Prochain omnilogisme : 16/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :
Les prophéties divines sont connues pour leur caractère obscur et Crésus en fit lui aussi les frais.

Crésus était roi de Lydie (en Asie Mineure) au VIe siècle avant J. -C, connu pour sa puissance mais aussi pour ses richesses(1).
Grand conquérant, il alla un jour à Delphes consulter la Pythie, oracle d'Apollon, pour savoir s'il serait vainqueur d'une guerre qui l'opposerait aux Perses. L'oracle répondit : « Si Crésus traverse l'Halys(2), il détruira un grand empire ». Confiant, Crésus partit donc en guerre pensant réduire en cendres le royaume Perse. Mais contrairement à toute attente, l'armée lydienne fut vaincue et Crésus fait prisonnier.
Convaincu qu'Apollon s'était trompé, Crésus envoya un messager pour protester contre la Pythie. À son retour, le messager annonça à son souverain ce qu'on lui avait dit à Delphes : la Pythie ne s'était pas trompée et la prophétie s'était bien réalisée : Crésus avait mal interprété les paroles de l'oracle. Oui, un grand empire avait été détruit… Ce n'était pas la chute de l'empire perse, mais bien celle de son propre empire que Crésus avait entraînée !
Conclusion ? Les dieux ne mentent jamais, seule l'interprétation des prophéties est mauvaise…
Peut-être, grâce au titre de cet article, venez-vous de reconnaître l'une des chansons phare du groupe irlandais U2(3), traitant de l'un des évènements les plus marquants du XXe siècle en Irlande : le Bloody sunday. En vérité, en près d'un siècle de cohabitation entre les Anglais et les Irlandais, il n'y a pas eu qu'un seul évènement tragique : il va donc falloir présenter les deux Bloody Sunday !
Commençons donc par le premier, qui eut lieu le 21 novembre 1920.
L'Irlande, ancienne possession anglaise, décide de se déclarer indépendante en 1919. Mais la manière dont le Dáil Éireann (le Parlement irlandais) valide la décision ne pousse pas les Anglais à les prendre au sérieux : des mouvements de colère commencent à apparaître dans le pays et la guerre débute réellement avec l'assassinat de deux policiers britanniques par l'IRA(4). C'est le début d'une partie de cache-cache géante entre les deux camps, l'IRA étant soutenue par la population – par exemple, des conducteurs de train ne voulant pas embarquer des soldats anglais, ou des habitants qui refusent de payer un impôt britannique.
Perdant la face, les Anglais commencent à piller des villages, arrêtent des gens au hasard et en tuent certains pour « faire peur ». Finalement, une force paramilitaire sera créée : les Black and Tans(5), qui s'« amusent » encore plus que l'armée britannique. Les Auxiliaires, composés d'officiers spécialisés dans les guérillas, voient également le jour. Évidemment, les deux corps n'ont aucun ordre du gouvernement de brûler et piller tout ce qu'ils trouvent, mais bon, c'est pensé tellement fort qu'ils le comprennent ainsi(6). Mais on ne s'arrête pas là ! La guerre est définitivement ouverte lorsque le gouvernement britannique crée le Gang du Caire : dix-huit agents surentraînés flairant le nationaliste irlandais à des kilomètres à la ronde, épaulés par les Auxies (diminutif d'Auxiliaires).
Finalement, on en arrive – « enfin ! » me semble soupirer le jeune homme dans le coin – au 21 novembre 1920. Ce jour là, des hommes de l'IRA tuent quinze membres du Gang du Caire ; en représailles, les Auxies décident d'aller se « détendre sur les Irlandais ». Il y a un match important de football gaélique à Croke Park : partant du principe qu'aucun Anglais sensé n'assiste à « cela », ils en déduisent par élimination que le stade sera rempli d'Irlandais. Ils tirent donc dans la foule, tuant quatorze personnes et en blessant soixante-cinq. Le 21 étant un dimanche, ce jour deviendra tristement célèbre sous le nom de Bloody Sunday (dimanche sanglant), premier du nom.
