Prochain omnilogisme : 13/03/2010 à 0:00

Omnilogismes « Entreprise »

Arborescence entourante, tenant compte des renvois et des liens :

Au quotidien Travail Entreprise
L'aérotrain de Monsieur Bertin
Par Tanguy | Le 28/12/2009 à 00:00:00

Avant que le TGV ne sillonne allègrement la France, un autre projet de train rapide avait éclos. En subsistent encore quelques kilomètres de voies en béton, triste souvenir d'une belle invention. Petite rétrospective pour les nostalgiques…

Août 1962, au sud de l'Angleterre. Un aéroglisseur file à grande vitesse entre l'île de Wight et Portsmouth. Pour la première fois au monde un véhicule à coussin d'air transporte des passagers sur une ligne régulière. De l'autre côté de la Manche, les Français s'intéressent aussi au coussin d'air. En effet, les pays occidentaux cherchent une technologie qui permettrait de se déplacer plus vite qu'avec les voitures ou les bateaux classiques. Ainsi la société Bertin et Cie a présenté cinq mois plus tôt un véhicule terrestre à coussin d'air.

Mars 1962, france. Jean Bertin, directeur de Bertin et Cie, accueille des ingénieurs et des journalistes sur la base de Satory. Il leurs présente le terraplane BC4, un véhicule qui n'a pas besoin de roues pour se déplacer puisqu'il repose sur un coussin d'air. Le principe est simple : le réacteur envoie de l'air dans huit cloches en caoutchouc situées sous l'engin, ce qui soulève l'appareil. Il suffit de modifier la position des cloches pour que l'air qui s'échappe crée une force de propulsion.

Mais Bertin a un plus gros projet : il veut créer un train sur coussin d'air. Il l'a baptisé tout simplement « aérotrain ». L'idée a germé dans son esprit dès 1961.

Aérotrain 01

En décembre 1963, Bertin reçoit des responsables de la SNCF, dont le directeur adjoint. Pour Bertin c'est le moment ou jamais, s'il arrive à convaincre les patrons de la SNCF de l'intérêt de l'aérotrain, son avenir commercial est assuré.
Pour sa démonstration il a fait construire une maquette de son aérotrain à l'échelle \frac{1}{20}^e. Intéressée, la SNCF demande une étude sur la faisabilité du projet sur une grande distance(1). Un mois plus tard, Bertin rend son étude qui suscite de nombreuses questions en retour. Il y répond par d'autres études. Et ce jeu de questions-réponses va durer six mois, ce qui excède Bertin.
À la fin de l'été 1964, le beau projet s'écroule : les directeurs de la SNCF ne voient pas où utiliser l'aérotrain. Selon eux, leurs turbines de propulsion sont trop fragiles et pas assez endurantes.

C'est un coup dur pour Bertin, mais une nouvelle chance va surgir. À cette époque, l'État veut favoriser le développement des régions(2). Pour cela, il implante de grandes entreprises et des administrations dans huit villes importantes. Or pour que ces villes puissent rayonner aux alentours il est essentiel qu'elles disposent de transports rapides. Bertin pense que c'est une aubaine et décide d'intervenir : il envoie donc une lettre à l'État pour vanter les avantages de l'aérotrain. Une réponse positive arrive en janvier 1965. Dès lors, Bertin, déployant une énergie folle, construit avec ses collaborateurs en moins d'un an le premier prototype et un kilomètre de voie. Le 29 décembre 1965 arrive donc le jour du test grandeur nature pour l'aérotrain 01…
En février 1966 la voie achevée s'étire sur près de sept kilomètres. Sûr de ses effets, Bertin invite la télévision : fascinés, les médias surnomment l'aérotrain « le transport du futur » car il atteint sans aucun problème la vitesse de 200 km/h, un record pour l'époque. Le même modèle muni d'un réacteur et de deux fusées d'appoint établit un nouveau record : 345 km/h !
Aérotrain I80-250

Impressionné par la performance, le ministre des transports, Jean Charmant, passe fin 67 une vraie commande : une voie d'essai de 18 km qui pourra s'intégrer à une ligne Paris-Orléans et un aérotrain de 80 places. En novembre 1969, la nouvelle voie et le nouvel aérotrain sont présentés au ministre, qui reste bouche bée quant au confort de l'aérotrain(3).

À la suite de ces rencontres l'avenir de l'aérotrain semble radieux. Deux lignes sont prévues :

  • Liaison Paris-aéroport d'Orly ;
  • liaison Orly-Roissy.

