Prochain omnilogisme : 12/03/2010 à 0:00
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Ils sont partout autour de nous, obligatoires dans les lieux recevant du public, bien utiles chez tous… Mais qui s'est déjà penché sur les indications qui figurent sur l'extincteur ? Il en existe plusieurs types, spécifiques aux différents types de feux. On fait certes confiance aux installateurs, qui ont la bonne idée d'affecter l'appareil adéquat à proximité du lieu d'utilisation (éventuelle et non souhaitée). Mais tout bon omnilogiste ne peut se passer de tout savoir sur les indications qui figurent sur l'appareil.
Et nous nous intéresserons ici aux indications normalisées qui figurent sur tout extincteur : une lettre, suivie d'un chiffre.
La lettre d'abord. Elle indique sur quel type de feu l'engin sera efficace :
Le chiffre ensuite. Mais là, ça devient plus technique… Il s'agit là de la mise en pratique d'une norme applicable à tout appareil, pour en quantifier le pouvoir d'extinction :
Voilà, vous savez tout sur l'extincteur… mais le plus sûr est de n'avoir à jamais s'en servir. Il n'est utile que sur les premières minutes d'incendie ; très rapidement, la chaleur et les émanations toxiques empêchent toute utilisation. Il faudra alors s'en remettre aux pompiers. Mais c'est une autre histoire !

Toujours est-il qu'après avoir lu cet article, même à l'étranger, vous saurez utiliser un extincteur !
Point n'est besoin d'attendre le traditionnel défilé du 14 juillet pour apercevoir parfois la parure ornant l'épaule gauche d'un militaire, d'un policier ou d'un pompier, ce cordon tressé de couleur variable.
Mais quid de cet effet, que l'on est tenté d'appeler fourragère ?

Avant même de s'apercevoir que tout ce qui pend à l'épaule n'est pas fourragère, sachons déjà que ce mot est issu d'une référence toute agricole. Les troupes autrichiennes, puis napoléoniennes par la suite, se devaient de transporter régulièrement du fourrage pour nourrir les chevaux. Pour faciliter ce transport, les hommes s'étaient dotés d'une corde de chanvre tressée qu'ils laissaient accrochée à leur épaule.
La vigueur au combat de ces soldats fera que cet attribut restera attaché à leur image. D'utilitaire, la fourragère deviendra au fil du temps honorifique. Elle n'est d'ailleurs portée que sur les tenues d'honneur, aux grandes occasion(2). Elle est tressée de trois brins, terminée en son extrémité par un nœud et un ferret.
La couleur de la fourragère est aussi liée à la décoration reçue par le régiment : citons en vrac, et toujours en simplifiant, le rouge pour la légion d'honneur, le vert/jaune pour la médaille militaire, vert/noir pour la croix de la libération, vert/rouge pour la croix de guerre et autres variantes colorées…
Il est à noter qu'il existe une subtile variante de la fourragère : il s'agit de la cordelière, portée par les personnels de la police nationale à Paris en tenue d'honneur(3). De couleur rouge, elle se réfère à la Légion d'honneur qui décore depuis août 1944 le drapeau des gardiens de la paix parisiens.

Dernière version enfin, les aiguillettes. Leur origine est différente, puisqu'elles rappellent les lacets utilisés pour lier les pièces d'armure. Cet ornement, porteur de deux ferrets en ses extrémités, est notamment porté par les personnels de la police nationale en tenue d'honneur. Elles peuvent elles aussi avoir plusieurs couleurs.
Parmi les auteurs les plus célèbres de la science fiction, on peut citer Ray Bradbury, Arthur C. Clarke, Isaac Asimov, Philip K. Dick, Philippe Curval et Pierre Bordage pour la France.
Ces auteurs ont donné à la SF ses lettres de noblesse, par leur rigueur scientifique ou par leur réflexion sur le monde et l'humanité. Clarke a été par exemple à l'origine de l'idée de satellites sur l'orbite géostationnaire. Bradbury et Orwell sont reconnus comme de grands écrivains, et pas seulement dans le milieu de la science-fiction, en ne la limitant pas à un genre de pure imagination mais en y apportant une réflexion sur l'Homme(4).
Au cinéma, la science-fiction a aussi eu un grand impact : les incontournables 2001 : l'Odyssée de l'Espace de Kubrick (parallèlement à l'ouvrage éponyme de Clarke), La Guerre des Étoiles de George Lucas ou Blade Runner de Ridley Scott en sont de fameux exemples.
Dans le domaine de la bande dessinée, la science-fiction a aussi tracé son bonhomme de chemin, depuis Tintin (Objectif Lune et On a marché sur la Lune) à Lanfeust en passant par de grands noms comme Bilal et Mœbius.
Dans sa vastitude, la science-fiction s'est déclinée dans de nombreux genres aux limites indistinctes, du space opera (exploration spatiale) à la hard science fiction(5) en passant par le cyberpunk(6). C'est aussi ce qui crée ce caractère buissonnant et vaste propre à la science-fiction, qui ne peut jamais vraiment être définie ou classifiée.
C'est sans doute cet acharnement à repousser les limites et abolir les clichés qui donne aux genres d'imagination leur diversité…
Le symbole de la radioactivité apparaît pour la première fois en 1946, dans le laboratoire de recherche sur les radiations de l'université de Berkeley en Californie. Les chercheurs le choisisse car il représente l'activité atomique d'un atome.
Les couleurs utilisées sont alors totalement différentes de celles que nous connaissons aujourd'hui, puisque les premiers panneaux étaient magenta et bleu. Pourquoi un tel choix de couleurs ?