Vous suivez encore ? Non, vous devant, ne bâillez pas ! Maintenant que vous semblez un peu plus réveillés, parlons du second Bloody Sunday.
Nous voilà en 1972, toujours en Irlande. Cette fois, ce n'est plus tout à fait un problème Anglais vs. Irlandais, mais… Irlandais vs. Irlandais puisque l'opposition se fait entre les nationalistes irlandais (majoritairement catholiques), et les unionistes (plutôt protestants, qui prônaient un regroupement de tous les pays au sein du Royaume-Uni). Ces derniers « auraient bénéficié » du soutien de l'armée britannique (vu les tirs lors du second Bloody Sunday, le conditionnel est de trop ! ).
La NICRA, regroupant divers mouvements réclamant l'égalité pour tous les citoyens nord-irlandais, ainsi que la fin des discriminations des protestants envers les catholiques(7), est fondée en 1967. Énorme avantage, elle accueille n'importe qui : on passe des communistes aux républicains en faisait un détour par les nationalistes, le tout mélangeant allégrement les religions. Dangerosité de la NICRA ? Ses actions faisaient passer Gandhi pour un dangereux terroriste ! En effet, elle prône la non violence et n'utilise que les marches, les manifestations et le sit-in.
Revenons en à nos moutons, je sens que certains décrochent pour de bon… Le 30 janvier 1972, la NICRA décide de manifester pacifiquement à Londonderry (aussi appelé Derry) contre l'internement administratif(8), autorisé en 1971 par le Parlement. La manifestation dégénère et des parachutistes de l'armée britannique ouvrent le feu. Il existe actuellement deux versions de cette fusillade :
Toujours est-il que vingt-huit manifestants sont atteints par les balles anglaises et quatorze décèderont des suites de leurs blessures. Ce second Bloody Sunday conduit à une recrudescence des sympathisants de l'IRA, relançant de manière importante la guerre civile en Irlande qui ne s'achèvera qu'en 1998 avec la signature de l'« accord de Belfast », prévoyant, entre autres, le désarmement des branches armées des partis politiques…
Si vous avez, parmi vos nombreuses qualités(9) l'impartialité et que vos amis font régulièrement appel à vous pour trancher, peut-être êtes-vous un lointain descendant de Salomon. Oui, parfaitement, vous m'avez bien lu : un descendant du roi d'Israël(10) !
Reprenons cette expression du « jugement de Salomon », que vous avez très certainement déjà entendue – je vous rappelle que vous êtes censé être impartial ! – à votre propos. D'où vient-elle, peut-on l'utiliser sans restriction – ah, l'éternelle question des droits d'auteur –, bref : comment s'en servir ?
Remontons quelques siècles en arrière : vous voilà au IXe siècle avant J.-C., en Israël. Pour corser un peu le jeu, imaginons que vous êtes le roi de ce pays. Pour l'instant, pas trop difficile : vous menez la grande vie, les peuples autour de vous sont unifiés grâce à votre sagesse, bref, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
. Là, deux prostituées arrivent – à l'époque, cela était autorisé – et viennent vous demander quelques instants pour trancher une épineuse question. En effet, ces femmes ont accouchées récemment dans une même maison, chacune donnant naissance à un enfant en pleine forme. Le problème ? L'une prétend que l'autre, en dormant, aurait écrasé son bébé et plutôt que d'assumer son geste, aurait échangé les deux rejetons, lui donnant le nouveau-né décédé. Ne reconnaissant pas son enfant au lever du jour, une dispute entre les deux aurait éclaté, les menant devant le roi – c'est-à-dire vous – pour les départager. La question est donc : qu'auriez-vous fait ?
Reprenons le véritable cours de l'histoire, plutôt que d'imaginer ce pauvre homme jouant à « am stram gram… ». Salomon, ayant quelques notions sur les instincts maternels, demande à un de ses gardes de s'approcher. Il ordonne à l'homme de couper en deux l'enfant qui est en vie
et d'en donner la moitié à chacune
. L'une s'oppose immédiatement à cette décision, préférant laisser l'enfant en vie à sa rivale que de le voir mourir ; tandis que l'autre se réjouit de ce choix « judicieux ». Le roi sait alors qui est la véritable mère, au grand étonnement de tous. Il se penche vers la première femme et lui confie le nourrisson.