Mais Bertin, hélas !, va vite déchanter : dans les deux ans qui suivent, ces projets sont abandonnés. Le premier parce que ni l'aéroport d'Orly ni la ville de Paris ne veulent le financer ; le second parce que le gouvernement demande de nouveaux essais, que Bertin n'a plus les moyens de payer.

En 1971 l'aérotrain semble donc enterré… quand bizarrement, le gouvernement révise sa position : il décide soudain de construire une ligne entre la ville de Cergy et le quartier de la Défense. Un an plus tard, la SNCF se voit confier le soin de créer une société pour construire et exploiter cette ligne. Les ennuis (re-)commencent alors pour Bertin, car la SNCF impose un certain matériel que Bertin ne peut utiliser, à cause du faible budget attribué. De plus, certains journaux font mauvaises presse à l'aérotrain.

L'aérotrain n'apparaît déjà plus comme le moyen de transport du futur, et la construction de la ligne Cergy est sans cesse retardée. Comme si cela ne suffisait pas, arrive un nouveau coup dur début 1974 : le prix du pétrole explose. Du coup, les moteurs gourmands en énergie, comme celui imposé par la SNCF, ne sont plus du tout compétitifs face au moteur électrique.

Ærotrain I-80

Réagissant aux difficultés, Bertin tente de frapper l'opinion. En mars 1974, l'aérotrain i-80, propulsé par un réacteur d'avion réussit à atteindre 430 km/h : la plus grande vitesse pour un véhicule terrestre guidé sur rail. Mais malgré cette performance exceptionnelle, le sort de l'aérotrain est scellé et en juin 1975, c'est le coup de grâce lorsque Valéry Giscard d'Estaing annonce la construction d'une ligne TGV Paris-Lyon. Malade, épuisé, brisé par la préférence de l'État pour une technologie moins novatrice que l'aérotrain, Bertin se retire de sa société. Il meurt quelques mois plus tard en décembre 1975.

Après le choix du TGV comme train rapide, les cinq modèles d'aérotrains sont remisés dans des hangars et oubliés. En 1992, un incendie détruit le i-80, le modèle le plus abouti.

Que reste-t-il de cette aventure technique ? Dix huit kilomètres de voie de béton au nord d'Orléans, triste souvenir d'un échec retentissant… et pourquoi un tel fiasco, alors que l'aérotrain semblait en avance sur ses concurrents ? Il a été victime de l'inquiétude et du scepticisme face à la nouveauté. Ses concurrents ont tout fait pour le freiner. Les circonstances, enfin, on joué contre lui : il a été terrassé par le choc pétrolier.
Cela peut paraître injuste et cruel mais ce n'est pas toujours le plus innovant qui triomphe. Bertin l'a douloureusement appris à ses dépens.


  1. (1) Entre Paris et Lyon.
  2. (2) Et plus seulement de la région parisienne !
  3. (3) En effet, pas de roue donc pas de secousse ou de vibration
75270 Paris CEDEX 06
Par Tanguy | Le 22/12/2009 à 00:00:00

CEDEX

Créé en 1972, le service CEDEX permet d'identifier précisément le courrier destiné aux entreprises et administrations afin d'assurer un traitement spécifique à leur correspondance.

Les codes CEDEX correspondent à un service et sont gérés dans chaque bureau dit CEDEX.

Ce code est composé de cinq chiffres :

  • Pour les deux ou trois premiers il s'agit :

    • Soit du numéro minéralogique du département ;
    • Soit de 00 pour la poste aux armées ;
    • Soit de 98 pour Monaco et les TOM ;
  • Les deux ou trois chiffres suivants correspondent à une série gérée par un bureau CEDEX.
Twitter, LE buzz du micro-blogging ?
Par MyGB | Le 14/11/2009 à 00:00:00

Passer simplement dix minutes sur Internet suffit à voir au moins une fois Twitter. Mais qu'est-ce que Twitter ? Certains diront un objet d'un buzz récent inutile et dénué d'intérêt, d'autres parleront d'un fantastique service de micro-blogging.
L'objectif de Twitter est – un peu à la manière d'un SMS car limités à 140 caractères – de faire partager au monde entier (ou à quelques personnes rigoureusement sélectionnées) ce que vous faites : tiré du slogan officiel “What are you doing  ? ”.
Logo de Twitter

Bien évidemment, rien ne vous oblige à suivre cette règle et de nombreux membres envoient des messages, aussi appelés Tweets, parlent de tout et n'importe quoi, donnent des liens, des infos, bref, communiquent avec le monde entier en 140 caractères.
Un profil Twitter se compose de trois choses, les followers, ceux qui vous suivent et voient vos Tweets dans leur timeline, une partie de la page (ou du client alternatif) qui est consacrée à l'affichage des messages, et les followings, que vous suivez.