En fait, c'est pour singulariser le symbole : le magenta n'est alors utilisé sur aucun autre panneau, ce qui permet de distinguer très facilement l'avertissement dans les labos et d'éviter les confusions.
Idem pour le bleu : à l'époque il y en a très peu dans les laboratoires et, encore une fois, la couleur est choisie pour sa rareté visuelle.
Le jaune n'a pas été retenu par les chercheurs car il est déjà très commun !
Cependant les laborantins pensaient que le bleu et le magenta étaient un mauvais choix : selon eux, le bleu n'était pas assez voyant et il n'était pas supposé être utilisé pour des panneaux d'avertissements. Les créateurs ont donc imaginé mettre des bandes blanches avec le bleu (on progresse dans la laideur), mais cela n'a jamais été concrétisé.

L'utilisation du jaune est finalement standardisée par Bill Ray et George Walick à Oak Ridge National Lab en 1948. À cette époque, le directeur du laboratoire leur donne la tâche de refaire un meilleur symbole car le bleu devenait inacceptable. Ray partit donc à Berkeley pour récupérer quelques-uns des panneaux. De retour à Oak Ridge, les deux chercheurs découpèrent le symbole magenta et l'accrochèrent sur des fonds de différentes couleurs ; puis ils se mirent à six mètres des panneaux et un comité décida que « magenta sur jaune » était la combinaison la plus visible.
Ce panneau sera utilisé dans tous les labos manipulant des matières radioactives entre 1948 et 1958. Entre 1958 et 1960, toutes sortes de variations du symbole créé par Berkeley sont suggérées et implantées. À la fin des années 1950 la norme ANSI et la régulation fédérale des USA codifièrent le panneau d'avertissement connu aujourd'hui, ces « règles matrices : » autorisant l'utilisation du noir comme substitut du magenta.
Quant au symbole en lui-même on ne sait pas vraiment d'où il vient… même si la définition ci-dessus (activité atomique de l'atome) reste la plus probable !

