Nous sommes tous conscients de l'existence de la transfusion sanguine ; que ce soit en tant que donneur, receveur ou simple spectateur de film.
Lors des premiers essais (sur animaux), la transfusion s'avéra être un véritable casse-tête : elle fonctionnait de façon aléatoire, soignant dans certains cas l'individu, tandis que dans d'autres situations (la majorité) la transfusion s'avérait pire que le mal.
Depuis, la science a découvert l'existence des groupes sanguins : A, B et O, des systèmes représentant les antigènes présents sur les cellules rouges.
Le groupe A contient les antigènes A, le groupe B les antigènes B, le groupe AB a les deux antigènes et les O n'en ont aucun.
Dans le sang de chacun se trouve aussi des anticorps pour les groupes opposés. Ces anticorps s'attachent aux antigènes sur les cellules, servant de marqueurs pour la destruction de la cellule par le système immunitaire. Le groupe A a donc des anticorps anti-B, le groupe B des anti-A, le groupe AB n'en a pas et le groupe O a les deux(1).
On comprend maintenant mieux les possibilités du don de sang :
Les O peuvent donner à tout le monde, car leur sang n'a pas d'antigènes ;
Les AB peuvent recevoir de tous, car leur sang n'a pas d'anti-corps spécifique.
Lors de la transfusion d'un groupe sanguin incompatible, par exemple du sang A dans un receveur B, les anticorps anti-A vont s'attacher sur les cellules du sang du donneurs pour les détruire.
Les débris de ces cellules mortes (qui sont maintenant présentes dans tout le corps du receveur) vont déclencher une inflammation généralisée – la même réaction que si vous vous étiez coupé partout dans votre corps (c'est la réponse du corps pour soigner une blessure).
Le corps va donc faire ce qu'il fait pour les blessures locales : coagulation, cellules blanches et inflammations. Mais contrairement à un doigt égratigné, cette réponse de l'organisme a lieu dans tout le corps (une réponse nommée coagulation intravasculaire disséminée). On imagine le problème…
(1) ↑ Pour simplifier la discussion, nous ne parlerons pas de rhésus ici.
Peut-être avez-vous déjà reçu, il y a quelques années de cela, un étrange mail, qui disait, avec quelques variantes :
Sleon une édtue de l'uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire sioent à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
Surprenant, non ? Presque aucun mot ci-dessus n'existe, et pruotnat, vous pouvez le lire sans problème(2). Mais le plus surprenant dans cette histoire, c'est que… ce mail est un canular.
(2) ↑ La version est alors : « Selon une étude de l'université de Cambridge, l'ordre des lettres dans un mot n'a pas d'importance, la seule chose importante est que la première et la dernière soient à la bonne place. Le reste peut être dans un désordre total et vous pouvez toujours lire sans problème. C'est parce que le cerveau humain ne lit pas chaque lettre elle-même, mais le mot comme un tout ».
Avis aux amateurs : il existe un petit bout de papier, d'un 1cm2 environ, qu'il est possible d'acheter à condition d'y mettre le prix : l'heureux propriétaire ne s'en séparera pas à moins de 1 800 000 €.
Marché de dupes ? Pas du tout. Ce commerce est établi depuis belle lurette et des milliers de personnes s'échangent ces petits bouts de papier à des prix variant entre le centime et le million d'euros.
Vous l'aurez compris, ces objets-là sont spéciaux : ce sont les timbres.
Et voici un nouvel opus de la série « Perdre du poids en faisant des sciences ». Nous allons de nouveau tirer parti de notre chère Terre et de ses caractéristiques pour économiser quelques centaines de grammes(3).
(3) ↑ Cette fois-ci, je le précise dès le début : encore une fois, il n'y a aucune perte de masse dans les phénomènes que je décris, simplement une attraction plus faible, ou en partie compensée, de la part de la Terre, vous pesez donc moins fort, ce qu'on pourrait associer à une perte de masse. Si vous vous mettiez sur une balance à ces merveilleux endroits où on pèse moins lourd, elle vous indiquerait que vous pesez quelques grammes de moins, car elle convertit la force que vous exercez dessus en masse, en la divisant par une constante.