Oiseau de Twitter

Cette marque à l'oiseau (en effet, le nom Twitter vient d'un « twit twit », cri poussé par un oiseau que les Français traduiront par un « cui cui ») a eu une croissance exponentielle : en à peine un an, plus de 5 milliards de messages ont été envoyés, compte 55 millions de visites mensuelles, embauchent 74 personnes.

On signalera que Twitter a beaucoup servi, notamment lors des élections iraniennes et des manifestations pour dénoncer certains actes et montrer au monde entier ce qui se passait.

La société est basée à San Francisco et semble financée par de nombreux investisseurs, le site ne comprend aucune pub, les informations et valeurs monétaires sont rares.

Estimation par Alexa du nombre de visites journalières

Google en quelques chiffres
Par Anthony | Le 30/07/2009 à 00:00:00

Google en quelques chiffres, c'est :

Les employés de Google (chiffres de 2008) :

  • plus de 20 000 employés ;
  • 1 200 employés millionnaires grâce aux stock-options dont 500 en dizaines de millions et 80 en centaines de millions.

Résultats financiers de Google (au troisième trimestre 2008) :

  • près de 15 milliards de dollars de trésorerie ;
  • environ 150 Mds$ de capitalisation boursière ;
  • au plus haut, la valeur de l'action GOOGLE a été multipliée par huit en trois ans.

La publicité et Google (chiffres de 2006) :

  • Google est le numéro un de la publicité en ligne ;
  • la publicité représente 97 % du chiffre d'affaires de Google ;
  • Google gère 400 000 annonceurs dans AdWords ;
  • 55 000 affiliés à AdSense en Europe ;
  • les plus gros clients AdWords dans le monde sont eBay (180 millions d'euros), Amazon (162 millions d'euros), Expedia (90 millions d'euros) et Lastminute (avec 9 millions d'euros).

Les bâtiments de Google, ce sont :
Le Googleplex, siège de la société Google

  • 90 % des 9 212 panneaux solaires prévus par le projet Google Solar Panels sont déjà installés et recouvrent les toits du siège de Google, le Googleplex. C'est le plus important parc privé de panneaux solaires des États-Unis dont l'objectif est de produire 1 600 kilowatts par jour, soit presque 30 % de la consommation des bureaux du Googleplex – ceci équivaut à environ un millier de maisons individuelles ;
  • Google possède 21 bureaux dans 11 pays.

Les produits et services de Google (chiffres de 2007/2008) :

  • 91 % des français utilisent Google contre “seulement” 60 % aux États-Unis ;
  • sans doute quelques centaines de milliards de documents indexés (sans compter les images et le milliard de messages de UseNet indexés dans Google Groups depuis 1981) ;
  • plusieurs centaines de millions de requêtes chaque jour (au moins 300 millions) ;
  • l'interface de recherche de Google est disponible en 112 langues ;
  • au moins 100 millions de vidéos visionnées chaque jour sur YouTube ;
  • environ 500 millions de visiteurs uniques tous les mois sur l'ensemble des sites de Google.

Les infrastructures de Google (chiffres datant de 2005-2007) :

  • Google posséderait environ un million d'ordinateurs répartis dans plus de 60 data centers dans le monde – sans connaître les chiffres exacts, on sait qu'il s'agit du plus gros réseau informatique mondial ;
  • 850 téraoctets sont nécessaires pour stocker en cache toutes les pages web indexées par Google ;
  • près d'un milliard de dollars d'investissements pour le matériel informatique en une année ;
  • une puissance de calcul de 600 teraflops : 10 fois plus que Columbia, l'ordinateur le plus puissant de la NASA.
La consommation électrique de Google
Par Anthony | Le 22/07/2009 à 00:00:00

Afin de servir des millions de résultats de recherche chaque jour, Google, le célèbre moteur de recherche, doit faire fonctionner ce que l'on appelle des « fermes informatiques ». Salle remplie de serveurs Il s'agit en fait d'immenses locaux remplis de serveurs et ceux-ci sont particulièrement gourmands en énergie. Parmi les exemples qui marquent, il a été prouvé qu'un personnage virtuel de Second Life consomme en moyenne la même quantité d'électricité qu'un habitant du Brésil – en effet pour les faire « vivre », il faut activer un nombre de données gigantesque.

