Vous avez sans doute déjà entendu parler de bon et de mauvais cholestérol, mais saviez-vous qu'il n'en existe pourtant qu'une seule molécule ? Alors que sont-ils exactement et à quoi servent-ils ?
La différence se fait par leurs transporteurs. En effet, le cholestérol n'est pas soluble dans le sang et a par conséquent besoin d'un véhicule : c'est ce qu'on appelle une lipoprotéine.
En fonction des autres « passagers » que celle-ci transporte, elle est plus ou moins dense. Dans l'organisme, on distingue grâce à cela quatre types de cholestérols :
Les chylomicrons ;
Les LDL ;
Les VLDL ;
Les HDL.
Les chylomicrons transportent le cholestérol de l'intestin vers les autres organes, les LDL ont pour rôle de l'insérer dans les cellules de l'organisme et les HDL de l'emmener vers le foie pour qu'il y soit dégradé.
Bon et mauvais cholestérol : mais alors qui est qui ?
Le bon, c'est le HDL car c'est celui qui est éliminé par l'organisme ; le mauvais est le LDL. En effet, si on mange trop de cholestérol, les cellules disent « stop, nous sommes pleines », laissant le cholésterol errer dans le compartiment sanguin, jusqu'à ce qu'il soit « consommé »(1) par les éboueurs de l'organisme(2). Ces derniers vont alors exploser et se déposer sur les parois des artères, formant un athérome, qui est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires. Il faut aussi savoir que fumer réduit la quantité de cholestérol que peuvent contenir les cellules(3).
Et sinon, il sert à quoi le cholestérol ? Il est tout simplement indispensable à notre vie ! On le retrouve dans les parois de chacune de nos cellules, et il sert de base à la construction de nombre d'hormones que l'on appelle hormones stéroïdes – comme le cortisol, la progestérone, les œstrogènes ou la testostérone par exemple – et de la vitamine D3.
La légende raconte que dans le pays de la logique, existait une prison un peu spéciale. Comme châtiment pour avoir tenté de voler la vérité, un des prisonniers fut condamné à mort. Mais pour alourdir encore la sentence, on lui expliqua qu'il serait exécuté au matin d'un des jours de la semaine suivante et que ce jour serait une surprise pour lui. Il faut dire que les gardiens de cette prison étaient un peu tordus…
Une fois seul dans sa cellule, le prisonnier raisonna et dit : « Je ne peux pas être exécuté le dernier jour de la semaine. En effet, si je suppose que l'exécution a lieu dimanche, je le saurais à l'avance la veille au soir puisque c'est la dernière possibilité. Or cela entre en contradiction avec la sentence qui dit que je serai surpris lorsque le bourreau apparaitra. Donc ma supposition est fausse et je ne serai pas exécuté dimanche. (4) ».
Cependant, le prisonnier put effectuer le même raisonnement sur la période du lundi au samedi pour éliminer le samedi également. Et ainsi de suite pour tous les jours de la semaine. Le prisonnier conclut qu'il ne pourrait être exécuté aucun jour de la semaine, donc il ne serait pas exécuté et décida de se la couler douce. Pourtant, le mercredi(5) matin, le bourreau se présenta, et effectivement, le prisonnier fut surpris et se fit exécuter.
— Mythes et légendes, aux éditions InventéSurMesure
(4) ↑ C'est un raisonnement par l'absurde. Si en faisant une supposition on trouve une contradiction, alors la supposition est fausse.
(5) ↑ C'est toujours le mercredi dans ce paradoxe, allez savoir pourquoi !
Au XVIe, le Cardinal de Richelieu, ministre de Louis XIII, organisait fréquemment de petites fêtes. Lors de celles-ci les invités (pas toujours soucieux de l'étiquette) avaient pour habitude de se curer les dents avec des couteaux à bout pointu. Richelieu, fatigué de cette vilaine manie, demanda à ce que l'on arrondisse la pointe des couteaux. Ce serait de là que nous viendraient nos actuels couteaux de table.