Comme certains d'entre vous le savent, aujourd'hui les musulmans fêtent l'Aïd. Mais qu'est-ce précisément ? Il en existe deux sortes, voici quelques explications très simples pour les différencier :
Le premier est l'Aïd el-Kebir (en arabe العيد الكبير, que l'on peut traduire par la grande fête), qui est la cérémonie la plus importante dans la tradition islamique. Cette fête est célébrée en hommage à Ibrahim(1). Mais qui était-il ?
C'est un homme qui accepta d'égorger son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah. Mais au dernier moment, ce dernier lui envoya une brebis pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. Selon les traditions juive et chrétienne, (tirées de la Torah et de l'Ancien Testament), dans l'épisode du sacrifice, c'est le second fils d'Abraham, Isaac qui a failli être tué, et non Ismaël ;
Le deuxième est l'Aïd el-Fitr (en arabe : ʿīd al-fiṭr, عيد الفطر, fête de la rupture, parfois appelé la petite Aïd par opposition à la fête du sacrifice), qui marque la fin du jeûne après un mois de ramadan.
(1) ↑ Abraham dans les transcriptions catholiques.
La Bible n'est pas fréquemment évoquée dans le théâtre de William Shakespeare. Mais un personnage particulier l'invoque bien plus que tous les autres réunis, et ce personnage est juif, et odieux. Il s'agit bien sûr de Shylock, du Marchand de Venise : l'antisémitisme de Shakespeare n'est vraiment étalé que dans cette pièce. Ailleurs on ne trouve que de vagues allusions : dans Macbeth (acte IV, scène 4), le foie d'un Juif blasphémateur entre dans la recette infernale des sorcières. Ce n'était donc pas une obsession chez lui. On peut penser qu'il n'a fait que refléter les préjugés de son époque et de son milieu, ce qui n'est pas moins instructif. Quoi qu'il en soit, Shylock ne cesse de se référer à la Bible, plus que tout autre personnage shakespearien(2).
(2) ↑ Par exemple, quand Hamlet interpelle Polonius en l'appelant Vieux Jephté, insinuant donc que Polonius a provoqué le suicide de sa fille, puisque Jephté avait sacrifié la sienne, ce qui soit dit en passant renvoie à un épisode sinistre de la Bible.
Me voilà divaguant sur Omnilogie, rassasiant ma soif de savoir au fil des articles. Tombant sur un article à propos des easter eggs, je m'émerveille devant cette magnifique œuvre d'art faisant office de bannière pour ledit article.