Prochain omnilogisme : 14/03/2010 à 0:00
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La bataille d'Alésia est restée dans les mémoires : elle oppose, en 52 avant notre ère, deux illustres chefs de guerre : Jules César, le Romain et Vercingétorix, le Gaulois.
La bataille d'Alésia met fin à la dernière révolte de la Gaule contre les Romains. Vercingétorix est réfugié avec ses troupes sur une position fortifiée, l'oppidum(1) d'Alésia. Dans la Guerre des Gaules, Alésia est décrite par César comme étant imprenable… Pourtant, César et ses légionnaires réalisent un encerclement méthodique de la ville que rien ni personne ne peut briser. Les assiégés finissent par capituler. La Guerre des Gaules est finie : la guerre des archéologues n'a pas encore commencé.
Mais où se trouve Alésia ? On ne sait pas…
Une tradition situe Alésia en Bourgogne, sur un petit relief appartenant à la commune de Alise-Sainte-Reine… Le nom d'Alise ne semble-t-il pas directement dérivé d'Alésia ? Mais tout change en 1855, lorsqu'une société savante, la Société d'émulation du Doubs, propose de localiser Alésia à Alaise, dans le Doubs, et recueille le soutien de plusieurs savants, spécialistes de géographie historique. Des savants bourguignons protestent alors vivement en faveur d'Alise. La querelle devient vite nationale et prises de partie de savants par brochures ou voie de presse se multiplient. Napoléon III lui même s'y intéresse : pour ramener le calme, il crée une Commission de la topographie de la Gaule, chargée de coordonner un programme de fouilles et de dresser une carte exacte de la France.
Ce qui est certain, c'est qu'en chacun de ces lieux, les fouilles ont révélé de quoi alimenter la polémique ! À Alise-Sainte-Reine, cependant, existent, repérées par avion, des traces de fortifications et de remparts bien précises. Alors peut-être est-ce Alésia, peut-être pas…

En 2009, le célèbre personnage de Oui-Oui fête ses 60 ans !
Ce personnage de livres pour enfants (appelé Noddy en version originale) a été créé par Enid Blyton en 1949. Les histoires de Oui-Oui sont parues dans la série Bibliothèque rose et ont été adaptées en séries d'animation.
Le personnage de Oui-Oui est un pantin en bois qui hoche la tête d'avant en arrière comme pour dire « oui ».
Il vit au Pays des jouets et porte son éternel bonnet bleu avec un grelot et un foulard jaune à pois rouge. C'est le chauffeur de taxi de Miniville. Il est donc accompagné de sa fidèle petite voiture jaune et rouge, elle aussi dotée d'une personnalité, grâce à laquelle il transporte ses passagers.
Parmi les personnages principaux on peut citer : Potiron (nain savant et meilleur ami de Oui-Oui), Sournois et Finaud (les méchants lutins) Mirou, Monsieur Clown, Monsieur le gendarme…
Le monde de Oui-Oui est donc très apprécié depuis plusieurs générations grâce aux valeurs (partage, entraide… ) qu'il transmet avec des personnages attachants et de l'humour.
La monnaie métallique est apparue en Asie Mineure : c'est en Lydie, terre légendaire du roi Crésus, qu'on retrouve la trace de pastilles irrégulières en electrum (alliage naturel d'or et d'argent). Vers 550, Crésus fait frapper des pièces en or et des pièces en argent. L'Empire perse et les cités grecques ne tardent pas à faire de même. Dès l'origine, la fonction politique de la monnaie est très nette : elle symbolise le pouvoir de l'État qui l'émet, notamment par l'intermédiaire de l'image qu'elle porte. L'Empire romain impose ainsi sa monnaie aux territoires qu'il conquiert (l'espagnol dinero ou l'arabe dinar viennent du latin denarius). Après l'effondrement de l'Empire (Ve siècle après J.-C.), et durant quasiment tout le Moyen Âge, on assiste à l'éclatement de l'unité monétaire : puisque l'Occident se morcelle, chaque ville, chaque évêque peut émettre sa propre monnaie. On peut noter que c'est pour payer la rançon du roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais, que l'on frappe en 1360 une nouvelle pièce d'or : le franc.
De grands changements ont lieu avec l'apparition d'une monnaie papier, la lettre de change dans les banques italiennes au XVIe siècle. Cette forme de monnaie fiduciaire (fondée sur la confiance, fides en latin), garantie non plus par un pouvoir politique mais par une banque privée, est beaucoup plus mobile que la monnaie métallique. C'est au XVIIe qu'apparaît le billet de banque. Après l'échec retentissant des assignats en France pendant la Révolution, le billet s'impose peu à peu en France avec la création de la Banque de France par Napoléon.
Avec la révolution industrielle, la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle marquent une réelle rupture : accélération des échanges grâce à l'urbanisation et aux nouveaux moyens de transport, capitalisation de l'économie, élaboration d'une pensée de type libéral, etc. Au cours du XXe siècle, l'étalon-or s'impose dans le monde. Après les bouleversements du début du XXe siècle (Première Guerre mondiale, crise de 1929), la conférence de Bretton Woods (1944) organise un système destiné à retrouver une certaine stabilité monétaire : les monnaies sont convertibles en dollars, et seul le dollar est convertible en or. En 1976, les États membres du FMI suppriment la convertibilité du dollar en or. Depuis 2002, l'euro est mis en circulation dans les pays de l'Union Européenne qui l'ont adopté.
