« œ » est une ligature, appelée « e dans l'o »(1), et parfois « o et e liés », voire ethel pour les plus cultivés.
Avec æ, il s'agit des deux ligatures linguistiques(2) de la langue française, ce qui signifie que « œ » et « oe » ne se prononcent pas de la même façon (comparez œufs et moelleux par exemple !).
Dans l'ordre alphabétique, « œ » est classé comme un o et un e indépendants (« œnoché » est donc entre « odyssée » et « off »), bien que l'ensemble ne forme qu'un unique caractère : la mise en majuscule de œ est Œ et non Oe.
Œ se prononce é et non eu. C'est l'attraction des mots œuf et œuvre qui a perverti la prononciation du o de Œdipe, transformant « édipe » – prononciation correcte à l'origine – en « eudipe » – prononciation fautive. La langue étant une entité vivante, les deux prononciations peuvent être admises, et certains dictionnaires ne mentionnent plus que la seconde forme.
Il en est de même pour œcuménique (« écuménique »), œdème (« édème »), œnologie (« énologie »), œnologue (« énologue »), œsophage (« ésophage ») et leurs dérivés ; idem pour fœtus (fétus).
La prononciation d'« œstrus » ne suit pas la règle précédente, on doit dire « èstrus » (et non « eustrus ! »). La règle est similaire pour œstrogène (« èstrogène ») et autres mots dérivés.
Concluons par un peu de prononciation :
Un « œuf », des « œufs » que l'on prononcera « eu » : une douzaine d'« eu », et non d'« euf » !
Un « bœuf », des « bœufs » que l'on prononcera « beu » : un troupeau de « beu » et non de « beuf ».
Afin de servir des millions de résultats de recherche chaque jour, Google, le célèbre moteur de recherche, doit faire fonctionner ce que l'on appelle des « fermes informatiques ». Il s'agit en fait d'immenses locaux remplis de serveurs et ceux-ci sont particulièrement gourmands en énergie. Parmi les exemples qui marquent, il a été prouvé qu'un personnage virtuel de Second Life consomme en moyenne la même quantité d'électricité qu'un habitant du Brésil – en effet pour les faire « vivre », il faut activer un nombre de données gigantesque.
Ami lecteur, Dulcinée vient de rentrer de trois jours d'un séminaire fa-sci-nant sur les amants maudits de la littérature et elle tient ab-so-lu-ment à te voir pour en discuter.
Te voici bien ennuyé. Car tu tiens à garder, aux yeux de Dulcinée, l'image d'un homme brillant et cultivé, mais des amants maudits, point d'idée précise, il te reste tout au plus de vagues souvenirs de baise-main suranné et de jeune fille en fleur suicidée sur le tombeau de son chéri.
Ami lecteur, réjouis-toi ! car voici – pour ton plaisir et ton instruction – la Fabuleuse et Très-Mirifique Histoire des Amants maudits.
Tu as cinq minutes ? C'est parti pour l'épisode 1 !