Concernant Google, il est dit qu'une recherche effectuée équivaut en terme énergétique à laisser une lampe basse consommation allumée pendant une heure. Dans le même ordre d'idée, télécharger tout les jours un quotidien – n'y voyez aucun pléonasme ! – en version électronique consomme autant d'électricité que de faire une lessive ! Dans toutes ces actions, la consommation d'électricité de l'ordinateur de l'internaute est minime comparée à celle de ces fermes de serveurs qui vont exécuter la demande. Dans une étude commandée par le fabricant de composants AMD, l'université américaine de Stanford a calculé que chaque année, les plus grandes « fermes informatiques » du monde faisaient tourner 14 centrales électriques. Elles représentent aujourd'hui 1,5 % de la consommation américaine et ce chiffre devrait passer à 2,5% d'ici trois ans.

Alors quel impact pour la planète ? La question est désormais posée – en effet vous et moi effectuons plusieurs (dizaines de) recherches tous les jours, dont certaines ne sont pas justifiées : parmi les plus évidentes, préférez passer par vos favoris pour vous rendre sur un site que vous visitez tous les jours plutôt que d'utiliser Google quotidiennement pour cette même action !

Cette utilisation gargantuesque d'énergie est également un enjeu stratégique pour le moteur de recherche dans un milieu ou la concurrence est rude. D'après un article paru récemment, l'objectif de Google est de réduire son utilisation d'énergies fossiles de 40 % d'ici 2030.
Affaire à suivre donc.

Haribo
Par Mylène | Le 21/07/2009 à 00:00:00

Haribo doit son nom à HAns RIegel BOnn, qui a crée l'entreprise Haribo en 1920 à Kessenich (banlieue de Bonn). Au début, les bonbons étaient fabriqués par M. Riegel lui-même dans la buanderie de sa maison et son épouse les livrait en vélo.

Dès 1922, il invente l' Ours dansant, bonbon gélifié en forme d'ours, connu plus tard dans le monde entier comme l'Ours d'or. En 1923, le vélo est remplacé par une voiture et les premiers ouvriers sont embauchés pour une production journalière de 50 kg.

En 1930, ce sont 160 personnes qui travaillent pour Haribo et le fameux slogan HARIBO macht Kinder froh(4) va renforcer son image. En 1939, à la veille de la seconde guerre mondiale – qui ralentira la production –, le nombre de salariés employé est de 400.

En 1945, après le décès de Hans Riegel, sa femme Gertrud le remplace à la direction des affaires. L'entreprise est dès la fin de la guerre reconstruite et les deux fils de Hans Riegel, Hans et Paul reprennent l'entreprise. Hans s'occupe du commercial et de la publicité et Paul gère la production.

En 1950, l'entreprise compte à nouveau près de 1 000 salariés. Le slogan est complété en 1960 : Haribo rend les enfants heureux et les grands également et en 1967 HARIBO se développe en France.


  1. (4) Littéralement HARIBO rend les enfants heureux.
Google et Gogol
Par Mylène | Le 14/07/2009 à 00:00:00

En 1938, le mathématicien Edward Kasner aurait demandé à son neveu (alors âgé de 9 ans) d'inventer un nombre pour désigner la valeur de 10100 : celui ci aurait répondu le mot « gogol ». Un gogol (googol en anglais) vaut approximativement la factorielle de 70(5) et ses facteurs premiers sont uniquement 2 et 5.

Ce mot est à l'origine du nom de la société Google, qui a choisi ce terme pour symboliser leur but : organiser et indexer l'immense volume d'informations disponibles sur le Web.

Un gogolplex (googolplex en anglais) est 10gogol, c'est à dire 1 suivi d'un gogol de zéros. Le siège de l'entreprise Google se nomme également le Googleplex.


  1. (5) 70! = \prod^{70}_{n=1} n = 70 \times 69 \times 68 \times \ldots \times 2 \times 1 \approx 1.2 \times 10^{100}
L'histoire Carambar
Par Mylène | Le 19/06/2009 à 00:00:00

Le Carambar a été créé en 1954 à Macq-en-Baroeul dans le Nord-Pas-De-Calais suite à une erreur : deux ingénieurs de l'usine Delespaul-Havez, ne sachant quoi faire d'un surplus de cacao, l'ont placé dans l'une des machines à bonbons traditionnelles. Celle-ci s'est alors dérèglée et a créé une barre caramel au cacao de 6,2 cm de long. Par la suite, cette machine fut utilisée pour produire les fameux Caram'bar.

