Prochain omnilogisme : 14/03/2010 à 0:00
Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Les aurores polaires… qui n'a jamais entendu parler et rêvé de ces phénomènes magiques et envoûtants qui se produisent au dessus nos pôles ? De tous temps ils ont nourri les fantasmes des hommes.
Au Moyen Âge en Europe, les aurores étaient vues comme le reflet des guerriers célestes, une sorte de récompense posthume. Les guerriers qui donnaient leur vie pour leur pays et leur roi devaient mener la bataille dans le ciel pour toujours. Les aurores étaient le souffle de ces braves guerriers qui racontaient leurs combats dans le ciel.
Les Esquimaux de l'est du Groenland croyaient que les aurores étaient les esprits d'enfants mort-nés. Pour les Inuits, le ciel est un dôme énorme de matériel solide courbé au-dessus de la surface terrestre. À l'extérieur, il y a la lumière. Dans ce dôme se trouvent un grand nombre de petits trous et à travers ces trous, on peut voir la lumière qui vient de l'extérieur lorsqu'il fait noir. Par ces trous, les esprits des morts peuvent passer dans les régions célestes. La voie du paradis passe par un pont étroit qui s'étend jusqu'à un énorme précipice. Les esprits qui sont déjà au paradis allument des torches pour guider les pas des nouveaux arrivants. Ces torches sont les aurores. Elles ont donc toujours eu un rôle mystique voire magique dans les civilisations.
Mais qu'est-ce donc vraiment qu'une aurore ? Pour faire simple, c'est tout d'abord un phénomène lumineux se déroulant aux pôles de notre planète et qui fait apparaître des « draperies » brillantes dans le ciel. Elles apparaissent généralement à la suite d'une éruption solaire. Lors de ces éruptions, une importante quantité de particules chargées est éjectée du soleil – certaines de ces particules sont captées par notre magnétosphère qui les ramène vers les « cornets polaires ». Les particules (électrons, protons) excitent les atomes de la haute atmosphère. Ces atomes, ne pouvant pas rester dans leur état excité (la nature aime la stabilité), rééquilibrent leurs couches électroniques et perdent donc au passage un peu d'énergie sous forme de photons, particules constituant la lumière visible. Or le type d'atomes excités (oxygène, hydrogène, azote, … ) dépend de l'altitude, ce qui explique en partie les variations de teintes des nuages, draperies, rideaux, arcs, rayons, qui se déploient dans le ciel à des altitudes pouvant aller de 80 à 1 000 km !
Pour l'un des premiers omnilogismes de ce site Internet en passe de devenir un incontournable du genre, j'ai choisi la mythologie esquimau. Étrange me direz-vous ? Eh bien ce sujet très incongru et complètement loufoque est une grande passion de l'un des concepteurs de ce site (que je ne nommerai pas pour des raisons évidentes de confidentialité).
En fait il serait plus exact de parler de mythologie inuit que de mythologie esquimau. Celle-ci était traditionnellement basée sur des principes de chamanisme et d'animisme, c'est-à-dire une croyance axée sur l'âme et l'esprit. Selon celle-ci, les éléments de la nature, le minéral, le végétal, les animaux et même les éléments tels que le vent, seraient eux aussi dotés d'une âme. Il faut savoir que les Inuits entretiennent des liens particulièrement étroits avec Dame Nature, c'est pourquoi ils ont une relation fertile, complexe et même de l'ordre du sacré avec le monde animal.
Théologiquement parlant, il n'y a pas réellement de religion inuit, mais plus une mythologie qui raconte des choses sur le monde et les hommes. La cosmogonie inuit est très différente de celles que nous connaissons, au commencement il n'y a aucun chaos ou figure divine omnisciente mais juste un homme, une femme et par la suite des animaux.
Ainsi la mythologie inuit unit les humains et les animaux dans l'origine et la création du monde, on découvre par exemple Sedna, maître des animaux aquatiques, Nanuq, maître des ours polaires ou encore Tekkeitsertok maître des caribous.