Cela dit, certains affirment que le symbole était utilisé sur les docks de la marine près de Berkeley pour avertir les techniciens d'un problème quelconque (voir image ci-contre).
D'autres affirment que le symbole a une certaine ressemblance avec le drapeau de combat japonais, qui aurait été familier aux gens de la côte ouest.
Sans surprise, les genres du fantastique et du merveilleux se sont entrelacés et mélangés au cours des temps, et particulièrement au siècle dernier. La limite de l'imagination des auteurs affiliés à ces genres tendant vers l'infini, il est évident que ceux-ci ne resteraient pas longtemps attachés aux étiquettes et aux catégories.
C'est pourquoi la montée en puissance de ces domaines littéraires a amené au XXe siècle l'émergence de nouveaux « genres d'imagination ».
Un des plus connus reste la science-fiction. Genre proche du roman d'anticipation, il se développe au début du XXe siècle, même si on peut trouver de nombreux prémices et précurseurs depuis des siècles ; les romans de Jules Verne ou Micromégas de Voltaire, ou encore Frankenstein, en sont de bons exemples.
Quant à ses sources d'inspirations, elles peuvent remonter jusqu'aux mythologies antiques (le mythe d'Icare, l'Enfer et le Paradis, la construction des Pyramides… ). C'est toutefois dans les années 20 que l'emploi du terme « science fiction » se banalise dans les pays anglophones et que le genre se popularise, par le biais de magasines comme Amazing Stories.
Le propre de la science-fiction (le mot français s'orthographie souvent avec un tiret), même s'il n'existe pas de définition généralisée, est d'immerger le lecteur dans un monde, non différent du nôtre, mais « disloqué », transformé par l'auteur et son imagination. Le lecteur découvre notre monde, tel qu'il n'est pas encore ; c'est donc généralement un monde où la découverte scientifique et la technologie sont plus avancées que la nôtre. Faire de la science-fiction serait donc se demander « Et si… ». En théorie, un univers de science-fiction est donc cohérent avec le nôtre.
La limite de la science-fiction est toutefois floue. Ainsi, les romans d'anticipation, comme 1984 de George Orwell, ne sont pas toujours définis comme de la science-fiction, et ce terme est pour certains réservé à des œuvres mettant en avant l'aspect scientifique et technologique du futur : invention de machines, conquête spatiale, avènement des robots, modifications génétiques et biologiques, meilleure compréhension des lois scientifiques.
Par exemple, Asimov invente une nouvelle science : la psychohistoire, étude statistique des humains ayant pour but de prévoir leur avenir. Dans l'Odyssée de l'Espace de Clarke, l'Homme voyage dans l'Univers pour connaître ses origines et se connaître lui-même. Dans la Guerre des Étoiles de George Lucas, un jeune fermier reprend l'héritage des Chevaliers Jedi pour ramener la liberté et la justice à l'intérieur d'une galaxie écrasée sous le joug d'un Empereur tyrannique dans une véritable épopée : c'est l'exemple même du genre épique dans la science-fiction, dont les héros et les aventures en feront rêver plus d'un.

Si je vous demande combien étaient les Rois mages, vous me répondrez évidemment trois ; et si je vous demande comment ils s'appelaient, vous me répondrez en chœur Gaspard, Melchior et Balthazar. Vrai ? Faux ! Vous êtes des incultes.
En effet, si on lit la Bible voici les seules informations disponibles sur ces étranges visiteurs :
Jésus étant né à Bethléem de Judée, aux temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre à l'Orient et nous sommes venus lui rendre hommage.”
Comme on le voit, il est simplement question de mages venus d'Orient, leurs noms et leur nombre restant indéterminé. Enfin, il n'est jamais question de rois mais juste de mages !
Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle, conservé à la Bibliothèque nationale de France et nommé Excerpta Latina Barbari(7) (« extraits latins d'un barbare »).
De plus, pour représenter l'universalité du christianisme, « on » a donné une nationalité à chacun des mages : ainsi, l'un est jaune, l'autre est blanc, et le dernier est noir car à l'époque, les continents les plus explorés étaient l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Ce qui correspond aussi à la couleur des offrandes apportés par les mages bibliques : l'or, la myrrhe et l'encens.
À cette époque du règne d'Auguste, le 1er janvier les mages lui apportèrent des offrandes et l'adorèrent. Le nom des mages était Bithisarea, Melichior et Gathaspa..
Compagnie, comptez-vous !
I, II, III… IIII ou IV ?
Voilà une question intéressante ! Quelle écriture est correcte ? En fait, à l'époque romaine, on pouvait utiliser indifféremment les deux écritures(8). Ce n'est qu'au XVe siècle que la tradition consacra le IV… sauf sur les cadrans d'horloge (d'où le nom de quatre d'horloger donné à la graphie IIII).
La question est donc : pourquoi cette ségrégation des horlogers ?
D'abord, pour éviter les confusions. En effet, le quatre est placé en bas à droite sur une horloge, et comme toutes les lettres sont centrées vers l'intérieur, le IV risquerait de se lire… VI, soit 6 ! Autrement dit, on se retrouve avec deux formes proches réparties symétriquement autour du cinq. Même si tout le monde sait pertinemment que le six est en bas de l'horloge, des confusions peuvent se produire et on a donc préféré la forme IIII.
Deuxième argument : l'esthétique. L'usage du IIII permet à la fois de séparer le cadran en plusieurs zones régulières graphiquement proches (de I à IIII, de V à VIII et de IX à XII) et aussi d'alourdir artificiellement le côté gauche, qui fait vide sinon face à la profusion de symboles à droite (les V et les X). Enfin, le IIII contrebalance le pataud VIII juste en face et apporte encore une fois un meilleur équilibre (toutes les autres heures sont équilibrées symétriquement : XI avec le I, IX avec III, etc. ). L'excuse de la symétrie explique aussi pourquoi le neuf est représenté IX et non VIIII (comme cela semblerait logique) : c'est pour mieux balancer le III en face.
Troisième argument, le côté pratique. Si l'on compte le nombre de symboles d'une horloge, on trouve vingt I, quatre V et quatre X. Il suffit alors d'utiliser quatre fois un moule qui ne comporte que cinq I, un V et un X pour obtenir toutes les lettres(9). Cet argument est malheureusement mis à mal par certaines horloges dont le cadran est en un seul bloc…
Notons enfin qu'il ne s'agit pas d'une tradition immuable ; Big Ben par exemple a préféré la forme IV. Qui a dit que les Anglais étaient des déséquilibrés ?