Une idée marketing augmenta sa popularité : sur chaque emballage est imprimé un point « D.H. » – initiales du nom de l'usine – qui en les regroupant, permettaient aux collectionneurs de gagner des cadeaux. En 1965, la Générale Alimentaire rachète Delespauk-Havez et en 1969 lance un concours de blagues : les auteurs sélectionnés seront récompensés par leur poids en Carambar. Par la suite, les points D.H. seront remplacés par les « fameuses » blagues que nous connaissons aujourd'hui.

En 1977, la confiserie perd son apostrophe.
Aujourd'hui, les mensurations du Carambar sont de 8 cm, 8 grammes, 10 centimes d'euros. Mais Carambar a du mal à s'exporter, et 85 % des barres sont consommées en France.

MM's
Par Mylène | Le 26/05/2009 à 00:00:00

Forrest Mars – de voyage en Espagne lors de la guerre civile espagnole – vit des soldats manger des billes de chocolat enrobées d'une couche de sucre durcie pour ne pas fondre dans leurs mains.

De retour aux États-Unis, il créa en 1941 avec Bruce Murrie les fameux M&M's, tout d'abord couleur chocolat (marron), où aucun colorant n'était ajouté.

Les autres couleurs sont apparues un peu plus tard, et petite anecdote concernant les M&M's rouges : ils ont disparu des paquets en 1976 pour réapparaître en 1987 – ceci suite à la polémique du colorant alimentaire à base de cochenille (même si celui-ci n'était pas utilisé pour les M&M's).

Lego
Par Neamar | Le 07/04/2009 à 00:00:00

Savez-vous comment on dit « joue bien » en danois ? LEg GOdt.

C'est en 1934 que la société Lego est crée, par un humble charpentier qui n'aurait jamais imaginé que son entreprise deviendrait leader des jeux de briques !

À l'origine, les briquettes étaient en bois, mais lorsque l'usage du plastique se répandit dans l'industrie, les Legos se mirent à jour. Composés d'acétate de cellulose, les pièces en plastiques ont un avantage indéniable par rapport aux pièces en bois : elles peuvent être verrouillées grâce aux petits plots situés sur leur surface. Mais à l'époque, personne n'a foi dans les jeux en plastique : tout le monde pense qu'ils ne remplaceront jamais les jeux en bois… et il faudra du temps pour que le concept s'impose.
Ce temps n'est cependant pas perdu, puisque chaque année voit apparaître de nouvelles idées : des petits cylindres à l'intérieur des briques sont ajoutés, permettant une meilleure accroche avec les plots des briques du dessous. D'innovations en innovations, les Legos s'imposent, et en 1960 la société emploie 450 personnes et s'exporte à l'étranger (en Finlande et en Hollande). Dans les années qui suit, la firme s'implantera aussi en Amérique, en Asie et dans le reste de l'Europe ! En 1963, l'acétate de cellulose est remplacé par le plastique actuel, l'ABS(6) et deviendra l'une des plus grandes firmes de jeu de la planète.

Ce succès est dû à de nombreux paramètres, parmi lesquels on retiendra surtout :

  • Une exigence de qualité hors du commun (exigence mise en emphase par le slogan de Lego : « Il ne vaut rien de mieux, que le meilleur »). La précision d'une brique est de \frac{1}{2000}^e de millimètre : toute brique dont la taille n'est pas comprise entre 31,998 mm et 32,002 mm n'est pas mise en vente ! Pour l'anecdote, lorsqu'un moule ne répond plus aux exigences de qualité de la société, il est coulé dans le béton d'un bâtiment Lego.
  • Une créativité quasiment infinie : avec seulement 2 briques Lego « de base » (à 8 tenons), on peut obtenir 24 assemblages différents, avec 3 on a 1060 combinaisons et avec 6 ce sont 102 981 500 assemblages différents qui s'offrent à vous !

Aujourd'hui, on estime qu'on vend un jeu Lego toutes les 7 secondes, et que chaque habitant de la planète possède en moyenne 52 briques…


  1. (6) L'ABS est un plastique à base d'Acrylonitrine, de Butadiène et de Styrène