Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00
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Après la mort de Lénine, Staline arrive au pouvoir(1) : exactement ce que le défunt chef redoutait, car il pensait – à juste titre – que Staline était très dangereux, brutal et coléreux.
Même si la vie de Staline est très intéressante – et ferait sûrement l'objet d'un omnilogisme passionnant ! –, nous n'allons pas la voir ici(2) puisque nous préférerons n'en narrer qu'une courte anecdote.
Comme vous le savez sans doute, Staline utilisait beaucoup de main d'œuvre et il aimait trouver des moyens motivants pour la faire travailler plus efficacement. En plus de la déportation, il maîtrisait également la seconde arme du communisme : la propagande. L'exemple le plus connu est sûrement celui d'Alekseï Grigorievitch Stakhanov, c'est celui que nous allons détailler aujourd'hui.
Remettons l'anecdote dans son contexte : Staline avait instauré des quotas de production par ouvrier ; pour le charbon, chaque ouvrier devait extraire sept tonnes en six heures.
Stakhanov était justement un mineur de charbon, et le 31 août 1935 il aurait fait mieux, non… même beaucoup mieux que ce qui était demandé : 102 tonnes en 5 heures 45 minutes !
Le 9 septembre, Stakhanov fit à nouveau parler de lui, avec un nouveau record de 227 tonnes. Son exemple fut publié dans les journaux et devint le modèle à suivre pour tous ses kamarades. Mais ces exploits semblent peu probables… en fait, Stakhanov aurait eu au moins deux collègues pour l'aider durant ses records(3) – ce qui n'empêcha pas le peuple russe d'y croire dur comme fer.
Pour couronner le tout, Stakhanov reçut deux Ordre de Lénine(4). Comme si cela n'était pas suffisant, le dernier dimanche d'août fut déclaré « Journée du mineur de charbon » en son honneur, et la ville de Kadievka (qui comptait alors près de 100 000 habitants), lieu de ses exploits, fut rebaptisée Stakhanov.
Petit rappel historique de la classe de troisième ou petite avancée dans le programme scolaire pour ceux qui n'y sont pas encore, avant de rentrer dans le vif du sujet : la propagande communiste, qui fera l'objet d'un prochain article.
En 1914, la Première Guerre mondiale fait rage en Europe. La Triple Entente, composée de la France, de l'Angleterre et de la Russie, se bat contre la Triple Alliance, formée de l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois et du Royaume d'Italie.
Du côté russe, les défaites et les morts s'accumulent ; le peuple gronde, la famine commence et l'économie est en chute libre.
Le mois de février 1917 rassemble donc toutes les caractéristiques pour une révolte populaire : hiver rude, pénurie alimentaire, lassitude face à la guerre… Tout commence lors de grèves spontanées, début février : des ouvriers des usines de Petrograd (la capitale) commencent la grève le 23 février (8 mars du calendrier moderne(5)) : une première révolution a alors lieu en Russie.
Le 2 mars 1914, le tsar Nicolas II abdique après avoir opposé une faible résistance et n'avoir tué « qu'une centaine » de manifestants. C'est alors la fin du tsarisme en Russie.
Après cette première révolution, les gouvernements provisoires se suivent en Russie mais tous sont constitués d'anciens officiers du Tsar, de monarchistes et riches propriétaires terriens. La situation n'évolue guère : la guerre continue et l'économie ne se redresse pas. Lénine et Trotsky, à la tête du parti Bolchevik – qui représente les soviets (ouvriers, paysans, soldats) – décident alors de lancer l'insurrection dans la nuit du 24 au 25 octobre 1914.
Le Comité militaire révolutionnaire, dirigé par Trotsky et composé d'ouvriers armés, de soldats et de marins a pour objectif l'occupation des points stratégiques de la ville : ponts, gares, poste centrale, central téléphonique et télégraphique, et en dernier lieu le Palais d'Hiver, le siège du gouvernement provisoire ; le tout en ne versant presque pas de sang.
Le Palais d'Hiver, défendu par un millier de soldats, cède dans la nuit du 25 au 26 octobre après un « assaut » confus au coût humain limité de six morts.
La prise de Moscou et du Kremlin est quant à elle beaucoup plus difficile et les soviets, mal organisés, se heurtent à un forte résistance. Finalement Moscou est prise le 2 novembre.
Un nouveau gouvernement est nommé, composé de 15 « commissaires du peuples », tous bolcheviks, et dirigé par Lénine tandis que Trotsky se voit confier les Affaires étrangères.
L'un des premiers décret est la fin de la guerre le 15 décembre. Un armistice russo-allemand est signé à Brest-Litovsk et des négociations de paix s'engagent.
Puis toutes les grandes propriétés foncières russes sont mises en commun : c'est la socialisation des terres. Une milice ouvrière est créée, la souveraineté et l'égalité de tous les peuples de Russie est déclarée et le passage du calendrier julien au calendrier grégorien est enfin décidé ; Lénine se retrouve à la tête de la Russie.
À la fin de la guerre, des mouvements révolutionnaires(6) éclatent en Allemagne sans aboutir.
La santé de Lénine se dégrade rapidement et un attentat raté contre lui n'arrange rien : il meurt le 21 janvier 1924 et Staline lui succède, mais ceci est une autre Histoire…
Vous avez sans doute entendu (ou même dit) que quelqu'un était un « bleu » dans le sens de novice. On l'a même peut-être déjà utilisé pour vous qualifier, ce qui ne serait pas franchement un compliment… Mais d'où vient cette expression ?
Un bleu est une personne nouvellement arrivée dans une organisation telle que l'armée, la police, N.C.I.S, etc.
Comme beaucoup d'expressions de la langue française, plusieurs hypothèses sur sa provenance ont été échafaudées :
Une grande question vous a sûrement déjà traversée l'esprit : quelle est la différence entre un manchot et un pingouin ?
Vous séchez ? Pourtant, il y en a au moins deux bien notables !