Du coup, il est plutôt flatteur de se faire décerner le titre de Salomon quand vous résolvez astucieusement un conflit, n'est-ce pas ?
Le fidèle omnilogiste qui consulte l'article du jour ne peut qu'aimer aussi lire et écrire plus classiquement sur une feuille en papier. De format A4 le plus souvent, ce format qui s'est fait support de tant de devoirs durant les années de classe, puis support de comptes, littérature, parfois d'histoires d'amour ou de rupture. Mais aussi factures, commandes ou compte-rendus, quand ce n'est acte juridique ou feuillet d'une revue.
21 x 29,7 centimètres. Mais pourquoi cette dimension ? Sans doute la transposition d'une mesure d'origine anglaise ? Que nenni, son origine est bien métrique.
C'est même le mètre carré qui fait référence ; pas sous le nom de A4, mais de A0, avec une dimension de 84,1 x 118,9 cm.

Pourquoi cette taille, avec ces décimales ? Tout simplement parce que chaque fois que l'on coupera la feuille en deux dans le sens de la largeur, la proportion longueur sur largeur de la nouvelle feuille restera identique : 1,41.
Pourquoi ce rapport(11) ? Il faut recourir à quelques notions mathématiques pour l'expliquer(12), se rappelant nos premières années qui veulent que L soit la longueur et l la largeur. Si on coupe dans la largeur, on a alors la nouvelle longueur qui correspond à l'ancienne largeur, et la nouvelle largeur qui correspond à l'ancienne longueur divisée par deux (il faut garder en tête que l'orientation change en coupant). Autrement dit, pour garder une proportion constante il faut , soit L2=2l2, ce qui revient à un rapport
. Soit environ 1,41.
Appliquée de manière empirique au fil des années, cette notion fait l'objet d'une norme internationale en 1922, due à un ingénieur de Berlin, W. Porstmann. Ainsi étaient nés les formats A0 à A10 qui perdurent de nos jours. De moins en moins utiles à l'ère des écrans informatiques penserez-vous ? Mais alors, quelle serait la référence reconnue de toutes… les imprimantes ‽
La guillotine(13) est une machine autrefois utilisée pour mener à bien des exécutions. Le principe est simple : une lame est suspendue à une corde, reposant à la verticale de la tête du condamné. Au moment voulu, le bourreau lâche la corde et la lame tombe d'une hauteur d'environ deux mètres, tranchant net la tête sur laquelle elle tombait et la laissant tomber dans un panier qui se trouvait au-dessous.

L'inventeur de cette machine de mort est Antoine Louis (d'où son deuxième nom, la louisette).
En 1789, le docteur Joseph Guillotin présente un projet de réforme du droit pénal visant à exécuter tous les condamnés de la même façon – le moins douloureusement possible – à l'aide d'une machine mécanique : la future guillotine. Ce n'est en effet pas le cas à l'époque : les nobles étaient décapités à l'épée, les roturiers (personnes non nobles) à la hache, les régicides (assassins royaux) écartelés et les hérétiques brûlés sur un bûcher. Quant aux voleurs, ils étaient roués ou pendus…
Le projet sera accepté et le nom de Guillotin donné à l'instrument, malgré les protestations que le docteur émettra jusqu'à sa mort en 1814.
Depuis que Freud(14) – oui, celui qui parle du complexe d'Œdipe – est passé par là, nous assistons à un véritable boom des psychanalystes, psychologues, psychothérapeutes et autres psycho-quelque-chose.
Alors dans cette accumulation de profession, sauriez-vous dire qui est qui ?
Commençons avec le psychiatre. Docteur en médecine, il s'est spécialisé après six ans de longues et douloureuses études(15). Il est apte, après ses cinq ans de spécialisation, à suivre des malades psychiatriques et à prescrire des médicaments comme tout médecin. On le retrouve plutôt dans le domaine des maladies lourdes, comme la schizophrénie ou la maniaco-dépression, mais vous le croiserez peut-être dans les hôpitaux psychiatriques et les prisons, où il a également un rôle d'écoute.
