de la prostitution !
Deux siècles plus tard, bien qu'expliqué par la génétique – la rousseur est une anomalie d'un chromosome ; il existe 2 % de chances de naître roux, même sans antécédents familiaux – la couleur poil de carotte demeure une tare. À tel point que de nombreux roux se baptisent « blonds vénitiens » !
Et si on disait que votre estomac vous mettait au défi ? Ne partez pas, nulle scatophilie ne sera évoquée en ces lignes – notez la prétérition.
Toujours est-il qu'il s'agirait d'un défi parfaitement réalisable : non pas de manger les choses les plus immondes, mais les choses les plus… illégales.
Tout fidèle lecteur omnilogiste l'a utilisé un jour ; si ce n'est pas pour s'intoxiquer avec une cigarette, ce pourra être pour allumer un barbecue avec de délicieuses merguez, ou les bougies sur le gâteau d'anniversaire. Qui, de fait, n'a pas chez lui un briquet, sans doute de marque Bic.
Fidèle lecteur omnilogiste, même non helvète, sans doute amènes-tu dans ton sac à dos un superbe couteau multi-lames lors des tes promenades en montagne.