Mais aujourd'hui, l'essentiel des transactions se fait en monnaie scripturale (de scriptura, écriture). Il s'agit de la monnaie matérialisée par une écriture en compte : compte en banque, chèque, carte de crédit, virement.
Les réactions nucléaires de fission et de fusion sont des réactions dites provoquées. Une réaction nucléaire est provoquée lorsqu'un noyau projectile frappe un noyau cible et donne ainsi naissance à des nouveaux noyaux. Ces deux réactions doivent, comme toute réaction nucléaire, vérifier les lois de conservation :
La fission nucléaire se produit lorsqu'un noyau lent rencontre un noyau fissile – cassable – en donnant ainsi naissance à deux noyaux plus légers. Par exemple, la réaction de fission de l'uranium 235 donne naissance à un noyau de strontium 94 et à un noyau de xénon 140 selon la réaction :
Le fait que ce soit un neutron lent qui initie la réaction est intéressant puisqu'il n'y a pas de répulsion lors de la rencontre entre le neutron (qui n'est pas chargé) et le noyau d'uranium.
On peut aussi remarquer que la réaction de fission donne naissance à des noyaux fils ( et
) mais aussi à des neutrons (
), ceux-ci pouvant aller rencontrer d'autres noyaux d'uranium qui génèreront eux mêmes d'autres neutrons : on obtient alors une réaction en chaîne.
Si l'on fait en sorte que cette cascade de réactions s'emballe, on obtiendra alors une bombe atomique de type A. On peut aussi contrôler cette réaction afin de produire une quantité d'énergie souhaitée, comme c'est le cas dans les centrales nucléaires.
La première fission de l'uranium 235 a été obtenue par Frédéric et Irène Joliot-Curie.
Pour avoir une fusion nucléaire, il faut que deux noyaux légers s'unissent afin de donner naissance à un noyau plus lourd.
Ces noyaux sont cette fois ci composés de protons et de neutrons, ainsi il leur faut une très grande énergie pour vaincre les forces de répulsion : on doit donc porter le milieu à très haute température (108 Kelvins). On appelle donc la réaction de fusion : réaction thermonucléaire.
Les réactions de fusion se font naturellement dans les étoiles : des noyaux d'hydrogène vont fusionner en plusieurs étapes pour donner des noyaux d'hélium.
On crée grâce à la fusion des bombes thermonucléaires (bombes H). C'est alors la fission qui permet d'engendrer la haute température, et donc la fusion.
Depuis des années on cherche à contrôler la fusion pour s'en servir dans les réacteurs nucléaires, la difficulté résidant dans le confinement du plasma(3).
Le tréma est inventé au Xe siècle pour différencier la prononciation de deux voyelles qui se suivent, quand elle forment un hiatus(4), comme dans aëré, poëte, goëland. Ce tréma sera remplacé par la suite par un accent aigu ou grave.
Au XVIe, on crée l'accent aigu pour différencier le e muet du é (qui met presque deux siècles pour s'affirmer) ; l'accent grave pour noter le e ouvert ; et le circonflexe, réclamé depuis 1540 pour remplacer le s devant une consonne, comme dans asne, teste, hospital et qui ne se prononçait plus déjà en ancien français. L'accent circonflexe va aussi être utilisé pour noter des voyelles longues que l'ancienne orthographe redoublait, comme aa dans aage devenu âge, ou ee dans beeler devenu bêler.
Mais il faudra attendre les éditions du Dictionnaire de l'Académie (1740 et 1762) pour que le système d'accentuation tel que nous le connaissons aujourd'hui soit adopté définitivement.
L'accent circonflexe est l'hirondelle de l'écriture.
Les végétaux, comme tous les êtres vivants, respirent en permanence, à la lumière et à l'obscurité : ils absorbent du dioxygène et rejettent du dioxyde de carbone.
Pour les plantes chlorophylliennes, pendant le jour, cette transformation est masquée par une autre, indispensable à la vie : la photosyntèse.
La chlorophylle, qui colore les feuilles en vert, capte l'énergie de la lumière du soleil afin que la réaction entre le dioxyde de carbone atmosphérique et l'eau puisée dans le sol par les racines se réalise :
Du dioxygène est rejeté par la plante et des glucides CnH2nOn sont formés. Ces glucides entrent dans la composition de la matière vivante des plantes et contribuent à leur développement.
La photosynthèse est donc un des processus les plus importants de la vie, ce qui peut nous amener à réfléchir sur les déforestations massives qui sont effectuées dans certaines régions de notre planète…
Pour sauver un arbre, mangez un castor !