Socialement, le psychiatre a un avantage indéniable : étant médecin, ses consultations sont remboursées par la Sécurité sociale, ce qui permet à tous d'être suivi sans se soucier du coût de la prise en charge.
Le psychologue n'a pas de formation aussi longue que celle de son homologue médecin, mais il a quand même fait cinq ans d'études en psychologie (certains vont même jusqu'à huit ! ). Ce sont ceux que l'on rencontre le plus souvent, car il existe plusieurs spécialités(16) qui « répondent » à des besoins plus ciblés. Les rendez-vous se font en face à face, comme pour le psychiatre, même si l'on distingue différents types d'entretiens(17) :
comprendre les réels motifs de votre comportement, et donc à écouter les gens. En effet, en psychanalyse, le praticien se place derrière vous pour ne pas interférer avec vos propos(18) et les interpréter sans être « parasité ». Autant dire que si vous cherchez le dialogue, il vaut mieux abandonner le psychanalyste !
Après ce petit tour d'horizon des quelques déclinaisons du psykhế (l'esprit ou l'âme, selon les traductions) n'ayez plus le mauvais goût d'« insulter » un étudiant en le traitant de « psychothérapeute » !

Ils sont partout autour de nous, obligatoires dans les lieux recevant du public, bien utiles chez tous… Mais qui s'est déjà penché sur les indications qui figurent sur l'extincteur ? Il en existe plusieurs types, spécifiques aux différents types de feux. On fait certes confiance aux installateurs, qui ont la bonne idée d'affecter l'appareil adéquat à proximité du lieu d'utilisation (éventuelle et non souhaitée). Mais tout bon omnilogiste ne peut se passer de tout savoir sur les indications qui figurent sur l'appareil.
Et nous nous intéresserons ici aux indications normalisées qui figurent sur tout extincteur : une lettre, suivie d'un chiffre.
La lettre d'abord. Elle indique sur quel type de feu l'engin sera efficace :
Le chiffre ensuite. Mais là, ça devient plus technique… Il s'agit là de la mise en pratique d'une norme applicable à tout appareil, pour en quantifier le pouvoir d'extinction :
Voilà, vous savez tout sur l'extincteur… mais le plus sûr est de n'avoir à jamais s'en servir. Il n'est utile que sur les premières minutes d'incendie ; très rapidement, la chaleur et les émanations toxiques empêchent toute utilisation. Il faudra alors s'en remettre aux pompiers. Mais c'est une autre histoire !

Toujours est-il qu'après avoir lu cet article, même à l'étranger, vous saurez utiliser un extincteur !
Pour la plupart, nous avons déjà eu la désagréable expérience de boire la tasse, en particulier à la mer, et de sentir ce goût terriblement salé. Mais pourquoi donc y a-t-il du sel dans nos océans ‽

Il va nous falloir faire un bond de quatre milliards d'années en arrière, lors de la formation de la Terre. Notre belle atmosphère était alors composée principalement de vapeurs d'eau, de gaz carboniques, et d'autres gaz encore comme des composés du soufre.
Au bout de cent millions d'années, la Terre s'est refroidie, entraînant la condensation(20) de la vapeur d'eau dans l'atmosphère ; autrement dit il s'est mis à pleuvoir ! Mais pas n'importe quelle pluie, nous parlons ici de pluies acides. Car en précipitant, l'eau a entraîné d'autres gaz avec elle et la combinaison dioxyde de carbone/vapeur d'eau ou encore dioxyde de soufre/vapeur d'eau, a donné naissance aux pluies acides.
Mais le sel dans tout ça ? On y arrive justement ! Les pluies acides sont à l'origine de l'érosion(21) de la croûte terrestre, principalement des minéraux… comme le sel ! Des rivières et fleuves se sont donc créés, emportant le sel avec eux jusque dans les océans ou les lacs.
