Le mot « SPAM » désigne un courrier électronique indésirable (souvent publicitaire). Certains francophones utilisent le mot « pourriel » (surtout dans le lointain Canada, le mot ayant été créé par des québécois). Mais d'où vient ce mot ? Un acronyme ? Pas tout à fait faux. Mais la réponse est plus compliquée.
En 1937, Hormel Foods dépose une marque appellée « SPAM », pour Spiced ham (« jambon épicé »)(1). Pour faire connaître ce produit, la marque a fait une publicité radiophonique dans laquelle le mot « SPAM » était répété un paquet de fois. Les célèbres comiques à l'humour british « Les Monty Python » font ensuite un sketch intitulé « SPAM » qui, vous l'aurez deviné, parodie la publicité du même nom. Dans ce sketch, le mot « SPAM » envahit absolument tout(2).
Mais comment ce mot a-t-il été appliqué au courriers indésirables ? Eh bien dans les débuts d'Internet, les Monty Python ainsi que leur sketch « SPAM » étaient célèbres. Certains fans se sont mis à envoyer des messages où apparaissait seulement le mot « SPAM »(3). Cette pratique s'est diffusée, à tel point que le fait d'envoyer des messages inutile ou hors-sujet a été nommé « spamming ». Le mot était né. Il a été francisé pour donner le verbe « spammer » et « spammeur ».
On estime aujourd'hui que près de 90 % des e-mails envoyés sont des spams. Ils engendreraient plus de 50 milliards de dollars par an de pertes en productivité, et plus de 200 milliards de dollars par an de pertes au niveau de l'infrastructure (bande passante, espace disque, temps de traitement…). Les plus grands pays émetteurs de spams sont les Etats-Unis, le Brésil, et la Russie, la France occupant la septième position(4).
Vous savez maintenant tout (ou presque) sur le spam.
Dernier conseil : soyez prudents sur internet, ou vous aussi vous recevrez des boîtes de jambon épicé.
Parler d'espace public, c'est avant tout parler d'un symbole qui entre pile poil dans le cadre des sociétés démocratiques. La définition la plus simple que l'on peut faire de l'invention du philosophe-sociologue Jürgen Habermas est la suivante : il s'agit de tout espace où tout individu peut prendre part à une discussion d'intérêt public (la santé, l'économie, la sécurité, l'éducation, etc.), et même participer à la décision, en fonction du degré de démocratie utilisé par l'espace. Par exemple, dans le cadre d'un conseil de quartier, tout habitant du quartier peut discuter et prendre des décisions sur des problèmes de voirie, de voisinage, de l'hygiène du-dit quartier(5). À l'inverse, dans un forum de discussion généraliste sur la santé sur le web, organisé par le ministère de la Santé et des Sports, l'internaute a la liberté de discussion, mais la décision finale revient en définitive au cabinet et au ministre qui a charge des dossiers.
(5) ↑ Et encore, si on est précis, tout dépend du conseil et de sa constitution…
Imaginons qu'un concours de circonstances particulier (panne d'ascenseur ou de télésiège, crash aérien, prise d'otages, insomnie persistante…) vous place d'autorité face au long tunnel d'une interminable attente.