Donnez-moi du bleu, donnez-moi du blanc, donnez-moi du rouge, et je vous chanterai l'hymne national français.
Et oui, pour tout ceux qui ne le savent pas le drapeau français est bleu, blanc et rouge
Pourquoi donc ?
Facile(10), les rois de France ont arboré les trois couleurs du drapeau séparément.

C'est la Révolution Française qui va instituer le drapeau tricolore.
Le 13 juillet 1789, la Garde nationale, sur le point de prendre la Bastille, portait une cocarde bleue et rouge (les couleurs traditionnelles de Paris). Le 17 juillet, Pierre Bailly, maire de Paris, présenta la cocarde au roi et l'épingla sur l'habit blanc du roi, qui alla saluer la foule devant l'Hôtel de Ville avec cette cocarde. La Fayette la recommanda au gouvernement et elle fut officiellement adoptée le 4 octobre 1789.
Un décret du 15 février 1794 indique que le pavillon et le drapeau National seront formés des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales de manière à ce que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant
.
La Restauration de 1815 rétablira le drapeau blanc, symbole de la monarchie des Bourbons. D'ailleurs, le drapeau blanc est aujourd'hui encore l'emblème des légitimistes, qui refusent le drapeau tricolore, taché, selon eux, du sang de Louis XVI.
Dans notre société mondialisée, le dollar est la monnaie d'échange internationale la plus utilisée et la plus connue : son symbole ($) parcourt le monde à chaque transfert d'argent. Mais d'où vient le symbole ? Voilà une colle monumentale !
Une fois encore, trois théories s'affrontent, car personne n'est certain de l'origine du symbole.
Troisième théorie : sans doute la plus plausible. Le symbole $ vient des colonnes d'Hercule(11).

Au XVIe siècle, l'empereur Charles V d'Allemagne, également roi d'Espagne, avait incorporé les colonnes comme support dans les nouvelles armoiries d'Espagne (encore en usage aujourd'hui). Ces armoiries se sont donc retrouvées sur toutes les pièces hispano-américaines, monnaie qui a constitué, du XVIe au XIXe, l'unité monétaire de référence mondiale, comparable au dollar américain de nos jours.
On appelait ce dollar le Pillar dollar (« dollar à colonnes »). Les colonnes d'Hercule étaient enroulées de banderoles, formant un genre de « S » autour d'un axe vertical, la colonne. Le symbole $ viendrait vraisemblablement de là.

En 2009, le célèbre personnage de Oui-Oui fête ses 60 ans !
Ce personnage de livres pour enfants (appelé Noddy en version originale) a été créé par Enid Blyton en 1949. Les histoires de Oui-Oui sont parues dans la série Bibliothèque rose et ont été adaptées en séries d'animation.
Le personnage de Oui-Oui est un pantin en bois qui hoche la tête d'avant en arrière comme pour dire « oui ».
Il vit au Pays des jouets et porte son éternel bonnet bleu avec un grelot et un foulard jaune à pois rouge. C'est le chauffeur de taxi de Miniville. Il est donc accompagné de sa fidèle petite voiture jaune et rouge, elle aussi dotée d'une personnalité, grâce à laquelle il transporte ses passagers.
Parmi les personnages principaux on peut citer : Potiron (nain savant et meilleur ami de Oui-Oui), Sournois et Finaud (les méchants lutins) Mirou, Monsieur Clown, Monsieur le gendarme…
Le monde de Oui-Oui est donc très apprécié depuis plusieurs générations grâce aux valeurs (partage, entraide… ) qu'il transmet avec des personnages attachants et de l'humour.