La course d'orientation est une activité sportive qui allie la tête et les jambes. L'objectif d'un orienteur est de réaliser le plus vite possible un circuit de plusieurs postes de contrôle que l'on appelle aussi balises. Pour cela, il dispose de la carte du terrain ainsi que d'une boussole (portée au pouce ou au poignet). Pourquoi une boussole ? Pour orienter la carte bien sûr mais aussi pour faire des azimuts, qui permettent de garder une direction. C'est justement depuis l'apparition de boussoles fiables dans les années 30 que la popularité de ce sport a augmenté. Depuis 1977, la course d'orientation est même reconnue sport olympique !
La difficulté de ce sport – qui impose de se remuer les méninges –, repose essentiellement sur le choix d'itinéraire. En effet, l'orienteur doit tenir compte de la végétation, du relief et élaborer l'itinéraire qui lui permettra d'arriver le plus rapidement possible à la balise qu'il recherche. Les balises (tissus rouge, orange et blanc) sont généralement posées sur des éléments remarquables, expliqués précisément sur une liste de définition fournie à l'orienteur au départ de la course. Les balises comportent des poinçons ou bien un dispositif électronique (mis en place depuis une dizaine d'années) qui permettent de montrer que l'orienteur a bien trouvé ces balises.
Les cartes utilisées sont généralement aux échelles : 1:4 000, 1:5 000, 1:7 500, 1:10 000 ou 1:15 000 et imposent donc un effort d'adaptation à l'orienteur à chaque course. Les cartes de CO ont une légende spécifique, différente des cartes de topographies, qui indique clairement les détails observables à l'œil nu, la pénétrabilité de la forêt…
Sur les cartes de course d'orientation :
Le départ de la course est désigné par un triangle, l'arrivée par deux cercles concentriques et les différentes balises par des cercles numérotés.
La course d'orientation se pratique généralement en forêt avec des circuits pour les petits et les grands, à pied, à VTT et même à ski de fond !
Attention tout de même à ne pas perdre le nord !
En juillet 1789, la toute nouvelle Assemblée constituante part du principe que pour mieux unir, il faut mieux diviser et décide donc de remplacer l'ancienne division du royaume en 34 provinces, 135 diocèses, 40 gouvernements militaires, 13 parlements judiciaires par de nouvelles unités afin d'éviter la dispersion des responsabilités.
Le 11 novembre 1789, l'assemblée décide alors la division de la France en 75 à 85 départements auxquels seront donnés des noms de fleuves, de rivières, de montagnes. Tout habitant d'un département devra être capable d'atteindre son chef lieu en une journée de cheval (au triple galop sans doute dans certains cas de figure). La mise en place effective des départements date de 1790. Depuis cette date, de nouveaux départements ont été créés, d'autres modifiés.
La pogne est une spécialité culinaire de la Drôme (26) et plus particulièrement de la ville de Romans sur Isère. En forme de couronne, on peut l'assimiler à une brioche mais tous les connaisseurs (les drômois les premiers) vous dirons que la pogne est bien meilleure !
C'est au Moyen Âge que la pogne est apparue : on dégustait traditionnellement la pogne à Pâques. En effet, cette période de l'année est propice à la ponte, ce qui permettait une nourriture à base d'œufs pour les fêtes pascales. Aujourd'hui, elle est fabriquée et appréciée toute l'année.
La pogne de Romans est composée de farine, de sucre, d'œufs, de beurre, de levain et est célèbre pour son parfum de fleur d'oranger.
Avis à tous les fins gourmets !
Qui ne connaît pas la Vache qui rit et sa célèbre boîte ? Ce fromage fondu doux et onctueux est fabriqué par les fromageries Bel. Son histoire commence le 16 avril 1921, lorsque le jurassien Léon Bel décide de lancer ce produit. Rapidement, la Vache qui rit connait du succès, d'où une industrialisation de sa fabrication.
Sur la boîte ronde de Vache qui rit, une vache rouge hilare porte des boucles d'oreilles qui sont elles-mêmes des boites de Vache qui rit, et ainsi de suite à l'infini : un procédé de répétition que l'on appelle une une mise en abîme. L'emballage même des portions de Vache qui rit est intéressant et révolutionnaire : la tirette rouge qui facilite l'ouverture des produits a été une innovation.
La Vache qui rit est très appréciée, surtout par les enfants, que ce soit en tartines ou en sandwiches, en entrée, ou en dessert. Elle est riche en calcium, élément essentiel pour construire et développer le capital osseux. N'oublions pas qu'elle est aussi une source de protéines et de vitamines.
Soit dit en passant, beaucoup de marques ont voulu copié le concept de la vache qui rit. Par exemple, on peut citer : « la vache qui lit », « la vache heureuse », « la vache sérieuse ».
Aujourd'hui, la Vache qui rit est internationalement reconnue et à une équivalence dans de nombreuses langues : The Laughing Cow, La vaca que ríe, Die lachende Kuh, …
La Vache qui rit est, par ailleurs, à l'origine de nombreuses interrogations : qui ne s'est jamais posé la question : pourquoi la Vache qui rit, rit ? De multiples hypothèses ont été avancées, mais cette question demeure encore, au XXIe siècle, une énigme pour tous.