« Ne mets jamais de métal dans le micro-ondes ! »
On nous l'a tellement répété que c'est devenu un réflexe, une évidence. Pourtant, un petit enfant dans votre cuisine fera probablement la remarque : « mais les parois sont en métal ? ». Certains modèles ont même une grille métallique pour cuire sur deux étages. Et si… ce n'était pas vraiment le métal le problème ?
Pour comprendre, rappelons rapidement comment fonctionne un micro-ondes. L'appareil génère des ondes électromagnétiques qui font vibrer les molécules d'eau contenues dans les aliments, ce qui les chauffe. Simple et efficace. On l'a déjà vu ici.
Quand ces ondes rencontrent du métal, les électrons libres à sa surface se mettent à s'agiter. Sur une surface lisse et arrondie, pas de souci : les électrons se répartissent uniformément. Mais dès qu'il y a des pointes ou des aspérités — les dents d'une fourchette, du papier aluminium froissé, le bord fin d'une barquette — les charges s'accumulent et peuvent provoquer des arcs électriques. C'est l'effet de pointe.
Une cuillère dans votre tasse ? Généralement sans danger. Une fourchette dans votre assiette ? Festival d'étincelles garanti.
D'ailleurs, certains fabricants de micro-ondes recommandent explicitement de placer une cuillère métallique dans un liquide pour éviter le phénomène de « surébullition » — quand l'eau surchauffée explose soudainement en sortant du four. La cuillère sert alors de « point de nucléation » pour les bulles.
Alors pourquoi nous martèle-t-on ce message simpliste ? Par prudence. Il est bien plus facile de retenir « pas de métal » que d'expliquer les subtilités de la géométrie et de la physique des ondes. Et comme la plupart des objets métalliques de cuisine ont des formes problématiques (couverts, papier alu…), le raccourci est finalement pragmatique.
À la recherche de quelque chose de facile à faire qui puisse agrémenter vos buffets et desserts de Noël ou du Nouvel An ?
Voici pour vous une nouvelle « recette », je mets ici des guillemets, car vu la simplicité de ce qui va suivre, le terme de recette est peut-être un peu exagéré.
Aristote ne définit pas l'objet de la dialectique d'une façon aussi précise que moi : s'il lui donne bien pour principal objet la controverse, c'est en tant qu'outil pour rechercher la vérité (Topica, I, 2). Plus loin dans son œuvre, il dit également que d'un point de vue philosophique, les propositions sont traitées en accord avec la vérité, et d'un point de vue dialectique, en fonction de leur plausibilité, c'est-à-dire de la mesure par lesquelles elles gagneront l'approbation des autres opinions (δόξα – Topica, I, 12). Il est conscient qu'il faut savoir distinguer la vérité objective d'une proposition et la séparer de la façon dont elle est présentée et de l'approbation qu'elle suscite. Cependant, il ne fait pas une distinction suffisamment précise entre ces deux aspects et n'utilise la dialectique que pour le second cas(1), alors que la différence ne réside que dans le fait que les conclusions de la dialectique sont vraies dans la forme tandis que les conclusions de la sophistique et de l'éristique sont fausses (entre l'éristique et la sophistique, seule diffère l'intention : l'éristique vise à avoir raison tandis que la sophistique vise la réputation et le gain pécuniaire).
(1) ↑ D'un autre côté, dans son livre Les Réfutations sophistiques, il fait trop d'efforts pour distinguer la dialectique de la sophistique et de l'\i{éristique