Les pingouins vivent dans l'hémisphère nord et ils peuvent voler.
Le mot pingouin date de la fin du XVIe siècle. Plusieurs hypothèses coexistent sur l'origine de ce mot :

Les manchots, eux, vivent dans l'hémisphère sud et ils ne peuvent pas voler (mais leurs ''ailes'' leurs permettent de nager).
L'étymologie est plus sûre : manchot vient du latin mancus, ce qui signifie « manquer ». C'est Buffon qui leur appliqua ce terme car leurs ailes ne leur permettent pas de voler.
On entend souvent parler de sauna et de hammam, mais quelle est la différence entre les deux ?
Le sauna est une petite cabane de bois ou une pièce dans laquelle on prend un bain de chaleur sèche, la température pouvant varier de 70 ℃ à 100 ℃. On s'y prélasse pour le bien-être et pour éliminer les toxines de l'organisme par transpiration.
La pièce est chauffée via des pierres volcaniques qui gardent et diffusent bien la chaleur. Pour en augmenter l'intensité, on y jette de temps en temps de l'eau qui, au contact des pierres brûlantes, s'évapore instantanément.
La pratique du sauna est une tradition sociale et familiale qui semble exister depuis plus de 2 000 ans en Scandinavie, mais aussi et surtout en Finlande.
Le hammam(8) est un bain de vapeur humide puisant ses origines dans les thermes romains. L'espace est souvent vaste, constitué de plusieurs salles toutes carrelées, à vapeur de températures variables (de 5 ℃ à 50 ℃) et où de fines gouttes d'eau ruissellent du plafond. La vapeur ainsi dégagée donne l'impression d'être dans un brouillard(9). Pour ces raisons, le hammam semble plus supportable à certains, mais en réalité l'humidité fait que l'on ressent beaucoup plus la chaleur car l'eau est un bien meilleur conducteur thermique que l'air.
Dans certains pays comme le Maroc, le hammam se compose souvent de trois ou quatre chambres, la première à température ambiante, la deuxième un peu plus chaude, et ainsi de suite.
Il y a donc peu de différence entre sauna et hammam ; choisir entre l'un ou l'autre n'est en réalité qu'une question de goût et de tolérance.
Il vous est sûrement déjà arrivé de lire votre horoscope ou juste de jeter un œil curieux à cette page. Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi celui-ci commence par le Bélier, correspondant à mars , et non par le Capricorne, correspondant quant à lui à janvier ?
Il faut remonter aux anciens calendriers occidentaux, qui s'inspiraient d'un calendrier inventé par les Grecs en 300 avant J.-C. Ceux-ci ne commençaient pas en janvier, mais le jour de l'équinoxe de printemps, soit le 21 mars. Ce mois était donc associé à la renaissance et à la vie, par opposition au mois de février, anciennement consacré aux morts(10).
C'est également du à cela que l'année commence en mars pour les astrologues.
Puis, en 46 avant J.-C. sous Jules César, les Romains ont instauré l'organisation en douze mois telle que nous la connaissons aujourd'hui, tout en conservant mars comme point de départ de l'année. Exemple éloquent, certains mois sont nommés en fonction de leur place dans le calendrier : septembre vient de sept, car c'est le septième mois à partir de mars, octobre le huitième etc.
Dans la plupart des pays européens, il faut attendre 1582 et la mise en place du calendrier grégorien pour que le début de l'année soit fixé au 1er janvier.
Tout le monde connaît le triathlon mais connaissez-vous l'Ironman ?
C'est la forme la plus exigeante de triathlon : en effet, cette course consiste à enchaîner 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme puis un marathon (42,195 km) en course à pied.
Les athlètes enchaînent les trois disciplines dans cet ordre car, en cas de coup de fatigue, il est beaucoup moins dangereux de tomber de vélo ou de trébucher lors du marathon que de s'évanouir au beau milieu de l'eau…
Le championnat du monde Ironman WTC est un événement annuel qui a lieu en octobre aux États-Unis, dans l'état de Hawaï.
