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Omnilogismes rédigés par yannish
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Funérailles Célestes
Par yannish | Le 30/09/2009 à 00:00:00

Un des premiers traits attribués à la race humaine par les anthropologistes est que nos ancêtres se démarquaient du reste du règne animal par l'enterrement de leurs morts. Au cours des âges, beaucoup de techniques différentes de « traitement » des morts ont ainsi vu le jour, spécifiques à telle ou telle civilisation. Ainsi, en Europe de l'Ouest, l'enterrement est la coutume principale. En Inde, c'est la crémation. Il en existe des dizaines comme cela, dont certaines peuvent nous choquer et nous paraître barbares à nous, profanes habitués aux coutumes occidentales. Il y a quelques siècles, en Europe de l'Ouest, la crémation était considérée comme un châtiment alors qu'elle était un honneur en Europe du nord.

Intéressons nous ici à une coutume des plus exotiques, venue tout droit du lointain Tibet. Nommée « funérailles célestes », jhator en tibétain, et consiste à exposer le corps des défunts sur le haut d'une montagne pour que les rapaces viennent le dévorer. Barbare dites-vous ?
Eh bien figurez-vous que pas du tout. La raison d'un tel agissement vient d'abord d'un aspect purement « pratique » : le Tibet est un pays majoritairement montagneux, avec peu d'arbres. Il y a donc peu de sols disponibles pour enterrer les morts, et peu d'arbres pour organiser des bûchers. Il faut donc une autre solution.

squelette

De plus, les Tibétains sont bouddhistes, philosophie qui prône la réincarnation. Selon eux, une fois la personne décédée, son âme va dans l'au-delà pour être ensuite réincarnée, alors que l'enveloppe de chair restée sur terre n'est plus qu'une simple coquille vide. Le fait de nourrir les rapaces avec cette chair est considéré comme un retour complet à la nature, le dernier don de soi de la part du défunt à la terre qui l'a fait naître.

Cependant, le jhator est une cérémonie très codifiée et chère. Les gens qui ne peuvent pas offrir la cérémonie proprement dite au corps du défunt se contentent de placer le corps sur des hauteurs afin que celui-ci soit dévoré par les rapaces.
Pour ceux qui peuvent se l'offrir, s'ensuit un véritable rituel. Il se déroule habituellement dans un monastère, tel que le monastère de Drigun. Le corps est placé sur une pierre plate qui sert spécialement à cet usage. Avant le rituel, un moine chante en tournant autour du corps et brûle des encens. Puis le corps est littéralement découpé par les Rogyapas (découpeurs de corps). La chair est séparée du squelette, pétrie puis mélangée à de la farine d'orge, du thé et du lait de Yak. Enfin les vautours sont appelés à manger. Il peut y en avoir beaucoup : jusqu'à 200 sur un seul corps ! Et rien (à part le squelette) n'est laissé.

Coutume intéressante, qui peut nous sembler étrange, voire dégoûtante, mais dont la logique est difficilement réfutable.

Aurores polaires
Par yannish | Le 14/06/2009 à 00:00:00

aurore boréale

Les aurores polaires… qui n'a jamais entendu parler et rêvé de ces phénomènes magiques et envoûtants qui se produisent au dessus nos pôles ? De tous temps ils ont nourri les fantasmes des hommes.

Au Moyen Âge en Europe, les aurores étaient vues comme le reflet des guerriers célestes, une sorte de récompense posthume. Les guerriers qui donnaient leur vie pour leur pays et leur roi devaient mener la bataille dans le ciel pour toujours. Les aurores étaient le souffle de ces braves guerriers qui racontaient leurs combats dans le ciel.

Les Esquimaux de l'est du Groenland croyaient que les aurores étaient les esprits d'enfants mort-nés. Pour les Inuits, le ciel est un dôme énorme de matériel solide courbé au-dessus de la surface terrestre. À l'extérieur, il y a la lumière. Dans ce dôme se trouvent un grand nombre de petits trous et à travers ces trous, on peut voir la lumière qui vient de l'extérieur lorsqu'il fait noir. Par ces trous, les esprits des morts peuvent passer dans les régions célestes. La voie du paradis passe par un pont étroit qui s'étend jusqu'à un énorme précipice. Les esprits qui sont déjà au paradis allument des torches pour guider les pas des nouveaux arrivants. Ces torches sont les aurores. Elles ont donc toujours eu un rôle mystique voire magique dans les civilisations.

Mais qu'est-ce donc vraiment qu'une aurore ? Pour faire simple, c'est tout d'abord un phénomène lumineux se déroulant aux pôles de notre planète et qui fait apparaître des « draperies » brillantes dans le ciel. Elles apparaissent généralement à la suite d'une éruption solaire. Lors de ces éruptions, une importante quantité de particules chargées est éjectée du soleil – certaines de ces particules sont captées par notre magnétosphère qui les ramène vers les « cornets polaires ». Les particules (électrons, protons) excitent les atomes de la haute atmosphère. Ces atomes, ne pouvant pas rester dans leur état excité (la nature aime la stabilité), rééquilibrent leurs couches électroniques et perdent donc au passage un peu d'énergie sous forme de photons, particules constituant la lumière visible. Or le type d'atomes excités (oxygène, hydrogène, azote, … ) dépend de l'altitude, ce qui explique en partie les variations de teintes des nuages, draperies, rideaux, arcs, rayons, qui se déploient dans le ciel à des altitudes pouvant aller de 80 à 1 000 km !

Lester William Polfus
Par yannish | Le 01/04/2009 à 00:00:00

Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous êtes sûrement familier avec au moins une de ses inventions.

Lester est un musicien/inventeur. Son engouement pour la musique démarre très tôt, à l'âge de neuf ans. Sa mère décide de lui faire prendre des cours de piano, mais après quelques leçons, son professeur le renvoie chez lui avec un mot pour sa mère :
« Chère Madame Polfuss, votre garçon Lester n'apprendra jamais la musique, gardez votre argent. S'il vous plaît ne me l'envoyez plus, pour aucune leçon ».
Lester persévère cependant et s'achète sa première guitare d'occasion ($5) à l'âge de 12 ans, gagnée en triant des pommes de terre. Il progresse vite et à 17 ans déjà, devient musicien professionnel.

Insatisfait des guitares électro-acoustiques utilisées pendant les concerts de jazz, car difficiles à amplifier efficacement sans engendrer d'importants problèmes de distorsion du son et de larsen ; il se décide à bricoler sa propre guitare. Il demande à la compagnie Epiphone, fabricante de guitares, à pouvoir utiliser leurs ateliers le dimanche. Après de multiples expérimentations, il aboutit à un prototype constitué d'un manche, de micros, d'un vibrato et d'une simple bûche de bois en guise de corps. Nous sommes en 1941 et Lester vient d'inventer la guitare électrique. Après le rachat d'Epiphone par Gibson, cette guitare sera commercialisée sous le fameux nom de « Gibson Les Paul ». Pour la suite, nous en connaissons tous l'impact sur la musique actuelle.

Mais il faut savoir que Lester ne s'est pas arrêté la. Il a notamment beaucoup contribué à la recherche sur les techniques d'enregistrement multipistes, les premières pédales à effet ainsi que de nombreux effets spéciaux sonores tels que les chambres d'échos et de réverbération. Jusqu'à sa mort en 2009, il continua à jouer du jazz tous les lundi soirs à l'Iridium Jazz Club à New York.