Mais la question n'est pas encore résolue ! Si on en restait là, on devrait penser que les fleuves et les lacs devraient être aussi salés que les océans, ce qui n'est pas le cas. C'est là qu'intervient un dernier facteur : l'évaporation. L'océan est un vaste stock de sel – bien plus qu'un petit lac – et il est soumis à une importante évaporation. Lors de cette transformation, ce sont uniquement les molécules d'eau qui sont touchées, le sel, lui, n'est pas concerné par le processus. Ceci explique l'augmentation de sa concentration, contrairement au niveau des eaux des océans qui eux restent « plus ou moins » constants.
Souvenez-vous de vos jeunes années passées sur les bancs scolaires, à retenir des noms d'empereurs ou à subir les affres des matières littéraires. Vous parvenez à vous revoir, le stylo-plume à la main – car oui, en ces temps reculés, vous étiez obligé d'en avoir un – vous demandant comment on accorde ces satanés participes passés féminins ou comment orthographier certaines expressions, etc. Bref, le français et ses fameuses dictées, c'était la galère et vous êtes heureux d'en être sorti.
Imaginez maintenant que vous soyez l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et que vous ayez envie de vous distraire. Évidemment, dois-je le rappeler, les moyens sont relativement réduits ! Elle fait donc appel à Prosper Mérimée, un écrivain et historien français. Et là, plutôt que de lui demander un récit sur une civilisation lointaine – ou, pour faire simple : un roman –, elle souhaite… une dictée. Oui, mesdames et messieurs, l'un des pires moyens de torture(22) de l'éducation des collégiens était un divertissement deux siècles auparavant !
Prosper arrive donc, fier comme un coq d'être sollicité par l'impératrice en personne, et laisse un des textes de référence pour les enseignants sadiques que nous avons pu connaître au cours de notre scolarité. Rien que pour la beauté du regard, je vous laisse savourer l'œuvre de l'écrivain :
Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l'amphitryon, fut un vrai guêpier.
Quelles que soient et quelqu'exiguës qu'aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu'étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d'en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis et de leur infliger une raclée alors qu'ils ne songeaient qu'à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires.
Quoi qu'il en soit, c'est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s'est laissé entraîner à prendre un râteau et qu'elle s'est crue obligée de frapper l'exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara, suivie d'une phtisie, et l'imbécillité du malheureux s'accrut.
— Par saint Martin, quelle hémorragie, s'écria ce bélître !
À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l'église tout entière.
Plutôt jolie, n'est-ce pas ? L'empereur fit soixante-quinze fautes, sa femme remontant légèrement le niveau en n'en faisant « que » soixante-deux ; Alexandre Dumas père se prit au jeu et dépassa de peu les vingt fautes. Seul Metternich, l'ambassadeur d'Autriche, eut un score tout à fait honorable : trois fautes !
M. Dumas lui aurait alors demandé quand il comptait se présenter à l'Académie français pour [leur] apprendre l'orthographe
, légèrement dépité devant la supériorité orthographique de Metternich.
Si vous voulez étonner vos amis, vous pouvez tenter de l'apprendre par cœur et de la réciter devant leurs yeux éblouis, ou, plus simplement mentionner le fait qu'il existe deux versions de cette fameuse dictée : vos invités seront soufflés devant tant de savoir – vous êtes un lecteur d'Omnilogie je vous rappelle, vous pouvez les étonner – et ne chercherons pas plus loin, vous évitant ainsi quelques débats houleux sur « ai-je bien accordé ? » !
Une grande question vous a sûrement déjà traversée l'esprit : quelle est la différence entre un manchot et un pingouin ?
Vous séchez ? Pourtant, il y en a au moins deux bien notables !

Les pingouins vivent dans l'hémisphère nord et ils peuvent voler.
Le mot pingouin date de la fin du XVIe siècle. Plusieurs hypothèses coexistent sur l'origine de ce mot :

Les manchots, eux, vivent dans l'hémisphère sud et ils ne peuvent pas voler (mais leurs ''ailes'' leurs permettent de nager).
L'étymologie est plus sûre : manchot vient du latin mancus, ce qui signifie « manquer ». C'est Buffon qui leur appliqua ce terme car leurs ailes ne leur permettent pas de voler.