Le record du monde est actuellement détenu par un Belge qui l'acheva en 7 h 50 min 27 s.
Pour ceux qui sont encore en forme et que cela ne fatigue pas, il existe le deca-ironman (eh oui deca veut bien dire dix). Le principe est très simple : c'est (presque) comme un Ironman, mais toutes les distances sont multipliées par 10 !!
Allez, on se remue les méninges, on calcule et cela nous fait exactement 38 kilomètres à la nage, 1 800 km à vélo et 422 km à la force des jambes.
Pour imager, on pourrait dire que l'athlète fait un bon tour de périphérique parisien à la nage, puis un aller-retour jusqu'à Nice à vélo, arrivée porte d'Orléans, avant d'achever son périple à pied jusqu'à Limoges !!
Mais est-ce bien humain ?
Non, pas vraiment… certains athlètes ne sont pas tout à fait constitués comme vous et moi. En effet, ils peuvent avoir des cœurs battant à plus ou moins 35 pulsations par minute(11) au repos. Et puis, après tout, la douleur n'est qu'une information nerveuse
…
Quand on entend ça, on n'est pas trop malheureux des vingt minutes d'endurance du cours de sport !
Le marathon est une discipline sportive consistant à courir 42,195 km.
Le nom de cette discipline vient de l'histoire assez confuse de Phidippidès, un messager grec. Celui-ci aurait couru de la cité de Marathon jusqu'à Athènes pour annoncer la victoire des Grecs contre les Perses, à l'issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique, en 490 av. J.-C. Arrivé à bout de souffle sur l'Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message.
La distance du marathon moderne est donc (à peu près) celle qui sépare Marathon d'Athènes.
Elle est parcourue pour les premiers Jeux olympiques modernes en 1896 soit environ 40 km.
Mais alors, pourquoi court-on aujourd'hui 42,195 km ?
C'est tout simplement un petit caprice de sa majesté Édouard VII(12), qui souhaitait démarrer la course sous les fenêtres du château de Windsor pour la finir face à la loge royale dans le stade olympique. Cette distance a donc été mesurée précisément : 42,195 km.
D'ailleurs, il arrive que des marathoniens crient « vive la Reine ! » au passage du quarantième kilomètre pour célébrer les derniers 2,195 km, « cadeau »(13) de la famille royale d'Angleterre.
Lorsque vous vous servez d'Internet, il vous est sûrement arrivé de tomber sur un message d'erreur. Eh oui, Internet n'est pas (encore) parfait. Mais à quoi correspondent exactement ces codes d'erreur ?
Il en existe cinq types principaux : les premiers chiffres du code spécifient une des cinq catégories de réponse.
Les codes les plus fréquents sont les codes 200, 301, 302, 404 et 500.
Pour les femmes musulmanes le voile est de rigueur dans tous les courants salafistes(14) et chez certains chiites (une des deux branches principales de l'islam) intégristes. Il en existe plusieurs versions :

Le hijab : voile « classique », il peut être de couleur et ne couvre pas le visage. C'est celui qui a usurpé l'appellation de voile islamique alors que le terme exact est voile islamiste ;

Le jilbab : noir, de tradition saoudienne ou des pays du Golfe, il laisse voir le visage. La femme ne doit pas s'habiller en blanc ou avec des couleurs claires pour garder une allure austère et ne pas mettre en avant ses « charmes » et ses « formes » ;

Le tchador : long voile noir de tradition chiite qui couvre tout le corps mais laisse voir les mains et le visage ;

Le niqab : voile qui cache tout le corps, y compris le visage. Seuls les yeux sont visibles. Certains idéologues salafistes acceptent cette « dérogation » pour les femmes qui portent des lunettes notamment ;

La burqa : l'équivalent du jilbab avec sitar(15), qui est un voile supplémentaire cachant les yeux et le visage. Du temps des talibans, toutes les femmes avaient l'obligation de la porter en Afghanistan.